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  • La semaine de tous les dangers...

    Quelle semaine ! Et tout est lié..

    D'abord l'annonce du rachat de Monsanto par Bayer ! Si c'est accepté par la Communauté Européenne, c'est la catastrophe. On assisterait à la naissance d'un monstre de l'Agro-alimentaire fournissant à tous les fermiers de la planète les semences OGM, les engrais et les pesticides en un coup. Le pack complet pour mal se nourrir, tuer le sol et la biodiversité, et tomber malade ! Une catastrophe écologique mondiale... Espérons que les euro-députés oseront dire non à ce mariage, malgré les puissants lobbying des multinationales et les pressions politiques.

    Ensuite, une petite newsletter de Pure Santé, basée sur une série d'études scientifiques, et annonçant tout simplement qu'il faut absolument arrêter de consommer du poisson et des fruits de mer, tellement ceux-ci sont pollués en métaux lourds, PCB et autre dioxine... Moi qui en mange une à deux fois par jour depuis 42 ans, je devrais déjà être mort depuis longtemps...

    J'ai donc lu ce matin une étude sur la toxicité du thon (frais ou en conserves, boites et bocaux). La conclusion est que cela dépend de l'espèce et du lieu de pêche, ainsi que de la cuisson s'il est frais. Ils conseillent maximum 130 grammes par semaine (et 50 gr pour les enfants)... Les autres poissons carnassiers sont quasi au même niveau de toxicité (plus il est petit, moins il est toxique), et, à part les anchois qui ne vivent pas longtemps et les crevettes, tout le reste ne vaut guère mieux... Y compris les moules et autres mollusques... Que du bonheur !

    Je pense qu'il faut être attentif à ce genre d'alertes, varier les espèces et les provenances, opter pour du poisson sauvage ou d'élevage Bio, et vraiment se faire plaisir quand on en a envie ! Petit conseil personnel : ne jamais manger la peau et les parties brunes (qui contiennent les graisses où se concentrent les métaux lourds), ni le corail (crustacés et noix de Saint Jacques) ainsi que le ventre (ventrêche) très gras également. Juste le filet blanc et quel délice !

    Je vous laisse, j'ai un petit cabillaud à l'ostendaise qui m'attend. Et journée sans voiture demain : un peu de pollution (particules fines des diesels Audi et autres) en moins...

     

  • L'écailler du Palais Royal...

    Excellent déjeuner ce midi dans cette institution qu'est l'Ecailler du Palais Royal, un restaurant classique autrefois étoilé. J'y étais allé à l'époque avec mes parents et en avais gardé un tout grand souvenir.

    Le décor n'a quasi pas changé et les habitués non plus. A la carte, le banc d'écailler et les mêmes spécialités classiques de la maison, plus d'autres propositions plus contemporaines, ainsi que des suggestions du jour, de saison. Pas de viande, que du poisson : ce qui m'arrange !

    Alors que nos voisins dégustaient les derniers soufflés d'oursins, nous avons opté pour un tartare de Daurade Royale, Yaourt parfumé au Pastis vraiment délicieux, et un chaud-froid de Saint Jacques aux lentilles vertes du Puy, mariné aux truffes, tout aussi incroyable de saveurs et d'équilibre. Suivirent de fort bonnes croquettes de crevettes maison (ce qui devient rare) et un délice de saumon d'Ecosse et de King Crabe.

    On termina ce déjeuner avec une sole glacée aux morilles, sauce au champagne de haut vol, et d'un blanc de Turbot en croûte de parmesan et lard séché vraiment parfait. Le Puligny Montrachet 2010 de Morey et le Domaine de Tempier 2011 en Bandol furent également parfaits.

    Bref, un déjeuner gastronomique mémorable dans un lieu classique non affecté par le temps qui passe, ni par les modes culinaires qui défilent. A conseiller vivement.

     

  • Dépaysement...

    Et voilà, c'est le moment du départ, du dépaysement, dans un pays dont la langue m'est inconnue. Mais, pour y avoir déjà séjourné l'année passée, je peux juste vous dire que les plages sont immenses et désertes.

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    C'est l'océan Atlantique, avec d'énormes vagues, et les dauphins qui passent à 20 mètres de la plage...

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    Il y a aussi des zones naturelles et préservées, où il fait bon vivre également.

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    C'est un endroit où l'on fête tous les couchers de soleil sur la plage. Les levers doivent être beaux également, mais on dort encore...

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    Et comme on est au bord de l'océan, le poisson est forcément frais. Même très frais.

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    Et, ce qui ne gâche rien, pas cher du tout.

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    Il faut juste oser rentrer dans le restaurant qui ne paye pas de mine. Pas de tra-la-la, juste des produits de qualité, la pêche du jour, une cuisson impeccable, du bon vin et du bon pain, entouré de ses amis. Il ne faut rien de plus pour être heureux.

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    Je fais juste le plein d'oméga 3 et 6, de polyphénols et de vitamine D de farniente et de rires, et je reviens, remonté. A très bientôt.

  • Poissons sauvages intoxiqués par les micro-plastiques...

    "En 2012, près de 288 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde (chiffre de la fédération Plastics Europe). Malheureusement, une grande partie des objets manufacturés est amenée à finir sa vie dans l’environnement, par exemple dans les océans. Ils y sont alors érodés et divisés en des milliards de microparticules ingérables par la faune marine, à tous les niveaux trophiques. Problème : ces plastiques ont bien souvent été enrichis en composés potentiellement toxiques.

    La question posée est donc de savoir si des transferts d’additifs (nonylphénol, phénanthrène, triclosan, PBDE-47, etc.) ont lieu entre les microplastiques et les tissus de l’hôte. De nombreux indices le suggèrent, mais peu de preuves indéniables ont été trouvées chez les organismes marins. Des chercheurs du National Center for Ecological Analysis and Synthesis (NCEAS) de l’université de Californie à Santa Barbara (États-Unis) se sont attelés à ce problème, en concevant et en appliquant un protocole expérimental adapté sous la direction de Mark Anthony Browne.

    Ainsi, ils ont utilisé des arénicoles (Arenicola marina) non contaminées qu’ils ont fait évoluer dans des sables contenant 5 % de microplastiques enrichis en diverses substances, dont celles précédemment citées. Ces vers marins polychètes ont été choisis pour plusieurs raisons : ils sont fouisseurs (ils vivent dans des sédiments qu’ils « nettoient »), ils servent de nourriture à des poissons et des oiseaux limicoles, et ils sont déjà utilisés comme indicateurs écotoxicologiques dans de nombreux pays. Grâce à eux, la pollution par les microplastiques vient de prendre une nouvelle dimension.

    Des polluants présents dans les microplastiques ont été retrouvés dans les tissus des arénicoles, à des concentrations excédant parfois 250 % de celles présentes dans les sédiments expérimentaux. Des chiffres encore plus impressionnants ont été obtenus lorsque les mesures se sont concentrées sur les tissus intestinaux : entre 360 % et 3.770 %. Avec de telles valeurs, la contamination est en mesure d’affecter la physiologie des arénicoles, voire la survie de nombre d’entre elles.

