polluants persistants

  • Imposteurs endocriniens...

    Aujourd'hui surgit une très gosse inquiétude à propos des effets des "imposteurs endocriniens", issus de la pollution chimique, à des doses infinitésimales. Certaines molécules imitent les hormones et trompent notre organisme. Les messages que nos cellules s'envoient continuellement les unes aux autres sont perturbés par ces substances baptisées perturbateurs endocriniens ou mieux: imposteurs endocriniens. Tant que ces troubles n'étaient constatés que chez les animaux, on ne s'est pas trop inquiété. Mais l'homme est un mammifère. Un mammifère dont le nombre et la qualité des spermatozoïdes est en chute libre. L'Occident post-industriel n'a pas fini de payer la légèreté avec laquelle il a laissé son environnement se dégrader. En apparence, les choses vont mieux, seulement en apparence. On a fini par empêcher toutes les usines de se servir des cours d'eaux comme dépotoir, on a bâti des stations d'épuration, on pense recyclage et récupération. Les écologistes ont quelques représentants dans la caste politique. Surtout, on commence enfin à faire le lien entre des phénomènes étranges rapportés depuis les années 50 par des scientifiques et des écologistes que personne n'a vraiment écoutés. Oiseaux pêcheurs aux malformations grotesques, naissant sans yeux, adultes qui abandonnent les nids, qui boudent la parade nuptiale, colonies décimées sans explication, visons qui deviennent stériles, alligators au pénis atrophié, hécatombes mystérieuses de phoques ou de dauphins, mollusques et poissons qui changent de sexe. La liste est longue... Georg Karlaganis nous explique : « Sur le marché, il y a 100 000 substances et 3000 sont vendues en grande quantité. Chaque année, il y a entre 200 et 300 nouvelles substances en Europe et environ 50 sont notifiées chez nous, en Suisse, car il y a une grande industrie chimique. » Une des caractéristiques de ces substances, c'est d'être extrêmement volatiles, de se condenser et d'être évaporées continuellement. Elles sont transportées par les courants marins ou aériens et se répandent sur la planète entière. L'autre caractéristique, c'est qu'elles ne sont pas bio dégradables. Certaines ne seront jamais éliminées, on les appelle polluants organiques persistants ou POP. Leur réduction et leur élimination à l’échelle mondiale est devenue une priorité reconnue par le Programme environnemental des Nations Unies. Quant à nous tous, à part subir, il n'y a plus grand chose à faire... Une fois de plus, les multinationales nous ont eu ! Juste pour le pognon, et en se foutant de ce qu'elles laissaient derrière elles... Triste monde et pauvre planète...