pollinisation

  • Syngenta et Bayer sans scrupules...

    Les groupes chimiques Syngenta et Bayer se livrent à "un lobbying effréné" pour empêcher la suspension de trois pesticides soupçonnés de décimer les populations d'abeilles, accuse l'organisation Corporate Europe Observatory (CEO) dans un rapport publié jeudi.

    Ce rapport détaille la façon dont les deux entreprises ont manœuvré pour influencer le débat sur les trois substances issues de la classe des nicotinoïdes, depuis la décision de confier à l'agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) le soin d'étudier la question il y a un an.

    Les deux entreprises sont également accusées de minimiser des études scientifiques, de faire jouer leurs réseaux politiques et de faire passer les partisans de l'interdiction pour des apiculteurs du dimanche.

    Mathieu Pigeon, un des auteurs du rapport, pointe le changement de ton chez les industriels, qui, auparavant, était plutôt feutré. "Dans ce cas-là, ça a pris des formes beaucoup plus violentes", explique-t-il. "Ça a pris même la forme de menace légale en fait contre la directrice même de l'EFSA", ajoute Mathieu Pigeon.

    Une de ces entreprises, Sygenta, aurait, par exemple, sévèrement contesté un communiqué de presse de l'EFSA , très critique face à ses produits. "Syngenta a donc menacé la directrice même de l'EFSA de poursuites en justice", s'exclame Mathieu Pigeon. "C'était vraiment de l'intimidation", poursuit-il. Et "ça, c'est récent".

    Les produits dont l'EFSA se méfie sont pour la plupart utilisés dans des grandes cultures, notamment le maïs ou le soja. "Ce sont des produits qui sont encore sous brevet, donc qui sont en fait au summum en fait de leur rentabilité pour ces entreprises-là", estime Martin Pigeon. "Ça explique aussi la violence des attaques qu’on a documentées".

    La proposition d'interdiction des trois pesticides n'ayant pas recueilli la majorité qualifiée suffisante le 15 mars dernier, elle sera une nouvelle fois soumise au vote fin avril ou début mai. Selon CEO, l'industrie tente maintenant de convaincre individuellement les États membres de s'y opposer, car faute de consensus, la Commission européenne aura le pouvoir d'imposer la mesure.

    L’EFSA, l’agence européenne de sécurité alimentaire, suivie par la commission, a proposé l’interdiction de trois pesticides, produits par les groupes chimiques Syngenta et Bayer. Les États membres de l'Union sont divisés sur la question. Selon un rapport publié par l’observatoire des entreprises européennes, l’industrie chimique fait pression comme jamais sur l'EFSA pour empêcher cette interdiction. Article de M. Molitor, avec Belga sur RTBF INFO.

  • Pétition Pollinis pour la sauvegarde des abeilles...

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    La bataille qui a lieu en ce moment au niveau européen peut être déterminante pour la survie des abeilles – et notre avenir à tous.

    Les lobbys agrochimistes sont sur le point d'imposer trois types de pesticides néonicotinoïdes notoirement dangereux pour les abeilles dans tous les pays européens. La seule façon de leur barrer la route, c’est que des centaines de milliers de citoyens se mobilisent à travers toute l’Europe pour obliger les députés européens à intervenir.

    Aidez-nous à sauver les abeilles ! Signez dès maintenant la pétition aux députés européens en
     cliquant ici.

    C’est le dernier round d’un combat mené au corps à corps depuis l’été dernier, rappelez-vous :

    Après plusieurs études qui, coup sur coup, ont montré les ravages de certains pesticides neurotoxiques (les néonicotinoïdes) sur les abeilles, et le retrait de la vente d’un de ces pesticides – le Cruiser OSR - en France par le Ministre de l’Agriculture, la Commission Européenne a demandé à son autorité sanitaire (l’EFSA) de réévaluer la dangerosité de ces substances. Et plus particulièrement celle du Thiametoxam, de l’Imidaclopride et de la Clothianidine, trois types de néonicotinoïdes responsables à eux seuls de la mort de millions d’abeilles chaque année en Europe.

    Seulement voilà :

    Les lobbys agrochimistes ont toutes les chances de gagner la bataille. Pourquoi ? Parce que ce sont EUX-MÊMES qui sont chargés d’évaluer la dangerosité de leurs produits !

    Incroyable, mais vrai… Les autorités sanitaires européennes chargées de garantir notre sécurité alimentaire sont composées de technocrates, pas de scientifiques. Personne, dans les institutions européennes, n’est capable de mener les tests scientifiques nécessaires pour évaluer la dangerosité d’un pesticide sur les abeilles. En clair, ce sont les fabricants de pesticides eux-mêmes qui évaluent la dangerosité de leurs produits. Et vu le chiffre d'affaires phénoménal qu'ils tirent de ces pesticides, on ne peut pas s'attendre à ce qu'ils les interdisent !

    Résultat : les autorités sanitaires délèguent ce travail à un groupe « informel » d’experts, l’ICPBR (International Commission on Plant-Bee Relationships)… qui, lui, est composé aux deux tiers par des membres de l’industrie agrochimique !

    Notre seule façon d’agir, en tant que citoyens, c’est de dénoncer ce scandale haut et fort, et d'exercer une pression maximale sur les députés européens pour qu’ils interviennent avant que les agrochimistes aient eux-mêmes déclaré leurs produits « inoffensifs ».

    Le temps presse : le verdict doit être rendu en décembre. Il n’y a pas une minute à perdre : s’il vous plait, signez vite cette pétition en cliquant ici, et faites-la suivre à tous vos amis.

    http://www.pollinis.org/petitions/petition_201210.php

    Toute la communauté scientifique sait que ces pesticides néonicotinoïdes font des ravages irréparables sur les abeilles :

    Dans les ruches en bonne santé, ces produits neurotoxiques agissent sur le système d’orientation des abeilles, les empêchant de revenir à la ruche. Incapables de retrouver leur chemin, elles finissent par mourir d'épuisement . Petit à petit, les ruches se vident, les essaims sont décimés, et c'est tout l'écosystème qui se trouve en danger. Dans les ruches déjà affaiblies par un parasite ou une maladie, les néonicotinoïdes apportent le coup de grâce aux abeilles, qui n’ont plus assez de force pour résister à ce poison trop violent. 

    Alors oui, il y a urgence à retirer ces substances toxiques du marché !

    J’espère que je peux compter sur votre action. Vous, moi et tous les citoyens qui se soucient des abeilles, de la biodiversité et de l'avenir des générations futures, nous sommes le seul rempart face à la rapacité des firmes agrochimiques.

    Ces firmes l’ont déjà annoncé : elles mettront « tous les moyens » pour continuer à faire autoriser leurs produits. Et quand on voit les ressources financières énormes dont elles disposent, il y a de quoi s’inquiéter !

    Aussi, je vous demande de signer dès maintenant votre pétition aux députés européens, et de transmettre ce message à vos proches, vos amis et vos collègues, pour leur demander d’agir, eux aussi, pour faire barrage aux fabricants de pesticides tueurs d’abeilles. 

    Par avance, merci. Nicolas Laarman, Délégué général - Pollinis, Conservatoire des Fermes et de la Nature