radioactivité

  • L'EDF veut reporter le démantèlement des vieilles centrales nucléaires au XXII ème siècle...

    Le démantèlement des 6 plus vieilles centrales nucléaires françaises risque, suite à une nouvelle demande de l'EDF, de prendre cinquante à soixante ans de plus que prévu. Et la facture devrait s’alourdir de plusieurs milliards d’euros.

    Il s'agit de 6 réacteurs de type uranium naturel graphite-gaz construites entre 1963 et 1972 à Saint-Laurent-des-Eaux, Chinon et Bugey.

    C’est l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui a dévoilé l’affaire, jeudi 2 juin. Dans une note, le « gendarme du nucléaire » a indiqué qu’EDF lui avait soumis une nouvelle stratégie pour démanteler ses réacteurs de première génération, et que celle-ci aboutirait à « décaler de plusieurs décennies » les travaux prévus. Une mesure technique, selon EDF. Une preuve de la « lâcheté » des industriels du nucléaire, qui « ne cessent de reporter dans le temps les problèmes insolubles qu’ils génèrent », s’indigne pour sa part Stéphane Lhomme, de L’Observatoire du nucléaire.


    Entre ces deux points de vue, il reviendra aux pouvoirs publics de trancher. Toute décision sur le sujet est soumise au feu vert de l’ASN, et à la publication de nouveaux décrets par le gouvernement.

    En l’occurrence, rien n’est acquis. Jusqu’à présent, EDF avait prévu d’achever le démantèlement des réacteurs concernés en 2045. Sa nouvelle stratégie reporte la « fin globale » de ce travail « au début du XXIIe siècle », a indiqué Fabien Schilz, un des dirigeant de l'ASN. (Lu dans Le Monde de ce samedi).

    C'est de nouveau reporter aux calandes grecques un travail qui aurait déjà dû être entamé, selon la législation française. Et léguer aux générations futures la sale besogne et les coûts gigantesques, avec tous les risques que ce report comporte (accident sur des vieilles installations de plus d'un siècle, disparition de la mémoire de ceux qui les ont construites et qui seront décédés, risque que l'EDF ne puisse plus prendre à sa charge les frais de démantèlement, etc...). Sans parler du fait u'on ne sait toujours pas quoi faire des déchets radioactifs...

    Un beau bordel, ces centrales nucléaires, et une belle crasse. Energie propre : NON ! Energie bon marché : NON ! 

     

  • Tchernobyl provoque toujours des cancers de la thyroïde chez les belges, 30 ans après...

    Alors que le trentième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl approche, une étude réalisée par des médecins de l’hôpital universitaire de Mont-Godinne (UCL) tend à démontrer qu’elle a également eu des conséquences néfastes sur la santé des jeunes Belges de l’époque, rapporte le «Soir mag» dans son édition de mercredi.

    Les résultats de l’étude, publiés récemment dans le journal officiel de la Société royale belge de chirurgie, indiquent que le taux de cancer de la thyroïde chez les Belges qui avaient moins de 15 ans lors de l’accident nucléaire, le 26 avril 1986, est, depuis 30 ans, plus élevé que dans le reste de la population.

    Les chiffres tiennent compte de tous les patients nés avant avril 1986 et qui ont été opérés pour des lésions de la thyroïde à l’hôpital de Mont-Godinne entre avril 1986 et avril 2015, soit 2.349 personnes. Parmi celles-ci, 2.164 avaient plus de 15 ans en 1986, dont 8,1% ont développé un cancer papillaire de la thyroïde, qui peut être induit par les radiations. Le taux grimpe à 19,5% parmi les patients étudiés qui étaient plus jeunes au moment de la catastrophe.

    «Nous pensions que plus le temps passerait, plus le taux de cancer diminuerait chez les plus jeunes (...). Ce n’est pas le cas. Le temps de latence peut donc être très long pour le cancer de la thyroïde induit par les radiations», commente dans les pages du Soir mag le professeur Luc Michel, spécialiste des glandes endocrines à l’UCL.

    Il aurait fallu distribuer immédiatement des cachets d'iode à toute la population, ne pas cacher la vérité ni sous estimer le danger, et assurer un meilleur suivi médical depuis l'accident. Comme d'habitude, rien n'a été fait par le pouvoir politique en place. Pire encore en France où on nia carrément que le nuage de particules radioactives était présent sur le territoire ! Et ce fût la même chose pour Fukushima.

    Deux scandales. Que des milliers d'européens payent cher encore aujourd'hui, 30 ans après... Le nucléaire, l'énergie propre. Mais oui, mais oui...

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  • Fukushima : 4 ans déjà et 40 ans encore, au minimum...

    Triste anniversaire que celui de l'accident nucléaire de Fukushima : c'était il y a 4 ans. Une grande partie du Japon devenait radioactif.

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    Faux communiqués, mensonges, fausses mesures de radioactivité, fausses cartes de l'étendue des dégâts invisibles et inodores, fausses cartes de la pollution de l'océan Pacifique, fausses mesures des aliments devenus radioactifs : les japonais ont vécu des moments abominables.

    Puis relèvement des taux admissibles de radioactivité (x20 par rapport aux normes de l'Organisation Mondiale de la Santé) pour l'air qu'on respire, l'eau qu'on boit et les aliments qu'on mange...

    4 ans après ce drame, des milliers de "dépollueurs" sont toujours occupés à assainir la centrale et l'environnement... Dans la centrale, il reste 3 piscines à vider de ses éléments combustibles radioactifs, il faut aussi nettoyer toute la zone de confinement dans laquelle le combustible nucléaire a fondu, et aller le rechercher (et le trouver !) pour le traiter, et, enfin, poursuivre l'inlassable mission du traitement des eaux de refroidissement.

     

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    On estime la durée de ce travail à 40 ans !

    Quant à l'environnement, les dépollueurs ont beau enlever 5 cm de terre sur toute la surface des zones touchées (pour réduire la radioactivité de 25 à 40 %), dès qu'il pleut ou qu'il vente, la zone est à nouveau polluée et hyper radioactive. Quant aux forêts, qui ont absorbé le plus de césium radioactif, elles ne sont pas traitables : soit on les rase et on traite ces millions de tonnes radioactives, soit on en interdit l'accès pour un siècle, si pas plus... Que du bonheur !

    Une belle saloperie, ces centrales nucléaires ! Et des coûts de nettoyage et de traitement assumés par l'Etat, c'est-à-dire par les citoyens, Tepco (leur Electrabel local) étant en faillite depuis le début du drame. Des coûts qui seront astronomiques si on pense aux millions de m3 à évacuer et traiter pendant les 40 prochaines années...

    Sans parler des coûts de santé qui vont exploser avec des taux de cancers de la population qui vont augmenter de façon exponentielle dans les années qui viennent, et sans qu'on admette jamais le lien de cause à effet, comme ce fut le cas et c'est toujours le cas à Tchernobyl. 230.000 japonais sont toujours délocalisés, 4 ans après la catastrophe.

     

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    Plus d'honnêteté et de transparence du cartel nucléaire et d'Areva ne seraient pas du luxe. Et une indépendance totale de l'Organisation Mondiale de la Santé par rapport à ce cartel, non plus.

     

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    N'y a-t-il pas une énergie plus propre, moins polluante et moins chère ? Evidemment que cela existe. Mais la volonté politique, étroitement liée au cartel nucléaire, n'y est pas. C'est là tout le problème. Avant le prochain drame nucléaire dans un autre pays. Lequel et quand ?

     

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  • Niveaux de radioactivité importants sur les plages californiennes...

    "Faisant partie du projet en cours  “Kelp Watch 2014» , les institutions gouvernementales et universitaires ont commencé à recevoir les résultats des échantillons des algues varech et des algues géantes Kelp recueillies le long de la côte de la Californie, ils confirment une présence radioactive plus élevée que la normale. 

    «Nous essayons de comprendre si des éléments radioactif émanant de Fukushima ont déjà atteint  notre écosystème », a déclaré le Dr Matthew Edwards , un professeur de l'Université d'État de San Diego . «Que nous soyons de l'autre côté du Pacifique ne signifie pas que nous soyons protégé des radiations émises par l'accident de Fukushima" .

    Bien que les scientifiques affirment que les niveaux de césium reste très faibles, la méfiance du public ne fait que croître compte tenu du refus persistant du gouvernement à informer la population de la côte ouest sur les questions liées aux radiations émise par la centrale de Fukushima accidentée.

    Pourtant cette nouvelle découverte coïncide avec les déclarations faites par des chercheurs de l'Institut de Physique de la Croix en Espagne , qui prédisait l' arrivée début 2014 de rayonnement de Fukushima le long de la côte ouest de l'Amérique du Nord.

    Suite à la découverte récente de niveaux de rayonnement de plus de 1400 % supérieures à la normale sur une plage de Californie et que le gouvernement continue de présenter sans risque des experts indépendants ont mis en garde les parents de ne pas laisser les enfants jouer sur les plages de Californie, le sable y est à risque disent ils.

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    Malgré les tentatives des médias pour minimiser l'importance de la catastrophe en cours, cette nouvelle découverte n'a fait que confirmer l'accumulation continue de rayonnement dans les eaux de la côte Ouest des Etats Unis.

    Compte tenu de la capacité des rayonnements à accumuler dans les écosystèmes marins, beaucoup craignent que les mortalités massives de la vie marine constatées ces derniers temps tout le long de la côte ouest soit liées à l'augmentation continue d'isotopes radioactifs. 