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    Par exemple, le nonylphénol, qui est utilisé comme antioxydant dans le PVC, a affaibli le système immunitaire des arénicoles en réduisant de plus de 60 % la capacité des cœlomocytes à se débarrasser de bactéries pathogènes. Pour sa part, le biocide triclosan a réduit de 55 % la capacité des vers à traiter des sédiments. La mortalité observée à la suite d’une contamination par ce même produit augmente dans les mêmes proportions. Enfin, même sans ces additifs, le PVC a des répercussions sur la santé des vers. Par exemple, leur sensibilité aux stress oxydatifs a augmenté de 30 %.

    Il faut noter à ce stade que les produits ciblés sont déjà sur la sellette dans plusieurs pays. En cause, il a été démontré que quelques-uns étaient des perturbateurs endocriniens, dont certains utilisés dans des emballages alimentaires. Quoi qu’il en soit, cette étude publiée dans la revue Current Biology démontre bien que les microplastiques et leurs additifs peuvent perturber des fonctions écophysiologiques d’organismes marins. Étant donné le niveau trophique des arénicoles, elle sous-entend également que cette pollution sans cesse croissance pourrait profondément affecter les écosystèmes marins. Voilà donc une nouvelle raison pour s’y intéresser de toute urgence." Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

    C'est bien toute la chaîne alimentaire marine qui est concernée, et avec nous au bout... Ceci signifie que, quoiqu'on dise, consommer du poisson sauvage va devenir de plus en plus nocif pour la santé. Quant au poisson d'élevage, c'est encore pire, et déjà aujourd'hui. Reste les poissons d'élevage Bio et les petits poissons sauvages pas trop vieux. Et varier les espèces qui, selon leur alimentation "naturelle" seront plus ou moins pollués. Quel gâchis !

  • Le prix du poisson s'envole...

    L’organisation des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a constaté une nette augmentation du prix des poissons, à son plus haut niveau historique actuellement. 

    L’organisation internationale a ainsi relevé des prix 15% plus élevés pour mai 2013 qu’en mai 2012, précédent record du prix du poisson, déjà plus haut que les chiffres impressionnants de 2011. 

    Malgré l’augmentation du tonnage, l’élevage des poissons ne compense pas la demande., malgré un nombre de captures de poissons sauvages stable. Résultat : la production totale de poisson est à un très haut niveau historique – 161 millions de tonnes -, mais le prix également.

    Plusieurs causes expliquent cette augmentation : d'abord, il faut voir que le prix de l’alimentation des poissons d’élevage a considérablement augmenté, ce qui a une incidence directe sur le prix du poisson. 

    Ensuite, la demande dépasse l'offre.  La demande, elle, concerne plutôt le saumon ou les crustacés (les Chinois apprécient de plus en plus les huîtres et les moules), dont la consommation a augmenté de 20% en un an. Résultat : les prix ont grimpés de 27% pour le saumon et 22% pour les crevettes. 

    L’Asie n’est pas le seul espace amateur de saumon : l’Europe et les Etats-Unis en sont très friands. Le thon, vendu en conserves ou sous forme de sushi, est également très demandé dans ces pays, ainsi qu’au Japon. 

    Or la production est parfois frappée par certains aléas, comme ces maladies qui ont touché les crevettes d’élevage en Thaïlande comme c’est régulièrement le cas. Parmi ces événements imprévus, les huîtres françaises appréciées des Chinois ont été touchées cette année par un virus. Les captures, elles, peuvent se révéler décevantes et la FAO évoque les coquilles Saint-Jacques, plus rares qu’auparavant.

    Le luxe, cette année, possède des écailles... (Source Conso-Globe)

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  • Slow Fish

    Une Campagne de Slow Food

     

    Mieux comprendre nos océans


    Le poisson est une affaire pour le moins...glissante... Immergé, donc invisible, c’est un patrimoine difficile à étudier et à connaître.


    Dans quel état se trouvent nos mers? Quelles espèces de poissons sont vraiment menacées? Peut-on influencer le marché? Faut-il arrêter de manger du poisson? On croit avoir saisi une nageoire et on se retrouve avec une queue de poisson. Ça fuit entre les idées, ça glisse sur les certitudes.

     

    Mais à force de le suivre avec obstination, de grands courants se dessinent... Slow Food se penche depuis des années sur ces thématiques. L’association sensibilise les amateurs de poisson au travers de la foire biannuelle Slow Fish (Gênes, Italie), et développe des projets de soutien des communautés de pêche artisanale responsable. De plus, partout dans le monde, les membres de notre réseau multiplient les initiatives locales... 

    Ce site présente le parcours de notre association et offre des pistes de réflexion à qui veut apprendre à utiliser bon sens, curiosité et, pourquoi pas son appétit, pour faire des choix éclairés, à la fois savoureux et responsables.

     

    Slow Fish - Good, Clean and Fair Fish

  • La pollution au mercure, un poison pour les amateurs de sushis...

    Dans un article intitulé "Les sushis tuent votre cerveau" et repéré par Slate, le Global Post relate de nouvelles études menées par le Biodiversity research institute et le Zero mercury working group, qui alertent sur les dangers de la pollution au mercure, dans les sushis mais pas seulement. Si rien n'est fait, celle-ci pourrait augmenter de 50 % d'ici à 2050 dans l'océan Pacifique, selon la coalition Zero mercury – qui a participé à ces études en vue d'une réunion le mois prochain aux Nations unies à Genève, pour tenter d'arriver à un traité et d'endiguer cette pollution. Ce métal, hautement toxique, est surtout présent dans de gros poissons prédateurs comme le requin, l'espadon ou certaines espèces de thon – ingrédients de choix (et crus de surcroît) des mets japonais.

    Selon ces études, le mercure est néfaste – sur le développement du cerveau notamment – même à très faible dose. Le Dr Edward Groth, conseiller à l'OMS (Organisation mondiale de la santé), affirme ainsi que "des niveaux d'exposition définis comme sûrs par les seuils officiels causent en fait des effets indésirables". Au point que le rapport conseille d'abaisser ces valeurs limites de consommation à un quart des recommandations actuelles des Etats-Unis. Et d'éviter totalement des espèces comme le marlin ou le thon rouge du Pacifique.

    Le Global Post relève que les autorités ont ouvert les yeux sur la nocivité du mercure dans l'alimentation dès les années 1950, quand l'usine pétrochimique de Minamata au Japon avait rejeté ses eaux contaminées dans la mer. La forte concentration de mercure avait causé des milliers de cas d'empoisonnement, menant pour certains à la folie, des malformations, des enfants nés avec de graves handicaps, et même des morts.

