produits frais

  • Le YùMe d'Yves Mattagne...

    Enfin testé ce restaurant ouvert depuis 15 jours, et où il faut désormais réserver une semaine à l'avance !

    En bas, une Brasserie Chic, avec la cuisine ouverte, cachée par un bar où il est également possible de déjeuner ou dîner, et une pièce adjacente, plus calme et moins chaude. En haut, un magnifique Lounge Bar et quelques tables basses, où l'on déguste de la cuisine japonaise-asiatique. Toute autre ambiance...

    Nous étions en bas. Première remarque, une carte de vins exceptionnelle avec des vins "découverte" à petits prix : vraiment remarquable ! À quelques kilomètres de la frontière espagnole, Calce déploie son amphithéâtre vertigineux de coteaux inondés d’azur et d’essences de garrigue. C’est dans ce lieu privilégié que s’étend le domaine exceptionnel de Gérard Gauby, surnommé « le Grand Cru du Roussillon ». On opta donc pour "Les Calcinaires" 2007 du Domaine Gauby en rouge (30 euro), un vin superbe, frais, sur le fruit. En blanc, on opta, suite aux conseils avisés de la charmante sommelière, pour un Colombelle, la référence en vin de pays des Côtes de Gascogne : un vin blanc, frais, fruité aux arômes extraordinaires, élaboré à partir de Colombard, d'Ugni Blanc, et de Listan (18 euro). Un pur plaisir !

    A la carte, en entrées, un toast à moelle sublime, à l'assaisonnement parfait, et une sélection de tempura tout à fait remarquable (crevette, crabe et légumes), si ce n'est que le tempura d'aubergine était trop gras. Mais la perfection pour tout le reste !

    En plats, une épaule d'agneau aux cocos de Paimpol, cuite basse température, remarquable elle aussi. Et le non moins fameux turbotin, cuit à l'arrête, sauce béarnaise, et sa cocotte de légumes : divin, cuisson parfaite, et belle présentation !

    Pour terminer, un Crumble aux pommes à tomber par terre, et un Irish Coffee digne de ce nom.

    Laissons au personnel de salle, très accueillant, le temps d'achever sa formation et de s'habituer aux exigences de la clientèle et tout sera vraiment plus que parfait ! 

    En quittant ce lieu gastronomique voué au succès, des clients attendaient encore à l'accueil qu'une table se libère. Il était 22H30...

    Merci à Yves Mattagne de nous avoir ouvert un tel établissement à Woluwé-St-Pierre ! Et bonne continuation.

     

  • Le Monde est petit...

    Restaurant situé près du square Montgomery à Etterbeek, découvert jeudi passé et retesté hier soir, avant d'écrire cet article. Coté 13 sur 20 par Gault et Millau, ce qui n'est pas terrible, sauf si le Chef est en progression constante, ce qui est le cas.

    Cadre sympa, bon accueil, outre la carte, un beau tableau de suggestion, prix modérés, quelques possibilités de vins au verre : voilà qui s'annonce bien !

    En entrées, Noix de St Jacques sur millefeuille de mangue et d'avocats (où je n'ai pas saisi la subtilité de l'accord), pointes d'asperges blanches, ravioli carbonara et lardons de saumon fumé (accord magique) et croquettes de crevettes (délicieuses, mais à la croûte un peu molle).

    Côté plats, un magnifique Turbot, en écailles de pommes de terre, sur une sauce verte au cresson (délicieux), et une brochette de lotte sur un curry de légumes (fort bien réussi). Fraîcheur des produits évidente.

    Côté vin, un très bon Chenin sud-africain au verre, une excellente bouteille de Chablis, et une autre de Bandol (La Bastide Blanche 2006), moins convaincante.

    Côté desserts, quelques agréables surprises, dont ce fondant de pommes et sa glace au Calva : pas mal du tout.

    Bref, un resto sympa dont quelques plats valent certainement le détour.

  • Habitudes alimentaires des riches et des moins nantis...

    En temps normal, déjà, on observait une différence de consommation entre plus riches et moins nantis. Les premiers, par exemple, dépensent traditionnellement plus en produits frais et en alimentation végétale, là où les seconds, proportionnellement, consomment davantage de  produits d'origine animale. La crise, analyse GFK, qui a relevé les dépenses entre octobre 2008 et septembre 2009, a clairement accentué ces différences : on est passé en  un an d'un écart de 5 à 8% pour les produits frais.

