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  • Je soupçonne une entente commerciale entre loueurs de voitures...

    Comptant passer un séjour au Portugal, j'ai voulu louer une voiture. Les prix annoncés dans les publicités des sites comparatifs : à partir de 7 euros par jour. C'est ce que j'avais payé l'année passée.

    Dans ce cas-ci, comme je ne pars plus en juin, mais plus tard, les prix quadruplent ! 450 euros en s'y prenant plusieurs mois à l'avance. Aujourd'hui, c'est de 480 à 745 euros qu'ils demandent, pour une micro voiture..., soit de 28 à 44 euros par jour ! De 4 à 6 fois le prix normal...

    Ce qui m'a interpellé, c'est que l'écart de prix des propositions entre les différents sites comparatifs n'était, pendant tout un temps, que de quelques euros. Et que plus la date du départ se rapproche, plus les prix montent, de façon identique sur tous les sites..., sauf aujourd'hui où la date se rapproche et où des écarts de prix apparaissent. De là à penser qu'il y a une méga entente commerciale entre ces différentes firmes...

    Vous n'allez pas me dire que toutes les voitures sont louées, et que par conséquent, les dernières le sont à prix d'or ! Vous n'allez pas me dire non plus qu'il n'y a pas un loueur de voiture qui aimerait bien liquider les dernières qu'il a à un prix normal ! Or, j'ai beau chercher, je ne vois rien !

    Comme ils n'ont apparemment pas compris que je voulais juste louer une voiture et pas en acheter une, j'ai donc décider de ne rien louer du tout. En effet, après réflexion, je préfère de loin utiliser les taxis (fort bon marché au Portugal) et faire vivre des familles portugaises qui n'ont vraiment pas facile économiquement aujourd'hui, plutôt qu'une multinationale quelconque quadruplant ses tarifs à partir de début juillet.

    Et avant de dépenser 480 euros (hors essence, frais de parking, assurance complémentaire, etc...) de frais de taxi au Portugal, on peut y aller !

  • NATURE : LES NOUVEAUX SUPERMARCHÉS...

    Le monde de la distribution est-il en train de changer : voici quelques nouveaux supermarchés peu ordinaires. Des magasins collaboratifs ou de produits locaux...

    Tout cela n'est pas vraiment nouveau : des coopératives alimentaires se développent en fait depuis 40 ans, à New York et Londres. La coopérative Park Slope Food Coop (PSFC) est devenue le supermarché le plus qualitatif et le plus économique de Brooklyn, grâce à un système bien particulier : chaque membre de la coopérative y travaille 2 heures et 45 minutes toutes les quatre semaines, et reçoit en échange, la possibilité de s’approvisionner à la boutique qui pratique des tarifs avantageux. Les aliments et articles ménagers respectueux de l’environnement qui y sont vendus ont un prix intéressant : comme 75% du travail autour de la coopérative est réalisé par ses membres, les prix ne sont majorés que de 21% , contre  26-100% dans un supermarché conventionnel...

    Ce type de supermarché collaboratif fait des émules : à Londres, The People’s Supermarket propose aux consommateurs de bénéficier d’une réduction de 10% sur l’ensemble du magasin, à condition d’y travailler 4h par mois. Alors qu'un projet similaire est en train de se lancer à Paris, chez nous, c'est en région liégeoise, qu'un autre modèle de supermarché, détenu par ses propres clients, vient de naître.250_160_87e04081a0ed4e8e2e1e8d7012b3953d-1368698059.jpg

    La Coopérative ardente propose uniquement des produits alternatifs, respectueux de l’homme et de l’environnement et ses clients-coopérateurs peuvent commander par internet et se faire livrer à domicile ou dans un des point-relais situés dans tous les quartiers de Liège. Il n'y a pas à dire, la consommation alternative a le vent en poupe. Frank Mestdagh ouvre en ce mois de mai une grande surface entièrement dédiée aux produits locaux. Ces paris peuvent sembler audacieux, voire utopiques. Mais un signe ne trompe pas : de grandes enseignes ouvrent elles aussi des rayons spécifiques aux produits locaux. La durabilité est devenue un argument de marketing. Alors, en tant que consommateurs, ouvrons l'oeil, plus que jamais, au moment de faire les courses. Source : Madame nature sur Classic21

  • De 1,23 à 500 dollars par semaine pour nourrir sa famille...

