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  • Nuisances sonores Zaventem : de quel droit ?

    Tous les matins, dès 6H00 (donc plutôt en fin de nuit) des dizaines d'avions charters bruyants décollent de Zaventem et passent juste au-dessus de ma tête.

    Je pense avoir le droit de dormir fenêtre ouverte. Et bien, même quand elle est fermée, en hiver, je suis réveillé. Avec un boucan dont les décibels dépassent allègrement tout ce qui est autorisé en Région Bruxelloise, de jour comme de nuit.

    De quel droit ?

    De quel droit des gens décident-ils de me priver de plusieurs heures de sommeil par semaine ? Et d'écourter mon éventuelle grasse matinée du week-end ?

    De quel droit choisissent-ils d'exploiter des routes aériennes surpeuplées d'habitants ?

    Il est temps d'arrêter les compromis et de faire respecter les normes légales de bruit en Région Bruxelles-Capitale, et d'appliquer les amendes en cas d'infraction.

    Même s'il y en a 20.000 la première année, même si des compagnies de fret migrent vers Liège, où ce problème de survol de zone habitée n'existe pas. Même s'ils brandissent des menaces de pertes d'emplois.

    Arrêtons d'être les éternels dindons de la farce et défendons-nous ! Nous sommes dans le droit. Eux pas. Nous subissons un dommage, eux pas.

  • La semaine de tous les dangers...

    Quelle semaine ! Et tout est lié..

    D'abord l'annonce du rachat de Monsanto par Bayer ! Si c'est accepté par la Communauté Européenne, c'est la catastrophe. On assisterait à la naissance d'un monstre de l'Agro-alimentaire fournissant à tous les fermiers de la planète les semences OGM, les engrais et les pesticides en un coup. Le pack complet pour mal se nourrir, tuer le sol et la biodiversité, et tomber malade ! Une catastrophe écologique mondiale... Espérons que les euro-députés oseront dire non à ce mariage, malgré les puissants lobbying des multinationales et les pressions politiques.

    Ensuite, une petite newsletter de Pure Santé, basée sur une série d'études scientifiques, et annonçant tout simplement qu'il faut absolument arrêter de consommer du poisson et des fruits de mer, tellement ceux-ci sont pollués en métaux lourds, PCB et autre dioxine... Moi qui en mange une à deux fois par jour depuis 42 ans, je devrais déjà être mort depuis longtemps...

    J'ai donc lu ce matin une étude sur la toxicité du thon (frais ou en conserves, boites et bocaux). La conclusion est que cela dépend de l'espèce et du lieu de pêche, ainsi que de la cuisson s'il est frais. Ils conseillent maximum 130 grammes par semaine (et 50 gr pour les enfants)... Les autres poissons carnassiers sont quasi au même niveau de toxicité (plus il est petit, moins il est toxique), et, à part les anchois qui ne vivent pas longtemps et les crevettes, tout le reste ne vaut guère mieux... Y compris les moules et autres mollusques... Que du bonheur !

    Je pense qu'il faut être attentif à ce genre d'alertes, varier les espèces et les provenances, opter pour du poisson sauvage ou d'élevage Bio, et vraiment se faire plaisir quand on en a envie ! Petit conseil personnel : ne jamais manger la peau et les parties brunes (qui contiennent les graisses où se concentrent les métaux lourds), ni le corail (crustacés et noix de Saint Jacques) ainsi que le ventre (ventrêche) très gras également. Juste le filet blanc et quel délice !

    Je vous laisse, j'ai un petit cabillaud à l'ostendaise qui m'attend. Et journée sans voiture demain : un peu de pollution (particules fines des diesels Audi et autres) en moins...

     

  • L'EDF veut reporter le démantèlement des vieilles centrales nucléaires au XXII ème siècle...

    Le démantèlement des 6 plus vieilles centrales nucléaires françaises risque, suite à une nouvelle demande de l'EDF, de prendre cinquante à soixante ans de plus que prévu. Et la facture devrait s’alourdir de plusieurs milliards d’euros.

    Il s'agit de 6 réacteurs de type uranium naturel graphite-gaz construites entre 1963 et 1972 à Saint-Laurent-des-Eaux, Chinon et Bugey.

    C’est l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui a dévoilé l’affaire, jeudi 2 juin. Dans une note, le « gendarme du nucléaire » a indiqué qu’EDF lui avait soumis une nouvelle stratégie pour démanteler ses réacteurs de première génération, et que celle-ci aboutirait à « décaler de plusieurs décennies » les travaux prévus. Une mesure technique, selon EDF. Une preuve de la « lâcheté » des industriels du nucléaire, qui « ne cessent de reporter dans le temps les problèmes insolubles qu’ils génèrent », s’indigne pour sa part Stéphane Lhomme, de L’Observatoire du nucléaire.


    Entre ces deux points de vue, il reviendra aux pouvoirs publics de trancher. Toute décision sur le sujet est soumise au feu vert de l’ASN, et à la publication de nouveaux décrets par le gouvernement.

    En l’occurrence, rien n’est acquis. Jusqu’à présent, EDF avait prévu d’achever le démantèlement des réacteurs concernés en 2045. Sa nouvelle stratégie reporte la « fin globale » de ce travail « au début du XXIIe siècle », a indiqué Fabien Schilz, un des dirigeant de l'ASN. (Lu dans Le Monde de ce samedi).

    C'est de nouveau reporter aux calandes grecques un travail qui aurait déjà dû être entamé, selon la législation française. Et léguer aux générations futures la sale besogne et les coûts gigantesques, avec tous les risques que ce report comporte (accident sur des vieilles installations de plus d'un siècle, disparition de la mémoire de ceux qui les ont construites et qui seront décédés, risque que l'EDF ne puisse plus prendre à sa charge les frais de démantèlement, etc...). Sans parler du fait u'on ne sait toujours pas quoi faire des déchets radioactifs...

    Un beau bordel, ces centrales nucléaires, et une belle crasse. Energie propre : NON ! Energie bon marché : NON ! 

     

  • Tchernobyl provoque toujours des cancers de la thyroïde chez les belges, 30 ans après...

    Alors que le trentième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl approche, une étude réalisée par des médecins de l’hôpital universitaire de Mont-Godinne (UCL) tend à démontrer qu’elle a également eu des conséquences néfastes sur la santé des jeunes Belges de l’époque, rapporte le «Soir mag» dans son édition de mercredi.

    Les résultats de l’étude, publiés récemment dans le journal officiel de la Société royale belge de chirurgie, indiquent que le taux de cancer de la thyroïde chez les Belges qui avaient moins de 15 ans lors de l’accident nucléaire, le 26 avril 1986, est, depuis 30 ans, plus élevé que dans le reste de la population.

    Les chiffres tiennent compte de tous les patients nés avant avril 1986 et qui ont été opérés pour des lésions de la thyroïde à l’hôpital de Mont-Godinne entre avril 1986 et avril 2015, soit 2.349 personnes. Parmi celles-ci, 2.164 avaient plus de 15 ans en 1986, dont 8,1% ont développé un cancer papillaire de la thyroïde, qui peut être induit par les radiations. Le taux grimpe à 19,5% parmi les patients étudiés qui étaient plus jeunes au moment de la catastrophe.

    «Nous pensions que plus le temps passerait, plus le taux de cancer diminuerait chez les plus jeunes (...). Ce n’est pas le cas. Le temps de latence peut donc être très long pour le cancer de la thyroïde induit par les radiations», commente dans les pages du Soir mag le professeur Luc Michel, spécialiste des glandes endocrines à l’UCL.

    Il aurait fallu distribuer immédiatement des cachets d'iode à toute la population, ne pas cacher la vérité ni sous estimer le danger, et assurer un meilleur suivi médical depuis l'accident. Comme d'habitude, rien n'a été fait par le pouvoir politique en place. Pire encore en France où on nia carrément que le nuage de particules radioactives était présent sur le territoire ! Et ce fût la même chose pour Fukushima.

    Deux scandales. Que des milliers d'européens payent cher encore aujourd'hui, 30 ans après... Le nucléaire, l'énergie propre. Mais oui, mais oui...

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  • Toutes les voitures diesel polluent 2 à 11 fois plus que la norme autorisée...

    Les constructeurs ne peuvent plus nier que leurs voitures polluent. Des tests portant sur cinquante-deux véhicules ont été présentés, jeudi 7 avril, à la commission indépendante chargée, à la suite du scandale Volkswagen, d’évaluer les émissions polluantes de cent diesels commercialisés en France.


    L’analyse de ces résultats fait apparaître qu’en condition réelle de conduite, toutes les voitures dépassent les normes d’émissions autorisées. Comme lors de la publication des premiers résultats de tests, en février, la seconde vague de contrôles — tous réalisés par l’organisme de certification UTAC-Ceram — n’a pas permis de déceler de logiciel truqueur. « Mais ils confirment une recherche d’optimisation des tests qui se font en laboratoire, alors que les résultats sont très différents sur la route. Et c’est généralisé », relève-t-on dans l’entourage de la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, qui a lancé la commission indépendante.
    Sur les quinze marques évaluées (dont Jeep, Kia, Nissan, Toyota ou Fiat), Peugeot et BMW se classent parmi les moins mauvais élèves. Renault et Opel sont, quant à eux, à la traîne.