    Aux Etats-Unis toutefois, relève l'article, "selon l'Institut national américain des pêcheries, il n'y a jamais eu de cas confirmé de contamination au mercure due à la consommation de poisson acheté dans le commerce. Par contre, selon le même institut, 84 000 Américains meurent chaque année du fait d'une carence en acide gras Oméga 3, qu'on trouve dans les poissons". Pour les auteurs des études, l'idée n'est donc pas d'arrêter le poisson, mais de faire son choix parmi les deux tiers d'espèces qui sont moins exposées au métal poison : sardine, saumon, haddock, cabillaud, hareng, bar... Source : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/

  • Des neurotoxiques dans le thon et le saumon...

    "Le thon rouge de Méditerranée contient du mercure. Le saumon peut contenir du PCB, surtout s’il est sauvage et pêché dans des zones polluées. Ces deux substances sont des neurotoxiques pour les fœtus. Une fois dans l’organisme des mères, elles peuvent affecter le développement du bébé en gestation. Le problème avec le PCB, c’est qu’il est persistant : il s’accumule dans la graisse des mères tout au long de sa vie.

    On trouve des niveaux élevés de mercure dans la Méditerranée en raison d’une activité volcanique historique (Vésuve, Stromboli, Etna…) et parce que c’est une mer fermée. Les PCB ont, eux, une origine clairement industrielle. Leur présence dans les mers et les rivières est la conséquence des pollutions massives faites au cours des « 30 glorieuses ».

    Pourquoi le thon a-t-il plus de risque de contenir du mercure que d’autres poissons ?

    Parce que c’est un poisson prédateur carnivore et que le mercure s’accumule tout au long de la chaîne alimentaire. Dans le cas des PCB, plus un animal vit longtemps, plus il a le temps d’accumuler des PCB dans ses graisses. C’est pour cette raison par exemple que les truites contiennent moins de PCB que les saumons qui vivent plus vieux.

    Quels poissons contribuent le plus à l’exposition ?

    L’étude CALIPSO de l’Anses montre que pour le mercure, le thon a une contribution majeure de 26% car il contient des niveaux élevés de mercure et qu’il est fréquemment consommé en France. Pour les PCB, ce sont les sardines qui sont les plus fortes contributrices (23%). En revanche, pour les acides gras oméga-3 qui seraient favorables à la santé cardiovasculaire, c’est le saumon qui est le plus fort contributeur !

    Peut-on dépasser les valeurs de sécurité en mangeant beaucoup de poisson ?

    Oui, c’est le cas des consommateurs de poissons qui habitent par exemple le long des côtes françaises. L’étude CALIPSO a permis de mettre en évidence que 43% des consommateurs surpassent les valeurs seuils de mercure contre seulement 6% de la population générale. Pour les PCB, c’est 64% des habitants des côtes qui dépassent les doses contre seulement 15% de la population générale.

    Quelles peuvent être les conséquences sur l’enfant ?

    Les études sur le singe montrent que les PCB diminuent les capacités de mémorisation ou perturbent l’apprentissage. Ceci a été confirmé par les études épidémiologiques chez l’homme. PCB et mercure peuvent avoir des répercussions sur le QI de l’enfant. C’est pour cette raison que l’Anses recommande aux femmes enceintes et en âge de procréer (19-45 ans) de diversifier les poissons qu’elles consomment.

    Jean-François Narbonne est professeur de toxicologie à l’Université Bordeaux et expert à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). SourcePoissons.jpg Nutrition.fr

     

  • Le saumon écossais : vraiment meilleur ?

    "Au cours des quatre dernières années, si la production de saumons écossais a augmenté de 22%, les traitements pesticides qu'ils reçoivent ont cru de ... 110% !! Selon l'agence écossaise de protection de l'environnement (SEPA), dont proviennent ces chiffres, cette brutale évolution du recours aux traitements à base de pesticides est à mettre au crédit des poux qui parasitent les saumons. Devenus au fil du temps de plus en plus résistants aux traitements, les pisciculteurs n'ont apporté comme réponse qu'une augmentation des traitements, lesquels visent essentiellement a attaquer le système nerveux des poux et/ou inhiber la croissance de leur coquille. 

    Si la grande majorité des piscicultures écossaises présente un niveau de qualité sanitaire et environnementale "satisfaisant ou excellent", en 2011, 54 installations sont pointées pour une présence de résidus chimiques trop élevés sur leurs fonds marins. Une valeur en augmentation régulière depuis plusieurs années. Face à ce constat, l'association des producteurs de saumons écossais met en avant des taux d'infection par les poux en croissance exponentielle. La situation apparaît critique notamment à l'Ouest des îles Shetland où, en février dernier, un niveau d'infestation en mer de 584% supérieur aux niveaux recommandés a été relevé, pour une hausse moyenne de 250%. 

    La pollution induite par ces apports massifs de pesticides n'est pas sans effet. Au premier rang des victimes on trouve les crustacés, notamment les homards, crabes et crevettes, et indirectement les populations de saumons sauvages qui font face à des poux plus virulents. Quant à un éventuel impact sanitaire sur la chair des saumons, provenant de ces élevages, il n'y a tout simplement pas d'étude en la matière ..." Article de Rémy Olivier sur Univers Nature.

    Le poisson est bon pour la santé. Le poison, non. Les poissons de mer sauvages, plus ils sont grands, plus ils sont pollués. Les poissons d'élevages, quelque soit la taille, sont contaminés également. Il faut donc varier les espèces consommées et les endroits de pêche, afin de ne pas emmagasiner des taux affolants de métaux lourds, de dioxine, de mercure, de phtalates, d'antibiotiques et de pesticides. Et, si possible, choisir du poisson d'élevage Bio, si ce n'est pas du poisson sauvage.

    Le défi des années à venir sera de se nourrir sans s'empoisonner.

  • Quoi de neuf ?

    Hollande, on s'en doutait et c'est fait. Attendons-nous à une invasion de français fortunés en Belgique. Les prix de l'immobilier bruxellois vont encore grimper ! Chouette...

    Le dernier réacteur nucléaire japonais a été mis à l'arrêt ce dimanche matin. Ce sont donc les 54 réacteurs nucléaires du Japon qui ne fonctionnent plus, et qui représentaient 30% de la production électrique de ce pays. Comme quoi, tout les pays pourraient s'en passer, tout de suite. D'autant plus que la centrale nucléaire de Fukushima représente toujours un énorme danger pour la planète, avec ses coeurs en fusion, sans qu'on sache comment intervenir pour limiter la pollution et les risques.

    Le nombre de cancers de la thyroïde en nette augmentation dans toute l'Europe et en Belgique. 30 ans après Tchernobyl, dont la projection d'éléments radioactifs et les radiations au travers de l'Europe entière ont été niées et cachées, à l'époque, par les gouvernements et les autorités nucléaires. Tout comme il y a un an au Japon. Les conséquences de ces radiations commencent à faire des dégâts. Comme ce sera le cas au Japon dans les années à venir. Il faut sortir du nucléaire et de la mafia trompeuse qui le gère. D'autres solutions existent.

