poissons sauvages

  • A nouveau des farines animales pour nourrir les poissons d'élevages...

    La Commission européenne autorise à nouveau, à partir du 1er juin 2013 et après 12 années d'interdiction,  les farines animales pour nourrir les poissons d'élevage ! Quelle idiotie !

    Déjà qu'on retrouve plein d'ingrédients qui n'ont rien à y faire dans l'alimentation humaine, je n'ose penser ce que l'on pourrait retrouver dans des farines animales destinées à nourrir d'autres animaux !

    Ensuite, ces poissons d'élevage qui ne ressemblent déjà plus à rien, ni au niveau goût, ni au niveau structure de la chair et encore moins au niveau des bienfaits sur la santé, pourtant tant vantés, vont encore prendre un coup dans les nageoires...

    Depuis qu'ils sont nourris à l'huile de palme, aux résidus de céréales OGM et autres crasses mélangées à un peu de farine de poissons, sans parler des antibiotiques, insecticides et autres pesticides, ces pauvres poissons d'élevage intensif sont bourrés de graisses saturées et ne contiennent quasi plus les fameux Oméga 3 si bienfaisants pour notre santé. On s'empoisonne donc en mangeant du poisson d'élevage...

    Quant aux produits toxiques, les recherches montrent que le niveau moyen de dioxine est onze fois moins élevé dans le saumon sauvage que dans celui d'élevage, à 0,17 particules par milliard (ppb) contre 1,88ppb. Pour les PCB, molécules toxiques utilisées notamment dans le plastique, la moyenne est de 36,6ppb en élevage contre 4,75ppb dans la nature. Et je ne parle pas du mercure, qui s'accumule, jour après jour dans notre organisme.

    Enfin, au niveau goût, ne nous étonnons pas qu'un poisson d'élevage nourri à la farine goûte la farine. Et bientôt il goûtera le poulet ! Seul le vrai poisson sauvage qui se nourri de crevettes, petits mollusques ou crustacés nous offrira une chair délicate et savoureuse. Mais il devient rare et cher... Que mangerons nos petits enfants ?

    Plus que jamais, un régime végétarien équilibré, issu d'une agriculture biologique s'impose comme le meilleur compromis pour manger sainement. En seulement quelques générations, les activités humaines ont réussi à polluer l'ensemble des écosystèmes de notre planète. Une réalité bien tragique...

  • Derniers poissons sauvages...

    Nous sommes, sans nous en rendre vraiment compte, la dernière génération à pouvoir consommer du poisson sauvage, dont le goût et la texture n'ont rien à voir avec ceux des poissons d'élevage.

    Une belle daurade royale de 3 kilos pêchée dans les calanques à Marseille, cela devient exceptionnel, tout comme la qualité de sa chair. Et cela devient également fort cher, puisqu'il n'y en a plus...

    D'où l'idée des élevages de daurades royales, loups (ou bars), pageots et autres poissons méditerranéens. Mais on oublie qu'un poisson goûte ce qu'il a mangé. Et quand il n'est nourri que de farines de soja OGM, il goûte la farine. Plus rien à voir avec son comparse sauvage à la chair délicate, d'une blancheur incroyable et d'une fermeté exceptionnelle.

    Les daurades roses que vous trouvez chez votre poissonnier provenaient de Méditerranée, puis d'Afrique, puis du Brésil. Et maintenant, comme il n'y en a plus là-bas non plus, elles proviennent du Golfe d'Oman. Mais plus pour longtemps, car on parle bien de surpêche et pas de pêche. On vide les océans. Le cabillaud a failli disparaître, le thon rouge est sur la même voie, sans parler des poissons moins connus présents dans la grande bleue.

    Il faudrait imposer des moratoires de pêche sur certaines espèces menacées, créer de grandes zones de réserves maritimes interdites à la pêche pour permettre aux espèces de se reconstituer, interdire ces élevages de poissons non respectueux de l'environnement (nourris aux OGM, traités aux antibiotiques et confinés dans un espace trop étroit) et subsidier les élevages bio (nourris de farine de poissons et d'alevins, non traités médicalement, et évoluant dans beaucoup plus d'espace), bien que la rentabilité soit moindre. Mais quelle différence de goût !

    Mais comme vous savez, dans ce monde cruel où seule la rentabilité compte au détriment de tout le reste ( environnement, santé, biodiversité, goût, etc.), j'ai peine à croire que les choses vont vraiment changer. Pourtant, il est grand temps...