     

    Ces différences entre constructeurs s’expliquent essentiellement par le système de dépollution utilisé. Il y a ceux, comme Peugeot ou BMW, qui emploient le procédé SCR (réduction catalytique sélective), qui consiste à adjoindre de l’eau et de l’urée aux émissions pour éliminer les oxydes d’azote (NOx). Et ceux, majoritaires, comme Renault ou Opel, qui utilisent la vanne EGR, qui redirige les gaz d’échappement vers le moteur pour limiter les émissions de NOx. Vanne auquel s’ajoute parfois un « piège à NOx ».


    Plus coûteux, le procédé SCR est de toute évidence plus efficace : les voitures qui en sont équipées dépassent en moyenne de « seulement » deux fois les seuils des normes d’émissions autorisées, tandis que les véhicules dotés du système EGR émettent, eux, en moyenne sept fois plus d’oxydes d’azote que ce que les normes autorisent, à savoir 80 milligrammes par kilomètre parcouru (mg/km) pour les Euro 6 et 180 mg/km pour les Euro 5. Même pour le CO2, on constate en conditions réelles des écarts de 20 % à 40 % par rapport à ce qui est déclaré sur les fiches de véhicule.


    « Même sur les tests classiques d’homologation, en laboratoire, on trouve des dépassements deux fois et demie supérieurs à la norme », s’alarme Benoît Hartmann, de France nature environnement (FNE), l’une des deux ONG membres de la commission. « Comment se fait-il que ces véhicules ont été homologués ? Vont-ils garder leur homologation ? On est en droit de poser ces questions », interpelle-t-il, tout en déplorant le manque de transparence. L’UTAC-Ceram n’a pas fourni aux membres de la commission les chiffres précis pour chacun des constructeurs. « Refuser d’attacher des noms aux résultats est une prudence excessive car en l’occurrence il n’y a pas de bons élèves. Les moins mauvais élèves émettent tout de même deux fois plus de NOx en conditions réelles que la norme. »

    Auditionnés par la commission en début d’année alors que les premiers tests sur ses véhicules montraient déjà d’importants dépassements des normes antipollution, le numéro deux de Renault, Thierry Bolloré, et son directeur de l’ingénierie, Gaspar Gascon Abellan, avaient reconnu les lacunes du système EGR, et révélé que celui-ci ne fonctionne bien de manière optimale qu’entre 17 °C et 35 °C, sinon le moteur s’abîme. Cela ne pose pas de problème pour le passage des tests d’homologation actuels en laboratoire, puisqu’ils sont organisés à température constante dans cette fourchette de température. Mais en conditions réelles, il fait souvent moins de 17 °C. Les voitures de la marque au losange, en particulier, émettent de 5 à 11 fois plus d’oxydes d’azote que ce qu’autorise la norme.

    Au 1er janvier 2017, une nouvelle procédure d’homologation en conditions réelles de conduite (RDE), et non plus seulement en laboratoire, entrera en vigueur au sein de l’Union européenne. Les constructeurs se sont toutefois vu accorder plusieurs années encore pour se mettre en conformité avec ces nouveaux tests, en assouplissant le respect de la norme d’émissions Euro 6. Ainsi, entre 2017 et 2019, les voitures pourront émettre, lors de ces tests en situation réelle, jusqu’à 2,1 fois le plafond de NOx autorisé dans l’Union (soit 168 mg/km). A partir de 2020, le seuil sera ramené à 1,5 fois le plafond de la norme (120 mg/km).


    Une décision qui suscite une fronde des maires européens contre Bruxelles. « Comment protéger la santé de nos concitoyens si l’Union européenne valide un permis de polluer au détriment de la santé publique ? », interpellent les édiles de vingt grandes villes européennes emmenés par la maire de Paris, Anne Hidalgo, dans une lettre-pétition à la Commission lancée le 16 mars. Un texte qui a recueilli à ce jour 122 900 signatures. Si Bruxelles ne remet pas en cause cette marge de tolérance, ces élus se disent prêts à saisir la cour de justice de l’Union. Source : Le Monde du samedi 09/04/2016.

     

  • Comment l'Etat a caché pendant 20 ans les dangers du diesel...

    D’après les révélations du Monde de ce week-end, un rapport publié il y a 20 ans soulignait déjà les risques des émissions des voitures diesel sur la santé. Réalisé par le CNRS (Centre National de Recherches Scientifiques), il aurait été enterré par le gouvernement pour ne pas menacer l’industrie automobile française.

    Baptisé « Diesel et Santé », le rapport, dont le Monde est parvenu à se procurer une copie, compte 245 pages et date de 1997. Il rassemblait notamment les résultats de 25 études épidémiologiques sur le sujet, dont 22 démontraient un risque accru de cancer du poumon parmi les populations les plus exposées aux émissions du diesel.

    « Il y avait clairement une alerte » explique anonymement l’un des auteurs du rapport. « L’action mutagène et génotoxique des émissions diesel a été démontrée in vitro. (…) A long terme, chez le rat, ces émissions induisent la formation de tumeurs pulmonaires… » explique le rapport.

    « Certains ont vu ce rapport comme une menace pour notre industrie automobile » explique au Monde Pierre Tambourin, jadis directeur du département des sciences de la vie du CNRS. « Je me suis demandé pendant un temps ce qu’ils allaient en faire et puis ça m’est sorti de l’esprit. Mais je ne me faisais pas trop d’illusions : à l’époque, les constructeurs français vendaient leurs diesels au monde entier » ajoute t-il.

    Ce n'est qu'en 2013 que l’OMS classait les échappements de moteurs diesel comme « cancérogènes certains » pour l’homme...

    Amiante, radioactivité (Tchernobyl/Fukushima), pesticides autorisés dans l'agro-alimentaire, margarine, produits light, ondes des portables et maintenant le diesel : tout ce qu'on vous cache pendant des décennies, sous la pression des lobbies qui ne visent qu'une chose, l'argent. Même si votre santé et votre vie sont en danger. C'est scandaleux.

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  • Le Traité Transatlantique négocié en secret et dans l'ombre depuis 2 ans...

    "J'exclu la possibilité que le parlement allemand ratifie le traité du TTIP (Traité du partenariat transatlantique de commerce et d'investissement) entre l'Union européenne et les Etats-Unis, car le Bundestag ne peut ni contrôler l'exécution de cet accord, ni l'influencer d'une manière quelconque", a déclaré l'homme politique allemand au groupe de média allemand Funke Mediengruppe.

     

    Norbert Lammert partage entièrement l'opinion du ministre de l'économie Sigmar Gabriel. "L'ambassade américaine fournit une information insuffisante, c'est pour cette raison que ni le gouvernement ni le parlement n'ont rien à discuter", a déclaré M.Lammert cité par le journal allemand Die Zeit.

    Norbert Lammert a convenu avec le président de la Commussion européénne Jean-Claude Junker sur le fait que les documents présentés aux négociations devraient être accessibles à tous les Etats-membres de l'Union européenne, a souligné le président du Bundestag.

    L'Union européenne mène des négociations à huis clos sur le TTIP depuis juillet 2013. Le TTIP est censé réduire les coûts et éliminer les barrières dans les relations commerciales entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Les opposants au TTIP estiment qu'il ne reflète que la position des multinationales intéressées par une réduction des contrôles et un affaiblissement des mesures de régulation économique en Europe." (Source : Sputnik France).

    Si même le Parlement allemand n'est pas mis au courant par la Commission européenne de ce qui est négocié depuis 2 ans avec les Etats-Unis, en secret et dans l'ombre, qu'en est-il du citoyen lambda européen qui souhaiterait comprendre les enjeux et faire valoir son adhésion, ou non, à ce méga-Traité dont les conséquences seront lourdes, pour chacun d'entre-nous, au niveau environnement, santé, alimentation, énergétique, et j'en passe ? La démocratie, vous vous rappelez de ce que c'était ?

     

  • La qualité de l'air à Bruxelles est déplorable...

    632 bruxellois meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l'air dans la capitale. Responsable ? Les particules ultrafines (inférieures à 0,1 micromètre), qui sont les plus toxiques pour l'être humain selon l'OMS.

    On a relevé 243.000 particules ultrafines par cm3 aux alentours de la Place Blyckaerts, et, au niveau de la petite ceinture, on est toujours au-dessus des 50.000 particules ultrafines par cm3, soit au-dessus des normes admissibles. C'est énorme.

     

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    Les membres de la plateforme citoyenne BXLairpropre qui prennent des mesures précises depuis pas mal de temps, ont demandé aux députés bruxellois d'agir : création de zones basses émissions, amélioration notoire des transports en communs, installation d'un péage urbain et mise en place d'une fiscalité réduisant les moteurs diesel, principaux émetteurs de particules ultrafines. Et surtout les Volkswagen, qui d'après ce que j'ai pu lire, émettent jusqu'à 40 fois plus de particules ultrafines que ce que la norme autorise...

    Notons quand même qu'il n'y a pas que les moteurs diesel qui produisent des particules fines : les moteurs à essence aussi, dans une moindre mesure, les feux ouverts aussi, et en général, toute combustion d'énergie fossile.

    Quant à tous ces valeureux cyclistes et joggeurs qui arpentent avec courage les rues et boulevards de notre belle capitale verte, je ne leur donnerai qu'un seul conseil : porter un masque anti-particules fines et ultrafines ! Il en va de votre santé...

     

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  • Le Round-Up de Monsanto enfin interdit en France...

    Décidément, quelle belle journée ! Je viens d'apprendre que le Round-Up est enfin interdit de vente en France. Cela fait 40 ans qu'il est commercialisé et qu'il fait des ravages au niveau environnemental et au niveau santé ! Il était temps !