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    Magnifiques photos que celles de ces 30 familles, photographiées dans leur environnement local, autour de ce dont elles ont besoin pour nourrir toute leur famille pendant une semaine.

    De 500 dollars pour les allemands et 350 pour les américains, à 5 dollars au Bhoutan et 1,23 dollars pour la famille tchadienne, les photos sont éloquentes quant à l'emprise de la malbouffe industrielle coûteuse et malsaine dans les civilisations dites "développées"...

    Les familles dépensant le moins sont celles qui se nourrissent de céréales et de fruits et légumes de saison, sauf au Tchad, où ce ne sont que des céréales et des légumineuses. Ce sont certainement ceux et celles qui mangent le plus sainement ! Et peut-être ne savent-ils même pas ce qu'est un Coca-Cola, un chips au paprika ou un Snickers, et tant mieux pour eux.

    "30 Families, 24 countries, 600 meals", un livre de Peter Menzel.

     

  • De scandale en scandale...

     

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    "Après le scandale de la viande de cheval, celui du poisson ? C'est la question qui se pose, après la publication, jeudi 21 février, d'une étude menée par l'ONG américaine Oceana révélant une fraude de grande ampleur portant sur les produits de la mer aux Etats-Unis, où un tiers des poissons consommés n'appartiennent pas à l'espèce que les clients avaient cru acheter.

    Pour son enquête, menée de 2010 à 2012, l'association a procédé à une analyse ADN de 1 215 échantillons de poisson collectés dans 674 points de vente – magasins d'alimentation et restaurants – dans 21 Etats américains.

    Les résultats sont sans appel : 33 % des poissons étudiés ne correspondaient pas à l'espèce affichée et pâtissaient d'un étiquetage non conforme à la charte établie par l'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA).

    Les poissons les plus pêchés, le thon et le vivaneau ("snapper"), sont aussi les plus mal étiquetés : ainsi, le vivaneau enregistre un taux d'erreur de 87 % (161 des 186 poissons vendus comme tel et collectés dans l'ensemble du pays n'en étaient finalement pas), tandis que le thon est mal étiqueté dans 59 % des cas (84 % des échantillons de thon blanc prélevés étaient en réalité de l'escolar, une espèce de poisson pouvant provoquer de graves troubles digestifs).

    Entre 19 % et 38 % des morues, des flétans et des bars chiliens avaient aussi un étiquetage erroné, ajoute encore le rapport. Seul le saumon est mieux étiqueté, avec seulement 7 % de fraudes.

    Cette vaste opération de substitution d'espèces prend plusieurs formes. On y retrouve des poissons d'élevage vendus comme des poissons sauvages, beaucoup plus coûteux (comme du pangasius vendu pour du mérou, de la sole ou de la morue). Des espèces surexploitées, vulnérables ou en péril vendues comme d'autres plus soutenables (par exemple du flétan de l'Atlantique à la place du flétan du Pacifique). Y figurent aussi des poissons déconseillés aux femmes enceintes et aux enfants par la FDA en raison de leur teneur élevée en mercure – comme le bar – commercialisés sous d'autres noms.

    Au total, 44 % de tous les lieux de vente visités vendaient des poissons mal étiquetés. Dans le détail : les restaurants de sushi avaient le taux d'erreurs le plus élevé sur leur carte (74 %), suivi par d'autres restaurants (38 %) et les magasins d'alimentation (18 %).

    "La chaîne mondiale d'approvisionnement des produits de la mer est des plus complexes et obscures, expliquent les chercheurs. Avec des inspections minimales du gouvernement fédéral, alors que les importations augmentent, et sans tests ADN tout au long de la chaîne d'approvisionnement, il est difficile de déterminer si la fraude s'est produite sur le bateau, pendant le traitement des poissons, au niveau du gros, lors de la vente au détail ou ailleurs."

