produits

  • Brinz'l, le nouveau restaurant ucclois dont on va parler...

    Magnifique dîner hier soir au Brinz'l (Aubergine en créole, dites Brinzel), le tout nouveau restaurant de Laure Genonceaux, une Mauricienne ayant notamment fait ses armes pendant 4 ans chez Bon Bon.

    Dans un cadre clair, lumineux et chaud, nous avons eu le privilège d'être ses premiers clients, pour sa première soirée d'ouverture.

    Nous avons opté pour le menu dégustation à 55 euros, le plus cher de la carte. Et c'est un festival de dégustations et d'entrées qui se sont succédées, ravissant nos palais et émerveillant nos papilles, à chaque fois.

    IMG_1391.jpg

    IMG_1392.jpg

    IMG_1395.jpg

    IMG_1393.jpg

    IMG_1396.jpg

    Il faut avouer qu'elle cuisine fort bien, que les accords sont justes et les cuissons parfaites. Tout est maîtrisé, tout est là. Il ne manque rien.

    Puis vinrent les plats, la plie aux poireaux, épaisse et goûtue, cuite à l'arrête, parfaite. Et des Gamberini rosso en remplacement du chevreuil, pour moi qui ne mange pas de viande. Avec une petite émulsion bisquée de derrière les fagots, comme seul, un grand Chef peut le faire.

    IMG_1397.jpg

    IMG_1398.jpg

    IMG_1399.jpg

    Comme il restait du vin, on opta pour une assiette de fromages affinés, au lait cru comme il se doit.

    IMG_1400.jpg

    Puis vinrent les desserts. Un premier dessert de Chef à la mangue, suivi d'une somptueuse crème brûlée et de mignardises.

    IMG_1401.jpg

    IMG_1402.jpg

    Côté vins, un grand choix à tous les prix, reprenant le fond de cave du restaurant précédent, et ses premières, et déjà nombreuses, références de la future carte. Nos deux bouteilles étaient parfaites et servies à la bonne température. On acheva le repas d'une fort belle manière, avec un magnifique rhum parfumé à l'extrême. En hommage au pays natal de Laure, cette jeune Chef, qui vient de loin et qui ira loin.

    IMG_1403.jpg

    IMG_1404.jpg

    Je vous recommande vivement ce nouveau restaurant bruxellois.

    BRINZ'L, Rue des Carmélites 93 1180 Uccle Tel : 02 218 23 32.

     

  • Bon Bon et son menu 16 services...

    Cela faisait pas mal de temps que je n'y étais plus allé. Et je dois bien avouer que Le Chef Christophe Hardiquest s'est encore amélioré : il approche la perfection absolue (qui n'est pas de ce monde) avec un talent et une maîtrise hors du commun.

    Ce fût, hier soir, une soirée mémorable et incroyable sur des saveurs, des contrastes, des accords, des cuissons et le goût, bien sûr. Pour une fois qu'on y était, on a opté pour le tout nouveau menu 16 services qui fait découvrir le talent immense de ce chef et de sa brigade. Tout est juste, orchestré sans fausse note, dans la simplicité et la bonne humeur. Un régal.

    A la fin du repas, je lui ai dit qu'il manquait peut-être juste quelques produits nobles. Ni homard, ni langoustine, ni turbot ou daurade royale... Et en rentrant et en y repensant, je me disais avoir commis une erreur : j'ai divinement bien mangé et ce n'était que des produits simples : maquereau, plie, légumes et un peu de truffes quand même. Il ne faut rien de plus car ces produits sont tellement magnifiés, mis en valeur et servis juste comme il faut que cela suffit amplement.

    Pour accompagner ce repas royal, j'avais amené un Moulin des Costes Charriage 2001 du Domaine Bunan à Bandol. Ce superbe flacon a surpassé les 6 autres bouteilles consommées ce soir-là : puissance, rondeur, longueur incroyable, un fruit encore présent avec des notes de garrigue et de la fraîcheur, tannins enrobés. Il avait tout pour lui, pour notre plus grand bonheur. Un tout grand moment, cumulé à l'autre.

    IMG_0603.JPG

    Suivent ici quelques photos des plats servis qui résument, à elles seules, cette ballade gastronomique de haut vol. Le tartare de légumes et sa tuile de géranium, si simple et préparé devant vous, est un pur délice.

    IMG_0581.JPG

    IMG_0582.JPG

    Je vous laisse deviner l'intitulé et la composition des plats suivants. 