    Pour celles et ceux qui l'ignorent, "Roundup est le nom commercial (nom de marque) d'un herbicide produit par la compagnie américaine Monsanto et commercialisé depuis 1975. Il est utilisé en épandage et peut l'être en pulvérisateur manuel.

    C'est un herbicide non sélectif, d'où le qualificatif d’« herbicide total », dont la substance active (herbicide) est le glyphosate. C'est un produit toxique, irritant et écotoxique. En France, il est considéré comme un cancérigène probable.

    Son usage massif par les agriculteurs depuis la fin des années 1990 (c'était alors l'herbicide le plus vendu au monde) a conduit à l'apparition de mauvaises herbes résistantes au glyphosate."

    Pour la Belgique, la même mesure devrait suivre assez rapidement. Pas trop tôt ! Les apiculteurs vont pouvoir être soulagés, et leurs abeilles aussi.

     

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    Je suis furieux contre Monsanto qui a trompé tout le monde en mentant sur la composition du Round-Up et en faisant établir de faux rapports d'innocuité du produit.

    Je suis furieux contre l'OMS (l'Organisation Mondiale de la Santé) qui n'a reconnu que le 20 mars 2015 le glyphosate comme "cancérigène probable", 40 ans après sa commercialisation ! Combien de milliers de cancers faut-il pour appliquer le principe de précaution ?

    Je suis furieux contre le monde politique (belge et européen) qui s'est laissé manipulé par les lobbies de l'industrie chimique pendant tant d'années, sans réagir ni vérifier quoique se soit. Et qui a fait l'autruche face aux lanceurs d'alertes.

    Je suis furieux contre les chaînes de grands magasins (Brico et autres) qui ont continué de vendre (sur un rayon entier) ce poison aux particuliers, alors que de fortes présomptions de nocivité et de cancers étaient démontrées.

    Je suis furieux contre l'Afsca, qui au lieu d'aller persécuter un honnête producteur de Herve au lait cru, ferait mieux d'analyser tous les poisons présents dans les produits industriels commercialisés par les multinationales chimiques et agro-alimentaires. 

    C'était mon coup de gueule du dimanche soir. Et cela fait du bien !

  • Suppression des vols de nuit à Brussels Airport (Zaventem)...

    Article intéressant d'un ingénieur polytechnicien français publié dans l'Echo de ce samedi. Jean-Noël Lebrun affirme que si on supprimait tous les vols entre 22H00 et 07H00, l'état économiserait 100 millions d'euros en frais de santé, dépensés (et remboursés par la mutuelle) par les 250.000 personnes survolées et fortement dérangées (et en ne prenant en compte que 10% des dépenses médicales de ces personnes sur un an).

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    Et, toujours d'après lui, cela ne produirait qu'une perte de 1,4 % sur le trafic passager (306.000 sur 21,9 millions) et de 3,6 % sur le fret (16.342 tonnes sur 454.000 tonnes). L'aéroport de Francfort l'a fait en 2011 et cela s'est très bien passé.

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    Levée de bouclier, évidemment, chez Brussels Airport qui vise une extension sans fin de l'aéroport et par conséquent un accroissement des nuisances pour les populations survolées, dont je fais partie.

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    Pendant ce temps, les 12 associations anti survol de Bruxelles, de Flandre et de Wallonie ont décidé de se regrouper (une première) avec des revendications fermes et communes qui vont notamment dans ce sens, mais qui, en plus, souhaitent limiter à 220.000 par an les mouvements sur l'aéroport (pour 231.528 en 2014, en hausse de 14,6% par rapport à 2013). Et demandent aussi une délocalisation de certaines activités de Brussels Airport vers des aéroports régionaux.

     

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    Les nuisances sonores de Brussels Airport imposées aux zones survolées, tant à l'atterrissage qu'au décollage, sont épouvantables et entraînent des soucis majeurs de santé aux habitants de ces zones. De quel droit ? 

  • Lobby puissant et pouvoir corrompu...

    L’Union européenne a donné le feu vert à la commercialisation de 19 OGM, dont 11 de l’américain Monsanto. Une réforme prévoit que chaque Etat membre pourra individuellement les bannir.

    Tapis rouge pour Monsanto. L’Union européenne a autorisé vendredi l’importation et la commercialisation de 19 OGM, deux jours après avoir proposé aux Etats membres une réforme leur permettant d’interdire leur utilisation sur leur territoire.

    Onze produits de la multinationale américaine Monsanto (soja, maïs, colza et coton) figurent au nombre des OGM autorisés, a précisé la Commission européenne dans un communiqué. Les huit autres sont des produits de la firme américaine Dupont et des groupes allemands Bayer et BASF. Dix-sept de ces OGM sont destinés à l’alimentation animale et humaine, deux sont des fleurs coupées.

    Pas de majorité pour ou contre

    Ces autorisations « étaient en suspens », car les Etats membres ne sont pas parvenus à constituer une majorité pour ou contre leur commercialisation. L’autorisation est immédiate et vaut pour dix ans.

    Si les gouvernements européens approuvent la réforme présentée mercredi, ils pourront interdire l’utilisation des OGM sur leur territoire. Dans le cas contraire, les règles applicables seront celles qui ont conduit la Commission européenne à autoriser la commercialisation des OGM ne présentant aucun risque pour la santé animale et humaine dans l’ensemble de l’UE, solution réclamée par les grands groupes.

    Greenpeace a accusé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, « de ne pas avoir l’intention de rapprocher l’Europe des citoyens, comme il l’a promis, et d’agir en faveur des intérêts des Etats-Unis et de Monsanto ».

    Source: L’Express

    Et comme les étiquettes "contenant des OGM" ne sont pas prêtes d'être apposées sur les emballages des denrées alimentaires de vos supermarchés préférés (toujours à cause du même lobby), il ne vous reste plus qu'à consommer BIO, pour être sûr de ne pas en avaler...

  • Adieu Bisphénol A, bonjour Bisphénol F et S...

    Le Bisphénol A est totalement interdit en France depuis le 1er janvier de cette année. Les industriels ont donc dû trouver des solutions et l'ont discrètement remplacé par du Bisphénol F ou S, tout aussi nocifs...

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    Qu’il soit A, S ou F, le Bisphénol est dangereux pour la santé. Voici donc six règles pour éviter le bisphénol – et d’autres perturbateurs endocriniens tels les phtalates – au quotidien :

    1. Évitez surtout le plastique au four à micro-ondes, car le fait de réchauffer des emballages en plastique facilite la migration des produits chimiques vers les aliments. Privilégiez absolument les récipients en Pyrex ou céramique résistant à la chaleur. En notant que la mention « compatible micro-ondes » ne signifie aucunement que le récipient est inoffensif, jusque qu’il résistera au passage au micro-ondes.

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    2. Évitez les boites de conserves, et choisissez plutôt des aliments frais ou surgelés. Ou des conserves en bocal de verre. Evitez aussi les bonbonnes d'eau en plastique, les boîtes de soft ou de bières, etc...

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    3. Cuisinez plus souvent des produits frais chez vous. Et si vous sortez, choisissez des restaurants qui servent des produits frais. Il a été démontré que les personnes qui prennent davantage de repas à l’extérieur présentent des taux de BPA plus élevés.

    4. Utilisez en général des récipients alimentaires en verre ou inox, car les aliments et boissons stockés dans du plastique absorbent les substances du plastique, surtout s’ils sont gras ou acides.

    5. Connaissez vos plastiques. Si vous ne pouvez éviter les emballages plastique, évitez le PVC (Chlorure de Polyvinyle), le PS (Poly Styrène), le PC (Poly Carbonate) et privilégiez le PET (Polyéthylène téréphthalate), le HDPE (Polyéthylène de haute densité), le LDPE (Polyéthylène de basse densité) et le PP (Polypropylène). Ces codes de recyclage des plastiques sont donnés sur l’emballage. Mais évitez les plastiques autant que possible !

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    6. Préférez les cafetières sans plastique, type cafetière italienne ou cafetière à piston en verre, aux cafetières électriques qui peuvent contenir BPA et phtalates dans leurs bacs et tubulures. Idem pour les purificateurs d'eau, les cuiseurs vapeur, les presse-fruits, les centrifugeuses : pas de plastique ! (Article basé sur une parution dans Conso Globe de ce jour).

    Terriens, il est temps d'agir...

  • Le caractère cancérogène possible des pesticides enfin reconnu par l'OMS...

    "Le 20 mars dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a enfin reconnu le caractère cancérogène « probable ou possible » de cinq produits pesticides, dont le glyphosate, l’herbicide le plus utilisé au monde, notamment via le Roundup de Monsanto.

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    « Généreusement » utilisé dans l’agriculture ainsi qu’en agroforesterie et par les particuliers, des pesticides (un herbicide et quatre insecticides) sont plus particulièrement dénoncés par l’IARC, le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’OMS. Toutefois, parmi ces substances, le glyphosate remporte la « palme » avec une présence détectée à la fois dans l’air, l’eau et la nourriture.

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    Concrètement, l’herbicide glyphosate ainsi que les insecticides malathion et diazinon sont dorénavant considérés au niveau international comme des cancérogènes  »probables chez l’homme », avec des risques de lymphones non hodgkiniens et des cancers du sang.

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    A ces pathologies, l’IARC ajoute pour l’insecticide malathion un risque de cancer de la prostate et, pour le diazinon, de cancer du poumon. Quant aux insecticides tetrachlorvinphos et parathion, interdits ou restreints d’usage dans de nombreux pays, le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’OMS les classe dorénavant comme des cancérogènes  possibles. 