    Effectivement les découvertes récentes d'hécatombes massives de la vie marine sur la côte ouest est inquiétante, les étoiles de mer et les sardines sont mystérieusement atteintes d'anomalies étranges et mortelles depuis quelques mois .

    Malgré que le gouvernement tente de rassurer le public qu'il n'y a absolument aucun risque actuellement , des dizaines de millions de doses de iodure de potassium ont été discrètement acheté par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

    Les experts prédisent que la probabilité d'une augmentation de césium dans l'océan Pacifique semble inévitable, et que la radioactivité risque de durée environ une quarantaine d'année." (Article de Mikael Thalen sur Infowars.com).

    C'était annoncé depuis longtemps, et inévitable. Vous habitez au bord du Pacifique, et vous ne pouvez plus vous balader sur les plages, ni faire du Surf, ni manger du poisson, pendant 40 ans ! Vous pouvez juste admirer les cadavres d'animaux marins échoués en nombre sur les plages... C'est beau le nucléaire, et tellement propre et inoffensif..., à en croire tous les menteurs qui nous dirigent pieds et mains liés avec AREVA et le cartel nucléaire mondial.

    Qu'ils commencent à ne plus cacher la vérité et à dépolluer (avec leur dollars, et pas les nôtres) les côtes californiennes et celles d'Hawaii, ainsi que le Pacifique  et tout le Japon: on verra alors si le nucléaire est si économique que cela...

  • 5 millions de tonnes de déchets japonais à la dérive... jusqu'en Californie...

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    "Lorsqu'il s'agit d'évoquer les conséquences de la catastrophe qui a frappé le Japon le 11 mars 2011 – à savoir, un puissant séisme, un tsunami dévastateur et un accident nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi – c'est bien souvent les rejets radioactifs toujours en cours qui focalisent l'attention. Des débris que l'océan Pacifique a emporté après avoir ravagé l'archipel, on en parle moins. 

    Et pourtant, ces restes de maisons, bateaux, containers, ballons de foot et autres (désormais) détritus ont fait du chemin depuis. Au point de menacer la côte Ouest des États-Unis. La National oceanic and atmospheric association (NOOA, l'association américaine en charge de l'étude des océans et de l'atmosphère) les a suivis à la trace et révèle, dans une étude publiée le 1er novembre, qu'un îlot de débris gros comme le Texas (voir carte) se rapproche dangereusement des plages américaines. 

    L'îlot n'est pas uniforme, mais délimite la zone où la concentration de ces restes est la plus forte de tout le Pacifique. La superficie du Texas équivaut quasiment à celle de la France, ce qui représente 195 fois le département du Vaucluse ou 77 millions de pelouses du stade de France. Le ministère japonais de l'environnement estime qu'au total 5 millions de tonnes de matériel d'origine humaine ont été emportées par l'océan. 

    La NOAA continue de collecter des données issues de bateaux, d'images satellites et de prévisions météorologiques pour tenter de suivre ce mini-continent à la trace. L'association a actualisé ses modèles de prédiction informatique il y a un peu plus d'un an, et estime que les débris pourraient d'une part atteindre les côtes américaines dans les prochaines années, et de l'autre arriver groupés au même endroit, par vagues successives, et non plus de manière isolée comme ce fût le cas jusqu'à présent." Publié sur atlantico.fr

    Ces 5 millions de tonnes de déchets, dont certains sont radioactifs, sont encombrants. J'estime donc qu'on pourra mettre 2 tonnes par container de 15m3. Cela signifie qu'il faudra 2.500.000 containers de 15m3 pour nettoyer les plages californiennes... C'est donc le moment d'investir dans la création d'une société de containers à Los Angeles ou San Diego : boulot assuré pendant des années.

    Tous ces déchets devront ensuite être triés, traités ou recyclés. Et tout ce qui sera radioactif devra être stocké hermétiquement (cadeau pour les générations futures). Encore un beau boulot de longue haleine ! Les belles plages californiennes vont en prendre un coup (et un coût aussi). Quant aux surfeurs, il va falloir qu'ils rangent leurs planches pendant quelques années... ou migrent vers un autre océan moins pollué et moins radioactif...

     

  • Le nucléaire, c'est une irresponsabilité totale...

    Fukushima, c'était le 11 mars 2011. Vous croyez que c'est fini, que c'est le passé ? Et bien non, cela ne fait que commencer ! Et on ne va pas rigoler.

    Il y a d'abord une bande de crétins qui construisent des centrales nucléaires n'importe où : au raz de l'eau, avec les groupes électrogènes de secours en cave, au lieu de les mettre en hauteur. 

    Il y a ensuite d'autres crétins qui gèrent la centrale avec leurs petits moyens financiers (d'abord le profit), avec un maximum de sous-traitants pas chers, et pas formés. Et quand la catastrophe se produit, tout ce petit monde, et le lobby nucléaire tout entier, minimise les faits et ment à la population.

    De bricolage en bricolage, il faut bien se rendre à l'évidence, on ne maîtrise plus la situation. Même si les hautes autorités nucléaires affirment qu'il n'y a rien à craindre puisque les cuves reposent sur 8 mètres de béton armé. Ces ignares ne savent même pas que le béton se vaporise à 1.200 degrés et que le corium en fusion, bien plus chaud,  le pénètre d'un mètre vingt à l'heure. En quelques heures, le fond de la cuve qui devait protéger l'environnement est percé.

    Depuis lors, on arrose le corium, sans savoir où il est exactement, et on repompe une partie de l'eau qu'on met en citerne. Ils construisent une nouvelle énorme citerne toutes les 60 heures et la place commence à manquer. Quant au reste de l'eau, hautement radioactive, elle rejoint la nappe phréatique ou l'océan pacifique...

    Les citernes étant de mauvaises qualité (toujours le profit), elles commencent à percer. Et que va-t-on faire de ces milliers de tonnes d'eau hautement radioactive ? Personne ne sait...

    Quand je vous disais qu'on va rigoler, c'est que Tepco a enfin décidé de déménager les 1.300 barres radioactives qui sont stockées dans la piscine, ébranlée par le Tsunami de 2011. C'est prévu pour mi-novembre. Ils ont donc fait monter quelques grues (dont une est déjà tombée toute seule) au lieu de construire un pont roulant sur rail de 50 mètres de haut comme on voit dans les ports (toujours le budget...). 

    Et comme ces barres de combustible nucléaire doivent être manipulées au centimètre près (si 2 barres devaient être trop proches l'une de l'autre, ou se toucher, c'est l'explosion et l'incendie, avec des répercussions mondiales pire que Tchernobyl...), tous les scientifiques sérieux pensent qu'il est impossible de réaliser cette mission avec une bête grue soumise au vent. D'autant plus qu'il y a 1.300 barres à déplacer...

    Enfin, comme les Japonais, très orgueilleux, refusent toute aide internationale car il serait impensable, à leurs yeux, que d'autres nations aient des compétences qu'ils n'ont pas, tout le monde les laisse faire et personne ne s'oppose. Quant aux scientifiques, au mieux ils sont lâches (peur de perdre leurs crédits et leurs labos), au pire ils sont corrompus (par le lobby nucléaire) et cachent la vérité et désinforment les médias.

    La non action est effarante. Seul Greenpeace bouge. Sortir du Nucléaire manifeste de temps à autre, mais sans résultat. Les scientifiques non corrompus ferment leur gueule. Les autres vont convaincre les autorités politiques (les clowns qui nous dirigent) du bien fondé de cette énergie propre et pas chère. Et le lobby nucléaire, au-dessus des lois, fait le reste.

    L'arsenal nucléaire mondial permettrait de détruire notre planète plusieurs milliers de fois ! Qu'allons-nous faire de ces matériaux instockables, non maîtrisables et hyper-dangereux ? La solution de l'ensevelissement des déchets radioactifs est un suicide complet : on ne sait pas gérer ces déchets. Il faut arrêter le nucléaire, maintenant !

    En attendant, on est dans de beaux draps. Mais ne vous inquiétez pas, une fois la planète entière radioactive, les Japonais s'excuseront. C'est toujours comme cela qu'ils font. Avant de se faire Hara-Kiri. Texte écrit suite à l'écoute d'une interview de Jean-Pierre Petit sur You Tube.

  • Les J.O. à Tokyo ? Quelle drôle d'idée...

    Ainsi donc, les Jeux Olympiques de 2020 auront lieu à Tokyo ! Quelle drôle d'idée ! Pourquoi pas directement à Fukushima, tant qu'on y est ? C'est à seulement 230 km.

    En 2020, dans 7 ans, tout le Pacifique, jusqu'à la côte ouest des Etats-Unis, sera radioactif. Contaminé par les eaux radioactives qui ne cessent de s'échapper depuis déjà plus de 2 ans. Et, ces isotopes radioactifs ayant une énorme durée de vie, on n'est pas sorti de l'auberge...

    Le sol du Japon est également pollué par ces isotopes, et continuera de l'être pendant des décennies. A chaque pluie, des éléments radioactifs enfouis réapparaîtront à la surface, et à chaque coup de vent, ils seront disséminés partout.

    Sans parler de l'incompétence de Tepco, qui bricole depuis 2 ans, sans expérience devant un tel désastre. Et qui ment continuellement sur l'état de la situation, sur la dangerosité des fuites et sur leur quantité, sur les taux exacts de radioactivité réellement mesurés et sur les quantités d'eau radioactives déversées dans l'océan, jour après jour.

    Et c'est dans cet environnement hautement toxique qu'on va envoyer les meilleurs athlètes mondiaux ? Dans une ville qui aurait dû être évacuée il y a bien longtemps déjà ? Dans un pays où se nourrir sainement est devenu impossible ? Dans un pays où on cache la réalité à la population ? Quelle drôle d'idée...

