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  • Aaaah, ces huîtres génétiquement modifiées, quel bonheur...

    Alors, ces dernières huîtres...? Elles étaient bonnes ? Parce que, si vous l'ignoriez, elles étaient des OGM ! Oui, vous avez bien lu. Et je suis tombé de ma chaise en lisant l'article publié ci-dessous dans Le Monde :

     

    Au coeur de la période des fêtes, qui représente de 60 % à 70 % de la consommation annuelle d'huîtres, les ostréiculteurs sont en plein désarroi. Depuis trois ans, ils sont confrontés à une surmortalité pouvant atteindre 90 % des jeunes huîtres avant qu'elles atteignent l'âge adulte. En 2010, la production française, qui représente quelque 130 000 tonnes, a encore baissé de 30 %.

    L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) privilégie comme explication la présence d'un herpès virus, baptisé OsHV-1, particulièrement agressif, combiné à des bactéries. Ce virus " existe depuis la nuit des temps ", relève toutefois Gérald Viaud, ostréiculteur à Chatressac (Charente-Maritime) et président du conseil régional de conchyliculture de Poitou-Charente. " Mais la vraie question consiste à savoir ce qui rend aujourd'hui ce virus si agressif, et est-ce lui qui fait mourir les huîtres ? Cela n'a jamais été vraiment prouvé. "

    Cet ostréiculteur adepte du " né et élevé " en milieu naturel incrimine la détérioration de l'environnement, liée au réchauffement climatique et à la gestion " désastreuse ", sur le littoral, de l'eau douce se jetant dans la mer et drainant des polluants tels les pesticides agricoles. " Si nous ne mettons pas en place des schémas d'aménagement territoriaux pour protéger nos estuaires, je ne vois pas comment on s'en sortira ", ajoute-t-il.

    Même si cela se fait encore à mots couverts, l'intensification de la production est aussi montrée du doigt. Au début des années 2000, les ostréiculteurs ont eu de plus en plus recours à la production artificielle de naissains dans les écloseries. Même en Poitou-Charente, qui est pourtant l'un des deux bassins de reproduction naturelle avec Arcachon, beaucoup se sont laissés séduire. En particulier par la variété d'huître dite des " quatre saisons ".

    Un produit de laboratoire créé par l'Ifremer en 1997, génétiquement modifié pour être stérile et pouvant donc grandir plus vite, puisqu'il ne dépense pas son énergie dans la reproduction. Résultat, cette huître est mature en deux ans, au lieu de trois voire quatre pour une née en milieu naturel et elle ne produit pas, en été, de laitance reproductrice. " Pourquoi se priver de bons produits, de qualité égale toute l'année, de taille homogène, charnue, plaisants pour le consommateur, sans s'astreindre au cycle naturel ? ", se demande Jean-Pierre Suire, président du Groupement qualité des huîtres Marennes-Oléron. Celui-ci s'interroge cependant : " Quand les jeunes huîtres sortent des écloseries, elles ne présentent aucune pathologie, aucune trace d'herpès. Mais dès qu'on les met en mer, elles peuvent mourir. Cela veut-il dire qu'elles sont moins résistantes ? ", Les producteurs se plaignent aussi de n'avoir aucune visibilité sur ce qui se passe en écloserie, par exemple, si des antibiotiques ou d'autres produits pour favoriser l'éclosion sont utilisés.

    Membre de l'Association pour une ostréiculture traditionnelle, Jacques Baroin, dénonce, lui, le risque d'homogénéité génétique, qui serait à l'origine de l'appauvrissement de la résistance des huîtres. Et ce petit ostréiculteur à Marennes de rappeler que " la mer favorise la sélection naturelle ". " En choisissant des variétés d'huîtres ayant une croissance rapide, n'a-t-on pas favorisé leur faiblesse et, dès lors, un terrain favorable au développement pathogène ? ", s'interroge-t-il.

    Pour Fabrice Viollet, un ostréiculteur de Saint-Just, à force " d'industrialisation ", " la nature a fini par reprendre ses droits. Quand vous faites de l'élevage intensif et que l'on charge les poches, les risques de transmission de maladies augmentent et des épidémies finissent par se développer ", reconnaît-il. Mais aujourd'hui, il se félicite de ne pas être passé, comme d'autres, au tout naissain d'écloserie et d'être revenu à une production plus raisonnable. " Heureusement que nous avons gardé notre mode de production naturel. C'est ce qui nous sauve aujourd'hui ", assure-t-il. Article de Laetitia Van Eeckhout dans le Monde de ce vendredi.

