prêts

  • Pauvre Grèce...

    Rien à la télé, rien dans les journaux, rien à la radio. Sujet censuré par les multinationales propriétaires des sources d'informations (TV, radio et presse). Il faut vouloir s'informer sur le net pour découvrir l'horreur et l'absurdité de ce qui se passe aujourd'hui en Grèce, pays européen, si proche de nous.

    Des salaires de misère, encore réduits de 20 ou 30%, des pensions amputées, des services publics supprimés, des faillites innombrables, un taux de chômage qui croît dangereusement, et des millions de gens qui ne savent plus comment faire pour s'en sortir, et dont on saisi les derniers biens, des enfants sous-alimentés qui tombent en syncope à l'école, les scènes de guerre civile de dimanche soir, ... Et on est en Europe, en 2012 !

    On impose au peuple grec des mesures en totale contradiction avec la Charte des Droits de l'Homme. On impose au gouvernement grec de signer des documents qui entraîneront le pays dans la misère pour des décennies. On spolie ce beau pays de toutes ses richesses, on le vide de sa substance, on le pille. Légalement. Sous le couvert du FMI, de la CEE et du cartel bancaire, qui, bien qu'il soit lui-même en faillite, dirige le monde. Ou tente de le faire.

    Nous n'avons pas le droit de laisser faire de telles choses, juste à côté de chez nous. Ce sont les banques qui sont responsables de cette crise qui, loin de s'achever, prend de l'ampleur. Et ce sont toujours elles, qui après avoir été renflouées par les états, se retournent contre eux et s'enrichissent malhonnêtement en leur prêtant de l'argent à un taux d'intérêt monstrueusement élevé, afin qu'ils remboursent les intérêts des prêts précédents... Ce n'est pas aider la Grèce ou les autres états, c'est les enfoncer encore un peu plus sous l'eau.

    Le Portugal et l'Espagne vont suivre. Puis l'Italie. Et ensuite d'autres états européens. Allons-nous les laisser faire ? Allons-nous rester les brebis qu'on tond ? Ou allons-nous réagir en exigeant que ces banques assument leur part de responsabilité dans tout ce qui se passe depuis 2008 ? Et aider la Grèce en la soulageant -plutôt qu'en l'enfonçant - positivement et constructivement, afin de la remettre sur les rails ? Ne nous laissons pas diriger de telle sorte par la CEE, le FMI et le cartel bancaire. Entrons en résistance et réagissons. Il faut vous bouger ! Et aidons le peuple grec. Il souffre.

    Quant aux eurocrates, aux fonctionnaires du FMI, aux banquiers et aux parlementaires, ne vous inquiétez pas pour eux : ils vont très bien et leurs salaires sont toujours aussi indécents. Crise ou pas crise.

  • Gonfler la dette publique avec des prêts aux banques est illégal...

    "De plus, le résultat de ces opérations (re-capitalisation des banques par les états) peut-il être considéré comme de la "dette publique" ? Les manuels d’économie expliquent que la dette publique est un instrument pouvant être utilisé pour financer les besoins de l’État et compléter les recettes fiscales pour que l’Etat puisse exercer ses compétences au bénéfice de la société. Les titres émis sans aucun critère pour le sauvetage des banques devraient être considérés comme des prêts distincts devant être remboursés par les banques, et non par la société dans son ensemble.

    Pendant combien de temps encore fera-t-on assumer à la société des opérations aussi irresponsables et immorales qui détournent l’argent des services sociaux fondamentaux comme la santé, l’éducation, la sécurité sociale, etc. en provoquant la perte de milliers d’emplois tout en assurant des bénéfices record pour le secteur financier ?"

    Tout petit extrait d'un long article hyper intéressant de Maria Lucia Fattorelli

    http://www.cadtm.org/L-audit-un-outil-essentiel-pour

    María Lucia Fattorelli est coordinatrice de l’Audit citoyen du Brésil depuis 2001 www.divida-auditoriacidada.org.br ; elle a fait partie de la Commission d’audit sur la dette de l’Equateur (2007-2008) et a été conseillère technique de la Commission d’enquête parlementaire sur la dette publique (2009-2010). 

    Pour rappel, avant la crise des subprimes née aux Etats-Unis en 2008, tout allait bien en Europe. Notre dette publique belge était maîtrisée et en diminution constante depuis 20 ans (80% du PIB) et les budgets respectés. C'est à ce moment qu'on s'est rendu compte que la plupart des banques mondiales étaient en faillite (elles ne disposaient pas assez de fonds propres et avaient massivement investi dans des produits bidons, virtuels et à haut risque).

    Il a donc fallu les re-capitaliser pour éviter la faillite de certaines d'entre-elles. Et voilà notre dette qui remonte à 100% du PIB (et ce n'est pas fini) et notre note dégradée par des agences de notation (qui n'ont aucune autorité en la matière). Sans parler des mesures de restrictions budgétaires qui toucheront tous les belges pendant des années !

    Il est tout à fait illogique et illégal de faire supporter par les citoyens d'un pays les dettes d'un organisme privé qui n'a pas géré ses affaires en bon père de famille et a pris des risques inconsidérés, et en l'absence de tout contrôle extérieur. Ce transfert de dette est illégal. Il faut exiger un audit de la dette publique et séparer ce qui l'est vraiment et ce qui ne l'est pas du tout. Les choses seront claires et nous irons bien mieux !