    Monsanto, enfin condamné au Brésil à rembourser plusieurs milliards d'euro aux paysans brésiliens, qui ont été contraints de verser, pendant des années, à la multinationale des redevances indues à l'hectare, juste pour pouvoir utiliser des semences qui provenaient de leurs récoltes OGM. L'argentine risque de suivre dans le même raisonnement. Le géant arrogant et pollueur va enfin bientôt s'écrouler.

    Belfius, qui nous assomme de publicité (beau budget, avec quel argent?) pour tenter de faire oublier le nom de Dexia, responsable de l'appauvrissement de chaque belge, vu les milliards d'euro allongés par le gouvernement pour sauver la banque mal gérée. Et ce n'est pas fini : le gouvernement belge (donc nous, les pauvres citoyens) devra encore allonger un fameux paquet sur la table pour couvrir la garantie de fonds émise. Quant aux responsables, pas d'inquiétude, tout va bien. Il n'y a qu'en Finlande qu'on les met en prison. Ailleurs, ils n'ont rien à craindre, pour le moment. 

    Un requin de 5 mètres de long pêché à 50 mètres du rivage de Ste Maxime, un autre de plus de 6 mètres filmé au large d'Hyères, et une tortue d'un mètre vingt et de 200 kg dans le port de Saint Raphaël : la faune aquatique change en Méditerranée ! Quant au moustique tigré, présent là-bas depuis quelques années, on le retrouve désormais jusqu'en Belgique... Réchauffement climatique ? Mais non...

    Et pour achever cette chronique, la vente de poissons sous de fausses appellations (la surpêche ayant eu raison de plusieurs espèces nobles, désormais introuvables ou hors prix), et la mise sur le marché de nouvelles espèces  sans goût, nourries en élevage intensif à l'huile de palme et donc bourrées de graisses saturées et sans oméga 3 et 6 : du poisson sans les effets bénéfique pour la santé ! Un gâchis. Sans parler des antibiotiques et autres hormones de croissances... Qu'allons-nous bien pouvoir manger, sans nous empoisonner ?

  • Aspirateur des mers...

    Le Maartje Theadora, véritable aspirateur des mers, illustre parfaitement le problème de la gestion actuelle de la pêche en Europe : la flotte, trop importante en nombre et suréquipée par rapport au nombre de poissons, est aujourd’hui capable de pêcher 2 à 3 fois le niveau qui serait supportable pour nos océans. Ces bateaux usines vont donc pêcher plus loin, hors des eaux européennes, pour traquer les derniers poissons. 

    Ce bateau de 140 mètres de long peut transformer 200 tonnes de poissons chaque jour, et reste en mer des semaines. Un chalutier usine de cette envergure peut capturer en une journée autant de poissons que 56 embarcations traditionnelles mauritaniennes en une année.

    Greenpeace s'élève donc contre l'usage de ces bateaux usines, qui, après avoir épuisé les eaux européennes, s'attaquent maintenant aux autres océans, et les vident de toute vie. Ce qui menace les ressources des millions de petits pêcheurs artisans africains et autres, et de tous les gens qu'ils font vivre.

    Il est grand temps d'arrêter ce massacre et de revenir à une pêche raisonnable, respectant la reconstitution naturelle des stocks et les périodes de reproduction des différentes espèces. Terriens, il est temps d'agir...

  • C'est la saison du Bonite...

    C'est fin avril que les Bonites reviennent en Méditerranée, pour y pondre fin juin. C'est donc maintenant que l'on en trouve sur les étals des poissonniers et qu'il faut en profiter. C'est la pleine saison !

    Le Bonite est une petite espèce de thon (3 à 4 kg), se nourrissant de sardines, mulets et autres poissons volants. Sa chair blanche est magnifique et succulente. C'est le thon préféré des gourmets.

    Cuit au four, et accompagné de poivrons rouges lentement cuits à l'huile d'olive, avec quelques tomates, quelques jeunes échalotes et quelques gousses d'ail violet de Provence, c'est un pur régal. Et le même plat, servi froid le lendemain, est tout aussi remarquable. Surtout avec les chaleurs actuelles...

    Alors, plutôt que d'acheter vos poissons habituels (et toujours les mêmes), osez acheter un tronçon ou un filet de bonite : vous allez découvrir quelque chose !

  • Oso et le poisson d'élevage Bio...

    La société française Oso est un pionnier dans le secteur de la production du poisson Bio. En 2002, elle a eu l’idée de se différencier de la concurrence à bas prix d’Asie du Sud-Est et d’Amérique latine en lançant sur le marché des crevettes bios. « Il n’y avait aucune réglementation à l’époque, explique Mathias Ismail, directeur général. On a travaillé main dans la main avec les autorités françaises pour développer le cahier des charges. Au niveau européen, cela fait seulement un an qu’un tel cahier des charges existe pour le poisson bio. » Aujourd’hui, Oso produit 1.600 tonnes de crevettes bios par an. La société se base sur le même principe que celui de l’agriculture bio : reconstituer au maximum l’environnement naturel.

    « Nos élevages sont situés à Madagascar, dans un coin très isolé, une des dernières régions du monde complètement vierges. » Les crevettes reçoivent une nourriture essentiellement naturelle. « Nous pompons l’eau dans l’océan voisin et nous créons les conditions pour que la nourriture des crevettes prolifère (micro-organismes…). » Cela ne suffit pas. Du tourteau de soja vient compléter cette alimentation mais du soja non OGM, à la différence de ce qui se pratique ailleurs.

    Comme pour l’élevage des poulets, la différence tient aussi dans la densité. « Nous avons 180 g de crevettes pour 1,4 tonne d’eau. Dans l’élevage classique, on a des concentrations de 400 à 500 kg de crevettes. » Des concentrations très élevées qui stressent les animaux et favorisent toutes sortes de maladies, combattues par un recours aux antibiotiques. Chez Oso, on s’interdit ce genre de pratique. « Nous laissons faire la sélection naturelle. Dans nos écloseries, nous avons un taux de survie de 20 %. Mais les crevettes qui passent ce cap sont très solides et restent en bonne santé. »

    Cette année, Oso a introduit sur le marché trois nouveaux produits : du bar, de la dorade et du saumon bio. « Nous avons besoin pour ces élevages de baies très isolées où il n’y a pas de risques de pollution, pas de villes à proximité. Ces endroits ne sont malheureusement plus très nombreux sur la terre. C’est pourquoi nous resterons toujours une société de taille moyenne. »

    Toutes ces précautions se paient : les poissons bios d’Oso (non disponibles dans la distribution belge) sont en moyenne 20 à 30 % plus chers que les autres. « Mais ils offrent la même qualité gustative que les poissons sauvages, s’empresse d’ajouter Mathias Ismail. Notre principal argument commercial c’est le goût, pas le bio ».

  • Habitudes alimentaires des riches et des moins nantis...