     

    Globalement, si la population la plus exposée est évidemment celle vivant à proximité des zones traitées, rappelons que les pesticides, à l’instar de nombreux autres polluants, non pas de frontières, leur présence ayant déjà été révélée au sein de villes comme Paris, par des études antérieures. (Article publié sur Univers Nature).

     

    De plus, après avoir pollué la planète entière pendant des années en clamant l'innocuité de leurs produits chimiques, les multinationales comme Monsanto (mais aussi Bayer, Sygenta, BASF et consorts) commencent à voir la fin de leur produits phares, malgré leur lobbying toujours aussi important : la terre est morte !

     

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    Heureusement que dans le monde s'élèvent enfin des voix pour privilégier les aliments Bio et refuser tout ce qui est chimique, industriel ou OGM. Le début d'une nouvelle ère qui respectera enfin la nature, notre planète et notre santé ! Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Fukushima : 4 ans déjà et 40 ans encore, au minimum...

    Triste anniversaire que celui de l'accident nucléaire de Fukushima : c'était il y a 4 ans. Une grande partie du Japon devenait radioactif.

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    Faux communiqués, mensonges, fausses mesures de radioactivité, fausses cartes de l'étendue des dégâts invisibles et inodores, fausses cartes de la pollution de l'océan Pacifique, fausses mesures des aliments devenus radioactifs : les japonais ont vécu des moments abominables.

    Puis relèvement des taux admissibles de radioactivité (x20 par rapport aux normes de l'Organisation Mondiale de la Santé) pour l'air qu'on respire, l'eau qu'on boit et les aliments qu'on mange...

    4 ans après ce drame, des milliers de "dépollueurs" sont toujours occupés à assainir la centrale et l'environnement... Dans la centrale, il reste 3 piscines à vider de ses éléments combustibles radioactifs, il faut aussi nettoyer toute la zone de confinement dans laquelle le combustible nucléaire a fondu, et aller le rechercher (et le trouver !) pour le traiter, et, enfin, poursuivre l'inlassable mission du traitement des eaux de refroidissement.

     

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    On estime la durée de ce travail à 40 ans !

    Quant à l'environnement, les dépollueurs ont beau enlever 5 cm de terre sur toute la surface des zones touchées (pour réduire la radioactivité de 25 à 40 %), dès qu'il pleut ou qu'il vente, la zone est à nouveau polluée et hyper radioactive. Quant aux forêts, qui ont absorbé le plus de césium radioactif, elles ne sont pas traitables : soit on les rase et on traite ces millions de tonnes radioactives, soit on en interdit l'accès pour un siècle, si pas plus... Que du bonheur !

    Une belle saloperie, ces centrales nucléaires ! Et des coûts de nettoyage et de traitement assumés par l'Etat, c'est-à-dire par les citoyens, Tepco (leur Electrabel local) étant en faillite depuis le début du drame. Des coûts qui seront astronomiques si on pense aux millions de m3 à évacuer et traiter pendant les 40 prochaines années...

    Sans parler des coûts de santé qui vont exploser avec des taux de cancers de la population qui vont augmenter de façon exponentielle dans les années qui viennent, et sans qu'on admette jamais le lien de cause à effet, comme ce fut le cas et c'est toujours le cas à Tchernobyl. 230.000 japonais sont toujours délocalisés, 4 ans après la catastrophe.

     

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    Plus d'honnêteté et de transparence du cartel nucléaire et d'Areva ne seraient pas du luxe. Et une indépendance totale de l'Organisation Mondiale de la Santé par rapport à ce cartel, non plus.

     

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    N'y a-t-il pas une énergie plus propre, moins polluante et moins chère ? Evidemment que cela existe. Mais la volonté politique, étroitement liée au cartel nucléaire, n'y est pas. C'est là tout le problème. Avant le prochain drame nucléaire dans un autre pays. Lequel et quand ?

     

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  • Il faut démanteler nos vieilles centrales nucléaires...

    Les informations partent dans tous les sens : d'une part, on entend que les fissures présentes dans les réacteurs nucléaires sont plus importantes que prévu, et que cela nécessiterait des examens approfondis de tous les réacteurs nucléaires mondiaux - y compris ceux des sous-marins - et d'autre part, on entend que le gouvernement donnerait bien le feu vert pour encore prolonger de 10 ans l'utilisation de nos vieilles centrales...

     

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    D'abord, elles n'ont pas été conçues pour fonctionner si longtemps. Ensuite, avec tous les problèmes mis à jour ces derniers temps, il serait risquer de prendre cette décision. C'est comme une vieille voiture d'occasion qui a fait son temps et qu'on voudrait malgré tout pousser encore un peu plus loin. Sauf qu'ici, on parle de la sécurité de la population belge...

     

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    Enfin, je voudrais bien voir qui va prendre en charge le démantèlement d'une centrale nucléaire belge. Connaître le budget et le planning. Une centaine d'ingénieurs se sont déjà affairés à mettre à l'arrêt ce réacteur et à la déconnecter du réseau électrique. Et ce n'est qu'un début : le démantèlement va durer des années !

     

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    Le coût du démantèlement des centrales était compris dans le coût de l'électricité exorbitant que nous avons payé des années durant à Electrabel, racheté par GDF Suez. Qui va payer, je me le demande...

    Dire que le nucléaire est une énergie sûre et peu chère est faux ! C'est dangereux et très cher si on prend en compte tous les paramètres. Il est grand temps d'en sortir et de se tourner vers les énergies renouvelables et vertes. Pour notre santé à tous.

  • Bill Gates et Monsanto...

    "Les contributions du couple Bill et Melinda Gates et du milliardaire Warren Buffet font de la Fondation Gates la plus grosse fondation privée du monde. Elle est dotée de 40 milliards de dollars. Sur ces fonds, elle a consacré 3 milliards au développement agricole en Afrique depuis 2003. Dans un rapport publié en novembre 2014, l’ONG Grain s’est penchée plus en détail sur les subventions accordées par l’organisation philanthropique. Bilan: la fondation donne surtout au Nord. 5% seulement des dépenses vont directement au continent africain. La moitié des subventions vont à des organisations internationales. Et la plus grande partie des  budgets de recherche finance des laboratoires américains.

    La Fondation Gates a réagi en dénonçant un rapport "délibérément trompeur", soulignant  qu’il n’est pas besoin de financer des organisations africaines pour apporter de l’aide aux agriculteurs africains. Depuis qu’elle s’est lancée dans le développement agricole en 2006, la Fondation a annoncé la couleur: permettre la mise au point de 400 variétés améliorées pour sortir de la famine 30millions de personnes en Afrique. La recherche génétique est au centre de son projet.

    La fondation américaine s’est déjà attiré beaucoup de critiques lorsqu’elle a resserré ses liens avec Monsanto, le géant américain de la biochimie. Depuis 2010, elle a acquis des parts dans la multinationale. Et le directeur de l’équipe Recherche et développement agricole qui gère les subventions pour les semences améliorées de la Fondation Gates n’est autre qu’un ancien responsable de Monsanto.

    Mais le rapport de Grain va plus loin: il reproche à la Fondation Gates d’ouvrir des marchés en Afrique aux multinationales du Nord. Et particulièrement en créant, en 2006, avec la Fondation Rockefeller, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra). La Fondation Gates a versé 414 millions de dollars à Agra.

    "Cest une véritable filière de semences hybrides et d’intrants [herbicides, engrais de synthèse...] qu’Agra structure en finançant aussi bien la recherche que la création d’entreprises", explique Nora Binet, spécialiste du sujet au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). 

    La Fondation Gates est également devenue l’un des principaux financeurs du CGIAR, l’organisation internationale qui coordonne 15 centres de développement agricole, avec 720 millions de dollars injectés depuis 2003. En jeu, l’utilisation des réseaux locaux des centres du CGIAR pour diffuser des semences améliorées et les produits chimiques qui vont avec.

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    La Fondation Bill-et-Melinda Gates finance également de nombreux partenariats public-privés (PPP) avec des multinationales (DuPont, Cargill, Unilever, Nestlé, Coca cola, Olam…) dans des projets visant à transformer l’agriculture africaine, explique Nora Binet.

    La chercheuse constate ainsi une réorganisation du développement agricole qui donne "aux multinationales le rôle principal dans le cadre de PPP, facilités par les fondations fournissant un appui institutionnel et financier".

    De nombreuses ONG américaines et africaines et des organisations de producteurs dénoncent ces conflits d’intérêts. Une vingtaine d’entre elles l’ont encore rappelé le 12 octobre 2014, lors d’une rencontre internationale à Seattle. Dans une résolution, elles s’inquiètent des conséquences de cette stratégie pour l’Afrique, en particulier la perte de biodiversité liée à la monoculture de semences améliorées et à l’utilisation de produits chimiques.

    Selon la FAO (Food and agriculture organization), la perte de biodiversité est responsable de la malnutrition dans le monde. Or, selon Grain, pas un centime de la Fondation n’est allé à des programmes de développement conduits par des agriculteurs africains, même si ces derniers fournissent toujours 90% des semences du continent." Source : Article de Magali Reinert sur Novethic.

    Il est fort regrettable que le sympathique Bill Gates se soit à ce point lié avec Monsanto et d'autres multinationales du même acabit, qui, toutes, polluent les sols de la planète, empoisonnent les agriculteurs et les consommateurs, tout en éradiquant la biodiversité qui existe depuis des millénaires sur des territoires entiers...