  • CENTRALES NUCLÉAIRES, DÉMANTÈLEMENT IMPOSSIBLE ?

    De la France aux États-Unis en passant par l'Allemagne, les pays qui ont misé sur l'énergie nucléaire se trouvent aujourd'hui confrontés à un nouveau défi : le démantèlement de leurs centrales vieillissantes ou définitivement mises à l'arrêt.

    Voici quarante ans, leurs concepteurs n’avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, ces réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Si les opérateurs et les autorités de la sûreté nucléaire assurent pouvoir maîtriser ce processus de démantèlement, la réalité est toute autre.

    Un état des lieux alarmant sur les dangers de la déconstruction des sites nucléaires, c'est demain soir sur ARTE, à 20H50. Un documentaire de 68 minutes réalisé par Bernard Nicolas.

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  • Le lourd passif de l'industrie nucléaire... dont personne ne parle, sauf ARTE.

    Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4 500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution. Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée.

    Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte ? Thomas Reutter et Manfred Ladwig partent à la recherche de ces déchets engloutis, guidés par un ancien militant écologiste qui, à l’époque, a tenté de barrer la route en Zodiac aux bateaux chargés de fûts. Ils rencontrent des responsables politiques, des membres de Greenpeace et des scientifiques, à qui ils soumettent les échantillons prélevés.

    Ils mettent ainsi au jour un phénomène nié ou dissimulé, dont les conséquences nous échappent largement. Une problématique d’autant plus actuelle qu’alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides. Près des côtes d'Europe reposent ainsi plus de 100 000 tonnes de déchets radioactifs oubliés.

    C'EST CE SOIR, SUR ARTE : "Océans poubelles", un documentaire édifiant de Thomas Reutter et Manfred Ladwig (Allemagne 2013).

    Si vous le ratez, essayez quand même de le revoir : on reste scotché devant l'écran tellement tout ce qu'on y découvre est affolant. C'est à pleurer ! Comment ont-ils pu faire de telles choses, pourquoi tout cela est tenu secret, pourquoi les habitants des côtes ne sont pas prévenus des taux de radioactivité présents sur les plages et dans les poissons, et comment ils osent cacher au public les statistiques de leucémies infantiles, 10 fois plus élevées qu'ailleurs, sans parler des nombreux autres cancers qui frappent la population vivant à proximité de ces décharges sauvages de déchets nucléaires...

    Un fois de plus, merci au cartel nucléaire et aux milieux politiques et militaires qui les couvrent : une bande de fous, de menteurs et d'irresponsables !

  • 830 incidents nucléaires en France, en 2012...

    Je viens d'apprendre que l'autorité de sûreté nucléaire française a recensé 830 incidents en 2012 dans les 58 réacteurs d'EDF, soit 10% de plus qu'en 2011. Cela promet !

    Première constatation : l'énergie nucléaire n'est certainement pas l'énergie la plus sûre comme le prétendent Areva, EDF et consorts. Plus de deux "incidents" par jour, c'est un peu beaucoup pour une technologie au point.

    Seconde constatation : Le parc nucléaire français est en train de vieillir (comme le belge d'ailleurs) et "les incidents" vont donc se multiplier avec le temps qui passe. Comme pour une vieille bagnole, qu'on garde parce qu'on est bien obligé...

    Troisième constatation : Quand on nous prévient en temps réel qu'un "incident est survenu", c'est que ce n'est pas grave, ou que l'info provient d'une source non sécurisée (c'est-à-dire autre que du cartel nucléaire). En général, la gravité des faits est cachée ou atténuée, ou annoncée quelques jours plus tard. Et le mensonge, pratique courante.

    Quatrième constatation : Tant que le nucléaire rapporte de l'argent, il est géré par des firmes privées. Mais dès qu'il y a un gros problème pour faute d'investissements, faute de maintenance, faute humaine ou catastrophe naturelle, alors la centrale est immédiatement étatisée. Parce que la firme privée sera incapable d'allonger les centaines de milliards d'euros nécessaires. C'est l'Etat, et donc la population, qui réglera l'ardoise, comme d'habitude.

    Dernière constatation : Jamais personne du Cartel Nucléaire n'admettra un lien de cause à effet entre des fuites radioactives et le développement inquiétant de cancers dans la population qui vivait dans la région. Des enfants naissent encore en 2013, dans 3 états russes, avec des malformations congénitales importantes dues aux retombées radioactives de Tchernobyl, 30 ans après le drame. Sans aides, sans pardons, sans aucune reconnaissance de responsabilité. Et idem à Fukushima.

    Alors, qu'on arrête de nous bassiner avec les slogans bienfaisants du Cartel Nucléaire. Car le nucléaire, c'est très dangereux, c'est très cher, c'est loin d'être maîtrisé, et quand cela pollue, c'est la planète entière qui est touchée, pour des dizaines d'années. Cà, c'est la vérité.

    Heureusement, des pays sortent du nucléaire, montrent l'exemple et surtout, prouvent que c'est possible. Et l'avenir est là : sans nucléaire.

     


  • Tout sur le nucléaire.be

    Vraiment raz le bol de ces publicités pro-nucléaires pleines pages dans la presse écrite. Celle de ce week-end avance que : " Le temps de lire cette annonce, vous émettrez plus de CO2 qu'une centrale nucléaire". 

    Pourquoi ne parlent-ils pas des autres rejets, certainement plus préoccupants que ce pauvre CO2 ? Pourquoi ne parlent-ils pas des taux de cancers plus élevés détectés dans la population vivant à proximité de leurs centrales ?

    Pourquoi n'évoquent-ils pas Tchernobyl qui continue de polluer une énorme région en Russie, 40 ans après les faits, et qui continue de rendre cancéreux les jeunes enfants qui y naissent actuellement ?

    Pourquoi ne s'attardent-ils pas sur Fukuschima, où rien n'est réglé, 2 ans après les faits ? Ni sur les 40 ans qu'il faudra pour nettoyer le site pour la modique somme de 400 milliards d'euro, évidemment payés par le contribuable?

    Et pourquoi ne pas aborder, tant qu'on y est, le problème insoluble du stockage des déchets nucléaires ?

    Et ils osent terminer leur message en affirmant que tout ce qui s'échappe des centrales nucléaires n'est rien d'autre que de la vapeur d'eau ! Si çà, ce n'est pas une publicité mensongère... Quel culot, ce lobby nucléaire. Et quelle connerie ce "Forum" Nucléaire, qui n'en est pas un.

    Pour info, ces campagnes sont payées par AGORIA, AREVA, ELECTRABEL, EDF, SYNATOM, TRACTEBEL et WESTINGHOUSE ELECTRIC BELGIUM. Il y aurait un conflit d'intérêt, que cela ne m'étonnerait pas...

     

  • Fukushima, un an et demi après...

    Un an et demi après la catastrophe, il faut bien avouer que rien n'a bougé. L'océan est toujours radioactif (50% des poissons et crustacés sont tout à fait impropres à la consommation, les 50 autres étant consommables à condition d'accepter le fait de manger des becquerels... Pourquoi est-ce que je mangerais 100 becquerels au kilo?), 1/7 de la surface du Japon est contaminée (sol radioactif, eau radioactive,air radioactif), et les symptômes médicaux commencent à affluer, chez les enfants et les adultes.

    En outre, la situation à la centrale nucléaire de Fukushima n'est pas stabilisée du tout : les fuites radioactives continuent de polluer l'environnement et la population, et la situation de la stabilité de "la piscine" fait craindre le pire. Un simple tremblement de terre - comme il y en a fréquemment dans la région- pourrait tout mettre parterre. Et, ce jour-là, c'est la planète entière qui dégustera ! Tant que le combustible radioactif présent dans cette piscine n'aura pas été déménagé dans un endroit sécurisé, un risque énorme planera sur l'humanité. Qu'est-ce qu'ils attendent ?

    Et pendant ce temps-là, Tepco, en faillite, a été nationalisé, tandis qu'Areva se vante d'avoir un carnet de commandes plein à raz bord, et un chiffre d'affaires et des bénéfices mirobolants... Moi, qui avais espéré que cette catastrophe signe la fin du nucléaire, c'était sans compter la puissance des lobbies de cette industrie et le l'énorme pouvoir de ce lobby auprès des pouvoirs politiques corrompus. Il faudra donc attendre une plus grosse catastrophe, pour enfin voir tous les états investir dans les énergies renouvelables non polluantes.

    Mais, même dans ce cas-là, les informations seront à nouveau cadenassées, truquées, falsifiées, filtrées, et la vérité cachée à la population. Il n'y a plus que l'argent qui compte sur notre pauvre planète. Le reste n'a aucune importance. Quelle époque...

  • Pressions américaines pour occulter Fukushima...

    Le Pr. Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse dénonçait en juillet les pressions du gouvernement Américain pour occulter autant que possible la crise de Fukushima. Donc bien avant la récente intervention de Clinton auprès du gouvernement Japonais début octobre pour que celui-ci abandonne son projet de sortie du nucléaire. Les centrales de Fukushima ont effectivement été conçues par la firme Américaine General Electric, et les États-Unis comptent encore 31 réacteurs de ce type sur leur sol. Inutile de dire que la crise de Fukushima les embarrasse donc fortement. 

    Le Pr. Murata revient également sur la vulnérabilité de l'unité 4. En effet d'après le secrétaire de l'ancien Premier Ministre Naoto Kan, le sol supportant le bâtiment se serait, par endroits, affaissé de 80 cm, rendant la stabilité de l'ensemble d'autant plus douteuse, même si le bâtiment a été consolidé.

