récession

  • Chaud la rentrée, chaud...

    Et voilà, les pics de chaleurs sont désormais derrière nous : il fera désormais un temps plus supportable. Cela ne signifie pas que cela ne va plus chauffer.

    Cela chauffe entre Israël-Iran, un nouveau conflit mondial à venir ?

    Chaud aussi avec les banques du monde entier qui sont toujours en faillite virtuelle, mais avec en plus cette fois-ci, les états eux-mêmes qui le sont, pour leur être venus en aide. Et chaud avec les mesures d'austérité que les gouvernements vont devoir prendre pour éponger cette dette privée devenue publique...

    Nous aurons chaud avec l'augmentation des prix des matières premières (pétrole, céréales), et les révoltes qui s'ensuivront. Nous aurons chaud avec les manifestations de la population sud de l'Europe, privée de revenus, privée d'aide et mise à la rue. Le tout dans un contexte économique mondial de récession et d'hyper-chômage. La zone euro entrera en récession fin septembre, au terme de 2 trimestres consécutifs de recul de son PIB...

    Nous aurons chaud avec la situation de Fukushima, où rien n'est stabilisé, et où une catastrophe mondiale peut survenir à tout moment. Tout comme avec les vieilles centrales européennes fissurées, qu'on aimerait bien faire encore tourner, en minimisant ou en cachant la vérité. Comme chaque fois quand il s'agit de nucléaire...

    Bref, la rentrée risque d'être chaude aussi !

  • La crise a de bons côtés...

    La crise oblige les islandais à réfléchir au sens de la vie, au pourquoi de l'argent, à la manière d'envisager le futur. Et dans ce pays au capitalisme triomphant jusqu'en 2008, l'on voit des idées neuves germer : "La crise nous oblige à repenser la société. Nous avons besoin de nouvelles idées pour avancer. Parce que la théorie d'une croissance qui jamais ne s'arrête n'est pas viable à long terme."

    La crise a rendu les gens plus curieux des autres : le "comment faites-vous pour?" a remplacé le "qu'est-ce que vous possédez?" Les enfants apprennent les valeurs des choses. On crée des potagers, on refait des confitures, et face à la chute de la couronne islandaise, on a cessé d'importer pour privilégier les produits locaux.

    "Le pouvoir en place n'a rien fait pour juger les coupables. Ils n'ont rien compris et ne veulent pas comprendre la crise : c'est comme sur le Titanic, on percute l'iceberg, et puis on sort les violons et le champagne, et on fait comme si on était toujours les plus forts. Or, le système bancaire est devenu criminel. C'est pareil chez vous, en Europe, mais vous ne vous en êtes juste pas encore rendu compte. Collusion des pouvoirs politiques et économiques, opacité des décisions, délits d'initiés : la désillusion financière a débouché en Islande sur une crise sans précédent de la représentativité". Ce qui a fait tomber l'ancien gouvernement...

    La Grèce et l'Irlande ont suivi l'Islande. Le Portugal, le Royaume-Uni, la Belgique et la France risquent de suivre vu les dettes accumulées. C'est exactement le scénario qu'avait prédit Jacques Attali en expliquant que l'on nous mentait sur l'état de santé des banques mondiales, malgré qu'elles aient été renflouées à coups de milliards d'euro. Et il faudra des années aux états et à la population pour rembourser ces dettes et remonter la pente, à coups de grands sacrifices et d'austérité. Alors que les banques, elles, ré-afficheront des bénéfices insolents...

    Espérons seulement que cette crise, comme en Islande, nous fasse réfléchir à un nouveau modèle de société, à l'abandon des principes de la société de consommation à outrance et du jetable. En Islande, étaler ses richesses n'est plus apprécié du tout. Ils disent à ces gens : "Ne sois pas si 2007 !". Le début du changement ?