radiation

  • Quand on joue à l'apprenti sorcier...

    Le LHC est un monstre de technologies : cet immense anneau, de 27 kilomètres, enterré sous cent mètres de terre cumule ainsi les records. En son sein, un tube à vide - plus vide que celui qui règne entre les planètes du système solaire - où les physiciens injecteront simultanément 3 000 «paquets» de cent milliards de proton, soit deux nanogrammes d’hydrogène, par jour. Ces protons vont circuler à 99,999 999 1 % de la vitesse de la lumière et parcourront plus de 11 000 tours d’anneau à la seconde. Ce niveau d’énergie jamais atteint suppose des technologies sans égales. Le LHC est constitué de près de 10 000 aimants supraconducteurs en niobium-titane. Refroidis à -271,3°C, tout près du zéro absolu, par un système cryogénique à hélium superfluide, ce qui en fait le congélateur le plus froid du système solaire. Ces aimants guident les trajectoires des protons, accélérés par des appareils à radiofréquence. Contraints par les dimensions du tunnel préexistant, les ingénieurs européens, ont eu l’audace de pousser à des limites extrêmes les technologies à leur disposition. Un pari risqué  avec ses dangers potentiels d'expérimentation et les risques d'accident nucléaire, sans parler des multiples pannes déjà survenues et à venir...  Le mois d'avril 2009 risque d'être très chaud (date de remise en état du monstre après sa première panne, survenue après 24h de fonctionnement). Quand on joue à l'apprenti sorcier...