races et especes anciennes

  • L'extinction des espèces...

     

    La plus grave crise d'extinction des espèces depuis la disparition des dinosaures est en marche, selon des experts réunis à partir de ce dimanche à Barcelone sous l'égide de l'Union mondiale pour la nature (UICN). Quelque 8.000 participants - scientifiques, ministres de l'environnement, militants, représentants d'ONG - sont attendus à ce 4ème congrès du plus vaste réseau de collecte d'informations sur l'environnement, du 5 au 14 octobre. Le déclin accéléré de la biodiversité provoqué par l'homme, directement ou indirectement, sera au centre des débats. Globalement, un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont en danger. Au total, 785 espèces sont déjà éteintes et 65 survivent seulement en captivité ou à l'état domestique, selon l'UICN. "Le nombre d'espèces diminue sur terre et la vitesse de leur disparition augmente très rapidement ce qui fait qu'on parle de la 6ème grande extinction", indique Jean-Patrick Le Duc, du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN). La précédente extinction massive remonte à la disparition des dinosaures. Selon les experts, le rythme actuel d'extinction est de 100 à 1.000 fois supérieur à ce qu'il a été en moyenne sur des centaines de millions d'années. Les défenseurs de la biodiversité plaident pour le salut d'un maximum d'espèces en vertu du principe de précaution. "Aucune espèce n'est banale, chacune est le produit de millions d'années d'évolution et joue un rôle dans l'écosystème", souligne Wendy Foden, responsable du programme changement climatique et espèces à l'UICN. Les scientifiques plaident pour la création de vastes espaces naturels préservés. En France, la création d'une "trame verte et bleue", constituée d'aires protégées et de corridors les reliant afin de faciliter la circulation des espèces sauvages, est à l'étude. L'érosion de la biodiversité est provoquée à la fois par l'étalement urbain, la pollution, le changement climatique, les conflits armés ou encore à la surexploitation des ressources. Nous devons absolument changer radicalement notre façon de vivre, de consommer, de polluer, et être beaucoup plus respectueux de l'environnement qui nous entoure et dont nous faisons partie. Tout le système actuel doit changer. Voilà encore un beau boulot ! Terriens, il est grand temps d'agir... et je n'arrête pas de le dire...