    Il insiste pour que les meilleurs spécialistes mondiaux interviennent sans tarder sur le site pour éviter toute catastrophe avec l'unité 4. Si cela devait se produire, cela signifierait la disparition du Japon et des problèmes de pollution radioactive dans le monde entier. Une catastrophe mondiale comme jamais notre planète n'en a connue.

    On comprend mieux l'intérêt des USA à cacher la vérité aux américains, l'intérêt des lobbies nucléaires à mentir en affirmant que tout est sous contrôle et qu'il n'y a aucun danger, et l'intérêt du gouvernement japonais à tromper son peuple sur l'innocuité des aliments et de la qualité de l'air au Japon. Mensonges, tromperies, faux rapports, mesures de radioactivité truquées, santé de milliers de japonais sacrifiés, et environnement planétaire pollué à tout jamais, uniquement pour préserver les intérêts du lobby nucléaire mondial... C'est pas beau tout cela ?

    Mitsuhei Murata est né à Tokyo en 1938. Diplomate de carrière, il est entré au ministère des Affaires étrangères en 1960 après avoir été diplômé en droit de l'Université de Tokyo. Il a servi en tant que Directeur Général Adjoint du Bureau des Nations Unies au Ministère des affaires étrangères; Vice-Secrétaire Général, Commission du Commerce Équitable; ancien ambassadeur du Japon au Sénégal ainsi qu'en Suisse avant de prendre le poste de Professeur Honoraire à l'Université de la Science et de la Technologie de Tianjin (Chine) et professeur de civilisations comparées à l'Université Tokai Gakuin de Nagoya au Japon. Il est actuellement directeur exécutif de la Japan Society for Global System and Ethics, et conseiller auprès de la Peace Research Foundation aux États-Unis.

  • Les enfants de Tchernobyl...

    C'était en 1986, il y a 26 ans, que le réacteur de cette centrale nucléaire explosa et contamina 40% de l'Europe.

    26 ans plus tard, de nombreuses associations, partout en Europe, continuent d'inviter pour quelques semaines d'été des enfants de Tchernobyl, d'Ukraine et de Russie, afin qu'ils puissent se décontaminer. Ces enfants, nés bien après la catastrophe, sont contaminés à leur tour, tellement l'environnement est toujours hautement radioactif.

    Certains d'entre eux présentent des taux de radioactivité supérieurs à ceux de leur parents à l'époque ! C'est dire si les sols, l'eau et l'air qu'ils respirent sont pollués, sur des centaines de km2. Trois anciennes républiques soviétiques sont particulièrement touchées : les maladies sont toujours en nette augmentation, la mortalité y est affolante, et les taux de natalité en nette diminution.

    Des centaines de milliers d'enfants souffrent aujourd'hui de ce taux de radioactivité anormal et continuent de développer des maladies dues à ce désastre nucléaire. Un séjour chez nous et une alimentation saine pendant quelques semaines permet de diminuer ce taux de radioactivité et d'améliorer quelque peu leur condition. Provisoirement.

    Personne n'en parle plus, et pourtant, 26 ans après les faits, l'hécatombe se poursuit. Et la même situation se produira au Japon. Et on en parlera pas non plus, dans 25 ans. Comment, en effet, prouver que votre cancer a pour origine la catastrophe de Fukushima ? Jamais AREVA, ni TEPCO,  ni les autorités nucléaires mondiales ne l'admettront. Jamais.

    Et, en attendant la prochaine catastrophe nucléaire, ou l'explosion d'un des réacteurs en fission de Fukushima, on poursuit la construction de nouvelles centrales, on postpose l'arrêt et le démontage des anciennes, et on remet même en marche une quinzaine de centrales nucléaires   au Japon, alors que tout le peuple japonais y est opposé... C'est de la folie pure. Je dirais même plus, c'est criminel.

  • Il commence fort, Hollande...

    Il commence fort, le nouveau Président de la République française ! Il négocie avec le Niger pour défendre les intérêts d'Areva (voir article ci-dessous). Il y a quand même des choses plus urgentes à entreprendre quand on entame un mandat présidentiel... Puis, sous la pression de Shell, il démissionne sa Ministre de l'écologie, moins d'un mois après l'avoir nommée. Et rentre bredouille du lamentable sommet de Rio, où rien n'a été décidé, les intérêts des multinationales étant supérieurs à la préservation de la planète ! Pas mal pour un début ! On peut craindre le pire pour les quatre ans et 10 mois qui lui restent.

    "Le 11 juin dernier, le président François Hollande a rencontré le président du Niger, Mahamadou Issoufou, à Paris. Ils ont notamment débattu de la coopération entre le groupe Areva et le Niger pour l’exploitation de la mine géante d’uranium d’Imouraren. Selon Europe Ecologie Les Verts (EELV), le président français souhaite que l’exploitation par Areva débute le plus rapidement possible, voire même avant 2014, date initialement prévue. Outre de graves dommages environnementaux (ressources en eau contaminées…), l’exploitation de cette mine a un impact social désastreux sur la population locale à majorité touareg. 

    Le Niger, dont l’uranium représente 60 % des exportations, fournit près de 40 % des approvisionnements en uranium d’Areva. Le groupe français entend y investir 1,2 milliard d’euros pour ce qui devrait être la seconde plus grande mine d’uranium mondiale, avec 5 000 tonnes par an. Malgré cette richesse si convoitée, le Niger compte toujours parmi les pays présentant les indices de développement humain les plus bas. Le 25 avril 2012, les employés nigériens du site d’Imouraren ont entamé une grève d’avertissement, dénonçant des conditions de travail déplorables". (Article de Cécile Cassier sur Univers-Nature).

  • Soirée radioactive sur Arte, ce soir...

    Quelques beaux documentaires, ce soir sur ARTE, à propos du nucléaire. Enfin la vérité et de véritables informations ! Parce qu'avec les médias qui appartiennent aux multinationales liées au cartel nucléaire, ce n'est ni au journal télévisé, ni dans les journaux que vous apprendrez la vérité... La fonction des médias est, normalement, de révéler les informations que cachent le gouvernement, Areva ou Tepco. Et c'est le contraire qu'ils font : Fukushima est abordé, de manière mensongère, en fin de journal ou passé sous silence ! L'industrie nucléaire a le bras long...

    J'ai appris ce soir qu'au moins 100.000 tonnes d'eau hautement radioactive a été rejetée dans l'océan Pacifique (et ce n'est pas fini). C'est tout à fait inédit à l'échelle planétaire, et on ne peut savoir ce que cela donnera...

    J'ai appris ce soir que l'explosion de l'unité 3 de Fukushima était due à une désintégration radioactive. Cela a libéré une énorme masse de plutonium qui restera dans l'environnement pendant 250.000 ans ! Oui, vous avez bien lu : 250.000 ans.

    J'ai appris ce soir que le Japon est confronté à l'élimination ou le traitement de 29.000.000 de tonnes de déchets radioactifs. Pour tout vous dire, personne ne sait comment faire et quoi en faire...

    J'ai appris ce soir que tout le nord du Japon est radioactif, et qu'il faut l'évacuer et ne plus y vivre. J'ai vu ce japonais refusant de quitter le lieu où sa famille vit depuis 1.000 ans : il n'a pas d'autre choix que de rester là et d'y mourir. Un million de nouveaux cas de cancers sont attendus au Japon dans les 10 années à venir et tout sera fait pour le cacher, car si cela se sait, ce sera l'arrêt du nucléaire dans le monde.

    Pour AREVA, il est hors de question d'admettre qu'on est face à la plus grande catastrophe nucléaire mondiale. Il faut donc minimiser les faits. Et mentir. Comme on ment sur le réel coût de cette énergie. Comme on ment sur les coûts de démontage des anciennes centrales, et l'impossibilité de stocker les déchets de façon sécurisée. Comme on ment sur le recyclage de l'uranium usagé, qui sert à produire des armes atomiques.

    Regardons l'Espagne, dont la production d'énergies renouvelables dépasse aujourd'hui celle du nucléaire. Regardons le Japon, avec toutes ses centrales nucléaires à l'arrêt. Regardons l'Allemagne qui sort du nucléaire. Le risque est trop grand avec le nucléaire et d'autres formes énergétiques existent. Moins chères, moins polluantes, plus sûres.

    L'avenir, ce sont de micro centrales énergétiques renouvelables locales.

  • Syndrome Chinois Japonais...

    L'architecte de Fukushima Daiichi réacteur 3, Haruo Uehara, l'ancien président de l'Université de Saga, a admis que le syndrome Chinois est inévitable.

    Le syndrome chinois est l’hypothèse de la conséquence la plus grave d'une fusion d'un réacteur nucléaire, dans laquelle les éléments combustibles en fusion du cœur ou corium percent les barrières qui le confinent et s'enfoncent dans la terre. Même si des fusions de réacteurs ont eu lieu en diverses occasions dans les domaines civils et militaires, une fusion avec de telles conséquences n'a jamais eu lieu.

    Dans la pratique, l'opinion et les médias reconnaissent comme étant l'illustration du syndrome chinois toute pénétration de corium pouvant potentiellement entrer en contact avec la nappe phréatique, ce qui est l'un des scenarios les plus graves du risque nucléaire.

    Il a ajouté : "si le combustible a atteint une veine d'eau souterraine, il va provoquer la contamination des eaux souterraines, la contamination du sol et la contamination de la mer. Par ailleurs, si la veine d'eau souterraine continue à être chauffée pendant longtemps, une explosion massive hydro-volcanique sera causée."

