polluants

  • Bouteilles plastiques, canettes et Bisphénol...

    Toujours rien de neuf au niveau des plastiques : ils contiennent toujours du Bisphénol... En quantité limitée, certes, mais ils en contiennent. Et aucune autre solution plus saine n'existe pour le moment : les industriels n'ont pas assez de recul sur la toxicité éventuelle des nouvelles molécules créées.

    Ceci concerne vos bouteilles d'eau, vos canettes de soft, vos berlingots ou autres boissons en tetrapack. Mais aussi toutes les boîtes de conserves, bidons de grenadine, Tupperwaere, biberons et autres boîtes à tartines de vos enfants. Sans parler des emballages alimentaires style barquette, et autres films fraîcheur. Jusqu'aux composants de la fontaine d'eau du bureau et de ses bonbonnes, sans parler des tasses et gobelets plastifiés... Bref on est cerné et il est difficile d'y échapper...

    La seule solution est de revenir aux contenants utilisés par nos grands parents : le verre, la terre cuite, la porcelaine, la fonte, l'inox, et le caoutchouc et le liège pour les bouchons. Et le papier gras pour les emballages. Cela paraît compliqué, à première vue, mais cela ne l'est pas. Et ce sont des matériaux sains, qui ont fait leur preuve. Pas d'autre moyen d'échapper au Bisphénol et autres polluants cancérigènes qui migrent du plastique dans vos aliments.

    Donc, en attendant le comprimé qui transformera votre verre d'eau en verre de Coca-Cola, retour aux bouteilles en verre, aux conserves en bocaux, aux récipients en verre pour conserver les aliments dans le frigo, à sa vraie tasse au bureau, aux cocottes en fonte, casseroles inox et plats Pyrex pour cuisiner (adieu les poèles Téfal). Je n'ai plus le moindre atome de plastique en cuisine, et je me sens si bien... Vous ne pouvez pas savoir !

  • Reach, enfin...

    L'Union européenne va enfin se doter ce mercredi d'une législation pour contrôler les produits chimiques, présents dans les produits de consommation courante et soupçonnés d'être responsables de nombreux cancers. Les eurodéputés voteront en seconde lecture le projet de réglementation "Reach". Même si les écologistes jugent les concessions à l'industrie trop importantes, l'issue du vote ne fait guère de doute dans la mesure où les trois principaux groupes politiques (conservateurs, socialistes et libéraux-démocrates) soutiennent ce compromis. Pour le rapporteur du texte, le socialiste italien Guido Sacconi, les eurodéputés vont adopter tout simplement "la législation la plus ambitieuse du monde pour les générations futures". Sur quelque 100.000 substances commercialisées dans l'UE, seules celles mises sur le marché depuis 1981, à peine 3.000, ont été étudiées ! Reach (en anglais : Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques) va instaurer, sur 11 ans, l'enregistrement de quelque 30.000 substances fabriquées ou importées dans l'UE pour des quantités dépassant une tonne par an. Ce ne sera désormais plus aux autorités publiques de démontrer la nocivité des produits, mais aux industriels de prouver qu'ils sont sûrs. Les tests de sécurité et l'enregistrement des substances dans une agence basée à Helsinki se feront progressivement d'ici 2018 (on a le temps !), en donnant la priorité aux plus gros volumes et aux substances les plus préoccupantes. L'industrie a obtenu de ne pas devoir présenter de rapport de sécurité pour celles produites en quantité inférieure à 1 tonne par an (1 tonne de polonium, c'est pas grave !). L'ultime controverse a porté ces derniers mois sur l'autorisation des substances les plus dangereuses, comme celles qui sont cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR). Certaines pourront finalement continuer à être autorisées si les risques sont "valablement maîtrisés". Mais les industriels devront prévoir un plan de substitution, dès lors qu'une solution de rechange existe, ou à défaut présenter un plan de recherche et développement pour en trouver une (mais comme il n'y a que le pognon qui compte, n'y comptez pas trop...). Pour le Fonds mondial de la nature (WWF), qui réclamait une substitution obligatoire, c'est une "occasion ratée" pour l'Europe, alors que l'industrie européenne a jugé "bureaucratique" le principe de substitution. L'un des textes les plus complexes de l'histoire de l'UE, Reach a fait l'objet d'un lobbying impressionnant jusqu'aux gouvernements des pays tiers, américain ou sud-africain. Face à la puissance de l'industrie chimique européenne, forte de 440 milliards d'euros de chiffre d'affaires et qui abrite le numéro un mondial, l'allemand BASF, les ONG ont répliqué par des campagnes spectaculaires avec des prises de sang sur des députés européens, démontrant la persistance de substances toxiques dans l'organisme des années après leur interdiction. Il était grand temps de réagir (si pas trop tard)! Et comme il leur faudra 11 ans pour analyser seulement 1/3 des substances toxiques qui nous polluent chaque jour, on n'est pas prêts d'arrêter de déguster...