    Merci à l'IFREMER de mettre au point des huîtres OGM, et de les commercialiser sans en avertir le CON-sommateur ! Et bravo pour la surmortalité des jeunes huîtres de cette nouvelle espèce génétiquement modifiée, qui va faire grimper les prix pour les 3 ans à venir...

    Quand est-ce que l'homme comprendra enfin que l'élevage intensif, l'industrialisation et la recherche de profit se fera toujours au dépend de la qualité? Quand est-ce que ces apprenti-sorciers arrêteront-ils de manipuler l'ADN des espèces végétales et animales pour produire plus, plus vite et moins cher ? Avec tous les désastres écologiques, sanitaires et environnementaux qui s'ensuivent ?

    Un retour au naturel s'impose : rien ne vaut une petite huître née en mer et qui met 3 à 4 ans avant d'être commercialisable. Et non merci aux huîtres OGM, aux saumons OGM, aux animaux nourris d'OGM et aux fruits et légumes OGM ! Vive le Bio, les aliments naturels non traités, et dont la structure moléculaire n'a pas été modifiée.

     

     

     

  • L'appropriation du vivant...

    La brevetisation croissante des semences et des espèces de plantes et races d’animaux de rapport conventionnelles représente une dépossession considérable des fermiers et éleveurs :

    les agriculteurs ne peuvent plus conserver les semences de leurs récoltes et les éleveurs ne peuvent plus travailler que de manière très limitée avec les semences brevetées. Les détenteurs de brevets contrôlent la vente des semences et leur culture, peuvent décider de l’utilisation de produits insecticides et même encaisser des bénéfices sur certaines récoltes – jusqu’aux aliments transformés.

    Notre sécurité alimentaire repose de plus en plus entre les mains de quelques groupes transnationaux actifs dans les secteurs de la chimie et des biotechnologies.

    Au cours des dernières années, l’Office Européen des Brevets (OEB) n’a cessé d’accroître la brevetabilité et de contourner les interdits existants, et ce, dans l’intérêt des multinationales. Il existe ainsi une interdiction portant sur la brevetisation des espèces de plantes et races animales – malgré tout, plusieurs centaines de brevets ont été déjà été délivrés pour des espèces génétiquement modifiées. Ces brevets reposent sur une directive européenne relative aux brevets extrêmement controversée, ainsi que sur la décision de la Grande Chambre de Recours de l’Office ayant décidé, en 1999, que ce type de brevets seraient délivrés par principe.

    La Grande Chambre de Recours de l’OEB souhaite prendre une décision de principe sur les limites de la brevetabilité en se basant sur le cas d’un brevet sur le brocoli (EP 1069819). Les gènes naturels du brocoli ont simplement fait l’objet d’examens basés sur un diagnostic génétique (MAB – sélection assistée par marqueur). Aucun gène n’a été modifié. Selon ce brevet, toutes les plantes de brocoli ayant des gènes similaires doivent être considérées comme des « inventions techniques ». Leur utilisation pour l’élevage, ainsi que les plantes elles-mêmes doivent donc faire l’objet d’un monopole. L’interdiction de brevetisation pour des « procédés essentiellement biologiques dans le cadre de l’élevage de plantes et d’animaux » devrait donc être levée. L’OEB a même déjà délivré de tels brevets : un brevet pour des salades résistant aux pathogènes a d’ailleurs été délivré pour la société Enza Zaden Beheer (EP 1179089) .

    Si la Grande Chambre de Recours devait accepter ce brevet, cette décision (Dossier T0083/05) concernerait également toutes les demandes de brevet en cours, ainsi que toutes les demandes concernant des animaux de rapport et leur descendance.