    Bref, le feuilleton Fukushima, qui ne passe sur aucune TV, est loin d'être achevé. Le Japon est contaminé en grande partie, d'autres continents aussi, et jusqu'ici en Europe, où l'on a relevé des particules de Césium 137 sur les sols, heureusement en faibles quantités. Mais il y en a quand même, et il n'a rien à faire là ! Les ceps radioactifs, non merci...

    Et cette pollution mondiale, invisible et silencieuse, cachée par les médias (à la merci des gouvernements et du lobby nucléaire), se poursuit depuis 8 mois ! En attendant un syndrome Chinois Japonais ? Terriens, il est temps d'agir...

     

  • L'alimentation saine à 100% n'existe plus...

    C'est clair : il va devenir de plus en plus difficile de s'alimenter sainement, sans s'empoisonner. La planète est de plus en plus polluée, même dans les recoins les plus éloignés de toute civilisation, et il n'y a donc plus aucun endroit où l'on pourrait trouver un lopin de terre vierge ou un petit espace marin intact.

    Les métaux lourds se sont déposés partout, sans parler de toutes les autres molécules chimiques véhiculées par les vents, ni, plus récemment, du césium 137 provenant de Fukushima, et qu'on retrouve aujourd'hui sur nos sols (à des doses minimes certes, mais il est là). Les légumes et les fruits, les champignons, mais aussi la viande et le fromage sont donc pollués, partout dans le monde. A cela s'ajoute l'arsenal chimique utilisé en culture "traditionnelle"...

    Quant aux poissons, sauvages, c'est pareil, tellement les océans ont servis de poubelle géante, sans évoquer à nouveau Fukushima qui continue et continuera pendant de longues années à déverser des tonnes de produits hautement radioactifs dans le pacifique, ce qui a moyen terme contaminera l'ensemble des océans de la planète et la chaîne alimentaire marine.

    Pour l'aquaculture, c'est encore pire. La liste des produits chimiques et des médicaments (dont les antibiotiques) autorisés est affolante. C'est du poison dans votre assiette. 

    A éviter absolument, les poissons gras comme le saumon, le hareng et l'anguille. Et aussi le sandre et tous les poissons qui vivent au fond, comme la raie et la sole. Et enfin les gros poissons, qui, à force d'en avoir mangé des petits, ont accumulé des doses incroyables de toxicité à tous les niveaux : thon, espadon, loup de mer, etc...

    Il faut donc essayer de varier les espèces, d'en choisir la provenance (certaines mers sont moins polluées que d'autres : bar de ligne de Bretagne, petit cabillaud de la mer du nord, etc...) et se rabattre sur l'aquaculture Bio. Sans oublier que les métaux lourds et les composés organochlorés s'accumulent dans la graisse (les parties brunes), les viscères et la peau de l'animal. On recommande de rejeter systématiquement ces parties et de ne pas consommer le jus de cuisson. 

    En résumé, et malgré toutes les précautions que nous pourrions prendre (Bio, saison, local, terroirs, no OGM), l'alimentation saine à 100% fait désormais partie du passé. C'est une bien triste réalité. Quel gâchis...

  • FUKUSHIMA, loin d'être fini...

    A l’instar de ces vedettes négligées en France et qui font leur show en Russie, ou au Japon, la centrale la plus célèbre du monde entame, elle aussi, une tournée mondiale dont les retombées, hélas peu populaires, commencent à se faire connaitre.

    Pour le lancement de cette tournée, 100 000 japonais sont attendus le 11 septembre à Tokyo afin de manifester.

    Paris, c’était le 31 aout (lien) et dans la région Lyonnaise, la centrale du Bugey recevra le 15 octobre la visite de quelques milliers de citoyens indignés par la volonté du gouvernement de prolonger la vie de vieille cette centrale de dix ans.

    Mais avant de faire le tour du monde, la centrale de Fukushima s’est d’abord rodée au Japon.

    6 quartiers de la ville comptent plus de 1,48 millions de becquerels de césium 137/m2, ce qui n’est une surprise pour personne (lien) et s’il faut en croire le docteur Kodama, directeur de radio-isotope Center de l’université de Tokyo, cette dernière n’a pas été épargnée puisqu’il y a mesuré au mois de mars 5 micro Sv/hvidéo.

    Au-delà de TokyoOlivier Gaurin, français vivant au Japon, annonce sur son blog diverses mesures comme à Minami Soma entre 0,88 à 48,18 millisieverts, Tamura, de 1,75 à 35,04 millisieverts, àKawauchi-Mura de 1,75 à 41,17 millisieverts, à Hirono de 2,63 à 15,77 millisieverts, et à Naraha de5,26 à 14,02 millisievertslien

    135 000 japonais ont été déplacés et attendent depuis de longs mois qu’une solution leur soit proposée, car on sait aujourd’hui qu’ils ne pourront pas retourner dans leur foyer au moins avant 20 ans.

    C’est un journal japonais, le « Tokyo Shimbun », qui nous l’apprend : Les rejets de césium 137 àFukushima sont déjà 168 fois plus importants qu’à Hiroshima : bien sur, si la bombe lancée par les USAa tué immédiatement 140 000 personnes, il n’en va pas de même pour la catastrophe de Fukushima, et le macabre décompte des morts se fera au moins pendant ¼ de sièclelien

    Mais déjà, on a appris qu’après avoir travaillé une semaine en août dans la centrale, un ouvrier vient de mourir d’une leucémie aigüe, mais Tepco n’hésite pas à affirmer que cette mort n’a pas été provoquée par les radiations. lien

    La carte la radioactivité du Japon est maintenant définie, même si, tant que le problème ne sera pas réglé, la pollution va continuer au fil des mois à augmenter, et toucher de nouveaux secteurs. On peut la découvrir sur ce lien

     

    D’autre part, la chaine alimentaire est maintenant clairement polluée : de nombreux aliments japonais ont d’une part, soit échappé au contrôle, soit ont étés volontairement distribués aux Japonais.

    Le 25 aout 2011, on a appris que de la viande de bœuf contaminée au césium avait été distribuée dans 16 écoles à Kanagawa.

    Bien évidemment les autorités japonaises en reconnaissant l’erreur commise, affirment que, vu la quantité ingérée par les enfants, leur santé n’est pas menacée. lien

    Ohtsuka, le ministre japonais de la santé ne disait pas autre chose, le 4 juillet dernier, reconnaissant que de la nourriture contaminée avait été malheureusement distribuée, les contrôles n’ayant pu être effectués à temps. lien

    Ce n’est pas un cas isolé, on sait aujourd’hui que pour la seule ville de Yokohama84 000 étudiants ont été forcés de consommer de la nourriture contaminée.

    Dans le journal « Fukushima Diary » des japonais ont lancé un véritable « S.O.S » : ils constestent la décision du ministre de la Pêche lequel lancé un slogan « soutenons le Japon nord en consommant leurs produits agricoles » (Fukushima y compris) sans envisager un contrôle de ces produits « promotionnés ». Certaines chaines de restaurant se flattent même de proposer de la nourriture non contrôlée.

     

    En attendant à Fukushima ça fume de plus belle comme on peut le voir sur cette vidéo du 2 septembre 2011.

    Mais au-delà de ces contaminations plus ou moins volontaires, ce serait oublier qu’il existe des courants marins, et que les poissons ne s’arrêtent pas aux frontières des pays.

    L’un des responsables du déplacement de la radioactivité est le Kouroshio  : Ce courant marin se déplace à 1,7 m/s et se prolonge par la dérive Nord Pacifique, baignant les cotes de la Colombie Britannique, après avoir longé les cotes chinoises. lien

    Un autre, courant issu du Kouroshio, est le Contre Equatorial Nord qui lui vient visiter les cotes Californiennes. lien

    Dans cette course sans fin, ils apportent régulièrement les 76 trillons de becquerels de plutonium déjà déversés dans l’océan par la centrale de Fukushimalien

    Les cotes de la Colombie Britannique, au Canada en savent quelque chose, puisque des saumons ont été mesurés à des taux de radioactivité largement supérieurs à la norme.

    Toronto doit aussi se prévenir maintenant de pluies radioactives et l’on peut découvrir dans cette vidéodu 24 aout les taux importants de radioactivité qui ont été mesurés.

    Les Etats-Unis ne sont pas à l’abri :

    Dès le 18 mars, des taux de plutonium 238, et 239 , respectivement 43 fois et 11 fois plus élevé que la norme répertorié durant les 20 dernières années, on été mesurés en Californie et à Hawaï. lien

    Grâce à une carte de simulation réalisée par le CEREA concernant les dépôts de césium 137 (demi-vie ou période de 30 ans) on a maintenant la confirmation que les Etats Unis ont été plus polluée par Fukushima que l’Ouest du Japon et que la Sibérie Russe et l’Alaska n’ont pas été épargnés. lien

    En Australie, des taux de plutonium non négligeables en provenance de Fukushima on été mesurés. lien

    La Chine dénonce à son tour la pollution qu’elle subit, et qu’elle va subir encore pendant de longues années.

    L’administration chinoise estime que l’Océan Pacifique à été clairement pollué par les rejets deFukushima  : du strontium 90 (29 plus que la norme) a été découvert dans un calamar.

    D’autre part, du césium 134 a été découvert dans des organismes vivants le long des cotes de la Chine.lien

    Mais la pollution arrive aussi par les airs, et l’on se souvient que le panache radioactif avait touché la France une première fois à partir du 23 mars 2011. Bien sur les autorités ont affirmé qu’il n’y avait rien à craindre, et que s’il est vrai que des particules radioactives avaient bien été mesurées, elles ne représentaient pas de danger à ce moment. lien

    Sauf que depuis près de 6 mois, la centrale japonaise n’a cessé de cracher césium et plutonium, et que logiquement, la densité dans l’air de ces pollutions augmente au fil du temps qui passe.

