potager

  • Vous plantez quoi au printemps ?

    L'association Kokopelli a pour finalité :

    - de remettre en valeur, dans les pays Européens, une collection planétaire d'anciennes variétés pour les potagers et jardins, et de la rendre de nouveau accessible aux jardiniers. Cette collection planétaire est présentée dans l'ouvrage " Semences de Kokopelli ". A ce jour, ce sont 2000 variétés ou espèces qui sont distribuées par l'association, dont 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments doux et forts, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges, 50 variétés d'aubergines, etc.

    - d'oeuvrer dans le Tiers-Monde à la mise en valeur de techniques d'agriculture durable par le don de semences traditionnelles ainsi qu'à la mise en place de réseaux paysans de production de semences et de centres de ressources génétiques.

    Kokopelli a une boutique en Belgique, et vous pouvez également commander vos semences via le site internet : www.kokopelli-be.com/

    Et ce n'est pas parce qu'on habite en ville qu'il est impossible de cultiver quelque chose sur sa terrasse... J'ai récolté cette année plus de 800 tomates sur ma terrasse ! Grâce à 22 pieds de tomates (espèces oubliées), en pots, et arrosés via un système d'arrosage automatique peu coûteux (et très pratique quand vous partez en vacances). 800 tomates délicieuses, qui goûtent vraiment la tomate ! Un régal, selon toutes celles et ceux à qui j'en ai donné ! Rien à voir avec les tomates espagnoles qui poussent sous serre, ou les tomates belges "Flandria" dont sont inondés nos supermarchés, fades, farineuses, bourrées de pesticides et sans goût.

    Et cet hiver, qui arrive à grands pas, je consommerai les sauces tomates surgelées, mijotées il y a peu. Avec toujours autant de plaisir gustatif.

    Faites un tour sur le site de Kokopelli, et sélectionnez les espèces que vous planterez en avril. Vous verrez, c'est un pur bonheur.

     

  • Le retour du potager...

    Même Michelle Obama se met au potager à la Maison Blanche: cultiver ses propres légumes a le vent en poupe aux Etats-Unis où plus d'un tiers des foyers, soit 19% de plus que l'an passé, prévoient de faire pousser tomates, concombres et haricots.

    "Je veux être certaine que notre famille (...) mange sainement et ait accès à des légumes et des fruits vraiment frais," a déclaré la Première dame en creusant récemment le premier sillon d'un jardin "bio" sur la pelouse de la Maison Blanche.

    "Si la première raison que les gens invoquent pour cultiver un potager est la saveur de la nourriture (58%), ils veulent aussi faire des économies sur les courses (54%) et apprécier la qualité et la sécurité des produits (51%)", explique à l'AFP Bruce Butterfield, chercheur pour la National Gardening Association, qui a réalisé une étude prospective sur les velléités potagères des Américains. Quelque 43 millions de foyers, soit 37%, vont cultiver un potager en 2009, contre 36 millions l'année passée.

    Il faut dire que 80% des Américains ont un jardin ou un "yard" et lorsqu'ils n'en ont pas, ils peuvent louer pour 20 dollars par an environ, un lopin dans un jardin communautaire, exclusivement "bio", géré par le service des Parcs nationaux.

    Des formules de partage de jardins font florès, comme "Sharing Backyards DC" où, grâce à internet, un propriétaire peu enclin au jardinage peut trouver un voisin à la main verte pour faire fructifier son terrain.

    L'impact de la récession sur la motivation est "forte" pour 34% des jardiniers, selon l'étude, d'autant plus qu'on n'investit en moyenne que 70 dollars par an dans son potager, qu'on y passe 5 heures par semaine, et que la récolte rapporte en moyenne l'équivalent de 530 dollars par an.

    "Cela me donne un sentiment de sécurité d'avoir mon jardin. Avec ça, je suis sûre que je pourrai m'en sortir, que j'aie un emploi ou non", affirme Leigh Crenshaw, 26 ans, qui inaugure d'un coup de bêche son jardin communautaire.

    "Les problèmes sanitaires récurrents que nous avons eus avec la contamination d'épinards par la bactérie E.Coli ou encore l'affaire du beurre de cacahuète contaminé aux salmonelles ont aussi joué un grand rôle", assure Robert LaGassi, directeur de l'association "Garden Writers Association".

    "J'ai l'impression que cela renforce également l'idée de vie de famille, de passer du temps ensemble", ajoute Nathan Seaberry.

    "Avec la crise, les gens reviennent aux choses simples et ils passent davantage de temps à la maison", renchérit le chercheur Bruce Butterfield.

    Il aura fallu une crise financière pour que le monde se remette à cultiver, en bio. Ils avaient tous oubliés que c'est la Terre qui nourrit l'homme. Et qu'il faut la préserver, pour les générations futures. Voilà un bon côté de cette foutue crise...