    Nous souhaitons que l’agriculture, la culture et l’élevage restent indépendants et libres et que les aliments soient garantis pour les générations à venir. Nous, membres signataires des associations d’agriculteurs, éleveurs et membres d’organisations actives dans le secteur de l’environnement et du Tiers-Monde, ainsi que d’autres associations du monde entier, nous engageons pour qu’aucun brevet ne soit délivré sur la vie ; nous exigeons tout particulièrement des politiques et responsables de l’Office des Brevets qu'aucun brevet ne soit délivré pour des plantes et animaux élevés de manière conventionnelle ou pour des secteurs du patrimoine génétique employés dans des méthodes d’élevage conventionnelles. Nous exigeons des responsables de l’industrie des semences qu’aucune demande ne soit introduite pour des brevets de ce type.

    www.no-patents-on-seeds.org


  • Furadane : bientôt plus dans nos assiettes...

    Tueur d’oiseaux et reconnu dangereux pour l’homme, on espérait ne plus entendre parler du carbofurane. Mais cette substance active utilisée comme insecticide et commercialisée sous le nom de Furadane, interdite en Europe depuis 2007, est toujours utilisée dans un certain nombre de pays, dont les Etats-Unis. Cela dit, peut être pas pour longtemps… 

    Déjà, en 1994, les USA bannissaient son utilisation sous forme de granules et, depuis lundi 11 mai, le carbofurane est dans le collimateur de l’EPA (U.S. Environmental Protection Agency) pour une interdiction complète. L’EPA entend bien réduire sa limite résiduelle à zéro dans toutes denrées alimentaires. 
    Encore utilisé aux Etats-Unis sous sa forme liquide dans le traitement des cultures de pommes de terre, de blé ou de soja, le carbofurane est suffisamment mobile et persistant pour être entraîné par lessivage dans les sols et les eaux souterraines. Contaminant l’eau, mais aussi les aliments, toxique par inhalation pour ses utilisateurs, ce composé de la famille des carbamates est un neurotoxique qui peut se signaler par des symptômes allant de soubresauts musculaires, tremblements, diarrhée et vomissements jusqu’à de graves œdèmes pulmonaires en cas d’exposition aiguë. Aux cotés des risques pour l’homme, ses effets sont surtout dévastateurs chez les oiseaux. Dans les années quatre-vingt, l’EPA estimait que le carbofurane était responsable de la mort par empoisonnement de près d’un million d’oiseaux chaque année. Cette hécatombe très largement médiatisée par les protecteurs de l’avifaune, touchant des espèces aussi emblématiques que l’aigle royal, la buse à queue rousse et de nombreux oiseaux migrateurs, conduisit aux restrictions de 1994, mais ne parvient qu’aujourd’hui à motiver une interdiction complète aux USA. 

    Les mesures pour proscrire toute présence de carbofurane dans l’alimentation des Américains pourraient bien avoir des implications au niveau international. Elles s’appliquent en effet également aux produits d’importation, comme le riz, le café ou le sucre de canne. Or, de nombreux pays en voie de développement utilisent encore cet insecticide de façon totalement incontrôlée, notamment le Kenya, pays d’où la BBC reportait encore l’année dernière un empoisonnement massif des grands mammifères via cette substance. La restriction d’accès au marché américain est peut-être, à défaut de strictes réglementations internationales, une voie vers un changement plus global. 

    Deux conclusions :

    1.Le Furadane étant bientôt totalement interdit, les groupes semenciers lanceront un nouveau pesticide aussi toxique que celui-là, mais avec une toute autre composition. Et dans 20 ans, quand on s'en apercevra, ils recommenceront...

    2.Ceux qui mangent Bio n'ont aucun souci à se faire, puisque l'usage des pesticides est interdit. Aujourd'hui, comme demain. C'est le seul choix possible de ne pas s'empoisonner...

  • TOXIC...