    "Aux Etats-Unis, 90 % du poisson consommé est importé, ce qui rend plus difficile la traçabilité. Surtout, les contrôles de la FDA ne portent que sur 2 % de ces produits, explique Beth Lowell, directrice de campagne d'Oceana. Acheter du poisson est devenu un jeu de devinettes pour les consommateurs américains. Il faudrait traquer les poissons du bateau de pêche jusqu'à la table du consommateur pour pouvoir être sûrs qu'ils sont sans danger, légaux et portent une étiquette les décrivant de façon exacte."

    "Outre le fait d'être trompés et de payer plus cher que la valeur du produit acheté, un grand nombre de consommateurs se voient nier le droit de choisir un poisson pour des raisons de santé ou de préservation d'espèces menacées", déplore de son côté la Dr Kimberly Warner, scientifique d'Oceana et principale auteure de cette recherche.

    "Nos résultats montrent qu'un système de traçabilité transparent et empirique – un système qui pourra suivre les poissons du bateau à l'assiette – doit être mis en place au niveau national, conclut le rapport. Conjointement, une inspection et des tests accrus sur nos produits de la mer, et en particulier pour les problèmes d'étiquetage, ainsi qu'une application plus stricte des lois fédérales et nationales qui combattent la fraude, doivent permettre de lutter contre cette tendance gênante."

    En Europe, la traçabilité est aussi en question. Si aucune enquête de grande envergure n'a jamais été menée à l'échelle de l'Union, une étude publiée dans la revue Fish and Fisheries en 2011 avait néanmoins révélé que respectivement 28 % et 7 % du cabillaud vendu en Irlande et au Royaume-Uni était mal étiqueté. L'espèce, la plus populaire parmi les poissons blancs consommés dans ces deux pays, était remplacée par d'autres poissons moins soutenables (comme le cabillaud de l'Atlantique, menacé) ou moins chers (tels que du merlan, du colin ou du lieu noir)." Article d'Audrey Garric dans M Planète, pour Le Monde.

    Personnellement, j'ai tellement mangé de poissons (souvent midi et soir) que je les reconnais tous. Inutile de vous dire que quand on me sert du Loup du Lac Victoria pour du Bar de ligne, ou de la sole tropicale pour de la vrai sole de la mer du Nord, je bondis. Chaque poisson possède sa propre structure de chair et son goût, ce qui me permet de différencier un filet de Rascasse, d'un filet de barbue et un pavé de Daurade Royale d'un tronçon de Pageot. Et je peux vous confirmer, qu'au restaurant, cela arrive de plus en plus souvent, même dans quelques grandes maisons... Sans doute que le prix du poisson sauvage local, et sa rareté, y sont pour quelque chose...

    Le drame, c'est que la plupart des CON-sommateurs n'y connaissent rien, et se font rouler dans la farine. Le goût se perd, et la qualité aussi...

  • Evolution du prix des grands bordeaux...

    Article intéressant ce mois d'août dans la revue des Vins de France concernant l'évolution des prix des grands bordeaux... et de la spéculation.

    Avec un salaire de 3 à 4.000 euros par mois, il faut aujourd'hui 1 mois de salaire pour pouvoir acheter 1 bouteille de Pétrus de grande année. Il y a 25 ans, avec un mois de salaire, on pouvait acheter 2 caisses de Petrus 1982.

    10.000 francs français investis dans 4 caisses de Pétrus 1982 vaudraient aujourd'hui 200.000 euros...

    En 1982, un Mouton-Rothschild en primeur valait 75 francs français. En 1990, il en valait 300. En 2000, il en valait 1.500, et en 2005 5.240 (soit 800 euros) !

    En résumé, les bonnes affaires sont passées. Et ce genre de vin est devenu tout à fait inaccessible pour la plupart d'entre-nous.

