prendre le temps

  • On n'a qu'une vie, et elle passe beaucoup trop vite, profitons-en...

    Les semaines et les mois défilent à toute vitesse, et de plus en plus vite, au plus vous avancez en âge. Seuls, quelques événements vous rappellent, de temps à autre, que c'est déjà Carnaval, déjà Noël ou déjà tel anniversaire. Et vous jureriez que le précédent ne date que de quelques mois à peine, mais jamais un an ! Et pourtant, un an vient encore de passer sans que vous ne vous en rendiez compte...

    A force de courir toute la journée, d'avoir de multiples activités en soirée et le week end, on perd toute notion du temps qui s'écoule. Emmené par ce tourbillon démentiel, cette course incessante. Et la connectivité permanente n'arrange rien !

    Moi, cela me préoccupe, et j'ai décidé de stopper, de me poser et de faire le point. De penser à moi (pour une fois). De prendre le temps de réfléchir comment j'aimerais que le reste de ma vie se déroule, avec qui, où çà et à quel rythme. Ambitieux ? Je ne le pense pas. C'est MA vie, et c'est important. Chacun d'entre-nous devrait faire cette halte de temps à autre, juste pour s'assurer qu'il est toujours sur les bons rails. Cela fait du bien de regarder dans ses rétros, avant de regarder devant soi, à nouveau. On fixe sa route et on sait où on va et pourquoi.

    Ne plus perdre son temps (avec des gens que vous n'appréciez pas, devant une télévision abrutissante, dans des files interminables, etc...), avoir un but, être passionné par ce qu'on fait, partager et faire plaisir, et prendre soin de soi, de sa famille, de ses filleuls et de ses amis. C'est déjà pas mal. Après la santé, le temps est le bien le plus précieux. Réfléchissons-y.

  • Soylent : La bouffe de demain ?

    Baptiser un produit alimentaire en référence au film Soylent Green (Soleil Vert ), dans lequel les êtres humains se nourrissent de pilules à la composition douteuse… Il fallait oser. Pourtant, Rob Rhinehart assume. Avec Soylent, cet ingénieur américain de 24 ans prétend avoir inventé un cocktail nutritif qui pourrait permettre à l’humanité d’arrêter définitivement de manger. Après avoir transformé sa cuisine en labo de chimie, Rob Rhinehart se nourrit exclusivement – et depuis plusieurs mois déjà – de cette mixture.

    boisson.jpeg

    Selon son inventeur, le Soylent contient précisément ce dont le corps humain a besoin pour fonctionner dans des proportions idéales. « Je ne pense pas que nous ayons besoin de fruits et légumes, mais plutôt de vitamines et de minéraux, estime-t-il. Nous avons besoin de glucides, pas de pain. D’acides aminés, pas de lait. ». Depuis le début de son expérience, Rob Rhinehart assure ne jamais s’être senti aussi bien sur le plan physique et mental. Les tests médicaux lui donnent – pour l’instant – raison.

    Pourrait-on ainsi remplacer nos repas par de la poudre blanchâtre diluée à l’eau ? « Ne pas se soucier de la nourriture, c’est génial. Pas de courses, pas de vaisselle, pas de temps perdu à réfléchir à quoi manger, pas d’interminables conversations sur les bienfaits du sans gluten, des régimes drastiques, des graisses animales et végétales. » Au-delà du temps économisé, Rob Rhinehart insiste sur les avantages écologiques et économiques de son cocktail. Il pourrait en effet être produit avec un faible impact environnemental et permettre de nourrir la planète. Il serait également exempt de beaucoup des toxines présentes dans notre alimentation industrielle.

    Pas nutritionniste mais ingénieur électricien de formation, le chercheur a pourtant réussi à convaincre bon nombre de scientifiques de la viabilité du Soylent. La campagne de collecte organisée pour financer le projet affichait un objectif de 100 000 dollars : elle a permis d’en récupérer plus d’un million ! Le produit, en cours de développement, sera disponible dans le monde entier début 2014.

    En attendant, sur son blog, l’homme doit répondre à de nombreuses critiques. Certains affirment qu’il est impossible de se passer de fruits et légumes frais et d’une alimentation variée. Mais c’est surtout la perte du caractère social des repas qui déclenche la polémique chez les internautes. Ce à quoi Rhinehart répond qu’il continue à aller au restaurant une ou deux fois par semaine, comme on va au cinéma. SOURCE : wedemain.fr

    Soleil vert : on y est ! Ce jeune américain, sans doute nourri depuis la plus jeune enfance, par Mac Donald, Burger King, Pizza Hut et consorts ignore tout du plaisir éprouvé lors du choix des ingrédients naturels et de saison d'un plat sur les étals de marchés. Il ignore tout du plaisir à préparer ces ingrédients frais et de qualité pour en faire un plat odorant, goûtu et soigné. Et il semble ignorer encore plus le plaisir de déguster un tel plat, accompagné du vin adéquat.

    Je ne perds du temps ni à faire mes courses, ni à cuisiner, ni à déguster des mets fins et délicats en compagnie d'amis : c'est du plaisir, du partage, de l'émerveillement. Qui varie selon les saisons.

    Qu'il continue de se nourrir de sa mixture magique : il perdra ses dents, aura de sérieux problèmes digestifs, et sûrement bien d'autres problèmes de santé à moyen et  à long terme. Y compris une dépression à force d'avaler la même mixture insipide tous les jours...



  • Colors magazine n°69 : à acheter !

    Thich Nhat Hanh est un bouddhiste Vietnamien qui vit lentement. Il nous raconte que nous devons exister dans le moment présent, prendre notre temps, appréhender les conflits avec calme, et que quand nous nous brossons les dents le matin, nous devrions juste nous brosser les dents. Il méprise l'impatience. Tout va de plus en plus vite, nous sommes de plus en plus efficaces et productifs, juste pour l'argent. Nous avalons en vitesse un repas au micro-ondes pour pouvoir travailler encore plus, les enfants ont droit à une histoire d'une minute avant d'aller dormir, car les parents sont occupés. Les autos ressemblent plus à des avions qu'à des voitures. Internet donne accès à tout, tout de suite. Et la production alimentaire suit les pressions du marché pour fournir des vivres standards, bon marché et faciles à distribuer : la santé et la nutrition ne sont pas des priorités. Et dans tout ce bouillonnement, le calme survit grâce à des initiatives comme Terra Madre, une toile mondiale de petits producteurs locaux qui représentent une force dans cet univers de production de masse. Ces gens-là prennent leur temps, respectent la nature et les saisons, n'utilisent ni engrais, ni produits chimiques et produisent des aliments sains. Aller lentement présente beaucoup d'avantages, bien loin derrière l'argent. Ils traitent notre alimentation comme nous devrions nous traiter nous-mêmes. La rapidité a un bon côté : elle fait apprécier d'autant plus le fait d'aller lentement. COLORS 69 : "Retour à la Terre", vous demande de ralentir, le temps de rencontrer ces quelques personnes et les aliments qu'ils produisent. Après tout, vous et vos choix alimentaires définiront ce que nous mangerons dans le futur. Ce magazine sort lundi en librairie. Un beau plaidoyer pour un retour à la normale. A acheter ! Et à lire, lentement....