protection de la biodiversite

  • Ce n'est pas parce qu'il fait froid...

    Après un hiver plus rude que d'habitude, profitons vite de ce week-end ensoleillé, car les 15 prochains jours s'annoncent maussades, gris et pluvieux. En attendant l'été caniculaire prédit par de nombreux météorologues...

    A ce propos, la Commission doit présenter le 19 mars une communication sur les actions à mettre en oeuvre pour permettre à l'UE de s'adapter au réchauffement du climat. L'un des documents utilisé est le rapport réalisé en 2008 par l'Agence européenne pour l'environnement (EAA), qui prédit de véritables bouleversements, parfois catastrophiques, en Europe.

    Les pays du sud - Portugal, Espagne, Italie, Grèce - et le sud de la France sont les plus menacés par la sécheresse, voire des risques de désertification, et par les incendies de forêts, faute de précipitations. Leurs récoltes seront plus pauvres, l'irrigation deviendra un problème pour l'agriculture et les vagues de chaleur seront mortelles. Ce réchauffement aura en outre un impact sur le tourisme, qui va décliner dans ces pays.

    Les pays du centre de l'Europe connaîtront davantage de températures extrêmes. Ils auront moins de pluies en été, mais seront confrontés à des inondations en hiver. Ces variations auront des conséquences pour les récoltes et les forêts.

    L'Europe du nord-ouest - ouest de la France, Grande Bretagne et Irlande, Pays-Bas et ouest de la Belgique, Danemark - seront menacés par les inondations à l'intérieur des terres, mais aussi sur leurs côtes, en raison d'une montée des eaux des océans.

    Ce rapport préconisait des actions dans les domaines de la gestion de l'eau, des sources d'énergie, de la protection de la biodiversité, de la santé et de l'agriculture.

    Le plan d'action adopté en décembre 2008 par les pays de l'UE vise à limiter le réchauffement climatique à 2 degrés celsius. Il impose aux Etats et à l'industrie de réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre pour 2020. L'UE doit en outre porter la part des énergies renouvelables à 20% de la consommation et réaliser 20% d'économies d'énergie.

    Bruxelles chiffre à plus de 6 milliards d'euros par an d'ici à 2020 les conséquences du changement climatique pour l'UE si elle ne prend pas les mesures pour s'adapter, a annoncé vendredi à l'AFP une source communautaire.

    Une aumône, par rapport aux centaines de milliards de la crise bancaire...