    IMG_0563.JPG

    IMG_0566.JPG

    IMG_0567.JPG

    IMG_0568.JPG

    IMG_0571.JPG

    IMG_0573.JPG

    IMG_0574.JPG

    IMG_0575.JPG

    IMG_0578.JPG

    IMG_0580.JPG

    IMG_0584.JPG

    IMG_0586.JPG

    IMG_0588.JPG

    IMG_0590.JPG

    IMG_0592.JPG

    IMG_0594.JPG

    IMG_0600.JPG

    Et à 2 heures du matin, au moment du départ, la cuisine est à nouveau propre. Car dans quelques heures, tout recommence pour la brigade et Le Chef. Chapeau bien bas. Et une troisième étoile pour Bon Bon qui se profile à l'horizon.

    IMG_0605.JPG

     

  • Arnolfo, le meilleur restaurant d'Italie ?

    Je ne peux m'empêcher de partager avec vous les dernières créations d'Arnolfo **, mon restaurant préféré en Italie. L'Arnolfo B&B occupe une maison de campagne rénovée dans le centre historique de Colle Val D'Elsa, en Toscane. Un endroit incroyable et une table fabuleuse de créativité, de saveurs, de justesse, d'équilibre et de perfection. J'en rêve encore...

    arnolfo-natale-20141.jpg

    arnolfo-ristorante-carta.jpg

    arnolfo-ristorante-cromatismi-vegetali.jpg

    getano-trovato-chef-2michelin-star-483x300.jpg

    arnolfo-ristorante-essenza1.jpg

    arnolfo-ristorante-territorio-e-ricerca.jpg

    fine-anno-arnolfo2014.jpg

    dolci-arnolfo.jpg

  • La Vague d'Or...

    Et on achève cette série de photos de plats français de haut vol, avec le meilleur de tous. Le restaurant 3 étoiles de l'Hôtel de la Pinède à Saint-Tropez, La Vague d'Or. Malheureusement, la qualité des photos est médiocre car nous avons dîné dehors, à nouveau au bord de la grande bleue, et la lumière ambiante était insuffisante... Mais cela reste le meilleur souvenir gastronomique de 2014.

    1271.jpg

    1272.jpg

    1273.jpg

    1275.jpg

    1276.jpg

    1278.jpg

    1279.jpg

    1284.jpg

    1283.jpg

    1285.jpg

    1286.jpg

    1288.jpg

    1290.jpg

  • Le Petit Nice, à Marseille...

    On poursuit la série de photos alléchantes, avec le Petit Nice, à Marseille. Incroyable de technicité et de goût : la mer dans l'assiette.

    1209.jpg

    1211.jpg

    1213.jpg

    1214.jpg

    1215.jpg

    1217.jpg

    1218.jpg

    1220.jpg

    1225.jpg

    1226.jpg

    1227.jpg

    1228.jpg

    1233.jpg

    1234.jpg

    1236.jpg

    Je vous laisse deviner où se cachent La Pélamide, La Langouste, Le Loup Lucie Passédat, Le Denti, Le rouget de Roche, Le Homard Abyssal, Les Anémones de Mer, et le poisson entier (pas servi entier). Extraordinaire...

  • Et Arnolfo ?

    Très bien, ce nouveau classement des 100 meilleurs restaurants européens. Mais où est donc Arnolfo ?

    Arnolfo, c'est un incroyable restaurant, en Toscane (Via XX Settembre, 5053034 Colle di Val d'Elsa), qui mériterait amplement d'apparaître dans les 50 premiers, au minimum. Il semble avoir été totalement oublié...

    Pourtant, j'y ai vécu un de mes meilleurs repas : une exigence folle, de la créativité, des produits incroyables, une maîtrise des cuissons, un équilibre des saveurs et des textures. C'était magique ! Sans fausse note.

    Voici quelques photos de ce moment mémorable, et quelques autres :

     

    arnolfo-1.jpg

    arnolfo-2.jpg

    arnolfo.jpg

    filename-imgp4780-jpg.jpg

    filename-imgp4781-jpg.jpg

    filename-imgp4782-jpg.jpg

    filename-imgp4783-jpg.jpg

    filename-imgp4788-jpg.jpg

    one-of-our-desserts.jpg

    pasta-with-shrimp.jpg

    shrimp-and-broth.jpg

    Je vous conseille vivement d'y réserver une table, à midi ou le soir, si vous êtes dans la région cet été. Car Arnolfo, c'est magique.

