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  • Dégustation du lundi 133

    Dégustation à 6 ce lundi, avec un invité qui me fit découvrir, il y a des années, les somptueux vins de Giuseppe Quintarelli et ses Amarone della Valpolicella...

    Premier flacon, en blanc, avec une robe dorée et un très beau nez sur des agrumes et de la noix. En bouche, des agrumes, du calcaire, sur une belle matière qui persiste et fort bien équilibrée. C'est net et c'est beau : Chablis Premier Cru Vaucopin 2000 des Caves Jacquinot à Chichée. J'ai amené cette bouteille en hommage à Roland Jacquinot, dont je viens d'apprendre le décès. Un énorme gaillard, au regard vif, qui m'a toujours émerveillé par la qualité de son travail, sa franchise et sa façon de vous accueillir dans son chai et dans sa cave. Adieu l'ami, et merci pour tout.

    Second blanc, à la robe paille, et au nez de levures et d'agrumes. La bouche, toujours sur des agrumes et du pain, est riche et vivace en finale. C'est jeune et cela pétille très légèrement, mais c'est très bon : Saint Bris 2008 Bourgogne, d'Alice et Olivier De Moor à Courgis. On est à plus de 80% de Sauvignon, et en Bourgogne ! Une exception...

    Troisième blanc à la robe plus foncée, et au nez de Munster très long et déconcertant (pour être sympa). En bouche, on dirait un champagne de 1964 qui ne pétille plus... Jura ? C'est un Savagnin ouillé : Arbois Pupillin 2004 de Pierre Overnoy. Avis fort mitigé autour de la table.

    On passe aux rouges, avec ce quatrième flacon à la robe légère et au nez de cour de ferme, avec de la réduction, derrière laquelle on devine un fruit rouge. En bouche, un vin de comptoir, à boire à l'apéro avec des tapas, sans défaut mais pas accompli. Avec malgré tout une belle matière et des fruits rouges croquants : Mauvais Temps 2009 en Vin de Table de l'Aveyron de Nicolas Cadmarans.

    Cinquième bouteille, à la robe foncée et au nez cuit, sur du jasmin et de l'amande. En bouche, c'est très mauvais : La Rèze 2008, Merlot-Cabernet en Vin de Pays d'Oc. Et en plus c'est Bio ! a oublier au plus vite...

    Sixième flacon à la belle robe classique et évoluée, au nez classique et strict. En bouche, une belle matière, une belle longueur, un beau terroir, de la noblesse. Un côté confituré avec une belle fraîcheur, mais un terrible boisé en finale, rendant le tout fort sec... Fort dommage pour ce Brunello Di Montalcio 2005 La Fiorita de Castelnuovo Abate-Montalcino. 

    Dernière bouteille de la soirée, avec un vin à la robe légère et trouble, et au nez de vieux vin qui pinote... La bouche s'avère fondue, longue, et mûre, sur un mono-cépage. C'est très bon, on en boirait des seaux... : Les Hautes-Maizières 2007, Vosne-Romanée du Domaine Prieuré Roch. Pas mal du tout, et dans la lignée du Clos de Bèze 2007, du même domaine, que j'ai loupé la fois passée pour cause de rhume...

    Lundi prochain, on recommence à 6 avec de meilleurs flacons (moins pétillant, moins déconcertant, moins Munster, moins réduit, moins jasmin, moins sec et moins boisé), histoire de faire honneur à notre invité. Qui vivra verra.