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  • Dégustation du lundi 274

    A nouveau une belle dégustation à 5, après avoir posé les filets pour protéger notre trésor des oiseaux et autres renards. Le Clos est désormais protégé des prédateurs et le raisin très sain : un très bon millésime s'annonce donc, sauf accident... Ici, un rang de Pinot Noir. Que c'est beau !

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    La dégustation de ce lundi soir débuta, pour l'occasion, et toujours à l'aveugle, avec une de nos bouteilles, à la belle robe et au superbe nez bourguignon pour certains et de Rayas pour un autre. La bouche est décevante par rapport au nez, mais pas mal quand même, avec une belle acidité. Clos de Rouge-Cloître 2013 à Bruxelles.

    On poursuivi avec un vin blanc à la robe très claire et au nez de pommes, abricots et pêches blanches. En bouche, ce vin de soif est frais et rafraîchissant, avec son petit côté perlant et fermentaire sur la pomme. On pense à la Provence ou au Rhône et on est en Ardèche : Q Blanc, La Vrille et le Papillon 2014 de Meryl Croizier en Ardèche, en vin nature, sur de l'Ugni Blanc.

    Second blanc, à la robe or, et au nez de vin d'Arbois sur la noix. La bouche est remarquable avec ces notes de citron confit, de noix et noisettes beurrées qui reviennent à fond la caisse sur une superbe longueur.Seulement voilà : ce n'est pas un vin d'Arbois : Vin Jaune 2003 de Jean-François Ganevat, dans le Jura. Fort belle bouteille pour celles et ceux qui apprécient ce type de vin.

    On passa alors aux rouges avec un premier flacon à la robe noire et au nez de baba au rhum. En bouche, c'est mûr et fin, mentholé, avec un beau fruit. Tout est là, sans défaut. Mais c'est jeune. Trop jeune. Certains évoquent une Grenache sur Châteauneuf, d'autres une bête de course en Languedoc, d'autres un Rhône Sud pour ce magnum de Lafran-Veyrolles 2011 Longue Garde à Bandol. Intéressant de le déguster jeune, et à regoûter d'ici 10 à 20 ans.

    Le flacon suivant, à la robe noire mais au disque évolué, nous offre un nez de noyaux de cerises/prunes, sur une petite touche de Porto. En bouche, c'est plus fruité et moins concentré que le précédent, avec des tannins encore bien présent et une petite astringence en finale. On évoque la Grenache ou Bordeaux pour ce Chinon Coteau de Noiré de Philippe Alliet. 14° quand même !

    La bouteille suivante présente une robe foncée mais fort évoluée. Un petit défaut au nez gâche une belle matière sur le fruit et sur la noix. En bouche, on est sur des arômes tertiaires de sous-bois et de tabac, une belle rondeur, un côté lacté et aucune agressivité. On est à Bordeaux en rive gauche, et c'est juste : Château Lynch Bages 1975 à Pauillac. On est tous bluffé par la jeunesse de ce vin.

    Le huitième et dernier flacon de la soirée, à la robe noire semble être 20 ans plus jeune que le précédent. C'est bon et long, sur le fruit et des notes de violette et de menthol. C'est sud et chaud, mais sans excès, avec un côté crémeux et un beau fruit : Château Jean-Pierre Gaussen 1998 Longue Garde à Bandol. Et je suis assez déçu de ne pas l'avoir reconnu. Mais les vieux Bandols évoluent tellement bien que c'est fort difficile. La suite lundi prochain. 

     

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  • Elles sont là...

    Elles sont la ! Les premières méduses ont fait leur apparition sur les côtes méditerranéennes. Et aux dires des experts, Pelagia noctiluca, l’espèce la plus commune en France, devrait s’installer durablement sur les plages de la Côte d’Azur cet été, pour la huitième année consécutive. Cette méduse dont les tentacules mauves urticants causent démangeaisons et brûlures mais parfois aussi des réactions allergiques et asthmatiques semble apprécier la villégiature dans le Sud. Les raisons de cette encombrante occupation sont multiples et pas encore toutes élucidées. Les spécialistes accusent la surpêche qui élimine ses compétiteurs dans la course à la nourriture, le réchauffement climatique qui favorise les conditions de reproduction et la disparition des ses prédateurs comme la tortue. En clair, la méduse profite de toutes les dérives anthropiques affectant la planète. Du côté des stations balnéaires, la lutte s’organise. L’été dernier des villes comme Cannes ou Monaco ont mis en place, la saison dernière, des filets anti-méduses qui ont fait preuve d’une certaine efficacité. Maintenant c’est vers l’espace que les scientifiques se tournent avec un projet de suivi satellitaire des essaims (de plusieurs millions d’individus) afin de prévoir la prochaine marée gélatineuse... A force de vider les mers et océans de toutes les espèces de poissons, ces braves méduses se retrouvent sans prédateurs et se multiplient sans soucis. A un tel point que nous ne pourrons même plus nous y baigner ! Malgré cet état de fait, les pêcheurs poursuivent leur surpêche, sans respect des quotas imposés par la commission européenne. Et, comme nous ne sommes pas prêts de les consommer en brochettes, les méduses prolifèrent...