pots de vins

  • Produits toxiques : un rapport européen dénonce les failles du système...

    Risques sanitaires ignorés, absence de décision politique, lobbying… Le rapport de l'Agence européenne de l'environnement pointe le déni des institutions au profit d'intérêts économiques court-termistes.

    L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a publié le 23 janvier le second volume de son rapport « Signaux précoces, leçons tardives », le premier ayant été publié en 2001. A l’époque, l’AEE avait déjà étudié 14 cas de technologies et de substances –amiante, hormone de croissance, distilbène…- dans lesquels les signaux précoces de risques de toxicité avaient été ignorés, entraînant des milliers de morts, des destructions massives - parfois irréversibles- de l’environnement et des coûts collectifs immenses.

    Le rapport avait formulé 12 leçons à tirer pour éviter de renouveler ces erreurs…Qui ont été très peu suivies. Dans son deuxième rapport, l’AEE  présente en effet 20 nouvelles études de cas – dont les OGM, pesticides, nanotechnologies, perturbateurs endocriniens, produits pharmaceutiques…- pour lesquels, malgré les alertes lancées sur les risques sanitaires et environnementaux, le principe de précaution n’a pas été appliqué.

    « Les 800 pages du rapport montrent à quel point s’exerce un déni politique sur ces questions, au profit d’intérêts court-termistes de l’industrie. Or cette inaction a un coût social, sanitaire et financier », a commenté en substance  la députée européenne Corine Lepage lors de la présentation du rapport à la presse. De fait, le rapport montre que ce sont souvent les mêmes scénarios à l’œuvre : demande répétées d’études et de « preuves » par l’industrie dès lors qu’un produit est mis en question sur ses effets toxiques, enlisement du sujet, lobbying, et in fine, contournement de la décision par les autorités…jusqu’à ce que les effets sur la santé humaine et l’environnement soient indéniables. Donc trop tard. 

    Par ailleurs la directrice de l’AEE, Jacqueline Mc Glade, ne mâche pas ses mots concernant les impacts sociétaux de ces dysfonctionnements : Elle dénonce le comportement des industriels qui se servent délibérément de l’absence de préjudices prouvés comme argument, alors que « nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre toujours de nouvelles preuves », comme ce fut le cas pour l’amiante. Et alors que la France avait interdit le Gaucho dès 1999 en raison de sa toxicité sur les abeilles, études à l’appui, « l’Europe a attendu 10 ans pour réagir » a-t-elle déploré. Un cas de figure qui se répète à nouveau avec le BPA : si des Etats membres ont commencé à l’interdire, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) continue à publier des avis « rassurants » sur ses effets et ne reconnaît toujours pas de risques pour la santé humaine.

    12 ans après son premier rapport, l’AEE recommande à nouveau l’application du principe de précaution dès lors que des alertes sont lancées, et ce d’autant plus que les nouvelles technologies sont désormais approuvées plus vite que par le passé… et présentent donc un risque de propagation des effets toxiques plus important. Jacqueline Mc Glade souligne à ce titre le potentiel d’innovation scientifique et technologique que représente l’application de ce principe, qui figure dans les textes mais qui n’est jamais appliqué – il a été intégré au Traité de Maastricht en 1992-. « On parle de technologies de produits, mais jamais d’innovation », explique-t-elle. Autres lacunes du système pointées par le rapport, le coût de cette inaction n’est jamais chiffré, et les responsabilités en cas de préjudice rarement établies. Extrait d'un article de Véronique Smée sur Novethic

     

  • Alors, il arrive ce liquidateur...?

    Après les pré-formateurs, formateurs, scrutateurs, éclaireurs, et autres conciliateurs et magouilleurs, il serait temps de nommer un liquidateur (vous savez, un homme à chapeau, vêtu de noir, avec un silencieux) et de supprimer, un à un, les acteurs de cette mascarade politique qui dure depuis trop longtemps.

    Ils n'ont aucune stature politique, aucune vision à moyen et long terme sur le Royaume, aucune prestance comme l'avait certains anciens. Ils se tirent dans les pattes, font des coups fourrés, ne pensent qu'à leur égo ou à celui de leur parti et ne respectent pas leurs promesses électorales. Et à chaque élection, nous ne pouvons voter que pour eux, pour ces mêmes têtes ! Ils ne méritent pas de gouverner la Belgique.

    Et à leurs places, me direz-vous ? Il faudrait les remplacer par des gens passionnés, honnêtes, cultivés, bien éduqués, consciencieux, dont l'unique but serait de gérer la Belgique comme on gère son entreprise, en bon père de famille. Je pense aux CEO du Bel 20, mais aussi à des plus jeunes, intègres, non corruptibles, qui mettront leur énergie et leur passion au service du pays. Et qui représenteront la Belgique avec classe et conviction.

    Ils formeraient une véritable équipe, motivée, soudée, dure comme de la pierre, qui s'attaquerait aux problèmes les uns après les autres. Sans compromis, sans pots de vin, sans conflit d'intérêt, d'une façon juste.

    On peut rêver, non ?