    Comme le dit ACRO (association pour le contrôle radioactivité dans l’ouest) : « cette contamination aussi faible soit-elle n’est pas normale et ne doit pas être banalisée. En effet, avant la catastrophe de Fukushima, on ne trouvait ni iode 131, ni césium 134, ni césium 137 dans l’herbe, en France ». lien

    La Criirad (commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) est aussi à l’œuvre, et l’on peut sur ce lien constater la présence des rejets radioactifs rejetés par la centrale japonaise grâce à un réseau de balises bien plus fines que celles proposées par l’IRSN.

    Une pétition a été lancée pour une transparence totale sur la radioactivité de l’air que nous respirons. lien

    Une carte du monde pollué par la catastrophe vient d’être établie. vidéo

    Peut-être aurions-nous du réfléchir au discours prononcé par Oppenheimer, le père de la bombe atomique, après l’explosion de celle-ci en 1945 : « Nous savions que le monde ne serait plus jamais le même, quelques personnes riaient, quelques personnes pleuraient, la plupart des gens étaient silencieux, je me suis souvenu d’une ligne des écritures hindoues, la Bhagavad-Gita : Vishnou tente de persuader le Prince qu’il devrait faire son devoir et pour l’impressionner prend une forme aux armes multiples et dit : « maintenant, je suis devenu la Mort, le destructeur des mondes ». Je suppose que nous pensions tous cela d’une façon ou d’une autre ». lien

    On comprend mieux la récente déclaration d’Eva Joly qui veut en finir avec les armes nucléaires, rappelant que 4 milliards d’euros sont dépensés annuellement pour les entretenir. lien

    En France, non content de continuer le programme nucléaire comme si de rien n’était, on est en train d’installer un terminal géant méthanier pour 1,5 milliards d’euros à quelques encablures de la centrale nucléaire de Gravelines, complété par 3 réservoir de gaz de 190 000 m3 chacun. lien

    Le « fleuron » de notre industrie nucléaire, l’EPR, connait quelques défaillances : des trous béants laissant apparaitre la structure métallique du béton armé ont été constatés. lien

    Ca ne semble pas émouvoir l’autocrate présidentiel qui continue de croire au programme nucléaire français, dur comme fer.

    Car comme dit le chat de mon vieil ami africain :

    « Dans le passé, il y avait plus de futur que maintenant ».

    Article paru sur Agora Vox par Olivier Cabanel

  • Sortir du nucléaire : une évidence...

    Article incroyable, publié par Norio HIRAI en 1996 ! Pourquoi a-t-il fallu tant de temps pour qu'on le redécouvre ? Gardez en mémoire que ce texte a été écrit il y a 15 ans. Epoustouflant et prémonitoire...

    "La première centrale nucléaire commerciale au Japon a démarré en 1966 dans la commune de Tokaido, dans le département d’Ibaraki. C’était un réacteur anglais d’une puissance de 160 mégawatts. Depuis, des centrales américaines ont été installées, et le Japon s’est même mis à construire ses propres centrales. Actuellement, 51 centrales nucléaires fonctionnent dans ce petit pays, la plus grande étant de 1.350 mégawatts. 

    On les a mises en route sans savoir concrètement comment les démonter ni les démolir, ni comment traiter leurs déchets. Le réacteur en acier, bien que d’une grande épaisseur, se fragilise à cause des quantités colossales de radioactivité, on les avait donc construites pour une exploitation de 10 ans, après quoi le démantèlement et la démolition étaient prévus. Mais en 1981, on s’est aperçu que les plans de démantèlement et de démolition de la centrale nucléaire de Fukushima, qui avait alors fonctionné 10 ans, n’étaient pas du tout réalisables. Le Parlement a même discuté sur le fait que ce réacteur ne pouvait plus résister aux rayonnements ionisants. 

    A l’époque, j’ai participé aussi à la recherche de solutions. Nous avons tous les jours étudié différents modes de démolition. Mais nous avons seulement compris que, pour démonter et démolir cette centrale nucléaire pleine de radioactivité, des dépenses représentant plusieurs fois le budget de sa construction seraient nécessaires, et qu’une irradiation trop importante des ouvriers serait inévitable. Car on ne peut travailler que quelques dizaines de secondes près du réacteur si l’on veut respecter la norme. 

    Tout est réalisable sur le papier, mais concrètement, les ouvriers doivent tout faire à la main, avec l’irradiation que cela implique. On ne peut donc rien faire avec cette radioactivité, ni démonter, ni démolir la centrale. Certaines personnes parlent d’envoyer des robots, mais les nombreuses recherches n’ont pas encore réussi à produire des robots qui ne se dérèglent pas à cause de la radioactivité. 

    Finalement, concernant la centrale de Fukushima, on a conclu que la démolition était irréalisable. Le fabricant américain qui a vendu cette centrale a envoyé des ouvriers au Japon, et il les a fait réparer le réacteur en les exposant à des quantités de radioactivité inimaginables par rapport à la norme japonaise. Aujourd’hui, cette centrale fonctionne toujours. 

    Alors qu’on avait prévu de l’utiliser 10 ans, elle a déjà fonctionné plus de 30 ans. Au Japon, il y a 11 centrales que l’on exploite toujours malgré leur vieillissement, cela m’inquiète beaucoup. 

    Le réacteur nucléaire de 100 kilowatts destiné à la recherche s’est arrêté suite à une fuite de radioactivité dans l’Université Industrielle Musashi à Kawasaki, dans le département de Kanagawa. On estime qu’il aurait fallu 2 milliards de yens pour la réparation et 6 milliards de plus pour le démantèlement. Le budget annuel de l’Université ne suffit même pas pour la démonter. Ils sont donc obligés de l’arrêter et l’entretenir jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de radioactivité. Si cela avait été un grand réacteur de 1.000 mégawatts, on n’aurait vraiment rien pu faire.  

    Pourquoi on ne peut pas démonter une centrale nucléaire ? Comme elle fonctionne avec de l’eau et de la vapeur, on ne peut pas la laisser sans entretien après l’arrêt. Elle se rouillerait très vite et il y aurait des fuites de radioactivité par des trous. Un seul démarrage avec du combustible nucléaire suffit pour polluer la centrale. Et une fois polluée, on ne peut plus la laisser se reposer, ni la démonter, ni la démolir.  

    Il y a beaucoup de centrales nucléaires qui ont été fermées dans des pays développés. Elles sont fermées car ils ne peuvent pas les démonter ni les démolir. Fermer une centrale nucléaire, ça veut dire qu’on arrête de produire de l’électricité et qu’on retire le combustible. Mais il y a encore beaucoup de choses à faire.  

    Mais je me demande si les compagnies d’électricité vont continuer à surveiller sérieusement les centrales fermées qui ne produisent plus d’électricité ni d’argent. D’un autre côté, elles cherchent à construire de nouvelles centrales et à agrandir celles qui sont déjà construites. Par exemple, elles veulent ajouter un 5ème réacteur sur le site de Hamaoka qui se trouve sur un endroit très dangereux par rapport à la faille qui provoque souvent des tremblements de terre dans la région de Tokai. A Fukushima, elles ont ajouté un nouveau réacteur sur le terrain de football. Pour des nouvelles installations, elles veulent construire des centrales à Makimachi dans le département de Nigata, Ashihama du Mie, Kaminoseki du Yamaguchi, Suzu du Ishikawa, et Ooma et Toudu d’Aomori. Elles envisagent d’avoir de 70 à 80 réacteurs d’ici 2010. J’ai peur que mes mots soient brutaux mais je n’arrive pas à m’empêcher de penser que ce pays est devenu fou. 

    Bientôt, la fermeture des vieilles centrales nucléaires va sûrement venir. C’est un grand problème. Imaginez des centrales nucléaires fermées qui apparaissent partout dans le Japon dans l’avenir assez proche. Vous ne pensez pas que c’est non seulement inquiétant mais macabre?  

    Il faut aussi parler des déchets nucléaires qu’on produit chaque fois qu’on fait tourner les réacteurs, ça veut dire tous les jours. En parlant déjà des déchets nucléaires de faible activité, il y en a 800.000 fûts dans le Japon. On utilise le mot faible mais il y en a qui sont tellement forts en radioactivité qu’on peut recevoir la dose létale en restant uniquement 5 heures à côté.  

    Depuis le démarrage de la première centrale nucléaire au Japon jusqu’en 1969, dans toutes les centrales, on mettait tous les déchets nucléaires dans des fûts et les jetait dans les mers à proximité. A l’époque, c’était normal. Quand je travaillais dans la centrale de Tokai du département d’Ibaraki, les sous-traitants emportaient les fûts en camion et ils les jetaient au large de Chiba en bateau.  

    Mais justement c’est avec cette histoire que j’ai commencé à douter qu’il y a quelque chose qui n’est pas clair dans les centrales nucléaires. Les fûts métalliques se rouillent au bout de 1 an dans la mer. Je me suis demandé ce qui se passerait avec les déchets nucléaires qui étaient dans les fûts et les poissons qui habitent dans la mer. 

    Maintenant, on rassemble les déchets nucléaires à Rokkasyo dans le département d’Aomori. Ils prétendent surveiller 3 millions de fûts de déchets nucléaires pendant 300 ans. Mais je me demande déjà s’il existe le fût qui fait de l’usage pendant 300 ans. Et durera-t-elle aussi cette entreprise sous-traitante pendant si longtemps ? Qui peut assurer tous ces problèmes ? 

