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  • Les premières asperge de Provence sont là...

    Un délice, ces premières asperges de Provence ramenées de Lyon et choisies une par une sur le marché installé le long de la Saône.

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    Simplement servies avec un beurre salé, c'est un pur régal ! Les autres, consommées froides avec une vinaigrette maison, ou ajoutées à une poêlée de légumes verts (brocoli, fèves des Marais, haricots fins, échalotes, cébette, ail violet, courgette et poivron vert) sont l'accompagnement idéal d'un plat qui sent bon la Provence et qui annonce l'été.

    Un goût incroyable, des couleurs magnifiques (base blanche, queue verte et tête mauve), et un produit de saison, bon pour la santé.

    Ces asperges en provenance du Pertuis viennent d'arriver : ne les loupez pas ! Surtout par le temps ensoleillé qui règne pour le moment sur notre Royaume !

  • Réserves de victuailles provençales...

    Quel bonheur de se voir ramener du sud de la France quelques réserves alimentaires qui aideront à passer l'automne et l'hiver. 

    2 tresses d'ail violet de Provence (soit 24 têtes, calibre 70/90) qui tient jusqu'en avril, 1 tresse d'ail rose de Lautrec Label Rouge, 6 litres d'huile d'olive de Provence, première pression à froid, du Domaine de la Pierre Plantée à Sainte-Maxime, et un kilo d'olives noires aux herbes, qui tiennent un an dans le frigo.

    Quelques pots de miel (Lavande, Hauts-Paturâges et Sainfoin et Thym) de Monsieur Gélibert, apiculteur à Grimaud, quelques pots de confitures extra de griottes d'André Camous à Maussane Les Alpilles et quelques pots de Crème d'Olives Noires de l'Oliverie des Baronnies à Entrechaux.

    Ajoutons à tout cela quelques bonnes bouteilles de Bandol rouge (Terrebrune, Lafran Veyrolles et Pibarnon) et de Côtes de Provence, rouge lui aussi ( Château Saint-Baillon 2004 Le Roudaï et Domaine de la Cressonnière Cuvée Mataro 2006). Voilà quelques kilos de victuailles provençales qui parfumeront l'hiver, l'assiette et le verre...

    Et, en ce beau samedi automnal ensoleillé, j'ai rentré le bois sec qui animera les longues soirées hivernales, et je récolte les avant-dernières tomates goûtues et naturelles de la terrasse, pour en faire des conserves surgelées qui parfumeront, elles-aussi, les petits plats mijotés dans quelques mois. La récolte fût tellement abondante que mon freezer en est plein. Que du bonheur !

    Me voilà donc prêt à affronter l'hiver. Hiver qu'on annonce doux et très pluvieux et humide, après un mois d'octobre sec et ensoleillé. Mais on ne sait jamais, des fois qu'il serait glacial comme les 2 derniers...

  • Aucune résistance, ces petits jeunes...

    Pas de dégustation à l'aveugle ce lundi soir au Clos : 3 des 5 joyeux lurons ayant été décimés hier, lors d'agapes bucoliques en Hesbaye, qui se sont achevées à l'aube... dans des effluves de vin naturel.

    Quand on rentre à 5H30, on assume. Et bien non : ils dorment ! Aucune résistance ces petits jeunes...

    C'est donc lundi prochain que nous dégusterons les bouteilles des millésimes 1995 à 2005 prévues pour ce soir.

    En attendant, je déguste un magnifique Château La Calisse 2007 en Coteaux Varois de Provence. Un magnum acheté à l'aéroport de Nice dans la zone transit cet été. C'est superbe, soyeux, fin, frais et sur les petits fruits rouges. Très belle bouteille, de quoi patienter jusqu'à lundi prochain...

  • Entretien avec Olivier Bernard...

    Entretien fort intéressant avec Olivier Bernard, propriétaire du Domaine de Chevalier en Pessac Léognan ce jeudi soir.

    Je lui ai raconté notre passion pour les grands vins de Bordeaux dans les années 90, puis, lentement, notre désintérêt de plus en plus marqué pour cette région, pour aboutir aujourd'hui à ne plus avoir une seule bouteille de bordeaux en cave.

    Les raisons furent tout d'abord la montée en flèche des prix et l'impossibilité de trouver certains grands millésimes. Ensuite, le changement, à partir de 1991,  dans la façon de produire le vin, en recherchant la concentration et en accentuant le côté boisé (pour plaire à Parker?). Enfin, par l'encensement de tous les millésimes, alors que certains, comme 1995, ne le méritaient pas et s'avérèrent décevants à l'ouverture des flacons, alors que j'avais fort investi dans ce millésime.