    Il eût été mille fois plus malin et gratifiant d'instruire les agriculteurs africains à la permaculture et de favoriser la consommation locale, bio et de saison, en total respect avec l'environnement.

    J'avais écrit un mail à Bill Gates, il y a quelques années, pour lui demander, avec tout son argent, de racheter Monsanto et de transformer cette néfaste multinationale chimique en une multinationale Bio irréprochable. Je n'ai jamais eu de réponse et je pense savoir pourquoi...

  • L'enfer dans le ciel bruxellois...

    L'enfer une nouvelle fois, ce samedi matin à 6H00 tapantes, avec un réveil en sursaut dû aux vrombissements infernaux d'une série incessante d'avions décollant de Zaventem et survolant la Région Bruxelles Capitale à bien trop basse altitude.

    Comme il était impossible de me rendormir, j'ai dû me lever, une fois encore, bien avant l'heure prévue... Je me suis branché sur le site http://www.flightradar24.com/50.88,4.41/12 pour observer qui étaient ces sauvages qui se permettaient de réveiller avant l'aube tous ces pauvres bruxellois.

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    Et bien, ce sont des charters Thomas Cook et autres Jetair, plus quelques avions Brussels Airlines et quelques autres. Il faut absolument que vous alliez sur ce site http://www.flightradar24.com. Vous pouvez même faire un playback accéléré et voir tout ce qui s'est passé dans le ciel bruxellois de 6h00 à 8h00, par exemple. C'est effrayant !

    Ce qui est également remarquable sur ce site, c'est que l'on peut non seulement identifier quasi tous les vols, mais aussi vérifier leur altitude en temps réel. On voit également que tous les avions (j'ai bien dit tous) décollent en survolant la Région Bruxelloise, alors qu'il n'y avait pas de vent et qu'ils auraient très bien pu décoller dans l'autre sens, en évitant de réveiller un million d'habitants...

    Il est grand temps de régler ce problème qui nuit fortement à la santé des bruxellois : limiter les heures de survol de la capitale, limiter le nombre d'avions, limiter le niveau sonore des nuisances et faire respecter les décisions et encaisser réellement les amendes en cas de non respect des règlements.

  • Las avions en direct au-dessus de Bruxelles : FlightRadar24...

    Belle application que ce FlightRadar24 qui vous montre en direct tous les avions dans votre région. Prenons Bruxelles, par exemple.

    On peut observer tous les avions en attente de décollage à Zaventem et suivre chacun d'entre-eux après le décollage. Alors qu'aujourd'hui il n'y a pas de vent (5 à 10 km/h selon météo Belgique), tous les décollages que j'ai pu observer passent au-dessus de Bruxelles. Tous.

    Ce qui est sympa aussi, c'est que vous pouvez identifier l'avion en question : modèle, compagnie aérienne, destination, mais aussi vitesse et altitude. Par exemple, quand ils survolent Woluwé, ils sont entre 754 mètres d'altitude (Jetair) et 1.100 mètres (Tunisair), les moteurs à fond la caisse : je ne vous dit pas le boucan infernal...

    A Nice, où l'aéroport est situé en pleine ville, il est interdit de survoler l'agglomération à moins de 2.000 mètres d'altitude. On comprend pourquoi. Et les avions qui survolent Nice sont entre 2.500 et 3.000 mètres d'altitude. A Bruxelles, pas de règlement de ce genre. Il serait grand temps que la Région bruxelloise prenne les chose en mains, sérieusement. Et évite à tous ses habitants ces nuisances sonores continues (alors que nous vivons dans une ville calme), qui portent atteinte à notre santé, à notre environnement et à notre bien-être.

    Quant aux Bruxellois, ne restez pas passifs : portez plainte au médiateur de l'aéroport, au premier ministre, au ministre de l'environnement, à votre parti politique préféré, etc... Faites vous entendre ! Sinon, rien ne bougera...

  • Les avions au-dessus de Bruxelles : pollution sonore et environnementale...

    Dans une déclaration commune, MM. Gosuin (Auderghem-FDF), Deleuze (Watermael-Boitsfort - Ecolo), Maingain (Woluwe Saint-Lambert - FDF) et Cerexhe (Woluwe Saint-Pierre -cdH), ont réclamé l'application stricte de l'arrêté de la Région bruxelloise fixant des limites de bruit à ne pas dépasser, et rappelé leurs exigences de voir étendu dans les plus brefs délais le réseau de sonomètres régionaux afin que ce dernier corresponde aux nouvelles trajectoires actuellement en vigueur. Pour eux, l'application de l'arrêté bruit comprend la perception systématique des amendes consécutives aux infractions.

    Les nouvelles procédures de vols mises en œuvre depuis le début du mois de février ne sont rien d'autre que l'exécution des accords de gouvernement de 2008 et 2010 de répartir de façon équitable les nuisances engendrées par les avions décollant et atterrissant à l'aéroport de Zaventem. Le principe de répartition équitable des nuisances a été par ailleurs validé par le Conseil d'Etat. 

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    Ces nouvelles procédures suppriment enfin la concentration de la quasi moitié des décollages vers la seule balise d'Huldenberg, ce qui représentait pour les habitants de l'Est de Bruxelles et de sa périphérie un matraquage sonore insupportable à des altitudes de 1.500-2.000 pieds (environ 500-600m). Les communes qui se plaignent aujourd'hui des nouvelles procédures sont elles survolées à des altitudes de 5000-6000 pieds soit à une altitude 3 fois plus élevée et avec une nuisance forcément bien moindre.

    Il faut noter qu'à Nice, par exemple, où l'aéroport est très proche de la ville également, les avions n'ont pas le droit de survoler cette zone à haute densité de population à moins de 2.000 mètres de hauteur, afin d'éviter toute nuisance sonore. Ce qui explique les grands cercles des avions au-dessus de la grande bleue, tant au décollage qu'à l'atterrissage... Si on pouvait faire la même chose au-dessus des champs de patates des environs de Zaventem, ce serait bien !

    Comme l'a récemment dit le journal LE SOIR, personne ne veut du bruit des avions. Seules deux solutions existent: soit on répartit la nuisance de façon équitable, on limite l'extension de l'aéroport et on supprime les vols de nuit , soit on déménage l'aéroport. Cette dernière solution nous semble irréaliste à court terme mais doit absolument être étudiée.

    Nous bruxellois, ne nous rendons plus compte du silence qui règne à Bruxelles quand il n'y a pas d'avions : nous sommes vraiment comme à la campagne, avec juste le chant des oiseaux dans notre verte capitale. Et nous acceptons aussi, sans nous plaindre, de nous faire réveiller tous les matins, week-ends compris, à 06H00 du matin, par des décollages intempestifs et incessants. Et de ne pas pouvoir nous endormir, avec ces vols nocturnes bruyants... Bande de moutons, portez plainte et faites bouger les choses ! Vous avez droit à une nuit paisible et complète ! Si personne ne bouge, pourquoi changeraient-ils quelque chose ? Par contre, s'ils (le ministre des transport, le premier ministre, les associations) ont des milliers de plaintes... Terriens, il est temps d'agir... Bougez-vous !

  • Vino Business : le Bordelais, pire que Dallas...

    Pour la première fois, l’enquête inédite d’Isabelle Saporta, auteur du Livre noir de l’agriculture, dévoile la face cachée de nos vins et la férocité d’un petit monde raffiné où tous les coups sont permis. Car derrière les étiquettes flamboyantes se dissimulent tous les ingrédients d’un impitoyable Dallas hexagonal, animé par une poignée de winemakers rusés, avec ses rivalités, ses haines viscérales, ses intrigues et ses coups bas.

    Un document explosif sur une des gloires de notre patrimoine protégée par une loi du silence qui a résisté à tous les scandales.

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    Vous apprendrez plein de choses sur la puissance des lobbys freinant les législations sur l'usage des pesticides (la vigne, c'est 3% des terres agricoles et 20% de l'utilisation globale de pesticides dans l'agriculture...), comment être sûr de ce qu'on boit, les magouilles foncières à Pomerol, Saint Emilion et ailleurs, l'industrialisation exigée pour les petits vignerons, qui, par manque d'espace ou de moyens, doivent arrêter et vendre leur Domaine aux plus grands, le prix honteux et démesuré d'une bouteille de vin d'un Grand Cru Classé, la folie - style Dallas - qui s'étend dans le bordelais, les nouveaux investisseurs, les tromperies sur l'origine de certains vins : vous saurez tout ! A lire.

    Livre publié en mars 2014 aux Editions Albin Michel, 256 pages, 19 euros.

     

     

  • Mercure, arsenic, cyanure et amiante : quel beau cocktail pour les générations futures...

    En une minute et demie, la cage d'ascenseur du puits Joseph avale les 550 mètres de profondeur dans un grincement de ferraille et de bois. Lampe frontale sur le casque, autosauveteur à oxygène en bandoulière, les mineurs parcourent les 100 km de galeries de l'ancienne mine de potasse Joseph-Else, creusée dans le sous-sol de Wittelsheim (Haut-Rhin). Direction non pas la taille de sel mais les cavités où dorment du mercure, de l'arsenic, du cyanure et de l'amiante. Là, 44 000 tonnes de déchets industriels ultimes, non recyclables et hautement toxiques, gisent dans un centre de stockage unique en France, StocaMine.

