qualite de l air

  • Le produit d'entretien le plus nocif...

    S'il devait y avoir un Concours du produit d'entretien le plus nocif, j'attribuerais certainement le Premier Prix à Dreft pour ses capsules de poudre pour lave-vaisselle. Ce sachet plastique, alors qu'il est totalement fermé, diffuse des odeurs chimiques terrifiantes. Une fois que vous l'ouvrez pour y prendre une tablette, des émanations chimiques horribles s'en dégagent et vous asphyxient littéralement., puis polluent gentiment l'air ambiant de votre habitation. La mention "de bien refermer l'emballage après chaque usage" est inutile : vous le faites automatiquement, et très rapidement, tellement l'air est irrespirable !

    En allant voir sur le site de Procter & Gamble, on trouve les composants suivants : 

    PENTASODIUM TRIPHOSPHATE

    SODIUM CARBONATE

    SODIUM CARBONATE PEROXIDE

    C13-15 ALKYL ETHOXYLATE BUTOXYLATE

    SODIUM SULFATE

    ACRYLIC/SULPHONIC COPOLYMER

    TRIDECETH-7

    DIPROPYLENE GLYCOL

    TAED

    AQUA

    SODIUM SILICATE

    PROTEASE

    GLYCOSIDASE

    GLYCERIN

    LAURAMINE OXIDE

    C9-11 PARETH-N (N = 3 THRU 8)

    PEG-8M

    PARFUM

    CELLULOSE GUM

    HYDROZINCITE

    COLORANT

    SILICA DIMETHICONE SILYLATE

    BENZOTRIAZOLE

    MAGNESIUM CARBONATE

    POLYETHYLENE GLYCOL

    (ACETATO)PENTAAMMINECOBALT DINITRATE

    COLORANT

    Geraniol

    Limonene

    J'ignore quel est le parfum qu'ils utilisent, mais je peux vous jurer qu'il ne suffit pas à camoufler les effluves chimiques toxiques qui se dégagent de ce produit peu naturel...

    A mon humble avis, à ne pas acheter pour rester en bonne santé. En attendant l'avis des autorités compétentes, s'il y en a encore...

  • Les poisons du ciel...

    Longtemps, les nuisances aériennes, réduites au bruit, nous cassaient les oreilles. Aujourd'hui, élargies à la pollution chimique, elles peuvent tuer. Surtout l'été, lorsque les aéroports réalisent 40% de leur trafic annuel. «En 2003, le terrible épisode caniculaire a permis de stigmatiser le rôle des gaz d'échappement provenant des avions», s'exaspère Sébastien Trollé, auteur des "Poisons du ciel". Un mouvement aérien dure en moyenne quarante-trois minutes et se décompose en quatre phases pendant lesquelles sont émis différents types de polluants: l'approche (descente et atterrissage); le roulage à l'arrivée et au départ, où la combustion de carburant libère essentiellement du monoxyde et du dioxyde de carbone; enfin, le décollage et la montée produisent surtout des oxydes d'azote. Dans l'atmosphère, les gaz à effet de serre émis par les avions seraient responsables, selon les calculs de la Commission intergouvernementale sur le changement climatique (IPCC), d'au moins 3,5% du réchauffement planétaire. Au sol, ces émissions ont des effets directs sur la santé: irritation des bronches, sensibilité accrue aux infections microbiennes, baisse de l'oxygénation sanguine, asthme, bronchites, voire cancers des poumons. Au total, en Ile-de-France, la pollution atmosphérique issue des activités aériennes équivaudrait à celle de deux boulevards périphériques! Et ce n'est qu'un début: le trafic aérien autour de Paris devrait doubler d'ici à 2020. Idem pour Bruxelles, survolé quotidiennement. Ce qui est fort étonnant est le mutisme le plus complet observé par l'IBGE (Bruxelles-Environnement), et par le site Web de la Cellule Interrégionale de l'Environnement (CELINE - IRCEL), qui étudient de fort près la pollution de l'air à Bruxelles (et ailleurs), mais qui n'abordent pas celle émise par les avions. Malgré mes demandes répétées : aucune réponse ! A croire que ce sujet tabou au niveau politique les rend muets ! En attendant, on déguste. Comme toujours...