    Reste à se rabattre sur les alcools, moins à la mode : un cognac des années 1858, 1870 ou 1873 cote aujourd'hui 300 à 400 euros. Or, cela ne semble pas possible, car un cognac de 150 ans d'âge devrait valoir au minimum le prix d'un cru classé de Bordeaux : 3.000 euros la bouteille. Le prix ne peut que remonter, d'autant plus que c'est rare.

    En résumé, investissons dans les vieux rhums, les calvados, le cognac. Mais attention aux faussaires.

    Et pour les grands bordeaux, tant pis.

  • Le prix des fruits et légumes Bio...

    Pour info, un tableau reprenant le prix des fruits et légumes Bio disponibles sur le marché. Meilleurs, goûtus, bons pour la santé, bons pour l'environnement et la biodiversité. Il ne faut plus hésiter...

    Ministère de Agriculture
    Service des Nouvelles des Marchés
    Bio Fruits et légumes grossemaine 47 
    année 2008
    du 17/11/08 au 23/11/08
    RUNGIS-FLG-BIOLOGIQUE   (code=M0117)

     


    désignationminimaxiMoyenVaria
    ananas Afrique biologique (le kg)2.404.153.68-0.27
    avocat Hass Import biologique colis 4kg (le kg)3.003.223.11
    avocat Hass U.E. biologique colis 4kg (le kg)2.405.054.11
    banane Afrique biologique (le kg)1.251.451.34-0.01
    coing U.E. biologique (le kg)  2.20
    datte Medjool Import biologique (le kg)11.5014.9513.23
    kiwi Hayward Nouvelle-Zélande biologique (le kg)2.603.352.98
    mangue Sauvage Import biologique (le kg)  5.40
    marron CHATAIGNE France biologique (le kg)3.804.404.10
    noix sèche France biologique (le kg)3.905.504.600.05
    poire autres variétés U.E. biologique (le kg)2.202.552.38-0.22
    poire Conférence France biologique (le kg)2.302.652.48
    poire Conférence U.E. biologique (le kg)  2.20
    pomme autres variétés France biologique (le kg)2.102.202.170.02
    pomme Bicolore autres variétés France biologique (le kg)2.102.202.17
    pomme Elstar France biologique (le kg)  2.20
    pomme Gala France biologique (le kg)2.102.152.13
    pomme Golden France biologique (le kg)1.952.202.120.02
    raisin Italia U.E. biologique (le kg)2.602.852.780.03
    raisin Ribol France biologique (le kg)3.654.203.92
    citron U.E. biologique tout-calibre (le kg)1.351.801.62-0.18
    clémentine U.E. biologique (le kg)1.352.151.73-0.57
    clémentine U.E. feuille biologique (le kg)2.302.402.35
    orange U.E. biologique (le kg)1.201.601.47-0.28
    pomelos blanc Import biologique (le kg)  1.60
    pomelos rouge Import biologique (le kg)  1.80
    grenade U.E. biologique (le kg)3.603.803.70
    kaki Espagne biologique (le kg)2.803.002.90
    ail blanc U.E. biologique (le kg)4.004.904.47
    aubergine U.E. biologique (le kg)2.252.352.30
    bette France biologique vrac (le kg)2.202.802.540.39
    betterave crue France biologique (le kg)1.602.001.770.07
    betterave cuite France biologique paquet 500g sous vide (le kg)2.102.402.27-0.03
    carotte France biologique (le kg)1.201.701.500.00
    céleri-branche France biologique (le kg)1.802.051.88
    céleri-rave France biologique (le kg)1.902.202.100.00
    champignon de Paris France biologique (le kg)6.606.706.65
    champignon Shii-take France biologique (le kg)  10.73
    chou blanc France biologique (le kg)1.251.651.50
    chou Brocoli U.E. biologique (le kg)1.902.152.03
    chou frisé France biologique (la pièce)1.261.351.31-0.04
    chou Romanesco France biologique (la pièce)1.471.661.57
    chou rouge France biologique (le kg)1.001.701.35-0.25
    chou fleur France couronné biologique (la pièce)1.091.151.110.01
    concombre U.E. biologique colis de 12 (la pièce)1.001.091.050.05
    courge Butternut France biologique (le kg)1.652.201.85-0.10
    courge France biologique (le kg)1.201.701.41-0.39
    courge Potimarron France biologique (le kg)1.601.851.70
    courgette Maroc biologique (le kg)  1.95
    courgette U.E. biologique (le kg)2.352.552.430.63
    échalote France biologique (le kg)2.954.753.63-0.17
    endive U.E. biologique (le kg)  3.80
    épinard France feuille biologique (le kg)3.253.553.37-0.03
    fenouil France biologique (le kg)2.102.402.28
    fenouil U.E. biologique (le kg)1.802.001.90
    gingembre Import (le kg)3.505.504.50
    haricot vert Import biologique (le kg)3.304.503.75-0.25
    navet jaune France biologique (le kg)  2.02
    navet rond violet France biologique (le kg)1.802.101.92-0.18
    oignon jaune France biologique (le kg)1.601.701.65
    oignon rose France biologique (le kg)1.802.001.90
    oignon rouge France biologique (le kg)2.002.252.100.00
    panais (le kg)1.652.802.23-0.32
    patate douce Espagne biologique (le kg)2.102.452.28
    patisson France biologique (le kg)1.902.102.00
    persil France biologique (la botte)0.800.900.85
    poireau France biologique (le kg)1.702.051.90-0.20
    poivron rouge carré U.E. biologique (le kg)2.002.902.400.25
    poivron vert carré France biologique (le kg)  2.63
    poivron vert carré U.E. biologique (le kg)2.202.902.35
    Pomme de terre CHAIR FERME Charlotte France biologique (le kg)1.151.501.370.02
    pomme de terre CHAIR FERME div.var.cons France biologique (le kg)1.151.501.28
    pomme de terre CHAIR NORMALE div.var.cons France biologique (le kg)1.151.701.450.00
    Pomme de terre épiderme rouge France biologique (le kg)0.951.801.38-0.12
    radis noir France biologique (le kg)1.801.901.83-0.12
    rutabaga France biologique (le kg)2.102.202.150.00
    chicorée Scarole France biologique (la pièce)1.001.331.13
    laitue Batavia France biologique colis de 12 (la pièce)0.871.100.970.07
    laitue Feuille de chêne France biologique colis de 12 (la pièce)0.871.100.970.07
    laitue pommé France biologique colis de 12 (la pièce)0.871.100.970.07
    laitue Romaine France biologique colis de 12 (la pièce)  1.02
    roquette France (le kg)6.007.906.800.30
    tomate ronde France biologique (le kg)  2.22
    tomate ronde U.E. biologique (le kg)1.802.152.02
    tomate ronde U.E. grappe biologique (le kg)2.202.452.320.02
    topinambour France biologique (le kg)2.252.352.300.00
    Moyen : prix moyen en Euros
    Varia : variation du prix moyen par rapport à la période précédente