    En temps normal, déjà, on observait une différence de consommation entre plus riches et moins nantis. Les premiers, par exemple, dépensent traditionnellement plus en produits frais et en alimentation végétale, là où les seconds, proportionnellement, consomment davantage de  produits d'origine animale. La crise, analyse GFK, qui a relevé les dépenses entre octobre 2008 et septembre 2009, a clairement accentué ces différences : on est passé en  un an d'un écart de 5 à 8% pour les produits frais.

    Ainsi, dans leur alimentation, les familles aux revenus plus modestes n'introduisent que 7,1% de légumes, contre 7,7% pour les revenus aisés. Pour les fruits, la différence est plus marquée : 8,5% d'un côté et 9,5% de l'autre côté. En revanche, plus de pommes de terre chez les plus pauvres: 2,6% contre 2,4%, plus de charcuteries aussi (13,3%), mais moins de poisson...

    GFK, qui dévoile ces données dans le magazine professionnel de la consommation Gondola, observe que les dépenses globales des familles aisées sont « proportionnellement plus importantes pour les produits plus chers mais aussi plus sains ». Autrement dit, quand on a des revenus plus modestes, on se nourrit généralement moins sainement. En examinant plus avant chaque catégorie de produits, on notera par exemple que pour les produits laitiers, les familles plus démunies achètent surtout du lait, là où les autres complètent par des yaourts et du fromage. Pour ce qui est des viandes, d'un côté l'on préfère la volaille, le gibier, le filet mignon de porc, filet de dinde ou de poulet, filet pur, veau ou salami fin. Dans l'autre cas, le caddie se remplit de morceaux moins « nobles »: jambon d'épaule, spiering, pilons de poulet, pur porc, steak pelé, abats, lard, côtelettes, saucisses, carbonnades...

    De même, au rayon des œufs, là où les uns optent pour le bio ou les œufs d'élevages en liberté, un peu plus chers, les autres choisissent le plus accessible: œufs de ferme ou de batterie.

    Enfin, pour ce qui est des fruits et légumes, GFK souligne pareillement une consommation très inégale: salade pommée, choux de Bruxelles, chou blanc, citron, poire ou orange d'un côté, ananas, pamplemousse, fraise, kiwi, asperges, courgette et mâche de l'autre ! Les familles moins aisées vont aussi davantage consommer de frites surgelées et autres produits surgelés à base de pommes de terre, tandis que les revenus plus élevés choisiront les patates fraîches et les pâtes.

    La crise a accéléré la mutation des modes de consommation :  les gens ne veulent pas consommer moins, mais mieux. L'heure est au mieux-vivre. Les ménages veulent retrouver le juste prix et la qualité. En partie vrai, car les revenus moins nantis semblent clairement moins concernés, comme le montrent les données de GFK citées plus haut. Il n'empêche que le bio a la cote: 38% des 8.000 Européens sondés achètent fréquemment des aliments bio. C'est bien plus que l'équitable qui, pour les douze pays concernés, ne constitue que 10% des achats fréquents.

     

  • 475 restaurants gastronomiques et le thon rouge...

    Emmenés par leur vice-président, Olivier Roellinger, le chef breton de Cancale, les 475 restaurants gastronomiques et hôtels de charme réunis au sein de l’association Relais et Châteaux, se sont engagés à ne plus proposer, à compter du 1er janvier, de thon rouge (dont les stocks ont baissé de 80% en vingt ans) dans leurs menus, et à s’approvisionner exclusivement en produits de la mer non menacés.

    Répartis dans le monde entier (57 pays au total), ces chefs comptent dans leur rang des "stars" comme Hélène Darroze à Paris ou Michel Troisgros à Roanne, dans la Loire. Pour Olivier Roellinger, interviewé par le Parisien, "le thon rouge est le sommet de l’iceberg : des cuisiniers commandent tous les jours du poisson à leurs mareyeurs sans connaître l’état des stocks, sans savoir qu’il y a des saisons pour pêcher et des tailles minimales à respecter".

    Pour lui, cette initiative reflète donc une conviction, celle que "les grands chefs ont une responsabilité importante, notamment en Europe où la moitié des produits de la mer sont consommés au restaurant". Et d’ajouter : "arrêtons de vider la mer sans réfléchir".

    Une conviction partagée par Alain Ducasse, qui a annoncé récemment avoir supprimé les espèces de poisson menacées de la carte du Spoon. Autre bonne résolution de début d’année, signalée par Le Parisien dans son article : dans un contexte où 20 000 bars à sushis ouvrent chaque année dans le monde, l’enseigne parisienne Sushi Bâ, qui compte cinq restaurants et s'est spécialisé dans la livraison à domicile, a également retiré le thon rouge de sa carte.

    Cela fait des années qu'on le demande, et enfin, cela bouge ! Il était grand temps. Reste à l'Europe à interdire la pêche de ce poisson menacé d'extinction, et sa commercialisation. Et il n'y a pas que le thon rouge...

  • Où sont-ils passés ?

    L'étal des poissonniers est de plus en plus tristounet : petites ailes de raies, petits turbotins, petites dorades, petits cabillauds, solettes... Seuls les maatjes et les crevettes grises n'ont pas changé de taille !

    En 1980, il était normal de trouver sur les étals des turbots de 8 Kg. Ils étaient sauvages et avaient une chair délicate. Aujourd'hui, les turbots pèsent 3 Kg à tout casser et proviennent d'élevages. Ils goûtent ce qu'on leur a donné à manger, c'est-à-dire de la farine. Plus rien à voir ! Chez Hof Van Cleef, on peut encore trouver de tels turbots (on en pêche encore 4 à 5 par jour en Belgique), mais à 105 euro la portion (soit le prix du turbot de 8 Kg en 1980)... Un peu dur à avaler ! Même si c'est bon.

    En 2000, on trouvait de belles raies bouclées, au filet épais (4 à 5 cm). Aujourd'hui, le filet de la plupart des raies ne fait plus qu'un cm d'épaisseur ! Plus aucun intérêt, plus aucun plaisir gustatif. Plus qu'à ce souvenir de la finesse de ces filets épais et leur beurre noisette aux câpres !

    Quant au cabillaud Royal, dont les filets de 8 à 10 cm d'épaisseur étaient un pur régal, c'est également fini. Terminé. On a pêché tous les gros, il ne reste que les petits, qui ne deviendront jamais grands. Et demain, on mangera quoi ?

    Terminons avec les Daurades Royales, mon poisson préféré il y a encore peu de temps. Car aujourd'hui, ces daurades d'élevage n'ont ni la grandeur, ni la texture, ni le goût, ni la blancheur de chair, ni la finesse et la fermeté des magnifiques dorades royales d'antan. On en trouve encore quelques spécimens, pêchés dans les Calanques et vendues sur le port de Marseille, à un prix déroutant.