    Et puis, parlons des déchets nucléaires de haute activité. C’est le déchet qui reste après l’extraction du plutonium du combustible usé. Le Japon commande cette extraction à l’Angleterre et à La France. En 1995, la France a retourné 28 barres de déchets de haute radioactivité. Ce sont des mélanges de déchets de haute radioactivité et de verre enfermés dans un container métallique. J’ai entendu que le fait de rester 2 minutes à côté de ce container suffit pour tuer quelqu’un. Le gouvernement dit qu’il va garder ces barres fortement radioactives pendant 30 ou 50 ans tout en les refroidissant à Rokkasyo du département d’Aomori et les transporter quelque part ailleurs pour les enfouir en profondeur. Quelque part qu’il ne sait pas encore où ça pourrait être. Dans tous les autres pays, ils planifient l’enfouissement des déchets nucléaires de haute radioactivité, mais il y en a aucun qui l’a déjà accompli. Personne ne connaît la solution.  

    Pour le bâtiment de la centrale nucléaire elle même, le gouvernement japonais envisage de la fermer hermétiquement pendant 5 ou 10 ans et l’enterrer en dessous du terrain où la centrale a été, après l’avoir démolie en petits morceaux et mis en fûts métalliques. C’est un projet très optimiste mais la démolition d’un seul réacteur donnera des dizaines de milliers de tonnes de déchets plein de radioactivité. Comment peut-on trouver la place pour tous ces déchets dans un pays où on manque même de place pour jeter les ordures ménagères ? En tout cas, c’est bien clair que le Japon sera encombré de déchets nucléaires un jour. Il faut faire quelque chose. Il faut qu’on arrête les centrales nucléaires aussi vite que possible.  

    Quand on dit «surveiller 50 ans ou 300 ans», peut-être ça vous donne l’impression que tout sera fini au bout de ces durées. Mais s’il y a toujours des centrales nucléaires qui fonctionnent, ce sont des 50 ans et 300 ans qui se renouvellent pour toujours.  

    Le gouvernement et les compagnies d’électricité ont menti pendant des dizaines d’années en disant que les centrales nucléaires japonaises n’avaient jamais émis de radioactivité à l’extérieur. Mais depuis quelque temps, ils ne peuvent plus continuer leurs mensonges.  

    Il y a de la radioactivité qui sort des cheminées très hautes des centrales nucléaires. Très précisément, c’est la compagnie qui la rejette volontairement. Comme elle la rejette 24 heures sur 24, les habitants à côté prennent de la radioactivité tout au long de l’année.  

    Certainement, l’accident grave de Tchernobyl a aussi effrayé beaucoup de Japonais. Mais j’imagine que beaucoup de gens, surtout ceux qui habitent au loin, dans les grandes villes, ont peur de manquer d’électricité si on ferme les centrales nucléaires.  

    Mais c’est le résultat des propagandes qu’ils font en dépensant beaucoup d’argent. « Les centrales nucléaires, c’est une utilisation pacifique de l’énergie atomique », « Vous n’avez pas besoin d’avoir peur. Les accidents n’arriveront jamais dans les centrales nucléaires japonaises », « Le Japon manque de sources d’énergie. Les centrales nucléaires nous sont indispensables ». Ce sont des propagandes du gouvernement et des compagnies d’électricité. Et la réalité, comme l’accident de Monju, ils essayeront toujours de la cacher.  

    C’est bien vrai que les centrales nucléaires produisent de l’électricité. Mais j’ai constaté en travaillant 20 ans, avec mes yeux et même avec mon corps qu’elles fonctionnent toujours en irradiant les ouvriers. Et puis les gens qui habitent à côté souffrent, en se débattant entre ceux qui sont pour et contre avant l’installation, et en étant irradiés et discriminés après la construction.  

    Vous ne devez pas croire qu’un accident dans une centrale nucléaire ne provoque pas des terribles conséquences, ni qu’il n’y a pas de problème si jamais l’accident arrive, ni que c’est une utilisation pacifique ! 

    Non, tout cela n’est pas vrai. Ce n’est pas pacifique s’il y a des ouvriers qui meurent à cause de l’irradiation, comme moi, et des gens qui souffrent à côté des centrales. En plus, il ne faut pas confondre la sûreté et la sécurité. S’il y a des centrales nucléaires, il n’y a plus rien de sûr.  

    En plus, même si le nucléaire produit de l’électricité en ce moment, l’entretien des déchets nucléaires pour des dizaines de milliers d’années demandera une énorme quantité d’électricité et de pétrole. C’est sûr que ça demandera plus d’énergie qu’on en a produit jusqu’à maintenant grâce au nucléaire. D’ailleurs, ce sont nos descendants qui seront obligés d’entretenir toutes les centrales fermées et leurs déchets.  

    Pour toutes ces raisons, je vous demande de regarder le visage de vos enfants et vos petits-enfants tous les matins, et réfléchir si le Japon peut continuer à construire des centrales nucléaires. Ce n’est pas uniquement le risque de l’accident, mais il y a aussi le risque du tremblement de terre. Le désastre irrémédiable va arriver si on continue ainsi. Je veux que vous sachiez cette réalité.  

    Je manifeste pour ne plus construire de centrales nucléaires. Je suis contre les nouvelles installations de centrales nucléaires avec conviction. Et je pense qu’il faut arrêter celles qui sont en fonctionnement. 

    Tant que les centrales nucléaires existeront, la tranquillité n’existera pas sur la Terre. 

    Laissons la Terre jolie pour nos enfants." 

    Norio HIRAI  1996 

     

                                                                            

  • Radioactivité de la chaîne alimentaire...

    Concernant les produits alimentaires, l’UE ne s’est pas longtemps cassé la tête pour trouver une solution: Le 25.3 l’UE a pondu une directive 297/2011 pour relever la dose de radiation maximale autorisée pour les produits alimentaires venant du Japon. Cette nouvelle idée de l’UE pour nous empoisonner est basée sur la directive 3954/1987, née des conséquences de Tchernobyl. Le but de cette directive est d’assurer l’alimentation de la population en cas d’accident nucléaire.

    Les produits laitiers, dont le seuil de radioactivité maximale était à 370 becquerels (directive 2008), passent à 1000 ( directive 1987).

    Pour les produits pour nourrissons, de la valeur de 370 becquerels par kg (directive 2008), la commission repasse à 400 (directive 1987).

    Pour les « denrées de moindre importance », dont la radioactivité était plafonnée depuis 2008 à 600 becquerels/kg, la nouvelle valeur maximale devient 1250 (directive 1987) x 10 (bonus "moindre importance" institué par la directive 1989) = 12500 becquerels. Un facteur x20 et plus, donc.

    Et bien sûr, la directive 297/2011 permet aussi d’empoisonner les animaux à coups de 1250 becquerels par kg (porc), 2500 (agneaux, veaux, volaille), 5000 becquerels (autres : donc BOEUF, bétail adulte, de grosse taille, poissons etc.), rendus encore plus dangereux par la bio-accumulation inhérante aux rythmes du gavage industriel.

    Des denrées qui le 24 mars étaient dangereuses pour la santé, placées hors la loi, séquestrées et détruites, et qui auraient coûté très cher à leurs importateurs sont depuis le 25 mars 2011 considérées comme saines grâce à Monsieur José Manuel Barroso et ses complices.

    On est mal barrés, d'autant plus que d'autres continents sont touchés (lait radioactif à Hawaii et en Californie, niveaux de radioactivité en croissance dans plusieurs états américains, augmentation de 35% de la mortalité pré-natale dans plusieurs états américains, contamination radioactive de l'eau, ...) et que les répercussions de Fukushima, qui crache toujours ses vapeurs dans l'atmosphère et écoule ses eaux radioactives dans le Pacific, est en train de contaminer la planète entière et la chaîne alimentaire mondiale. 

    Va falloir acheter des détecteurs de radioactivité pour vérifier le taux de radioactivité de chaque aliment qu'on achète ! Et quand tout sera radioactif, on verra bien ce qu'on fera... Que du bonheur !

     

     

     

     

  • Tout va bien...

    Tepco avoue enfin que les réacteurs 1, 2 et 3 sont en fusion et que les cuves de confinement des réacteurs sont percées. La situation est vraiment préoccupante et grave. Et personne ne sait comment régler le problème, ni quelles seront les conséquences, ni combien de temps encore Fukuschima contaminera la planète.

    On apprend également que les taux d'iode 131 qui ont traversés l'Europe le 22 mars étaient bien supérieurs à ceux annoncés officiellement par les organismes étatiques, censés protéger la population. Comme à l'époque de Tchernobyl... Heureusement, cette fois-ci, les taux réels ne présentaient pas de danger. Tout va bien.

    Amusante et symbolique, cette zone interdite de 30 km autour de la centrale. Alors que l'eau et le sol de Tokyo sont contaminés. Mais il y a encore plus grave : lait radioactif à Hawaii (situé à 6.216 km de Tokyo) et lait radioactif en Californie (située à 8.286 km de Tokyo). Quand le lait est contaminé, cela signifie que l'herbe l'est aussi, et donc les légumes et tout ce qui pousse... Nous sommes situés à 9.500 km de Tokyo : tout va bien.

    Surtout que nous pouvons vraiment compter sur plein d'organismes officiels qui veillent sur notre santé et nous avertiront directement à la moindre alerte... Tout va bien.