     

  • Envies non assouvies...

    Ce week-end, j'avais quelque chose de personnel à fêter. Plutôt que d'aller au restaurant (on n'est jamais mieux servi que par soi-même), j'ai jeté mon dévolu sur quelques langoustines de Guilvinec fraîchement pêchées, des bestioles de 200 grammes... Une vieille envie non assouvie...

    Cuites juste comme il faut, au court bouillon, et servies tièdes avec une petite mayonnaise maison minute et une baguette à l'ancienne encore tiède, l'affaire était dans le sac : un repas magistral et le bonheur absolu ! Beaucoup trop copieux, mais qu'est-ce que c'était bon ! Impossible de se voir servir ce plat au restaurant, la matière première étant trop chère.

    Ne supportant pas et n'appréciant pas les vins blancs, et plutôt tourné vers les vins rouges puissants et tanniques, j'ai décidé de me faire plaisir et de goûter, ce week-end, 3 bouteilles du Domaine du Gros Noré en Bandol : 2004, 2007 et un 2010 en Cuvée Antoinette.

    Je m'étais toujours demandé si le propriétaire du Domaine du Gros Noré était gros et bon vivant ? Et bien non : après l'avoir rencontré lors du dîner des Vignerons et à la Fête du Millésime à Bandol en décembre dernier, je peux vous dire qu'Alain Pascal n'est pas gros. Par contre, son frère, très très sympathique, l'est. Et pas un peu...SourireMais le nom du Domaine date d'Honoré, leur père, bon vivant et surnommé ainsi pour son imposante stature et son calme. 

    2004 et 2007 sont 2 très grands millésimes à Bandol, 2010 est un cran en-dessous, si pas 2 à en croire Pascal Périer dans son dernier livre "Patrimoine du vin" dédié au vin de Bandol. Mais cela ne signifie pas que les vins sont mauvais : ils sont différents, c'est tout. Plus légers, moins de matière, moins d'alcool aussi, et moins de garde.

    Mais dans le cas présent, les 3 bouteilles affichent 15% d'alcool... Moi, en tout cas, j'ai adoré les 3 flacons, bien que certainement bus trop jeunes. Il faut encore patienter. Le 2004 est encore fermé, avec l'alcool qui marque la finale. Pour le 2007, avec plein de lies dans la bouteille, c'est moins perceptible, et encore moins le lendemain. Il faut carafer les Bandols : ils doivent s'oxygéner et sont souvent encore meilleurs le lendemain. Quant au 2010 : impeccable, la fraîcheur du fruit et l'acidité prenant le dessus. La finale est encore un peu tannique mais déjà fondue. Il faut lui laisser du temps. J'ai adoré !

    Et je les achève ce soir, vu le forfait de 3 de mes comparses du Clos pour ce soir. La prochaine dégustation du lundi aura donc lieu lundi prochain...

  • Flagrants Délices...

    Voilà une bien belle initiative, dans l'air du temps : quatre quadragénaires, passionnés de gastronomie, créent Flagrants Délices, un site bruxellois en ligne, qui propose des mets délicats et goûtus.

    photo.png

    Pour le moment, c'est encore assez restreint, mais le choix devrait s'étoffer au fil du temps. Saumon fumé, foie gras, magrets, boeuf séché, et bientôt, le véritable pastrami... 

    photo-1.png

    Des produits très qualitatifs achetés frais et cuits ou salés ou fumés dans la maison, selon des recettes simples, artisanales et authentiques. Que demander de plus ?

    photo-2.png

    Un site de commandes en ligne à suivre : www.flagrantsdelices.be

  • L'inculture culinaire notoire de Masterchef rappelée à l'ordre par le Label cuisine nissarde...

    "Merci à Amandine Chaignot, Yves Candeborde, Frédéric Anton, Sébastien Demorand et à toute l'équipe de Masterchef d'avoir prouvé l'utilité de notre Label Cuisine Nissarde par leur inculture culinaire notoire en matière de salade niçoise.... Et pour rétablir la vérité, le Label officiel "Cuisine NIssarde" vous offre la recette tirée du guide de labellisation. Merci à toutes celles et ceux qui nous ont contacté et soutenu, nous veillerons à protéger tout cela". 

    salade-nicoise.jpg

    La Salade Niçoise. Ingrédients pour 8 personnes :

    > 150 g de mesclun,

    > 500 g de tomates,

    > 100 g de cébettes, 

    > 100 g de petit coeur de céleri branche, 

    > 400 g de petits artichauts violets, 

    > 160 g de petits poivrons verts pour la salade,

    > 250 g de radis longs dit 18 jours, 

    > 50 g d’olives noires de Nice,

    > 200 g de thon à l’huile d’olive,

    > 8 anchois au sel (soit 16 filets),

    > 20 g d’ail,

    > 100 ml d’huile d’olive,

    > 4 œufs, 

    > de 8 à 12 feuilles de basilic (selon goût),

    > sel fin & poivre du moulin.

