pollution zero

  • Le bio gagne du terrain...

     

    Les surfaces agricoles qui ont commencé à se convertir en bio en 2009 sont "cinq fois plus importantes qu'en 2008", selon un communiqué vendredi du ministère de l'Agriculture, qui rappelle que l'objectif est de tripler d'ici 2012 les terres dédiées à l'agriculture biologique.

    En 2009, 63.000 hectares de terres agricoles ont entamé le processus de conversion en terres bio, selon le ministère. Cela permet d'augmenter la surface bio de 10%, indique le ministère.

    Environ 150.000 hectares sont en cours de conversion. Le processus peut durer 2 à 3 ans, indique-t-on, en fonction de l'usage précédent des terres. Ils s'ajoutent aux 500.000 hectares actuellement cultivés en bio.

    Le nombre d'exploitation est lui en augmentation de 15%, passant de 13.300 à 15.200 en une seule année, précise-t-on au ministère.

    "Le bilan des conversions en 2009 est sans équivoque", juge le ministre français de l'Agriculture Michel Barnier dans un communiqué. "La dynamique s'amplifie", ajoute-t-il.

    Des aides nationales et européennes sont allouées aux agriculteurs décidant de convertir leurs terres, pour un total de 58 millions d'euros en 2009, selon le communiqué, soit un montant moyen de 200 euros par hectare et par an pendant 5 ans.

    L'objectif défini lors du Grenelle de l'Environnement est que d'ici 2012 6% des terres agricoles, contre 2% actuellement, soient consacrées au bio. Ceci semble toujours marginal par rapport aux terres consacrées aux cultures intensives et polluantes. Mais la France est à la traîne... La conversion au bio est beaucoup plus importante dans les états voisins : 32,2 millions d'hectares étaient cultivés en bio dans le monde (chiffre 2007).

    Et un retour total au bio est imaginable dans les 20 ans qui arrivent, d'autant plus que la demande est en augmentation constante : les ventes d'aliments bio ont augmenté de 43% en Europe entre 2002 et 2005, pour atteindre 25,5 milliards d'euro, puis 30,9 milliards d'euro en 2006 ! Le bio gagne du terrain, c'est sûr. Il était temps..., pour notre santé, pour celle de la planète, et pour le goût, qui revient en force, pour le plus grand plaisir de nos papilles gustatives...

  • Energie payante ou gratuite...?

    Un modèle de prise universelle a été présenté à la Foire de Hanovre (20 avril). «Cette prise triphasée, supportant une tension de 400 volts, permettra un chargement des voitures en quelques minutes» a indiqué la porte-parole du fournisseur RWE. Parmi les groupes s'étant entendus sur ce modèle standard figurent les constructeurs BMW, Daimler, Fiat, Ford, General Motors, Mitsubishi, PSA Peugeot Citroën, Toyota et Volkswagen, ainsi que les groupes énergétiques EDF, EnBW, Endesa, Enel, Eon, Npower, RWE et Vattenfall.

    Eviter que ne se reproduise les divergences de systèmes PAL et Secam ou PC et Mac, telle est l'initiative prise par une vingtaine de constructeurs automobiles et fournisseurs d'énergie.

    Ce qui m'irrite dans cette histoire, c'est qu'on y retrouve les multinationales fournisseurs d'énergie traditionnelle, qui poussent pour la voiture électrique, pour pouvoir nous facturer l'électricité lourd et cher, alors que la solution c'est l'hydrogène, quasi gratuit !

    Sachez que la HONDA FCX, à l'essai depuis 2002, et commercialisée aux USA depuis 2 ans (600 dollars/mois en leasing) dispose d'une pile à combustible compacte (moins de 70 kg) et relativement puissante (136 ch) pour une autonomie pas ridicule de plus de 450 km. Dégagement de CO2 : 0 ! On se demande seulement pourquoi Honda n'en construit que 100 par an, alors que des millions de conducteurs l'attendent ? 

    Blocus des lobbies énergétiques et des multinationales vendant l'énergie ? Hésitations des gouvernements effrayés de voir filer les taxes sur l'énergie, et leur budget fondre? Pourtant, l'avenir est là et bien là : de l'hydrogène produit à partir de l'eau ! Mais il est difficile de taxer l'eau. Quoique, on y arrivera sûrement, car ils sont capables de tout, ces fous.

    Et en attendant, on pollue. Et on crée une étape intermédiaire, avec une prise universelle, pour continuer à assurer des revenus à ces multinationales énergétiques, qui dirigent le monde. Au dépend de la planète et des dégagement de CO2. Juste pour le profit.


  • L’hydrogène fait rêver...

    "Son utilisation à grande échelle permettrait de résoudre bien des problèmes liés à la crise énergétique, à la pollution et au réchauffement climatique, mais un obstacle demeure : son stockage. Gaz comprimé ou liquéfié, nanotubes de carbone ou alliages métalliques, de nombreux candidats sont en lice dans les laboratoires du monde entier. Au Japon, l'un des concurrents, l'hydrure d'aluminium, déjà connu, vient de faire une belle échappée... Le nouveau procédé qui vient d’être mis au point par le professeur Shin-ichi Orimo, de l'Institute for Materials Research (IMR) de l'université de Tohoku (Japon), fait appel à l’aluminium et apparaît plutôt prometteur. L’hydrogène est ici stocké sous la forme de particules d’hydrure d'aluminium. L'aluminium a pour lui l'avantage de la légèreté et, de plus, la densité d'hydrogène atteinte par le LMR est bien plus grande : l'équipe de l'IMR a stocké 9,3 litres d'hydrogène dans un petit volume de 4 par 6 centimètres et de 5,5 mm d'épaisseur, soit 13,2 centimètres cubes ! Pour extraire l'hydrogène, sous forme gazeuse, il suffit de chauffer cette poudre à 80 °C. Les travaux se poursuivent, et l’équipe estime pouvoir réduire la température nécessaire à la dissociation du gaz jusqu’à 60 °C. Shin-ichi Orimo envisage une application de sa découverte d’ici trois ans. La Japan Steel Works fonde aussi beaucoup d’espoir dans cette technologie pour alimenter les piles à combustible de véhicules. Par rapport aux actuels réservoirs sous pression à 350 bars, la technique de l’IMR permettrait de concentrer 3,6 fois plus d’hydrogène pour une masse moitié moindre. Mais ces réservoirs en aluminium seraient à usage unique. En effet, la réaction qui dégage l'hydrogène n'est pas réversible. L’ensemble devrait donc être interchangeable, à la manière d’une pile. L'inconvénient n'est peut-être pas rédhibitoire car, une fois le réservoir vidé de son hydrogène, il ne reste à l'intérieur que de l'aluminium pur, donc facilement recyclable." Article lu sur Futura-sciences. Voilà encore une bonne nouvelle : la recherche avance à grand pas et dans très peu de temps, nous roulerons tous à l'hydrogène, en ne rejetant que de la vapeur d'eau ! Le rêve ! Mais qu'est-ce qu'il va pleuvoir...