quotas

  • La pêche au thon rouge : c'est reparti !

    Géant mondial de la pêche au thon rouge atlantique avec l'Espagne et l'Italie, la France promet une "tolérance zéro" à ses pêcheurs pour la saison 2008 qui débute fin mars, après des années de laxisme et de surpêche de ce poisson, roi des sushis. "Cette année, nous avons un quota de 4.775 tonnes et nous pêcherons 4.775 tonnes. Ceux qui pêcheront un thon de plus le sentiront passer en termes de sanctions. En 2008, c'est tolérance zéro", a déclaré le directeur des pêches Christian Ligeard. Tancé par Bruxelles, comme l'Italie, Paris doit être irréprochable après avoir "explosé" son quota 2007 pour ce poisson qui, malgré son nom, se pêche principalement en Méditerranée : 10.000 tonnes pêchées pour 5.593 autorisées. Ce dépassement serait dû en partie à des fraudes: six thoniers-senneurs du Languedoc (sud) font actuellement l'objet d'une enquête judiciaire. La France, qui dépasse son quota depuis des années, doit annoncer jeudi la répartition des 4.775 tonnes par bateau. Car le thon rouge, qui se vend très cher au Japon, aiguise les appétits. Les pêcheurs français ont touché de 5,50 à 6,50 euros le kilo en 2007 contre 2 euros pour le merlan. Les dépassements de quota font hurler l'UE et les défenseurs de l'environnement, alors que les scientifiques mettent en garde contre un effondrement des stocks. Dans un rapport international publié en octobre, l'Italie et l'Espagne ont été accusées d'avoir dissimulé plusieurs milliers de tonnes de capture. Le WWF a demandé en janvier aux grandes surfaces de boycotter ce poisson. Le contrôle de cette pêche internationalisée s'avère compliqué: les senneurs pêchent aux Baléares ou en Libye et transbordent leurs poissons en mer pour qu'ils soient transportés vers des cages d'engraissement, en Croatie ou à Malte entre autres. "Dès qu'ils savent qu'on est dans un port pour un contrôle, ils débarquent ailleurs", regrettent des inspecteurs. Des points de débarquement seront donc imposés en 2008. Le meilleur moyen de protéger ce poisson en voie de disparition est de ne plus en manger ! Ne l'achetez plus chez votre poissonnier, ni en grande surface, et choisissez autre chose à la carte au resto : ils n'en n'achèterons plus aux grossistes, qui eux, n'en achèterons plus aux pêcheurs. Cette tactique fonctionnerait à merveille, s'il n'y avait pas ces japonais et leurs sushis...

  • La pêche au thon...

    Un arrêté du Ministère français de la Pêche et de l'Agriculture, paru hier, interdit la pêche au thon rouge dans la Méditerranée et l'Atlantique. Greenpeace, qui avait mené une campagne de sensibilisation sur ce sujet, avait violemment affronté les thoniers marseillais fin août.Les organisations écologistes comme Greenpeace et le Fonds mondial pour la nature (WWF) mais aussi les scientifiques estiment que l'espèce est en danger en Méditerranée en raison de la surpêche, ce que contestent les pêcheurs. En dépit de la baisse des captures officiellement déclarées depuis 1996, les prises continuent d'avoisiner 53.000 tonnes par an dans l'Atlantique Nord et la Méditerranée, selon les experts. Or la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique a imposé des quotas de 32.000 tonnes.Ce sont les japonais qui vont rire jaune : ce sont eux qui achètent la plupart des thons rouges en vente à Rungis, et sur les autres criées. Mais ne nous inquiétons pas trop pour eux : ils parviendront bien à acheter leur poisson favori dans une autre région du monde, où le pognon passe avant les quotas, et où les pêcheurs se foutent éperdument de la disparition des espèces... Pauvre petite planète, que vas-tu devenir ?