    Autant dire un casse-tête environnemental. Après onze ans d'inactivité, le site doit aujourd'hui être définitivement fermé. A partir du 1er avril, une partie de ces déchets sera remontée à la surface tandis que le reste sera confiné. Alors on s'active sous terre : une immense machine racle les sols, soulevant une épaisse poussière salée, tandis qu'un tractochargeur transporte les minerais et déblais. « Il faut agrandir les galeries, aplanir les sols, renforcer les soutènements, installer des lampes et des téléphones de secours avant de commencer à déstocker, énumère Alain Rollet, PDG de StocaMine. Ces opérations sont dangereuses : le risque minier se cumule au risque toxique, sans oublier que la mine est classée comme épisodiquement grisouteuse. »

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    D'autant qu'il y a urgence : les galeries commencent à s'affaisser, sous l'effet de la pression due au creusage. A certains endroits, les plafonds  se sont effondrés, rendant quasi impossible l'accès aux colis de déchets, dont certains sont probablement percés ou éventrés. D'autres se corrodent sous l'effet de la chaleur.

    « Plus on attend, et plus il sera difficile de récupérer les colis, s'inquiète Yann Flory, porte-parole du collectif Déstocamine, qui fédère ONG et syndicats en faveur du déstockage total. Les experts sont certains que la nappe phréatique la plus grande d'Europe sera bientôt touchée, car l'eau s'infiltre et ruisselle vers les déchets. Le temps presse. »

    Une fébrilité souterraine à laquelle fait écho, en surface, une grande perplexité. Car StocaMine est une bombe à retardement dont la population locale craint à tout moment l'explosion. En décembre 2012, la ministre de l'écologie de l'époque, Delphine Batho, a ordonné le retrait de 11 % des déchets, dont 56 % des éléments mercuriels, et le confinement du reste du site. Mais, sous la pression des élus alsaciens, tous bords politiques confondus, ainsi que des ONG, la ministre a relancé le débat, six mois plus tard, en organisant une procédure de concertation publique. « Une large majorité de la population demande à sortir la totalité des déchets », révèle Henri Watissée, le garant de la concertation.

    StocaMine a ouvert ses portes en février 1999, sous la forme d'une filiale de l'entreprise publique des Mines de potasse d'Alsace (MDPA) et suite à un arrêté préfectoral  qui autorise le stockage pour une durée maximale de trente ans, mais avec la notion de réversibilité. En cas de non-conformité ou d'incident grave, les déchets devront être retirés. En trois ans, 19 500 tonnes de déchets de classe 0, les plus dangereux (mercure, arsenic, cyanure, etc.), sont entreposés au fond de la mine, conditionnés en fûts métalliques de 250 kg et big bags (« gros sacs ») d'une tonne. Pour éviter toute réaction chimique non contrôlée, 24 500 tonnes de résidus d'incinération et d'amiante, de classe 1, sont également descendus dans les alvéoles.

    Mais le rêve de stockage propre tourne court très vite. En septembre 2002, un incendie survient dans le bloc 15. « 472 big bags contenant des engrais et du soufre, hautement inflammables, ont été entreposés sans autorisation », raconte Yann Flory. Il faudra trois jours pour maîtriser le feu et trois mois pour évacuer les émanations toxiques. Alors que 74 mineurs sont intoxiqués, le PDG de l'époque est condamné à quatre mois de prison avec sursis, et StocaMine à 50 000 euros d'amende. Elle ne s'en relèvera pas : le centre, qui n'a jamais été rentable, ferme ses portes en 2003, emportant avec lui les MDPA. Il n'aura embauché que 24 personnes.

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    La confiance de la population est brisée. « On ne peut plus les croire », déplore Raoul Schmitt, qui vit depuis toujours dans la cité ouvrière Graffenwald, à deux pas de StocaMine. Dans ce quartier, tout le monde ou presque a un parent mineur. L'accident, les habitants l'ont ressenti jusque dans leurs chairs. « J'avais des maux de tête, puis j'ai vu une colonne de fumée verte et bleue qui sortait des puits. Quand j'ai demandé ce qu'il se passait, on m'a répondu qu'il n'y avait pas de danger, que des palettes brûlaient, dit-il avec amertume. Au même moment, mon beau-frère était au fond. » Depuis, ce mécanicien plaide en faveur du déstockage total des déchets, à l'instar de ses voisins.

    « Je serais rassuré si on enlevait tous les déchets et qu'on dépolluait le site », confirme François Elsaesser, l'un des plus anciens habitants du quartier, en pointant les chevalements de la mine à travers ses baies vitrées. Tandis que son dernier enfant, âgé de 4 ans, s'amuse dans le salon, il dit craindre des « émanations toxiques » mais surtout « le risque de pollution de la nappe phréatique ». 

    En 2010, après des années de statu quo, le ministère de l'écologie relance finalement le dossier, en commandant des rapports sur la fermeture et en mettant sur pied un comité de pilotage (Copil) composé de treize experts. Les scientifiques mettent au jour les dangers du stockage.

    « On a mesuré que 100 000 m3 d'eau rentrent chaque année par les parois extérieures des quinze puits, explique Jean-Claude Pinte, chef de projet StocaMine pour l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris). D'ici trois cents ans, l'eau noiera la mine, avant de parvenir à la nappe phréatique, chargée en éléments toxiques. » Dans le même temps, les parois, le plafond et le sol des galeries se referment à raison de 2 cm par an.

    En dépit de ces certitudes, la bataille fait rage entre les experts sur les modalités de fermeture. L'Ineris se prononce en faveur du confinement illimité des déchets. Pierre Toulhoat, son directeur scientifique, explique : « En posant des bouchons de bentonite devant les puits, on retarde de sept cents ans la sortie de la saumure contaminée. Les éléments les plus dangereux, notamment le mercure, atteindront la nappe à un débit très faible, ce qui permettra d'avoir des concentrations inférieures aux normes réglementaires. »

    Selon l'institut, le déstockage total présente à l'inverse des risques importants : intoxication des travailleurs, contamination atmosphérique, accident pendant le transport et pollution autour du centre de stockage allemand – les déchets de StocaMine doivent rejoindre le site de Sondershausen, dans l'est du pays.

    « Il est possible d'assainir un site sans mettre en danger les travailleurs », rétorque Marcos Buser, géologue suisse et spécialiste reconnu des déchets spéciaux et nucléaires. Cette voix dissidente du Copil assure l'avoir fait à Saint-Ursanne, dans le Jura helvétique, et se targue d'être le seul expert sur le dossier StocaMine à jouir de cette expérience. « Mais il est impossible d'établir des modèles crédibles sur l'ampleur de la pollution de la nappe phréatique à long terme, dit-il. La sécurité n'est pas garantie pour les générations futures. »

    Ces convictions, qui résonnent positivement à l'oreille des populations, élus et ONG, suscitent l'agacement et un brin de condescendance des autres experts. « Les déchets étaient moins dangereux et la mine, du calcaire, et non du sel. Cela n'a aucun rapport », lâche un ingénieur. « C'est dangereux, idiot et surtout cher de vouloir tout sortir, renchérit Alain Rollet, le PDG de StocaMine, polytechnicien et ancien directeur des Charbonnages de France, que l'Etat a tiré de sa retraite pour liquider le centre de stockage. Je propose à l'Etat le scénario le moins cher. Car, au final, c'est vous, contribuables, qui allez payer. » (Extraits d'un article d' Audrey Garric dans Le Monde).

    C'est fou, ce vieux retraité, qui opte pour la solution la moins chère, sous prétexte que c'est nous - le contribuable- qui allons payer la note. D'abord pourquoi nous et pas les multinationales qui ont produit ces déchets ? Ensuite, c'est facile : on enterre tout et c'est réglé ! Alain Rollet ne sera peut-être plus de ce monde quand les premiers fûts rouillés et percés contamineront la nappe phréatique, ou quand des gaz toxiques s'échapperont de la mine et pollueront toute la région et plus encore. Ce seront alors des milliards d'euros qui devront être dépensés pour assainir eau et sols... Tout cela parce que les dirigeants actuels n'assument pas leurs responsabilités. Pas très sympa pour les générations futures, une fois de plus...

    Ceci prouve également que l'enfouissement des déchets nucléaires n'est vraiment pas la bonne solution non plus. Et reporter le problème à quelques dizaines d'années, en faisant l'autruche aujourd'hui, n'est vraiment pas une attitude responsable ! Il faut tout d'abord arrêter de produire tous ces déchets toxiques et les traiter au fur et à mesure, aux frais des firmes qui les produisent, et plus aux frais du contribuable, qui a déjà assez contribué comme çà ! Terriens, il est temps d'agir...

     

  • 515.000 soutiens à Emmanuel Giboulot...

    Tout le monde sait maintenant qu'en France on peut risquer d'être condamné pour refuser de polluer, que les logiques hyper-productivistes priment encore dans les instances officielles alors même que la recherche a montré les méfaits des engrais chimiques et des pesticides dévastateurs. 

    Pour autant la victoire n'est pas encore acquise : la Procureure a demandé qu'Emmanuel Giboulot soit condamné, pour l'exemple, comme un vrai délinquant. Il risque de la prison ferme et 30.000 euros d'amendes pour avoir refusé d'asperger ses vignes d'un pesticide ultra toxique. 

    Un tel verdict serait catastrophique. Cela signifierait la peur pour tous les agriculteurs bio et non-bio qui cherchent à travailler leur terre dans le respect de la nature et des hommes. Les juges et les autorités doivent savoir que l'immense vague de mobilisation qui s'est levée ne s'arrêtera pas tant qu'Emmanuel Giboulot ne sera pas relaxé. 