    En conclusion, manger du bon poisson, du vrai, devient un luxe quasi impayable. Ensuite, le goût des poissons proposés aujourd'hui n'est plus du tout pareil : ils sont tous nourris de farines, et goûtent tous la farine. C'est catastrophique. Enfin, puisqu'il n'y a plus de poissons, on racle le fond des océans, à la recherche de nouvelles espèces, protégées jusqu'ici : la Lingue bleue, le Siki, l'Empereur, le Grenadier, le Hoki, le Flétan du Groenland, autant d'espèce qui disparaîtront à leur tour dans fort peu de temps. Et après ?

    Il est grand temps de réguler sérieusement la pêche de façon à permettre aux espèces surpêchées de se reconstituer, d'interdire la pêche des espèces menacées (Thon rouge, par exemple), d'interdire la pêche des hauts fonds, de respecter la saison de reproduction des différentes espèces et surtout, de conscientiser le consommateur de ne plus acheter n'importe quoi, et de boycotter certaines espèces affichées sur les cartes des restaurants. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Métaux lourds et consommation de poissons...

    Grand consommateur de poissons, voici la réponse d'un chercheur à mes questions sur le sujet. Parcourez les liens dans le texte, et vous saurez absolument tout sur la présence de métaux lourds et autres polluants dans la chair du poisson que vous consommez :


    "Tout d'abord merci pour votre intérêt  à nos travaux. Voici quelques  éléments de réponses et quelques  commentaires aux questions que vous posez sur la qualité des produits de la mer.


    L'étude systématique sur les contaminants  dans les produits de la mer  que vous mentionnez n' a pas été réactualisée. Comme étude plus récente je pense entre autres à l'étude CALIPSO  réalisée par l'AFSSA (2006) sur l'exposition de gros consommateurs de produits de la mer aux contaminants chimiques. (rapport disponible sur le site de l'AFFSA.  http://www.afssa.fr/Documents/PASER-Ra-Calipso.pdf  )


    Sur l'estuaire et la baie de Seine, zone  présumée la plus contaminée du littoral, l' IFREMER et l'Agence de l'Eau Seine Normandie ont réalisé une étude (2007) de la contamination des moules et de quelques espèces de poisson par  divers contaminants métalliques (Ag, Cd, Cu, Hg, Ni, Pb, Zn)  et organiques ( PCB, dioxines, PBDE, alkyl-phénols, phtalates). Distribution et devenir de contaminants persistants dans les écosystèmes littoraux. Comparaison Manche ouest-Manche est http://www.ifremer.fr/docelec/notice/2008/notice6148.htm

    Les résultats de cette étude ne confirment  pas,  excepté le cas bien connu des PCB et des dioxines en Baie de Seine,  une contamination chimique particulièrement élevée. Les niveaux restent le plus souvent bien inférieurs aux teneurs maximales admissibles dans les produits de la mer  fixées par la réglementation.


    D'autres résultats sont accessibles sur des sites  internet étrangers.  comme par exemple  celui de l'Institut Norvégien de Recherche sur la  Nutrition et les produits de la Mer( NIFES) la mer

    > http://www.nifes.no/index.php?page_id=137&lang_id=2


    Pour la France, ce sont les services  du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche, et en particulier la Direction Générale de l'Alimentation, qui réalise les  plans de contrôle des produis de la mer débarqués destinés à la consommation. Les plans de contrôle de la DGAL, ne concernent que les substances réglementées (Cd, Pb, Hg, PCB et dioxines). A ma connaissance, les données DGAL ne sont  pas accessibles au grand public. Les résultats satisfont la réglementation à hauteur de 95 % environ, de mémoire.


    Voici pour les éléments de  réponse à vos questions.


    Je ne suis pas du tout convaincu que la pollution chimique augmente sur notre littoral,  je pense au contraire que ce sont bien souvent des idées reçues relayées par les médias. D'ailleurs  le site Envlit présente des résultats de la surveillance chimique dans les  moules du littoral qui démontrent que dans bien des cas des tendances des niveaux de contamination sont à la baisse.


    Il est par contre bien vrai que de plus en plus de substances sont trouvées dans l'environnement marin (eau, sédiment superficiel, organismes) ,  parce que de plus en plus de chercheurs  s'y intéressent et parce qu' ils disposent pour cela de techniques de mesure de plus en plus sensibles,  mais aussi beaucoup plus onéreuses . Par contre on ne sait pas dire  si cette pollution environnementale par ces  nouvelles substances s'aggrave. Compte tenu de la nature chimique de la plupart des substances que vous citez ( notamment celles issues du milieu pharmaceutique comme les antibiotiques ou les hormones féminines issues de la pilule..) ainsi que de leur réactivité il est très peu probable que ces substances s'accumulent dans la chair de poisson.


    Pour les produits destinés à la consommation les analyses sont justement réalisées sur la chair puis qu'il s'agit de ce qui est réellement consommé.


    Enfin globalement  il est impossible,  même avec des  budgets et des moyens en personnel bien plus importants que ceux mis à notre disposition,  de pouvoir mesurer de très  nombreuses substances dans les espèces les plus représentatives. Les choix que nous  sommes conduits à faire sont le plus souvent réalisés en fonction d'impératifs de surveillance de la qualité du milieu et de besoin de recherche. Nous espérons seulement  ne pas faire de trop mauvais choix et contribuer à apporter des éléments de réponse  aux questions que la société se pose. "

     

    La situation semble donc moins terrible qu'on le pensait, et la consommation de poissons sauvages reste donc indiquée et bénéfique pour la santé. Profitons-en, en veillant à ne consommer que les espèces qui ne sont pas menacées d'extinction (ex : le thon rouge). A boycotter au restaurant, chez votre poissonnier, au rayon sushis de votre hyper, etc.

  • Ecosystèmes en danger...

    Le phytoplancton est parti le premier. Parce que les eaux de la mer du Nord s'étaient réchauffées d'un petit degré, ces micro-organismes marins ont subitement migré vers des fonds plus rigoureux. Le zooplancton l'a suivi. Et puis dans leurs sillages, on a vu s'en aller le lançon, ce "poisson-fourrage" fin et longiligne dont se nourrissent les gros poissons et les oiseaux marins… Parmi les vastes colonies de mouettes tridactyles, de guillemots et de pingouins, de sternes et de fous de Bassan qui peuplent les côtes britanniques, souffla un vent de panique. Les oiseaux, poussant de plus en plus loin leur maigre pêche, perdirent leurs forces. Pénurie alimentaire, échec de la reproduction, révoltes de la faim… La désolation fit place à l'effroi : goélands et labbes – ces superprédateurs incapables de pêcher eux-mêmes –, se mirent en colère et, affamés, se jetèrent sur les œufs, les poussins, et même sur ces maudites mouettes qui rentraient bredouilles. Guerre et famine… Un jour de 2004, quand les ornithologues écossais revinrent sur la falaise qu'ils étudiaient, il n'y avait plus d'oiseaux. Après ce que les ornithologues Britanniques ont rapporté, on s'attendait à ce que cela se produise en Bretagne. Déjà l'an passé, tous les signaux ont viré au rouge : la reproduction des oiseaux a été catastrophique. Et dans le même temps les pêcheurs nous racontaient qu'ils ne trouvaient plus de lançons (qui leur servent d'appâts) dans la panse de la raie ou du lieu qui d'habitude en dégorge… Et, aujourd'hui, on dénombre 3 fois moins d'oiseaux sur les sites de reproduction protégés. Ce qui est vrai pour les oiseaux l'est également pour les hommes. L'appauvrissement des ressources de la mer touche les uns comme les autres. Pour ceux qui s'inquiéteraient de savoir quelles sont les conséquences du réchauffement climatique, les oiseaux – qu'ils soient marins, migrateurs ou hibernants – sont un indicateur riche d'enseignements quant à la rapidité des évolutions en cours. Le phytoplancton est parti le premier, puis le lançon, puis les cormorans… Et puis qui ? Un simple degré d'augmentation de la température et c'est tout un écosystème qui s'effondre. Et, juste pour rappel, nous faisons, nous aussi, partie de l'écosystème...