    Variantes : 

    > Vinaigre de vin rouge 

    > 200 g de concombre * 

    > 400 g de févettes (poids des févettes non écossées) *

    Laver les légumes. Nettoyer les radis en les gardant entiers avec leurs feuilles tendres. Garnir le tour d’un saladier, préalablement frotté à l’ail (à partir d’une gousse épluchée), avec le mesclun. 

    Couper les tomates en quartiers, les disposer sur les feuilles de mesclun, saler. 

    Emincer les concombres* (éventuellement, les faire dégorger au sel), le blanc de céleri et la partie tendre (cœur) des artichauts, les poivrons verts et les cébettes. Ecosser les févettes * (en saison). 

    Disposer tous ces légumes sur les tomates en soignant la présentation, saler. Ajouter le thon en laissant les morceaux assez gros, le basilic ciselé et décorer avec les œufs durs coupés en quartiers, les filets d’anchois et les olives noires. 

    Verser l’huile d’olive au dernier moment, le poivre moulu, et mélanger la salade devant les convives. Au moment de servir, veiller à bien répartir tous les ingrédients dans chaque assiette.

    https://www.facebook.com/pages/Label-Cuisine-Nissarde/164336347110451

    Tous les Niçois vous le diront, la salade niçoise ne contient pas de légumes cuits. Dehors les pommes de terre bouillies et autres haricots verts. Des crudités, que des crudités. Seuls les œufs durs ont cuit. 

    La vérité est qu’elle varie au cours des saisons et les févettes n’y seront présentes qu’au printemps quand elles sont jeunes et craquantes, de même pour les petits artichauts violets qui seront consommés avant que ne leur poussent la barbe. 

    La salade niçoise est un plat complet, riche en vitamines qui s’accompagne volontiers d’une baguette croustillante. Mais attention, choisissez bien vos tomates, de préférence des Saint Pierre mûries sur le plant et non de pâles succédanés bataves stockés dans une quelconque chambre froide 

    Dites-le vous, et pensez-y ! Et que la saison Top Chef qui démarre en prenne de la graine aussi. Non, mais...

     

     

     

     

     
  • La philosophie d'un grand Chef...

    "La cuisine ne s’apprend pas réellement,  

    La cuisine, on la vit et il faut avoir une folle envie de l’offrir. 

    Etre « cuisinier », c’est un acte simple d’amour et de partage  

    Entre la matière et les hommes qui cultivent, élèvent ou pêchent. 

      

     La nature regorge de saveurs angéliques. 

    Il est important de comprendre que derrière chaque produit  

    Il y a un visage,  

    Une terre et le respect du labeur qui en découle. 

     Ma cuisine raconte mon histoire, ma région, mes envies, 

    Mais elle ne serait rien si à chaque instant  

    Je ne leur rendais pas hommage. 

     

    Alors, notre seul travail est de donner le maximum puis d’essayer au cours de notre apprentissage d’être à la hauteur de cette substance et de ces hommes." ( Citation d'Arnaud Donckele, Chef de La Vague d'Or, le restaurant gastronomique de la Pinède à Saint Tropez, qui arbore aujourd'hui une troisième étoile au Guide Michelin).

    635-restaurant_la_vague_d-or-restaurant_etoile-saint-tropez-10224.jpg

  • Choisir ses fournisseurs et ses produits...

    La bonne cuisine, c'est d'abord un bon produit. Inutile de tenter de faire quelque chose de bon avec des ingrédients de piètre qualité, farineux, fades, mal cultivés, pas frais, pas de saison. Voyons où se fournissent les grands chefs parisiens et tentons de trouver la même chose ici en Belgique...