    Une page d'histoire commence à s'écrire. De même que l'agriculture a connu une révolution avec la mécanisation et les engrais chimiques, il ne tient qu'à nous qu'elle soit à l'aube d'une nouvelle révolution, vraiment durable celle-là : celle de l'agriculture bio et raisonnée qui nous redonnera le goût d'une alimentation saine et préservera la diversité de notre terroir pour nos enfants et ceux qui viendront après eux. 

    Et ce changement commence très concrètement aujourd'hui : en empêchant qu'un homme puisse être condamné pour avoir porté cette vision généreuse et d'avenir. 

    Continuez à le soutenir jusqu'au 7 avril, jour du verdict sur http://ipsn.eu/petition/viticulteur.php/704

     

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  • Incidence en France des pesticides sur la fertilité humaine...

    La qualité du sperme des Français a diminué dans quasiment toutes les régions, selon une étude publiée ce lundi dans Human Reproduction par des chercheurs de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Une forte baisse de la concentration de spermatozoïdes – de près d'un tiers sur une période de seize ans – avait déjà été constatée au niveau national. Le phénomène a cette fois été analysé au niveau régional. Seules la Franche-Comté et la Bretagne ont connu une évolution positive.  

    Si l'Aquitaine arrive en tête des chutes de concentration, c’est en Midi-Pyrénées que le pourcentage de spermatozoïdes de morphologie normale est le plus faible de France. Les chercheurs donnent à cela une raison environnementale liée à l'utilisation de pesticides dans le monde agricole. 058_967979-36216330.jpg

    Midi-Pyrénées est en effet la deuxième région de France en terme de surface agricole cultivée et la première pour le nombre d'exploitations. L’Aquitaine, elle, arrive en tête pour le nombre d'emplois dans le secteur agricole et en deuxième position pour la surface agricole cultivée. "Il est très important de surveiller la qualité du sperme, car c'est un biomarqueur sensible aux expositions environnementales et corrélé à l'espérance de vie", a insisté le docteur Le Moal. (Lu sur Atlantico).

    Merci à Bayer, Sygenta, Monsanto, BASF et Dow Chemical qui représentent à eux cinq 75% du marché mondial de pesticides,  de nous avoir inondé de leurs produits chimiques toxiques ( il existe 900 substances homologuées -par qui ?-, réparties entre fongicides, insecticides et herbicides) pendant de si nombreuses années, d'avoir pollué nos sols et nos rivières, et de nous avoir empoisonné. 

    Merci aussi à tous ces agriculteurs, avides de cultures intensives à grand rendement, sans se fatiguer, qui ont abusé de ces produits sur leurs cultures pendant des années, et qui, aujourd'hui n'osent même plus manger ce qu'ils produisent, tant les plantes sont traitées et les sols morts.

    Et il aura fallu attendre que ces agriculteurs commencent à devenir malades pour qu'ils se remettent en question et passent maintenant au Bio... Quel gâchis...

     

  • Niveaux de radioactivité importants sur les plages californiennes...

    "Faisant partie du projet en cours  “Kelp Watch 2014» , les institutions gouvernementales et universitaires ont commencé à recevoir les résultats des échantillons des algues varech et des algues géantes Kelp recueillies le long de la côte de la Californie, ils confirment une présence radioactive plus élevée que la normale. 

    «Nous essayons de comprendre si des éléments radioactif émanant de Fukushima ont déjà atteint  notre écosystème », a déclaré le Dr Matthew Edwards , un professeur de l'Université d'État de San Diego . «Que nous soyons de l'autre côté du Pacifique ne signifie pas que nous soyons protégé des radiations émises par l'accident de Fukushima" .

    Bien que les scientifiques affirment que les niveaux de césium reste très faibles, la méfiance du public ne fait que croître compte tenu du refus persistant du gouvernement à informer la population de la côte ouest sur les questions liées aux radiations émise par la centrale de Fukushima accidentée.

    Pourtant cette nouvelle découverte coïncide avec les déclarations faites par des chercheurs de l'Institut de Physique de la Croix en Espagne , qui prédisait l' arrivée début 2014 de rayonnement de Fukushima le long de la côte ouest de l'Amérique du Nord.

    Suite à la découverte récente de niveaux de rayonnement de plus de 1400 % supérieures à la normale sur une plage de Californie et que le gouvernement continue de présenter sans risque des experts indépendants ont mis en garde les parents de ne pas laisser les enfants jouer sur les plages de Californie, le sable y est à risque disent ils.

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    Malgré les tentatives des médias pour minimiser l'importance de la catastrophe en cours, cette nouvelle découverte n'a fait que confirmer l'accumulation continue de rayonnement dans les eaux de la côte Ouest des Etats Unis.

    Compte tenu de la capacité des rayonnements à accumuler dans les écosystèmes marins, beaucoup craignent que les mortalités massives de la vie marine constatées ces derniers temps tout le long de la côte ouest soit liées à l'augmentation continue d'isotopes radioactifs. 

    Effectivement les découvertes récentes d'hécatombes massives de la vie marine sur la côte ouest est inquiétante, les étoiles de mer et les sardines sont mystérieusement atteintes d'anomalies étranges et mortelles depuis quelques mois .

    Malgré que le gouvernement tente de rassurer le public qu'il n'y a absolument aucun risque actuellement , des dizaines de millions de doses de iodure de potassium ont été discrètement acheté par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

    Les experts prédisent que la probabilité d'une augmentation de césium dans l'océan Pacifique semble inévitable, et que la radioactivité risque de durée environ une quarantaine d'année." (Article de Mikael Thalen sur Infowars.com).

    C'était annoncé depuis longtemps, et inévitable. Vous habitez au bord du Pacifique, et vous ne pouvez plus vous balader sur les plages, ni faire du Surf, ni manger du poisson, pendant 40 ans ! Vous pouvez juste admirer les cadavres d'animaux marins échoués en nombre sur les plages... C'est beau le nucléaire, et tellement propre et inoffensif..., à en croire tous les menteurs qui nous dirigent pieds et mains liés avec AREVA et le cartel nucléaire mondial.

    Qu'ils commencent à ne plus cacher la vérité et à dépolluer (avec leur dollars, et pas les nôtres) les côtes californiennes et celles d'Hawaii, ainsi que le Pacifique  et tout le Japon: on verra alors si le nucléaire est si économique que cela...

  • Faire du vélo, oui, mais pas en ville...

    Le cyclisme dans les villes fortement embouteillées s'avère réellement néfaste pour le cœur et les poumons en raison de l’absorption de la pollution, comme le confirme une étude présentée dans la revue Science of The Total Environment et menée à Dublin par Marguerite Nyhan du Trinity College. Elle s'est penchée sur le cas de 32 cyclistes en bonne santé, roulant principalement sur des routes peu embouteillées. Si les piétons sont exposés aux mêmes dangers, les cyclistes fournissent un effort plus important et prennent de plus grandes inspirations — ce qui accroît le risque, rapporte The Australian. 

    En 2011, une autre étude britannique avançait que les cyclistes en milieu urbain inhalaient d'importants taux de carbone noir. L'étude, menée par l’université de Londres, avait permis de démontrer que les citadins qui se rendaient au travail à vélo présentaient 2,3 fois plus de carbone noir dans les poumons que les piétons. Le carbone noir peut être responsable du dérèglement des fonctions pulmonaires, causer la détresse respiratoire et provoquer des crises cardiaques.

    Quelles solutions adopter ? L'usage d'un masque serait efficace, selon la BBC, à condition qu'il soit bien ajusté. De précédentes études conduites à Pékin avaient démontré que cet ajustement permettait de réduire de manière significative l’exposition aux particules polluantes. Il est conseillé d'éviter les zones fortement fréquentées, de choisir des horaires pendant lesquels le trafic est réduit et d'éviter de rouler derrière les bus et les camions roulant au diesel. Source : Relaxnews.

    Bref, les cyclistes qu'on croise Rue de La Loi et sur les grands boulevards aux heures de pointe font du sport et ont adopté un mode de transport écologique pour se rendre au boulot. Mais ils en prennent plein les poumons et risquent gros. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

     

  • Les océans deviennent acides et meurent...

    Près de 540 millions de personnes qui dépendent de la pêche vont, à terme, souffrir de la disparition des poissons, des mollusques et des coraux. - bien qu'une étude datant de 2007 démontre une relative résistance de ces derniers à l'acidification. Le phénomène n'est pas nouveau mais s'accélère. Depuis la révolution industrielle, l'océan gagne en acidité en raison de l'augmentation des émissions de carbone. Cette saturation empêche désormais les océans d'absorber les émissions aériennes de dioxyde de carbone - ils en absorbent environ un quart, actuellement. Selon les estimations des scientifiques, les océans seront 170% plus acides en 2100 qu'ils ne l'étaient avant la révolution industrielle - l'acidité des eaux a déjà augmenté de 30%, atteignant un niveau inégalé depuis au moins 55 millions d’années. Une évolution qui devrait accélérer la vitesse du changement climatique à venir.

    Les premières espèces à souffrir de cette lente catastrophe sont les organismes qui vivent dans des coquilles dures ou des exo-squelettes coralliens, tels que les mollusques et les crabes. La pêche des mollusques représenteraient à elle seule une perte de 130 milliards de dollars. C'est sur la base de cette estimation que les scientifiques chiffrent à mille milliards de dollars les pertes éventuelles.