  • Poissons plats radioactifs...

    L’association pour le Contrôle de la Radioactivité de l’Ouest (ACRO), laboratoire français indépendant, s’inquiète du peu d’attention accordée au traitement de l’un des deux principaux nucléides rejetés par la filière du nucléaire : le tritium (l’autre étant le Carbone 14). Alors que la France a été choisie pour accueillir le projet de réacteur expérimental ITER, dont le mode de fonctionnement devrait générer, d’importantes quantités de cette substance, l’association invite les experts à en réévaluer le degré de toxicité. Le tritium est « l’isotope radioactif de l’hydrogène auquel il se substitue au cours d’un processus métabolique ». Son stockage entraînant des coûts élevés, les exploitants nucléaires ont bénéficié de normes les autorisant à disperser l’élément radioactif dans l’environnement, arguant de « sa très faible toxicité ». Ce laisser-aller n’est pas sans conséquence, comme l’illustre la pollution au tritium de la nappe phréatique située sous le Centre de Stockage de la Manche (CSM), qui perdure depuis plus de 30 ans d’après les déclarations de l’ACRO. Le transfert de la substance radioactive en milieu aquatique pourrait en effet avoir de lourdes retombées sur l’ensemble de l’écosystème, estiment les scientifiques. S’intéressant au phénomène de la « bio accumulation », ils ont démontré que l’incorporation du tritium à la matière organique lui permettait de s’introduire à chacune des étapes de la chaîne alimentaire. Il pénètre ainsi dans l’organisme des cétacés, des mollusques et des poissons. Plus préoccupant, ce processus de transmission s’intensifie lors de l’assimilation du tritium par les molécules organiques. Une enquête menée par l’ACRO dans la baie de Cardiff, située au Sud du Pays de Galles, a révélé que les teneurs en tritium prélevées sur les poissons plats étaient 1 000 à 10 000 fois supérieures à celles contenues dans l’eau de mer du même site ! Bien que le tritium ne soit pas l’élément radioactif le plus toxique issu de l’industrie nucléaire, son déversement dans la nature reste préoccupant en raison du volume des quantités générées. L’échéance fixée par la loi du 28 juin 2006 apporte certes une note d’espoir, imposant aux industriels « la mise au point pour 2008 de solutions d’entreposage des déchets contenant du tritium permettant la réduction de leur radioactivité avant leur stockage en surface ou à faible profondeur ». Mais des démarches doivent être menées en parallèle afin de mieux cerner les risques qu’implique l’exposition prolongée à ce type de radioactivité, si l’on veut être en mesure de les éviter. Quant on sait que pour le Japonais Masatoshi Koshiba, prix Nobel de physique 2002, 'Les 2 kg de tritium qui circuleront dans ITER pourraient tuer deux millions de personnes', il y a de quoi regarder sa sole de Douvres d'un autre oeil ! On supposait déjà que les poissons plats (qui vivent au fond) étaient contaminés aux métaux lourds (plomb, mercure et autres saloperies), voilà qu'on apprend qu'ils sont également radioactifs ! Tout va bien. Très bien. Et merci aux exploitants nucléaires, qui depuis 30 ans, nous polluent invisiblement et dans le secret le plus total ! Une énergie propre, le nucléaire ?

  • Pas bon, la viande rouge...

    Des experts du National Institute of Health (USA) ont interrogé un demi-million (!) d'Américains depuis 1995 sur leurs habitudes de consommation de viande et de viande hachée (les célèbres hamburgers dont on taira ici les marques, mais aussi toutes les saucisses, charcuteries et autres préparations) et ont corrélé ces chiffres avec l'apparition de cancers dans cette population. Les autres facteurs de risque, comme le tabagisme, ont bien entendu été pris en considération aussi. Il ressort de cette méga-étude épidémiologique que les gros mangeurs de viande rouge (hachée ou non) voyaient leur risque de cancer augmenter de 24% pour le cancer de l'intestin, de 20 à 60% pour les cancers de l'œsophage, du foie, du poumon et du pancréas. Ils n'ont par contre pas trouvé de relation avec le cancer du sein, de l'estomac ou de la prostate. Les auteurs font remarquer que les personnes qui consomment beaucoup de viande l'accompagnent généralement de beurre, de frites et d'autres nourritures riches en graisses saturées et en calories. L'obésité y est souvent associée. On ne peut donc exclure une cause commune. Pour ma part, j'ai arrêté d'en manger à 14 ans, par dégoût : ma seule décision sage en pleine adolescence... Et depuis lors, c'est poissons et légumes ! Mais le problème, c'est qu'aujourd'hui il n'y a quasi plus de poissons sauvages, et que la qualité des légumes est en chute libre. Le bio est donc la seule alternative possible (en attendant qu'il ne soit contaminé par les OGM...). Mais qu'est-ce qu'ils foutent tous avec notre planète ?

  • Régime méditerranéen...

    Le régime méditerranéen, ou crétois, suscite l’intérêt des médecins depuis que, pour la première fois dans les années 60, un spécialiste américain en nutrition a parlé des bénéfices pour la santé de ce type de diète. Depuis des centaines d’études, parfois contradictoires, ont tenté d’appréhender et d’expliquer ce phénomène. Aujourd’hui, la plupart des experts reconnaissent son intérêt dans la diminution des maladies cardio-vasculaires et la prévention des cancers et de l’obésité. Deux nouvelles études européennes viennent élargir un peu plus l’éventail des bénéfices attribués à ce mode de vie. La première concerne l’alimentation des femmes enceintes et semble démontrer une relation positive entre cette alimentation et une diminution du risque d’asthme et d’allergies pour les enfants à naître. Cette corrélation serait liée aux bienfaits des antioxydants sur les systèmes qui mettent longtemps à se développer, comme l'appareil respiratoire et le système immunitaire. Une autre recherche se consacre plus particulièrement à l’huile d’olive, dont les polyphénols (des antioxydants naturels) améliorent la qualité des malades qui souffrent de stress oxydatif et lutteraient aussi efficacement contre le vieillissement des cellules et l’ostéoporose. Le régime méditerranéen est une pratique alimentaire qui associe un apport calorique relativement faible (pourquoi je suis gros?) par rapport à l’activité physique déployée avec une consommation abondante de légumes et de fruits frais, de pain, de céréales (base de l’apport énergétique), de fruits secs et d’huile d’olive. D’autre part, les produits d’origine animale représentent une faible part de l’alimentation, à l’exception du poisson qui est souvent présent dans les assiettes des populations méditerranéennes. Ail, huile d'olive, soupe de poisson, rouille et croûtons, salades croquantes et goûteuses, fruits et légumes de saison odorants et naturels, poissons de la grande bleue pêchés le matin, olives, pastis ou rosé à l'apéro, bandol rouge pour les repas : le paradis, et en plus c'est bon pour la santé ! Pour ma part, ce régime est adopté depuis belle lurette. Et vous, c'est pour quand ?