    On commence avec Alain Ducasse, dont les fournisseurs sont les suivants :

    • Pascal Beillevaire– La Seiglerie – Beurre
    • René Pellegrini - Les Comptoirs d’Epicure – Fromage De Roves
    • Philippe Constant- Le Mulon de Pen Bron – Fleur de sel de Guérande
    • Thierry Usaï – Champi Montagne – Champignons
    • Jean-Claude Most – La Finca - Fraises des bois
    • Didier Pil – Le Potager Du Petit Moulin - Légumes
    • Jérôme Galis - Cavadou et Galis – Légumes
    • Daniel Vuillon- Le Jardin Des Olivades – Légumes
    • Michel Bachès – Le Mas Bachès – Agrumes
    • Olivier Bigot - Société Ame Hasle – Langoustines vivantes
    • Joël Brunet-Moret – Produits Noirmoutrins et Vendéens - Poissons
    • Julien Plesel – La Ferme de Racan – Pigeon / Pintade
    • Jean-Claude Huguenin – Société Jean-Claude Huguenin – Volaille de Bresse
    • Yves-Marie Le Bourdonnec – Le Couteau D’argent – Boucherie

    Il n'y a pas que les grands restaurants, il y a aussi les petits bistrots. Comme Les Fines Gueules.

    Le principe de la carte est simple. Le chef fait son marché dans son carnet d'adresses de meilleurs artisans français. Ainsi on dégustera l'une des meilleures andouillettes AAAAA provenant de chez Thierry Daniel, le pain provient de la boulangerie Poujauran (dans le 7ème arrondissement de Paris) grand fournisseur des restaurants gastronomiques de Paris, les huitres viennent de Marennes-Oléron et de l'exploitation de David Hervé et la viande provient de la boucherie d'Hugo Desnoyers fournisseur entre autre de l'Elysée. La carte change tous les jours, mais on y retrouve tout au long de l'année de grands classiques de la maison. Parmi ceux-ci on trouve l'assortiment de charcuteries d'Auvergne et d'Espagne (13 euros en entrée ou 24 euros en plat), le carpaccio de veau élevé sous la mère au parmesan affiné 36 mois (13 euros) ou bien le tartare du Limousin au couteau (17 euros).

    Quant à Hélène Darroze, elle pense que "le produit sera à jamais ce qui prime dans ma cuisine. Sa qualité, sa provenance, sa fraîcheur, le producteur qui se cache derrière sont autant de critères incontournables à mon choix. Je cherche alors à le sublimer, avec pour seul mot d’ordre, le respect. Respect du produit, respect des saisons, respect du savoir-faire.

    Grâce à la complicité de mes fidèles fournisseurs avec qui je travaille depuis toujours, je propose dans mes créations ce que la saison et le marché m’offrent de meilleur. Vous découvrirez ainsi les légumes de Joël Thiébault, le foie gras de Monsieur Dupérier, les asperges blanches de Régine Ginglardi. Vous dégusterez les poissons en provenance directe de la Criée de Saint Jean de Luz ou Fontarabiet,  apprécierez viande, volaille ou gibier quand la saison le permet, amenés à maturité par Pierre Oteiza, la Maison Aimé ainsi que Pierre Duplantier, mes fidèles fournisseurs landais." 

  • La Villa Lorraine...

    Déjeuner, hier midi, par une belle journée ensoleillée dans le jardin mi-ombragé de la Villa Lorraine. Accueil un peu guindé par un personnel qui ne peut s'empêcher de vous examiner de la tête aux pieds, pour vérifier que vous correspondiez bien aux critères ancestraux de sélection de la clientèle : sensation fort désagréable. Et d'une époque aujourd'hui tout à fait dépassée.

    Heureusement, un fois assis, l'ambiance se dégèle rapidement. Service impeccable, un peu d'humour, parfait. Apéritif classique, et une dégustation de bisque froide de langoustine, trop corsée et trop poivrée, mais dont la concentration est atténuée par quelques fèves et petits pois.

    En entrée, un "Saumon froid sauvage mi-cuit froid, sauce aux herbes fraîches" fort décevant : il n'avait vraiment pas le goût du saumon sauvage, il n'était pas mi-cuit mais ultra cuit et mou, et en prime, 2 des 3 morceaux provenaient du ventre (soit un centimètre d'épaisseur et fort gras, avec la peau intérieure d'un côté). Ce ne sont pas des morceaux nobles. La seconde entrée, "Ravioles de foie gras, Pot au feu tiède et truffes de saison", s'avéra nettement meilleure : chaque raviole, à la pâte fine à souhait, renfermant une petit lit d'épinard et un morceau de foie gras, avec une bonne sauce crèmée et quelques copeaux de truffe.