  • Ars Vinorum, Sheltema et Belga Queen...

    Mon avis sur 3 restos essayés récemment. Ce midi, déjeuner à l'Ars Vinorum, Rue de la Reinette à Bruxelles (perpendiculaire à la Rue de Namur) : petit resto italien très sympa, tout en simplicité, mais avec de fort bons produits et une magnifique carte de vins italiens à petits prix. Superbes antipasti, risotto aux cèpes à mourir, Nebbiolo très convenable à 18 euros, sans oublier les délicieux desserts typiquement italiens. A recommander. Le second, le Sheltema, représentait pour moi la meilleure maison de l'Ilot Sacré. Ce n'est plus le cas. Croquettes de crevettes fort décevantes (croûte molle et trop épaisse, et farce bisquée effaçant toute la finesse de la crevette grise). Raie meunière ridiculement petite et fine, et me semblant avoir été surgelée : où sont ces belles raies bouclées au filet épais et blanc, et au goût si fin? Pas là en tout cas ! Et quand vous demandez ce qu'est le "Blanc de Turbot" à la carte, le garçon vous répond que ce sont des chutes de turbot ! A ce prix-là, ils ne vont pas en vendre des masses... Le troisième, toujours égal à lui-même : le Belga Queen. Lunch à 16 euros avec un superbe et copieux tartare de saumon en entrée, et un fort beau filet de Colin en plat sur une purée de rattes et ses petits légumes. Vraiment bon. Seul souci, le prix du vin au verre. Mais quand on aime, on ne compte pas, c'est bien connu.

