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  • Dégustation du lundi 152

    Mémorable dégustation à l'aveugle du Clos ce lundi soir, chez Bon Bon, pour fêter 2 anniversaires. Mise en bouche avec un vin à la robe rosée aux reflets orangers et au nez floral. Pas d'effervescence marquée en bouche et beaucoup de fruit. Nous étions sur un Crémant et c'est du Champagne : "Tolérance" de Franck Pascal en vin nature, avec le Pinot Meunier qui prédomine l'assemblage.

    On passe aux blancs, avec un premier flacon à la robe pâle et au nez floral sur des agrumes. En bouche, c'est un peu mou, avant de littéralement exploser sur quelque chose de fruité, de long, de complexe : Le Mont Damné 2009 Chavignol, de Louis-Benjamin Dagueneau en Sancerre. Une merveille.

    Le second flacon présente une robe pâle aux reflets dorés, et un nez très frais sur des hydrocarbures, mais aussi sur de l'ananas, des raisins secs et des abricots séchés. En bouche, une sucrosité sans aucun excès et une longueur époustouflante, sur de la pêche blanche et du minéral, avec une belle fraîcheur : Clos Ste Hune Riesling 1989 en Alsace. On est en vendanges tardives, et c'est vraiment très beau. Rien à voir avec le 2004 de la semaine passée...

    On passe aux rouges avec un quatrième vin à la robe rubis et au nez de Pinot Noir sur des petits fruits. La bouche est veloutée, fondue, longue, sur une belle matière et un terroir marqué, avec des petits fruits rouges : Le Clos des Corvées 2007, Nuits-Saint-Georges 1er Cru, Monopole, du Domaine Prieuré Roch. Beau flacon.

    On continue sur la lancée, avec un cinquième vin à la robe noire et au nez chaud et sud. En bouche, nous pensons être sur une Syrah, ou du Mourvèdre, alors que nous sommes sur du Pinot Noir, dans un millésime exceptionnel : Clos de Tart 2003 Grand Cru de Mommessin à Morey Saint Denis en Côte d'Or.

    Le suivant présente une robe noire et un  nez frais. En bouche, on dirait un petit Crozes, tout en finesse. Et c'est raté : Château Simone 2007, Palette.

    La septième bouteille de la soirée, à la robe noire également, présente un nez de Cabernet Franc, dans son expression la plus pure. En bouche, des fruits, des tannins, de la longueur. Le tout devant encore se fondre, mais laissons-lui le temps : Anjou 2009 d'Agnès et René Mosse.

    Après un Clos Canarelli 2009 de Figari en Corse, qui n'avait rien à faire là, on dégusta encore Les Jardins de Babylone 2007, Jurançon de Didier Dagueneau et Guy Pautrat (frais et sur les agrumes), La Souteronne 2010 d'Hervé Souhaut, Gamay en Vin de Pays de l'Ardèche (nez de chou blanc fraîchement coupé et bouche lisse et jeune, de bonne tenue), un Saint Joseph 2010 du même Hervé Souhaut, pour achever cette folle soirée sur un douzième flacon à la robe noire, au nez frais et fumé sur des fruits noirs et à la bouche fumée et boisée : Côte Rôtie 2007 de Mathilde et Yvan Gangloft.

    Inutile d'ajouter que les mets servis tout au long de cette longue soirée furent à la hauteur, et même beaucoup plus pour certains d'entre-eux. Bon Bon a trouvé sa vitesse de croisière. Nous pas encore...