    Je lui ai raconté mon émotion devant quelques vins absolument parfaits. Ce sont des moments rares que de déboucher le bon flacon, au bon moment et dans de bonnes circonstances. Haut Brion 89, Cheval Blanc  82, Petrus 90 et 89, Le Pin 90, Beauséjour Duffau 90, mais aussi un Lynch Bages 90 et un Clos du Marquis 89, sans parler de quelques vieux Yquem mémorables et d'autres vieux grands bordeaux.

    Que s'est-il donc passé, pour qu'aujourd'hui, les bouteilles amenées au Clos en dégustation proviennent d'autres régions ? Quasi plus de bordeaux, et quand il y en a, nous sommes déçus et le vin est mal coté : nous n'y trouvons plus de plaisir (lire l'article précédent : "Où sont passés les grands vins bordelais d'antan ?").

    Certes, nous avons évolué et nous sommes ouverts aux autres régions, qui ont toutes fort progressé, et aux autres pays. Mais les vins de bordeaux ont également changé, et ne correspondent plus du tout à nos attentes, à nos émotions et à nos plaisirs gustatifs. Sans parler des prix pratiqués...

    Olivier Bernard, que je respecte beaucoup et dont j'adorais le Domaine de Chevalier, m'a parlé des investissements considérables des grands châteaux bordelais dans le but d'améliorer encore la qualité des vins. Une grande partie du Domaine de Chevalier a été replantée, en améliorant l'orientation des ceps, en faisant mieux correspondre le porte-greffe à la parcelle. Puis les pesticides ont été abandonnés. Puis les insecticides ont été aussi abandonnés, et les autres traitements réduits.

    Quant aux prix, il m'affirme qu'en 2008, les 70 grands Bordeaux étaient vraiment fort abordables. Et qu'il faut aussi goûter les autres vins de Bordeaux, les 9.930 autres domaines bordelais : en 2009, tout est bon et réussi.

    Personnellement, et bien que ceux-ci aient fort évolué, j'ai un doute qu'un "petit" bordeaux m'offre un nez complexe sur de magnifiques nuances et arômes, et une bouche suave, pleine et longue sur des petits fruits, avec des tannins nobles, serrés et fondus, sans alcool ni boisé...

    Par contre, il m'est arrivé d'éprouver le même bonheur avec un Terrebrune 93, Cuvée Tradition, en Bandol, dégusté à L'Epuisette à Marseille. Un vin parfait et un moment inoubliable. Idem avec un Lafran Veyrolles Longue Garde 2000. Des bouteilles à 25 euro...

    Ces propos mériteraient une dégustation comparative lors de laquelle on comparerait quelques tout grands bordeaux, avec les vins qui, aujourd'hui, nous font plaisir. Dans les mêmes millésimes, évidemment.

  • One Maures...

    De retour du Var avant la cohue touristique, il nous a été donné de pouvoir déguster de nombreux vins locaux, dont les premiers 2008.

    En rosé, le Domaine "La Rose des Vins" 2008 en Coteaux Varois, à la robe claire, parfumé, sec et plaisant. "One Maures" en vin de Pays des Maures, lui aussi très pâle et plaisant (alors que le côté marketing de la bouteille faisait craindre le pire). Tout comme "Pink Floyd" du Château Miraval, 2007 en Côtes de Provence qui s'avéra vraiment bon : une robe claire, du corps et du fruit. Le Moulin de l'Isle 2008 en Côtes de Provence du Domaine de la Giscle se défend très bien pour un petit rosé sympa.  Quant au rosé du Château de Pampelonne, il est pareil à lui-même, année après année, toujours aussi agréable. En cubi, foncez sur celui du Château Barbeiranne, en Côtes de Provence, indiscutablement bon et qualitatif pour un prix plus que démocratique : 18 euro les 5 litres (soit 6,5 bouteilles!). Tout comme le cubi Teres, vin de Pays de Méditerranée, clair, sur des petits fruits suaves et élégants. Un rosé plus féminin. 

    Côté bons rouges, "R" Cru Classé 2005 Rimauresq, très beau, fondu et agréable. Château Barbeiranne 'Cuvée Charlotte" 2005 en Côtes de Provence, à la belle structure et aux tannins fins. Domaine de Terrebrune 2005 en Bandol : vraiment bon et à boire, tout comme Pibarnon 2005. Moulin des Costes 2005 en Bandol, du Domaine Bunan : parfait, comme d'habitude. Mais coup de coeur au Domaine Siouvette 2008 en Côtes de Provence, qui sort de magnifiques bouteilles depuis plusieurs années : vraiment très agréable malgré sa jeunesse, bien structuré, sur une belle matière et de beaux fruits rouges.

    La Provence est une région viticole formidable, dont le potentiel n'en est encore qu'à ses débuts. Je suis sûr que nous aurons encore de belles surprises et de fameuses découvertes dans les années qui viennent.