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    La communauté scientifique n'est cependant pas en mesure de prédire quelle sera la réaction de l'écosystème face à cette acidification des océans. Il est impossible de savoir quelles espèces vont survivre et lesquelles vont périr. Une chose reste cependant certaine : il sera extrêmement difficile de revenir en arrière une fois ces transformations effectuées. "Si nous arrivons à stopper le phénomène en limitant les émissions de CO2 dès maintenant, il faudrait probablement entre 1 000 et 2 000 ans pour que l'océan retrouve le niveau d'acidité qui était le sien dans les années 1800", estime Jean-Pierre Gattuso.

    Mais les gouvernements ne semblent toujours pas prêts à agir : "Ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la politique à mener, principalement en raison des problématiques économiques. Un pays comme la Chine, qui est le principal émetteur de gaz carboniques, refuse de limiter ses émissions car l'Occident ne l'a pas fait au moment où il s'est développé. On voit d'ailleurs que les seules périodes de stagnation ou de diminution des émissions de CO2 se font au moment de crises économiques. Ce sont deux problèmes complètement liés". Entre pertes immédiates et pertes futures, les dirigeants semblent pour le moment avoir fait leur choix. La communauté scientifique, elle, ne perd pas espoir mais considère que la conférence de Paris sur le climat, organisée en 2015, sera celle "de la dernière chance".

    Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-acidification-oceans-pourrait-terme-couter-milliards-euros-planete-ecosysteme-ecologie-928209.html#IGD9f6a9kL5JBYSf.99

  • Poissons sauvages intoxiqués par les micro-plastiques...

    "En 2012, près de 288 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde (chiffre de la fédération Plastics Europe). Malheureusement, une grande partie des objets manufacturés est amenée à finir sa vie dans l’environnement, par exemple dans les océans. Ils y sont alors érodés et divisés en des milliards de microparticules ingérables par la faune marine, à tous les niveaux trophiques. Problème : ces plastiques ont bien souvent été enrichis en composés potentiellement toxiques.

    La question posée est donc de savoir si des transferts d’additifs (nonylphénol, phénanthrène, triclosan, PBDE-47, etc.) ont lieu entre les microplastiques et les tissus de l’hôte. De nombreux indices le suggèrent, mais peu de preuves indéniables ont été trouvées chez les organismes marins. Des chercheurs du National Center for Ecological Analysis and Synthesis (NCEAS) de l’université de Californie à Santa Barbara (États-Unis) se sont attelés à ce problème, en concevant et en appliquant un protocole expérimental adapté sous la direction de Mark Anthony Browne.

    Ainsi, ils ont utilisé des arénicoles (Arenicola marina) non contaminées qu’ils ont fait évoluer dans des sables contenant 5 % de microplastiques enrichis en diverses substances, dont celles précédemment citées. Ces vers marins polychètes ont été choisis pour plusieurs raisons : ils sont fouisseurs (ils vivent dans des sédiments qu’ils « nettoient »), ils servent de nourriture à des poissons et des oiseaux limicoles, et ils sont déjà utilisés comme indicateurs écotoxicologiques dans de nombreux pays. Grâce à eux, la pollution par les microplastiques vient de prendre une nouvelle dimension.

    Des polluants présents dans les microplastiques ont été retrouvés dans les tissus des arénicoles, à des concentrations excédant parfois 250 % de celles présentes dans les sédiments expérimentaux. Des chiffres encore plus impressionnants ont été obtenus lorsque les mesures se sont concentrées sur les tissus intestinaux : entre 360 % et 3.770 %. Avec de telles valeurs, la contamination est en mesure d’affecter la physiologie des arénicoles, voire la survie de nombre d’entre elles.

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    Par exemple, le nonylphénol, qui est utilisé comme antioxydant dans le PVC, a affaibli le système immunitaire des arénicoles en réduisant de plus de 60 % la capacité des cœlomocytes à se débarrasser de bactéries pathogènes. Pour sa part, le biocide triclosan a réduit de 55 % la capacité des vers à traiter des sédiments. La mortalité observée à la suite d’une contamination par ce même produit augmente dans les mêmes proportions. Enfin, même sans ces additifs, le PVC a des répercussions sur la santé des vers. Par exemple, leur sensibilité aux stress oxydatifs a augmenté de 30 %.

    Il faut noter à ce stade que les produits ciblés sont déjà sur la sellette dans plusieurs pays. En cause, il a été démontré que quelques-uns étaient des perturbateurs endocriniens, dont certains utilisés dans des emballages alimentaires. Quoi qu’il en soit, cette étude publiée dans la revue Current Biology démontre bien que les microplastiques et leurs additifs peuvent perturber des fonctions écophysiologiques d’organismes marins. Étant donné le niveau trophique des arénicoles, elle sous-entend également que cette pollution sans cesse croissance pourrait profondément affecter les écosystèmes marins. Voilà donc une nouvelle raison pour s’y intéresser de toute urgence." Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

    C'est bien toute la chaîne alimentaire marine qui est concernée, et avec nous au bout... Ceci signifie que, quoiqu'on dise, consommer du poisson sauvage va devenir de plus en plus nocif pour la santé. Quant au poisson d'élevage, c'est encore pire, et déjà aujourd'hui. Reste les poissons d'élevage Bio et les petits poissons sauvages pas trop vieux. Et varier les espèces qui, selon leur alimentation "naturelle" seront plus ou moins pollués. Quel gâchis !

  • Plein les poumons...

    "Cancérogènes, allergènes et repro-toxiques, les molécules issues des produits d’entretien sont redoutables pour la santé. C’est ce qu’affirme l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) qui vient de publier les premiers résultats plutôt angoissants de son étude sur le sujet.

    Pour déterminer ces émissions, l’Ineris a testé 54 produits en condition réelle d’utilisation au sein de la «maison laboratoire » du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) en région parisienne. Les chercheurs ont sélectionné un échantillon représentatif du marché des nettoyants multi-usages et spécifiques, couvrant l’ensemble des conditionnements (liquide, crème, lingettes, poudre) et n’oubliant aucune des marques.

    Les mesures ont été effectuées selon deux types de scénario : un test individuel de chaque produit et la reconstitution d’un ménage nécessitant des produits différents plus proche de la réalité. Deux campagnes de mesures ont eu lieu en été et en hiver. L’ensemble des composés organiques volatils (COV) et aldéhydes ont été recherchés et quantifiés. 

    «Les principaux enseignements de l’étude des produits en situation d’usage confirment que la réactivité chimique des substances émises, entre elles et avec d’autres composés présents dans l’air intérieur, conduit à la formation de composés dits secondaires dont l’impact sur la qualité de l’air n’est pas négligeable » affirme l’Ineris.

    91% des produits testés ont émis du formaldéhyde, cancérogène certain selon le classement du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) à l’origine de cancers du nasopharynx. Ce composé organique est également considéré comme un toxique pour les organes de la reproduction.

    Les COV réagissent avec d’autres particules présentes dans l’air intérieur formant des aérosols organiques secondaires (AOS). Le formaldéhyde réagit notamment avec l’ozone. Le limonène, COV émis par 43% des produits, s’avère aussi très réactif avec ce gaz irritant. Ainsi, de nombreuses particules d’une taille inférieure à 100 nanomètres et des composés oxygénés sont émis dont les effets sur la santé sont avérés ou suspectés.

    La mesure des émissions effectuée, il va falloir désormais évaluer l’exposition des utilisateurs pour pouvoir quantifier les risques encourus par les particuliers, mais aussi par les professionnels du nettoyage. Cette première étape confirme cependant la dangerosité de ces produits de consommation courante." Source : Loïc Chauveau sur Sciences et Avenir.

    Il faut revenir aux produits de nettoyage d'antan, qui fonctionnent aussi bien, si pas mieux, que tous ces cocktails chimiques en vente dans vos grandes surfaces : le vinaigre, le bicarbonate de soude, l'eau de javel, le savon de Marseille. Point barre.

  • Du poisson oui, mais pas n'importe lequel...

    Pour celles et ceux qui ont pu suivre le reportage des "Dossiers de l'écran" sur A2 consacré aux poissons d'élevages, je suppose qu'ils n'en consommeront plus, et avec raison...

    Pour les autres, avant de vous ruer sur le saumon fumé pour les fêtes de fin d'année, regardez d'abord ce reportage : vous changerez vite de menu... Et d'ici-là, avant de manger un pavé de saumon grillé au restaurant, réfléchissez également. Votre santé est en jeu.

    Comme je l'ai déjà dit à maintes reprises dans ce blog, seul le saumon Bio (frais ou fumé) est sain. Mais, malgré tout, essayons de ne consommer que des poissons sauvages. Et si possible pas trop gros, ces derniers accumulant dans leurs graisses les polluants présents dans les océans. Moins le poisson est gros, moins il en a...

    Quant au Panga (le Pangasius élevé au Vietnam), aussi appelé le poisson du pauvre (vu son faible prix), mieux vaut ne jamais le goûter. D'ailleurs il n'a pas de goût. Malgré qu'il soit pollué de façon inimaginable.

    Pensez aussi à acheter des crevettes, scampis et autres gambas sauvages, de pleine mer. Ou d'élevage, mais en Bio. C'est la dernière solution pour tenter de bénéficier des bienfaits du poisson, qui en moins de 20 ans est passé d'aliment ultra sain à un aliment hautement cancérigène et tout à fait déconseillé....

    Merci, une nouvelle fois, à l'industrie agro-alimentaire, aux multinationales chimiques et pharmaceutiques, aux ministres de la pêche et à ceux de la santé pour leur silence, vu le conflit d'intérêt qui anime tout ce petit monde...