  • Les bordeaux 2007...

    Aussi surprenants que cela puisse paraître, les 2007 ont plus de corps et d'intensité que les 89 ou 96, grandes années de vins charpentés. Ceci est dû au fait que les vignerons ont été obligés, vu les attaques de Mildiou, de supprimer les raisins qui auraient eu du mal à mûrir, et de stopper la croissance de la vigne ce qui amena un bon rapport entre la charge et le feuillage, et donc une belle concentration. C'est également dû au fait que la somme totale des températures fût supérieure à la moyenne, ce qui apporta une richesse naturelle en sucre des raisins. On est sur des fruits rouges, et l'élégance d'un millésime tempéré. Belle surprise donc, suivie d'une autre bonne nouvelle : les prix pour les ventes en primeur :sur Internet, on peut consulter les prix proposés au grand public. Par exemple sur www.millesima.fr, où Léoville-Barton (Saint-Julien) est à 40 euros HT, Montrose (Saint-Estèphe) à 50 ou le Clos-Fourtet (Saint-Émilion) à 32. Alors que les Châteaux Margaux, Lafite-Rothschild, Mouton-Rothschild, Latour et Haut-Brion, qui viennent juste de sortir, sont de concert à 280 euros HT. Soit une baisse d'environ 25 % sur le 2006. Et, bien sûr, des prix sans commune mesure avec les sommets atteints par le 2005. Sur www.vins-fins.com, Beaumont (Haut-Médoc) est à 7,20 euros HT ; Troplong-Mondot (Saint-Émilion), à 48,50 ; Grand-Puy-Lacoste (Pauillac), à 34, et Lascombes (Margaux), à 44 euros. Voilà qui va peut-être en réconcilier certains avec les bordeaux, inaccessibles depuis 2005... Ces 2007 n'intéressent pas les investisseurs, profitons-en !

  • On fête quoi ?

    Un petit message, alors que j'étais au bureau, m'a fait plier bagages bien plus vite que d'habitude : mon sixième sens me poussait, en ce jour historique au niveau politique à la con, à me rendre très rapidement à une dégustation improvisée, en cours. A peine arrivé, on me tendit un magnifique verre, au nez de petits fruits mûrs, à la robe rubis, dont le cerclage rouille indiquait le millésime, et à la belle bouche suave et longue, mais un peu molle, manquant d'un peu plus de structure. Mais très beau quand même : Château Cheval Blanc 1990, 1er Grand Cru Classé en Saint-émilion. On poursuivi ce grand moment avec la dégustation d'un vin beaucoup plus expressif au nez, avec des notes de tabac, de cuir et d'animal, à la robe noire, mais avec le même cerclage rouille. A la bouche, les mêmes sensations qu'au nez, sur une très belle longueur. Mais avec une nervosité et une structure qui manquait un peu au précédent. Vraiment superbe. Château Haut-Brion 1989, également 1er Grand Cru Classé, en Graves. Deux flacons cotés 100/100 par ce vieux Parker, et dont la valeur actuelle est tout à fait désopilante ! Ce Haut-Brion qu'on trouvait, en 92, à 62 euros (ce qui était cher) se négocie aujourd'hui à 1.300 euros la bouteille ! Aaaah, si nos salaires avaient suivis la même courbe... Bref, bonne intuition, et rare privilège de pouvoir, aujourd'hui encore, déguster de tels flacons. Je l'aime bien, moi, cette Rue du Bailli !

  • Grands Crus de Bordeaux 2005...

