pollution invisible

  • Enquête, 25 ans après Tchernobyl...

    Dans quinze jours, le 4 septembre exactement, une équipe italienne (choisie pour son indépendance par rapport au cartel nucléaire) viendra faire un premier bilan à Bastia où se réunira la commission Tchernobyl, sous la présidence de la conseillère territoriale PCF, Josette Risterucci.

    « Après, la phase scientifique commencera, poursuit Josette Risterucci. C'est-à-dire que le nombre de cas avérés de ces maladies sera mis en rapport avec la population insulaire. Et l'équipe dira si oui ou non, le nuage a eu un impact... Ce sera de leur responsabilité de dire si, sur les 25 années de pathologies étudiées, Tchernobyl a eu une incidence en Corse. C'est le but de leurs recherches !

    Ensuite, ce n'est pas la CTC qui estera en Justice. Mais nous sentons, qu'au niveau européen, les lignes bougent puisque récemment il y a eu une reconnaissance des effets du nucléaire sur l'atoll de Mururoa. Ce n'est pas rien de dire que le lobby nucléaire est puissant en France... » C'est pour cela que le prestataire choisi n'a aucun lien avec les services d'Etat en France, une sorte de garantie d'indépendance. L'annonce de l'appel à témoins de la collectivité territoriale de Corse pour retrouver les « malades de Tchernobyl » n'est pas passé inaperçu en ce mois d'août : Le Monde, Le Figaro, le journal gratuit 20 minutes, RTL, entre autres, ont relayé cette information loin d'être anodine. Car si l'on se réfère à la carte, « la France après Tchernobyl », de l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), le taux de Cesium 137 (produit de fission de l'uranium) était anormalement élevé dans une frange de l'Hexagone qui courait de l'Alsace à la Corse en passant par Rhône-Alpes, les Alpes-Maritimes, la Haute-Savoie... Pourtant aucune de ces régions n'a commandé une telle enquête. 

    La Corse fait figure d'ovni, voire de Don Quichotte dans ce duel. Et les médias nationaux, qui seront conviés à une conférence de presse dans la capitale en septembre, n'ont d'ailleurs pas oublié de mentionner la décision de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris en septembre 2011 assurant que la catastrophe de Tchernobyl n'avait pas eu d'impact sanitaire mesurable en France... Mesurable, c'est bien ce que va s'efforcer de démontrer l'équipe du professeur Paolo Cremonesi. Article paru dans Corse Matin ce 22 août 2012.

    L'enquête épidémiologique sur le nuage de Tch - 18116494.jpg


  • Camp de concentration nucléaire pour tous...

    Extrait d'un article courageux et intéressant de Paolo Scampa, tiré de son livre. Ce chercheur s'est évertué à calculer le nombre de particules nucléaires présent aujourd'hui dans l'air et sur la terre, suite aux fameux essais nucléaires des années 45 à 80. Il parle aussi de Tchernobyl et Fukushima, et des guerres. Et il maudit les physiciens nucléaires qui cachent au monde la vérité absurde de la situation actuelle, tout comme il blâme les fausses mesures et fausses informations communiquées par les autorités nucléaires. Et le silence complice des gouvernements.

    "La physique n’est hélas pas une opinion et que l‘air soit désormais envahi par les nanoparticules radioactives n’est pas un mirage.  Les essais nucléaires ont transformé la biosphère en un imperceptible Auschwitz atomique lent. La planète est devenue un vaste territoire de concentration radioactif.

    Mais autant à Auschwitz qu’à Disneyworld, on y respire la même mort de l’humanité même si ici de manière bien plus discrète, indirecte et sournoise que là. Par la grâce des physiciens nucléaires que l’on loue tant, nous vivons en effet désormais et à jamais dans une chambre à gaz radioactive infiniment vaste et à effet tumoral retardé.