    Ainsi, dans leur alimentation, les familles aux revenus plus modestes n'introduisent que 7,1% de légumes, contre 7,7% pour les revenus aisés. Pour les fruits, la différence est plus marquée : 8,5% d'un côté et 9,5% de l'autre côté. En revanche, plus de pommes de terre chez les plus pauvres: 2,6% contre 2,4%, plus de charcuteries aussi (13,3%), mais moins de poisson...

    GFK, qui dévoile ces données dans le magazine professionnel de la consommation Gondola, observe que les dépenses globales des familles aisées sont « proportionnellement plus importantes pour les produits plus chers mais aussi plus sains ». Autrement dit, quand on a des revenus plus modestes, on se nourrit généralement moins sainement. En examinant plus avant chaque catégorie de produits, on notera par exemple que pour les produits laitiers, les familles plus démunies achètent surtout du lait, là où les autres complètent par des yaourts et du fromage. Pour ce qui est des viandes, d'un côté l'on préfère la volaille, le gibier, le filet mignon de porc, filet de dinde ou de poulet, filet pur, veau ou salami fin. Dans l'autre cas, le caddie se remplit de morceaux moins « nobles »: jambon d'épaule, spiering, pilons de poulet, pur porc, steak pelé, abats, lard, côtelettes, saucisses, carbonnades...

    De même, au rayon des œufs, là où les uns optent pour le bio ou les œufs d'élevages en liberté, un peu plus chers, les autres choisissent le plus accessible: œufs de ferme ou de batterie.

    Enfin, pour ce qui est des fruits et légumes, GFK souligne pareillement une consommation très inégale: salade pommée, choux de Bruxelles, chou blanc, citron, poire ou orange d'un côté, ananas, pamplemousse, fraise, kiwi, asperges, courgette et mâche de l'autre ! Les familles moins aisées vont aussi davantage consommer de frites surgelées et autres produits surgelés à base de pommes de terre, tandis que les revenus plus élevés choisiront les patates fraîches et les pâtes.

    La crise a accéléré la mutation des modes de consommation :  les gens ne veulent pas consommer moins, mais mieux. L'heure est au mieux-vivre. Les ménages veulent retrouver le juste prix et la qualité. En partie vrai, car les revenus moins nantis semblent clairement moins concernés, comme le montrent les données de GFK citées plus haut. Il n'empêche que le bio a la cote: 38% des 8.000 Européens sondés achètent fréquemment des aliments bio. C'est bien plus que l'équitable qui, pour les douze pays concernés, ne constitue que 10% des achats fréquents.

     

  • La Cuisine Au Vert à Waterloo...

    Très bon restaurant découvert ce midi à Waterloo : La Cuisine Au Vert, situé Chaussée de Bruxelles 200 G. Un cadre tendance et chaud, un accueil souriant, des tables bien dressées, une carte alléchante, sans parler du lunch 3 couverts à 18 euros.

    Le patron est un passionné, et cela se voit. Passionné de vins d'abord, avec une magnifique carte sur des  millésimes à boire. Très belles suggestions (j'ai opté pour un Sarda Mallet 1999 "Réserve" à 29 euro: un délice). Et très belle cave vitrée trônant au beau milieu de la salle.

    Passionné de gastronomie aussi : toutes les assiettes sont gourmandes, bien servies, et seuls les produits frais et de saison sont cuisinés. Un très bon pain, croustillant à souhait, et une bonne petite mise en bouche, toute en finesse et à la cuisson juste : excellent prélude à un repas qui s'annonce bien...

    La soupe de poissons est magnifique, tout comme les croûtons frottés à l'ail et la rouille qui l'accompagnent. Le dos de cabillaud , assez imposant, cuit à la perfection, repose sur une poêlée originale de légumes de saisons (choux de Bruxelles, radis, carottes, topinambours, etc.) cuite elle aussi à la perfection. Une délicieuse purée de grenailles cuites avec peau complète l'assiette pour un bonheur parfait. Quant à l'assiette de fromages, bien présentée et elle aussi copieuse, elle fait la part belle aux terroirs et au lait cru : un régal !

    Bref, que du bonheur à tous les niveaux dans ce restaurant déjà remarqué par le Gault & Millau 2009 et le Michelin 2010. Dépêchez-vous de découvrir (en semaine car fermé le w-e) cet endroit gourmand, où le goût et la qualité des produits sont mis en avant. Car cela devient de plus en plus rare à notre époque...