polluants organiques persistants

  • Augmentation des niveaux de polluants organiques persistants

    Une nouvelle grande étude des Nations Unies examinera pendant un an l'influence des changements climatiques et de certains des produits chimiques les plus dangereux du monde sur la santé humaine et l'environnement, a annoncé lundi le Secrétariat de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants.

    « Les risques de ces polluants, en combinaison avec d'autres facteurs, tels que le nombre croissant de vecteurs de maladies et de déficiences immunitaires, pourraient aussi avoir un effet préjudiciable sur certains organismes, la chaîne alimentaire et la biodiversité », a expliqué le Dr Fatoumata Keita-Ouane, une scientifique du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) qui va mener cette étude.

    Selon elle, certaines données suggèrent que des températures plus élevées peuvent rendre la faune plus sensible à l'exposition à certains polluants.

    Dans la région de l'Arctique, par exemple, les changements climatiques, notamment la fonte des calottes glaciaires, sont susceptibles de modifier les niveaux d'exposition de mammifères marins comme les phoques ou les ours polaires à des substances toxiques.

    En outre, une augmentation des niveaux de polluants organiques persistants présents dans l'air et l'eau, due aux rejets provenant de la fonte de la glace et la neige, éventuellement combiné avec des émissions plus importantes induites par les changements climatiques, augmenterait la vulnérabilité des organismes exposés, y compris les êtres humains, que ce soit directement ou à travers la chaîne alimentaire.

    L'étude, qui impliquera plus de dix organisations dans cinq pays chargées d'examiner les dernières découvertes scientifiques sur l'évaluation des polluants organiques persistants, a été annoncée alors que s'achevait ce vendredi à Parme, en Italie, la cinquième Conférence ministérielle européenne sur l'environnement et la santé.

    La Convention de Stockholm concerne les pesticides et les produits chimiques industriels dangereux, susceptibles de tuer des personnes, d'endommager les systèmes nerveux et immunitaire, de provoquer cancers et troubles de la reproduction, et d'avoir des impacts sur le développement normal des nourrissons et des enfants.

    Plus de 20 substances sont déjà interdites par la Convention, signée en Suède en 2001.