    Du soir au matin nous baignons libres dans une atmosphère insalubre saturée de radionucléides artificiels qui sont autant de minuscules bombes cancérigènes à retardement. Inspirant paisiblement nos 28 m3 quotidiens d’air surchargé de nanoparticules atomiques, nous vivons tranquilles l’aube d’une patiente et irréversible solution terminale qui viendra avec le temps. Notre monde a en somme glissé de facto de la dictatoriale solution finale « pour les autres » à la démocratique solution terminale « pour tous ». Du Zyklon B au 239Pu tel est bien la mesure inavouée du progrès politique connu par l’humanité après la seconde guerre mondiale. Heil Nuke. Que pourrions-nous dire d’autre face à ce crime radiologique contre l’humanité ? " 

    Paolo Scampa, Président de l’AIPRI (Association Internationale pour la Protection contre les Rayons Ionisants ).

    http://www.vff-marenostrum.org/News/La-chambre-gaz-atomique-P.Scampa-2012.pdf

     

     
  • Fukushima : encore 20 ans de problèmes...

    "La situation sur le site de Fukushima ne sera considérée comme maîtrisée que lorsque les combustibles auront été évacués et entreposés en lieux sûrs.

    Pour ce qui est des combustibles entreposés dans les piscines des réacteurs 1 à 4, Tepco annonce un délai de trois ans avant de pouvoir débuter les opérations. Car elles nécessitent la conception et la fabrication d’outils capables de manipuler ces produits qui ne doivent jamais être exposés à l’air libre.

    Quant aux cœurs des réacteurs 1, 2 et 3, il faudra de dix à vingt ans, selon les sources, pour en venir à bout. Tepco ne dispose aujourd’hui que de très peu d’information sur l’état des réacteurs et des cuves de confinement. Seules certitudes : les trois cœurs des réacteurs ont fondu et les cuves ne sont plus étanches. Mais il est aujourd’hui impossible de savoir si le corium formé par la fusion des éléments des réacteurs est resté confiné dans les cuves où s’il s’en est échappé et en quelle quantité.

    Selon l’IRSN, une des premières difficultés à résoudre sera le noyage complet du combustible, impossible aujourd’hui du fait des fuites des cuves et des enceintes. Une opération qui nécessite a priori d’étanchéifier les lieux. Comment y arriver ? Nul ne le sait. Un état des lieux précis est un préalable à la conception de solutions techniques capables peut-être de venir à bout d’une catastrophe de cette ampleur." (Texte écrit par Paloma Bertrand, le 16/09/2011).

    Il faudra donc encore 20 ans pour que Fukushima cesse de polluer et de contaminer les nappes phréatiques et l'Océan Pacifique ! 20 ans de terreur pour les Japonais, qui continueront d'être exposés à la radioactivité de l'eau potable, des légumes, du bétail et du poisson, toute la chaîne alimentaire étant contaminée et continuant de l'être... Dangereux le nucléaire ? Allons...

     

     

  • Radiofréquences nocives...

    Après deux ans de travail et l'analyse de près de 1000 articles scientifiques et d'une douzaine de rapports internationaux, le groupe d'experts de Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) a rendu ses conclusions et ses recommandations ce jeudi 15 octobre."Oui, il y a des effets biologiques et épidémiologiques des radiofréquences", a constaté Martin Guespereau, le directeur général de l'Afsset lors de la présentation à la presse. Ce constat tranche quelque peu par rapport aux positions antérieures.

    Plus précisément, sur une centaine d'études montrant des effets biologiques, seules neuf ont été considérées comme pertinentes par les experts. Ces articles pointent par exemple l'expression de protéines de stress, des phénomènes d'apoptose (mort cellulaire) ou des modifications du débit sanguin. 

    La science ne se fait pas au poids", a rappelé Martin Guespereau pour expliquer que ces rares effets justifient la position de l'Afsset de recommander la réduction de l'exposition du public, qu'elle soit liée au téléphone portable lui-même ou aux antennes. "C'est novateur ! Si on peut baisser l'exposition, on doit le faire", a même précisé son directeur. 

    Concrètement, l'agence plaide pour que soient privilégiés les appareils peu rayonnants (mesuré par le fameux DAS, débit d'absorption spécifique, qui varie du simple au double selon les modèles). Elle demande aussi que soient cartographiés les points noirs électromagnétiques, c'est-à-dire les lieux où l'exposition est très forte. Son directeur a jugé favorablement aussi la proposition des sénateurs d'interdire les portables dans les écoles et collèges.

    Vous verrez, il faudra encore 10 ans à ces Messieurs pour enfin déclarer les micro-ondes, GSM, téléphone sans fils, babyphone et autres systèmes Wifi cancérigènes. Et, en attendant, continuez de vous empoisonner, à petits feux...