    Vinrent ensuite les plats, avec une "Fleur de courgette et langoustines bretonnes", composé de 2 magnifiques langoustines poêlées reposant sur une microscopique purée de vitelottes, et accompagnées d'une fleur de courgette farcie d'une quenelle de langoustines aux herbes, assez fade et sans énormément de goût, le tout nappé d'une sauce rappelant la mise en bouche. C'est parfait comme entrée, mais fort léger comme plat... Quant à la "Langouste bretonne rôtie aux Herbes de Provence et son riz sauté aux petits légumes, vraiment rien d'extraordinaire. Bon, sans plus.

    Heureusement, le vin choisi s'avéra délicieux : un Châteauneuf-du-Pape Domaine de la Janasse 2003, cuvée Chaupin d'Aimé Sabon. Remarquable.

    Côté desserts, une "Soupe de Fraises - Poivre du Sichuan, Saveurs d’écorces d’Oranges et Citrons verts, Granité de Violette" fort poivrée, acide, pas assez sucrée et avec des fraises qui auraient pu être plus parfumées. Par contre, un grandiose granité de violette. Quant au "Gratin de Fruits des Bois, Meringue Italienne au Lait de Coco", vraiment rien d'extraordinaire non plus : des fruits manquant de saveurs et de parfums, et une meringue molle, sans goût, pas cuite,  qui s'écoule sur les fruits. Cela manquait de croquant...

    La Villa a encore bien du chemin a parcourir si elle veut revenir à son statut de très bonne table étoilée bruxelloise. Laissons-lui le temps.

  • Chou, Place de Londres...

    Superbe soirée, avec un dîner chez Chou, suivi de quelques bières au London Calling, le tout, Place de Londres.

    Dominique Aubry en salle (quel plaisir de l'entendre parler des vins et présenter les plats) et Benjamin Laborie en cuisine, génial, ayant fait ses armes chez Michel Guérard, puis chez Bras. Quelques bonnes références... qui se retrouvent dans l'assiette.

    Un magistral "Foie gras du moment, chapelure de canard", et une superbe "Remoulade de céleri-rave, homard et truffe en salade et fraîcheur de pomme" pour commencer. Et une présentation sur assiette originale et précise. C'est magnifique.

    Pour suivre, un délicieux "Chou fleur grillé et en mousse, la truffe en gelée et râpée, autour de la barbue glacée au jus de viande", et un exceptionnel Filet de Bar aux échalottes proposé dans le menu du Marché. Produits qualitatifs, fraîcheur, cuissons parfaites, créativité sans exagération : vraiment parfait !

    Le tout arrosé d'un Cristia  2006 en Châteauneuf du Pape, magnifique, sur le fruit, et à boire. A 42 euro, tout à fait honnête. On aurait pu suivre avec la réputée  "Ganache au chocolat et épices, huile d’olive", mais on fît un effort...

    Bref un superbe dîner, qui s'acheva par une visite du bar London Calling sur la même Place de Londres, lieu nouveau et sympa, avec concerts tous les soirs et une clientèle jeune et cosmopolite. Très bonne ambiance.

    Très sympa, cette Place de Londres. Elle mérite qu'on y retourne.

  • Jacques Marit à Braine-l'Alleud...

    Déjeuner, le week-end passé chez Jacques Marit, un restaurant niché dans la verdure à Braine l'Alleud :

     

    Apéritif maison agréable, mais qui aurait pu être servi un peu plus frais, suivi de quelques mises en bouches sympathiques, dont quelques-unes vraiment bonnes.

    Un "La Fleur Milon 2001" en Pauillac allait nous accompagner pour ce repas. Rien de détonnant, mais fort agréable, sur le fruit. La patronne et la sommelière sont très sympa.

    Pour commencer,  "Les Langoustines de Bretagne en croûte d'Amandes, Crème de Vieux Parmesan, Confiture de Citron et Réduction de Xérès". 4 véritables langoustines bretonnes de première catégorie cuites à la perfection. Mais pourquoi cette croûte d'amandes, atténuant le goût délicat et subtil de ce crustacé ? Quant à la crème de parmesan (très bonne en soit) et aux citrons confits (très bons en soit), ils dénaturent également le goût de la langoustine, d'autant plus que cette association de saveurs n'apporte rien au plat...