    Il est amusant de voir comment la progression d'un nuage de cendres volcanique peut être suivi en live sur le net, avec une précision remarquable, alors que pour un nuage radioactif, les données sont éventuellement transmises des mois ou des années plus tard. Tout va bien.

  • Fukushima : silence radio...

    Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on ne parle plus du Japon, ni de Fukushima. Rien dans la presse, rien à la radio, et encore moins à la TV. Comme si tout était réglé au Japon, et qu'il n'y avait plus de problème...

    Il faut évidemment se rappeler que les médias appartiennent à de grandes multinationales, et que ce sont elles qui décident des sujets abordés.. ou pas.

    Alors, voici les dernières infos, bien tristes de là-bas, publiées sur le site de Kokopelli :

    "- 7 mai 2011 à 20 h. Aveu officiel de TEPCO: ils vont relâcher de la radioactivité le 8 mai! TEPCO vient officiellement d’annoncer qu’ils vont effectivement relâcher de la radioactivité dans l’après-midi du 8 mai. Mais pas de panique, ce ne sera qu’un petit peu, c’est promis, et selon la formule consacrée: « sans risque pour la santé humaine »! Cette information semble donc en totale contradiction avec l’information-fuite du 1er mai stipulant qu’une grande quantité de radioactivité allait être relâchée par TEPCO. De plus, il n’est nulle part précisé quel sera le niveau de radioactivité libérée.

    - 7 mai 2011. Importante contribution de l’expert nucléaire Arnie Gundersen. Pour les Anglophones. Dans cet entretien sur son site, Arnie Gundersen évoque le 6 mai diverses problématiques:

    * La nature de l’explosion (Hydrogène/Nucléaire) dans le réacteur 3 de Fukushima.

    * La très grande chance pour le peuple Japonais que les conditions météorologiques prévalantes (les 11/12 mars) aient propulsé une grande partie de la radioactivité vers l’océan et non pas à l’intérieur du Japon. Si les vents avaient soufflé vers l’intérieur des terres, la totalité de l’île aurait, dès les premiers jours, été dans la même situation d’évacuation totale que Tchernobyl (et sans doute même en pire vu que le niveau 7 s’applique à chacun des réacteurs détruits).

    * Le très urgent problème de la contamination de la nappe phréatique de Fukushima: la pire dans l’histoire des désastres nucléaires.

    * Le très urgent problème de l’extrême contamination des égouts de Koriyama City.

    * La très grave décision de l’EPA (le ministère de l’environnement US) de stopper toute évaluation de la radioactivité ambiante aux USA et de refuser de tester les poissons dans l’océan.

    - 7 mai 2011: Précisions sur un lâcher potentiel, et en catimini, de radioactivité le 8 mai 2011 par TEPCO. Taro Kono, de la Chambre des Représentants du Japon, a rédigé un post le 5 mai, sur son blog, afin de relater l’information qu’il a reçue, par e-mail du 1er mai, par un bureaucrate de Agency for Natural Resources and Energy du Japon: « à la vitesse où vont les choses, une très grande quantité de radioactivité sera relâchée le 8 mai ». Officiellement, le 8 mai, TEPCO est supposé ouvrir les doubles portes du réacteur 1 de Fukushima afin d’installer un système de refroidissement couplé à un échangeur thermique. Cependant, certaines personnes (dont un ingénieur ayant travaillé à Fukushima) commencent à spéculer que l’ensevelissement du réacteur, sous de très grandes quantités d’eau, n’est en fait qu’une tactique pour tenter de diminuer l’intensité de la radioactivité, par “ventilation humide”, à savoir, en la faisant passer au travers de l’eau lors d’un relâchement non officiel le 8 mai. A suivre car venant de TEPCO et du Gouvernement Japonais, tous les mensonges sont du domaine du possible, et du très probable, dans la mesure ou l’e-mail du bureaucrate impliquait une gestion sensible de l’information.

    - 7 mai 2011: Fermeture du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Tsuruga. Le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Tsuruga, dans la Préfecture de Fukui, vient d’être fermé par Japan Atomic Power Company (JAPC) suite à de très fortes fuites de xenon 133, d’iode 131 et d’iode 133 dans le système de refroidissement.

    - 7 mai 2011: Analyse par 4 stations Allemandes des niveaux de Césium 137. Les tableaux présentés par ces stations d’analyse de la radioactivité sur la planète mettent en exergue de fortes poussées de Césium 137 vers le 4 mai, dans l’hémisphère nord, en provenance de Fukushima. En Allemand. En traduction Française par Google.

    - 6 mai 2011: Fermeture de la centrale nucléaire de Hamaoka? Le Premier Ministre du Japon, Naoto Kan, vient de demander expressément à Chubu Electric Power Company de fermer les réacteurs 4 et 5 de la centrale nucléaire de Hamaoka. Mr. Naoto Kan a évoqué la probabilité à 87% du Tokai Earthquake (le grand tremblement de terre que le Japon attend) et l’extrême sensibilité sismique de la région. Cette centrale nucléaire se situe à 200 km à l’ouest de Tokyo.

    - 6 mai 2011: Fuites ou Rumeurs: TEPCO prépare-t-elle un lâcher de radioactivité très élevée pour le 8 mai? La gestion, par TEPCO, de l’indigestion de radioactivité à la centrale nucléaire de Fukushima n’est en fait qu’une partie de poker permanente. TEPCO n’avait pas réussi le 29 avril son opération d’entombement à l’eau du réacteur n° 1 en injectant 10 tonnes d’eau/heure dans la cuve de pression du réacteur (14 tonnes/heure était le but recherché) et était redescendu à 6 tonnes/heure. TEPCO vient de décider de retenter l’expérience en passant maintenant de 6 à 8 tonnes d’eau/heure.

    Dans l’information en fuite, Taro Kono précise qu’il faut absolument mettre en place le système d’échange thermique (mentionné dans la news du 5 mai) et veiller à ce que les informations sensibles ne soient pas libérées. Il n’est pas clairement précisé si l’éventualité d’un lâcher de radioactivité intense, le 8 mai, sera par voie d’eau ou par voie atmosphérique.

    - 6 mai 2011. Découverte d’un container radioactif, en Hollande, en provenance du Japon. De la radioactivité a été découverte sur un container en provenance du Japon. Selon le service des douanes de Hollande, la radioactivité s’élevait de 6 à 30 becquerels en fonction des endroits du container. Par contre, Hans Jansen directeur de First Safety, une agence spécialisée dans les substances toxiques, a déclaré que la radioactivité s’élevait de 40 à 200 becquerels pour les endroits du container les plus contaminés. Ce niveau de 200 becquerels a été considéré, par lui-même, comme potentiellement dangereux."

    Tout cela est extrêmement préoccupant, pour la planète entière. Mais ce qui l'est encore plus, c'est que nous avons maintenant la preuve qu'il existe un ordre mondial, plus puissant que le ministère américain de l'Environnement (qui vient de décider de ne plus mesurer la radioactivité ambiante aux USA, ni sur les poissons), plus puissant que la commission européenne (qui vient d'augmenter le taux minimum de radioactivité admissible dans l'alimentation), plus puissant que l'Organisation mondiale de la Santé (qui est priée de fermer sa gueule sur la dangerosité de la situation actuelle, comme elle l'a fait lors du drame de Tchernobyl et des 25 années qui suivirent), plus puissant que tous les états qui continueront de dire que la radioactivité n'augmente pas sur le territoire national...

    2012 : la chaîne alimentaire mondiale contaminée et radioactive ? C'est de plus en plus probable, et même avant cela ! On ne nous le dira pas. C'est inodore et incolore. Et il n'y a pas d'alternative : soit nous mangeons radioactif, soit nous ne mangeons pas. Espérons seulement que ce scénario catastrophe soit évité en stoppant au plus vite ces problèmes de fuites radioactives dans les centrales nucléaires japonaises...

  • Le nuage radioactif japonais arrive chez nous ce mercredi...

    "Que vont devenir les rejets contaminés issus de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon ? Envoyé dans l'atmosphère par les réacteurs endommagés, le panache radioactif se déplace au gré des vents en se diluant progressivement. Une modélisation de sa route est disponible sur le site de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

    D'après cette simulation, le panache radioactif pourrait atteindre la France métropolitaine mercredi ou jeudi prochain. Les concentrations attendues de césium 137 dans l'air devraient toutefois être d'un niveau trop faible pour être détectées par les 170 balises d'alerte du réseau de l'IRSN, a rappelé dimanche une responsable de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Le césium 137 est pris comme référence dans un cas comme celui de Fukushima, car il est considéré comme représentatif des matières radioactives rejetées à longue distance lors d'un accident nucléaire.

    Ces concentrations de césium 137 au-dessus de la France métropolitaine "seront sans conséquences sanitaires et environnementales" et "si minimes" qu'elles ne pourront être détectées dans l'environnement que par des mesures d'échantillons effectuées dans des laboratoires spécialisés, avait tenu à préciser dès samedi l'IRSN."

    Voilà pour le communiqué officiel de météo France. C'est déjà bien d'être au moins prévenu deux jours avant et pas trois jours après comme avec Tchernobyl... Par contre, ils n'évoquent que le Césium 137, et pas l'Uranium utilisé dans un des réacteurs. Ensuite, quelque soit la dose, ce n'est jamais bénin. 

    Ce nuage, que vous pouvez voir sur l'adresse ci-dessous, prouve une nouvelle fois que nous n'avons qu'une seule planète, qu'elle est bien petite, et que ce qui se passe à l'autre bout du monde nous concerne aussi...

    http://www.irsn.fr/FR/popup/Pages/irsn-meteo-france_19mars.aspx