    Dans un peu plus de dix ans, avec son triste cortège de cancers, insuffisances rénales, diabètes et crises cardiaques, la France sera à l'image des Etats-Unis : obèse. Le nombre de décès liés au surpoids dépassera ceux dus à l'alcool et au tabac. Et notre pays devra, à son tour, gérer le terrible paradoxe américain : malgré les progrès de la médecine, l'espérance de vie de la prochaine génération sera inférieure à la nôtre. Comment, en moins de trente ans, ce nouveau fléau a-t-il pu prendre une telle ampleur ? Le miroir américain est l'instrument idéal pour le comprendre et avancer vers la vérité. Or, contrairement aux mythes entretenus par la puissante industrie agroalimentaire, l'explication ne réside ni dans un changement radical des modes de consommation, ni dans une absence de volonté. La réalité est plus terrifiante : le danger est désormais au fond de nos assiettes. Et 'Toxic' le prouve, par de nombreuses révélations : l'irradiation systématique des aliments afin de les conserver plus longtemps en supermarché ; la véritable composition des frites de fast-food ; la viande créée en éprouvette dans les labos du futur ; le porc aux cellules humaines, ou comment l'homme est devenu cannibale sans le savoir...

    Désormais les fruits et légumes sont chargés de pesticides cancérigènes, les desserts sont saturés en acides gras nocifs, certaines saucisses entraînent des mutations de l'ADN humain et des steaks hachés contiennent la viande de... quatre cents vaches différentes ! Science-fiction ? Activisme ? Paranoïa ? Non, rien de tout cela mais une réalité établie et confortée par de nombreuses études scientifiques. Des conséquences de l'épidémie mondiale d'obésité à la dure réalité de l'élevage industriel, des véritables raisons de la multiplication de certains cancers à l'ampleur des risques encourus à chaque coup de fourchette, Toxic révèle comment nous en sommes arrivés là. Et comment nous pouvons en sortir, à condition de réagir. Vite. Après avoir enquêté sur l'affaire Dominici, l'assassinat de JFK et les secrets de Coca-Cola, William Reymond dévoile la face cachée de notre alimentation quotidienne. Une chose est sûre : une fois cet ouvrage lu, vous ne regarderez plus jamais votre assiette de la même façon...


    Les entreprises, et les intérêts capitalistes sont ici explicitement dénoncés. Des noms, des dates, des chiffres, toutes les preuves de leur culpabilité sont là. Et rien ne semble pouvoir arrêter cette spirale du profit à tout prix. Certains passages (notamment celui sur le neuro-marketing) font froid dans le dos. Il y aurait facilement de quoi ne plus jamais mettre les pieds dans un Mac Donald.
    Mais, malgré les atrocités auxquelles il nous confronte, l’ouvrage est passionnant. Il se dévore, comme un polar ; et l’on va de découverte en révélation, sans comprendre que ces vérités qui concernent le coeur de notre existence, notre alimentation, ne soient pas plus connues que cela, et autant négligées par nos dirigeants politiques...

    Toxic, ouvrage de William Reymond (Flammarion).

  • Les produits anti-cholestérol...

    Les phytostérols et phytostanols sont des substances végétales qui aident à diminuer le taux de mauvais cholestérol. Ils sont obtenus par procédé industriel à partir de colza, de tournesol ou de pin. Leur structure est proche de celle du cholestérol. Cela leur permet d'interférer dans l'absorption du cholestérol au niveau de l'intestin. Les bénéfices des phytostérols se mesurent surtout chez des sujets souffrant d'hypercholestérolémie et sous traitement médical. Cependant, il n'y a aucune preuve que ces substances qui diminuent la cholestérolémie de 10 à 15%, aient un quelconque effet sur la prévention des accidents cardio-vasculaires et des décès. Par contre, leur consommation présente un risque pour les personnes ne souffrant pas de ces problèmes, les femmes enceintes et les enfants. 
    Certains cardiologues s'interrogent sur les implications de ces stérols végétaux à long terme dans des problèmes de calcifications des artères.

    Conclusion : Si ces produits peuvent constituer une aide dans le cadre d'un traitement pour faire baisser le taux de cholestérol dans le sang, la consommation de ces produits pour prévenir des accidents cardio-vasculaires est non prouvée à ce jour. Ils ne doivent en aucun cas être consommés sans avis médical. Rappelons ici qu'un excès de cholestérol peut être dû à une association de mauvaises habitudes - alimentaires et d'hygiène de vie - qui doivent être remises en causes si on souhaite un résultat à long terme. En outre, ces produits peuvent être contre-indiqués à certains consommateurs et vu la multiplicité des aliments en contenant, il existe un risque de surconsommation dont on ne connaît pas les effets réels sur la santé (risque d'accidents cérébraux, de carences en vitamines A...).