    Ensuite, un magnifique filet de Saint Pierre, à la cuisson exemplaire, accompagné de je ne sais plus quoi. L'ensemble était bon, mais il manquait cette petite touche magique qui fait que c'est exceptionnel. Même chose pour l'agneau, servi en 3 préparations : côtes parfaites et cuisson parfaite, filet succulent et raviole un peu sèche, servi avec un risotto qui n'enflamme pas l'assiette.

    Nous n'eurent pas le temps de prendre un dessert, le service n'étant pas fort rapide. Mais les plats étants copieux, nous n'avions de toute façon plus faim !

    En résumé, une salle d'une trentaine de couverts (où il vaut mieux réserver le week-end), des produits de première qualité (bravo) et une maîtrise vraiment parfaite des cuissons (encore bravo) qui valent le déplacement. Par contre, un effort à faire dans l'association des saveurs pour encore monter d'un cran et rendre ce repas magique.

     

  • Equinoxx à Uccle...

    Petit déjeuner ce midi dans ce restaurant-Lounge Bar d'Uccle, juste pour essayer.

    Cadre sympathique, service avenant, et carte assez originale composée de plats classiques et d'autres, avec quelques notes asiatiques. Carte de vins fort moyenne, sans véritable coup de coeur.

    Côté entrées, le bouillon à la japonaise se révèle original et surprenant, tandis que les croquettes de crevettes se révèlent trop compactes et manquant de finesse, malgré une chapelure asiatique originale et réussie.

    Côté plats, le wok de canard est moyen (canard trop ferme et légumes trop crus), tout comme le gratin de soles et scampis aux herbes (soles tropicales molles et sans goût). 

    Au niveau vin, un Cabernet-Shiraz australien qui n'a rien de transcendantal, suivi d'un beaujolais encore moins bon. On passera sur les Irisch Coffee, beaucoup trop fort en café. La recette, assez simple (un tiers Jameson, un tiers café et un tiers crème) n'est pas respectée : les 2 quarts de café serré rendent le breuvage dur à avaler, effacent le goût du Jameson, avec, en plus, une nuit blanche assurée.

    En bref, un déjeuner qui ne laissera pas un souvenir impérissable, malgré l'addition assez gentille pour un tel repas.

  • Aloyse Kloos...

    Fort agréable surprise dans ce restaurant dont les heures de gloire datent des années 80 et qui tient toujours la route aujourd'hui, sans étoiles ni macarons... Un menu à 35 euros, comprenant une mise en bouche, une entrée au choix, un plat au choix et les fromages ou un dessert, voilà qui est bien sympathique ! En entrée, le saumon fumé Maison à l'aneth, servi tiède, s'avéra vraiment exceptionnel. Les scampis à l'ail, qui pour une fois ne baignaient pas dans une marre d'huile, furent jugés très bons, tout comme les noix de St Jacques grillées aux chicons caramélisés. En plat, une toute bête truite saumonée, magnifiquement présentée, remporta tous les suffrages. Idem pour les mignardises de cailles, désossées et goutûes, accompagnées d'une sauce à tomber. L'assiette de fromages fût parfaite, avec une très belle sélection de fromages fort bien affinés et servis à température ambiante, ce qui devient rare. Côté desserts, rien à dire : même qualité et créativité que le reste de la carte. Quant aux vins, il faut savoir qu'Aloyse Kloos possédait, en 1984, la meilleure carte à vins du Royaume. 25 ans plus tard, il subsiste de magnifiques flacons et de bonnes affaires sur cette gigantesque carte, sur laquelle les prix en francs belges sont toujours indiqués... Le pinot blanc maison (de la Moselle luxembourgeoise) servi au centimètre, fût parfait avec les entrées, tandis qu'un magnifique Bandol du Domaine Tempier, Cuvée spéciale Cabassaou 1993 nous combla pour la suite du repas. A 40 euros la bouteille, cela aurait été un crime d'opter pour autre chose, bien que le choix ne manque pas. Mais vous connaissez mon amour pour le Bandol... Bref, une fort belle adresse à redécouvrir : Chaussée de la Hulpe, 2 à 1560 Hoeilaart 02/657 37 37.

  • Le Roma, Rue des Princes...