    J'ai eu l'immense privilège de me fondre dans la masse des négociants et importateurs de pinard, et d'assister à la présentation du millésime 2005 par l'Union des Grands Crus de Bordeaux à Autoworld. Excepté Cheval Blanc, Mouton-Rothschild et Yquem, membres d'honneur absents, la plupart des propriétaires étaient bien là. J'ai donc goûté le Domaine de Chevalier et le Château Pape Clément, en Pessac-Léognan, Château Gazin en Pomerol, Château Figeac en Saint-Emilion, Château d'Armailhac, Château Lynch-Bages et Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande en Pauillac, pour terminer sur le Château La Tour Blanche et le Château de Fargues en Sauternes. Et je n'ai plus eu le courage de goûter Gruaud Larose, Léoville Barton et Léoville Poyferré en Saint Julien. Trois remarques : il est très difficile de déguster des vins aussi jeunes, qui sortent à peine de barrique, et doivent encore se faire : ils sont tous très bons et fort semblables. Par contre, il est très agréable, et amusant de voir en chair et en os ces propriétaires, passionnés et désormais richissimes. Enfin, il faut bien se dire qu'avec les prix pratiqués, départ Château, ces Grands Crus de Bordeaux sont de moins en moins accessibles aux amateurs que nous sommes. Il y a une limite au-delà de laquelle une bouteille de pinard (car c'est cela, en fait) ne vaut plus le prix exorbitant demandé, quelque soit le plaisir qu'on éprouve en la dégustant. Mais rassurez-vous : il y a des Bordeaux moins chers, et il n'y a pas que Bordeaux !

  • Les fruits bio...

    Lors d'une discussion hier soir avec des potes, je me suis rendu compte combien l'argument prix prévalait lors des achats alimentaires. Ils sont conscients du fait que c'est meilleur pour la santé, que le goût des aliments est tout autre, mais le prix reste un obstacle. Personnellement, je pense qu'il ne faut pas hésiter une seconde, quitte à manger moins, mais mieux. J'ai, pour le moment, chez moi des pommes Pink Lady de Nouvelle Zélande achetées au Delhaize, et des pommes bio, bien de chez nous, du même magasin. La différence est frappante : les premières sont sèches et légèrement sucrées, avec une peau fine glycérinée et traitée, les secondes sont juteuses à mourir, sucrées et acides, avec une peau très épaisse. Rien à voir : un monde de différence ! Et, ce qui est terrible, c'est que des chercheurs britanniques sont en train de prouver qu'il existe des composants anti cancers dans les fruits. Présents faiblement dans les pommes industrielles traitées, fortement dans les pommes bio et très fortement dans les pommes bio d'anciennes variétés oubliées ! J'y reviendrai dès que j'aurai plus d'infos. En attendant, consommons bio (pour notre bien-être, et pour faire baisser les coûts), et recherchons les anciennes variétés de fruits et légumes, beaucoup plus goûteuses et saines que la pomme 4130 et la tomate Y-40, mondialisées par les multinationales...

  • C'est Dallas...

    Je lis dans la Revue des vins de France de septembre les nouvelles augmentations de prix sur le millésime 2005 : c'est écoeurant ! Bernard Magrez avait certifié en février qu'il n'augmenterait pas le prix de ses vins de manière spectaculaire. Résultat : + 113% pour le Pape Clément blanc, et + 103% pour le rouge, + 43% pour le Faubrauge et + 41% pour la Tour Carnet ! Les autres font pas mal non plus, dont le Larcis Ducasse (+ 328,56%), vendu dorénavant au même prix que le Figeac... Et, malgré cela, tout s'est vendu en 2 heures... Quant aux grands, Margaux a augmenté de 337% à 350 euros la bouteille, Cheval Blanc à 400 et Ausone à 500 euros ! Laissons ces bouteilles partir dans le Sud-est asiatique, aux USA et en Russie, où des nouveaux riches sans culture ni éducation, épateront leurs invités - ignares comme eux - avec ces flacons renommés. Peut-être les boiront-ils au goulot, ou dans la piscine ? Peu m'importe. Quant à nous, recherchons ces petits trésors abordables, vinifiés et vendus honnêtement par des vignerons d'autres régions ou pays, et découverts par les cavistes. Le plaisir est là...