    Et voilà un autre restaurant italien testé pour vous. De dehors, cela ne paye pas de mine ! On hésiterait à entrer ! Grave erreur ! Car une fois installé, débute un parcours culinaire sans faute : délicate mise en bouche, somptueuses ravioles de langoustines, faites maison, et farcies de vraies langoustines entières (et pas d'une pâte mixée sans goût), suivies d'un très beau filet de barbue ultra fraîche et à la cuisson impeccable, simplement arrosé d'huile d'olive et de citron pour magnifier le goût du poisson. Côté vins, la première bouteille proposée par la patronne ne nous plaisant pas trop, elle fût immédiatement échangée contre un Primitivo des Pouilles (encore un!) fort plaisant, à 38 Euros. Un magnifique Limoncello artisanal clôtura ce très bons repas, et deux autres offerts par la maison, pour pouvoir affronter cette journée venteuse dans de bonnes conditions. Le vieux couple adorable (lui en cuisine et elle en salle) qui tient l'établissement est passionné : cela se voit et surtout cela se goûte. L'accueil est chaleureux et on s'y sent bien. 15 à 20 couverts au maximum : pas de cohue ni de bruit, on est à l'aise. Mais surtout, la qualité et la fraîcheur des produits servis, font de cet endroit une bonne adresse, peu connue, juste en face de la Monnaie. A essayer. Prévoyez du cash : les cartes de crédits y sont inconnues de ce vieux couple italien d'une autre époque...

  • Petit poulet de Bruxelles aux morilles...

    Maintenant que mon mal de tête me quitte enfin (sûrement dû à ces 2 vins blancs de Loire, dégustés hier soir...), je me permets de revenir sur ce plat tout simple et tellement bon, dégusté lui aussi hier soir. Vous achetez quelques petits poulets de Bruxelles (ceux qui courent en liberté, et pas d'infâmes volailles nées et mortes en batteries, et dont le goût fait même s'enfuir les chats), que vous débitez en morceaux avant de les poêler au beurre (du vrai beurre au sel marin de Guérande, et pas un pseudo machin anti-cholestérol), pour bien dorer la peau et empêcher les sucs de s'échapper. Vous mettez le tout dans une grande casserole, dans laquelle vous versez 2 boîtes de jus de morilles (Monteil, 375 gr), et vous laissez cuire avec couvercle. Pendant ce temps, vous hydrater 100 grammes de morilles séchées, que vous rincez plusieurs fois, avant de les poêler au beurre. Là, il est temps de peler de vraies bintjes de belle taille, non traitées, et de les tronçonner en frites artisanales, que vous plongerez dans une bonne huile végétale de qualité, après les avoir séchées. Quand le poulet parfumé aux morilles est bien cuit, récupérez le jus de cuisson dont vous ôterez les graisses en surface. Versez le reste du jus sur les morilles, ajoutez une bonne dose de vraie crème fraîche à 40% de matières grasses (et pas un truc allégé sans goût) et laissez réduire. Assaisonnez de fleur de sel et de poivre noir et servez. Un plat de fêtes, simple à réaliser, goûtu, parfumé, avec de la matière et de bons produits. Bon appétit.

  • Tous à l'Air du Temps...

    Plus une semaine ne s'écoule sans que l'on soit bombardé d'articles sur un restaurant qui devient soudainement incontournable : L'air du temps à Noville-sur-Mehaigne, et son chef Sang Hoon. Ouvert depuis 10 ans, ce restaurant n'est pas neuf ! Par contre, ce qui change, c'est l'intérêt de Sang pour la cuisine moléculaire qu'il apprend à Paris et en Espagne, et qui immanquablement, change sa façon de travailler, et donc ce que vous trouvez dans votre assiette... "Cônes de potiron, mayonnaise de foie gras et gel de thé au jasmin", "Textures de truite de Bonlez, bulles de pommes de terre, écume de verveine", "Cryoméringue,cacao menthe glaciale" sont des associations dont la complexité semble plutôt là pour épater les yeux que réjouir le palais ou l'estomac. Azote liquide, sphérification,Chlorure de calcium, méthylcellulose, transglutaminase est le vocabulaire de cette "nouvelle cuisine". L'alginate de sodium (E401), l'acide citrique, la lécithine (E322), l'isomalt (E953) et l'acide ascorbique (E300) sont les additifs "alimentaires" qu'il utilise, à l'aide de son siphon et de sa cartouche de N2O, pour arriver à ses fins. Tout cela ne m'emballe guère, tout comme la "cuisine" d'El Bulli... La gastronomie, ce n'est pas des nuages, des bulles, de l'écume, de l'air ou de la mousse ! Pourquoi dénaturer le produit, le diluer, le transformer à un tel point qu'il soit méconnaissable ? Rien ne vaut le vrai produit de terroir dans lequel on peut mordre à pleines dents. Je n'en démordrai jamais !