  • Consommer du poisson : oui, mais pas n'importe lequel...

    Faut-il mieux acheter du colin ou du cabillaud pour ne pas aggraver l'extinction des espèces? La dorade royale et les Saint-Jacques sont-elles menacées ? Pour aider les consommateurs à faire le bon choix chez le poissonnier et éviter d'acheter les espèces victimes de surpêche, WWF-France, va lancer un mini guide au mois de janvier dans le cadre d'une campagne destinée à sensibiliser les consommateurs mais aussi les professionnels de la filière. La réglementation européenne impose l'étiquetage des produits de la mer (nom de l'espèce, zone de capture, pêche en mer, produit d'élevage) mais cet étiquetage est "souvent insuffisant pour permettre au consommateur de faire des choix avertis par rapport à la situation réelle des océans", souligne le WWF. Ce mémento en deux pages de format poche classe poissons, coquillages et crustacés en trois catégories : "A éviter" pour les espèces sur-pêchées dont certaines sont en voie d'extinction (cabillaud, anguille, espadon, loup de mer, raie, requin, thon rouge etc.); à consommer "Avec modération" pour les espèces à problèmes (thon albacore, bar, calamar, coquille St Jacques, dorade royale etc.) et "A privilégier" pour celles qui ne sont pas menacées (huitre, moule, maquereau, colin d'Alaska, sardine etc.). Il distingue les produits d'élevage des produits sauvages et indique pour ces derniers les différentes provenances - Atlantique Nord-Est, Golfe de Gascogne, Manche, Mer du Nord, Atlantique Nord. "La pêche est engagée dans une spirale infernale : 75% des espèces marines pêchées sont surexploitées ou en passe de l'être", selon l'ONG. Elle recommande d'opter de préférence pour des produits labellisés MSC, norme édictée en 1995 par la FAO (Organisation pour l'alimentation et l'agriculture des Nations-Unies) qu'il juge "la plus fiable". Quelque 100 millions de tonnes de produits aquatiques (poissons, mollusques et crustacés) sont consommées chaque année dans le monde depuis 2002, soit six fois plus qu'en 1950, selon les données de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer). Et la demande mondiale devrait augmenter de 2% par an au cours des deux prochaines décennies. Bref boycottons le cabillaud, la raie, l'espadon et le thon rouge lors de nos achats ou au resto, et laissons le temps à ces espèces menacées d'extinction de se reconstituer. C'est important la biodiversité, et il faut tout faire pour la préserver ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Et ta mer, t'y penses ?

    Les océans, habitats en péril : ils recouvrent les deux tiers de notre planète. Du plancton microscopique à la plus imposante des baleines, ils contiennent 80 % de la biodiversité. Pourtant, ces richesses sont menacées par différentes activités humaines particulièrement destructrices et clairement identifiées, comme la pollution, l’extraction minière et pétrolière et la surpêche. En 2003,les trois quarts des réserves halieutiques mondiales évaluées par la FAO (organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), étaient à 52 % complètement exploitées, à 16 % surexploitées et à 8 % épuisées.La prisede conscience doit donc être collective et immédiate. En tant que consommateur, vous avez un rôle important à jouer puisque certains produits de la mer que vous achetez proviennent directement de pratiques destructrices de l’environnement marin. L’urgence : arrêtez d’acheter les espèces de la liste rouge (voir lien Greenpeace) qui proviennent toutes de méthodes de pêche causant de graves dommages à l'environnement. Consommez du poisson pêché en dehors des périodes de reproduction (voir lien Greenpeace). En utilisant la réglette et le tableau ,soyez sûr(e)s que les tailles minimales imposées par la réglementation européenne sont respectées. Malheureusement, ces taillesne correspondent pas systèmatiquement à celles requises pour que les poissons atteignent leur maturité sexuelle. En achetant uniquement des poissons adultes, vous contribuezdonc directement à la préservation de la ressource. Évitez de consommer des bâtonnets de poisson. Les poissons utilisés pour la fabrication de ces produits peuvent provenir de flottes de pêche industrielles pirates. Achetez des produits de la mer pêchés localement.En plus de soutenir les pêcheurs locaux, vous contribuerez à lutter contre les émissions de CO2 qui aggravent les changements climatiques : 1 kg de poisson pêché par la flotte française « consomme »en moyenne 1,5 l de gasoil. La plupart des poissons d'élevage sont carnivores : les nourrir nécessite de grandes quantités de poissons sauvages : pour 1kg de saumon,de bar ou de daurade d'élevage, il faut 4kg de farine de poissons sauvages (hareng, sardine ou maquereau). Ce chiffre passe à 15 ou 20 kg pour 1kg de thon rouge d’élevage. l'élevage de poissons produit une quantité énorme de déchets de façon concentrée :l’ensemble des fermes d’élevage de saumon en Ecosse rejettent par jour autant de déjection que les 600 000 habitants d’Edimbourg, les élevages industriels nécessitent pour éviter la transmission des maladies l'utilisation massive d'antibiotiques. Les poissons qui "bénéficient" de ces traitements se retrouvent porteurs de germes extrêmement contaminants pour les poissons sauvages. Il n'est plus possible de citer aujourd'hui des espèces à consommer sans modération car plusieurs paramètresentrent en ligne de compte (état des stocks,méthodes de pêche utilisées, pollutions diverses,...). Consommez des espèces herbivores d'élevage comme le Tilapia ou lePangasius ou des espèces comme le bar de ligne (attention à bien retrouver l'étiquette au niveau de l'ouïe).Ce dernier est vendu généralement à un prix plus élevé que celui dubar de chalut ou d'élevage,mais en l'achetant vous favorisez une méthode de pêche plus respectueuse de l'environnement,moins consommatrice en énergie (pêche de proximité), qui constitue un important moteur de développement local. Plus d'infos sur le lien vers le guide à l'usage du consommateur responsable édité par Greenpeace. Terriens, il est temps d'agir...

  • Enfin au Sea Grill...

    J'en rêvais depuis longtemps : voilà c'est fait. Invité au Sea Grill, j'ai enfin pu juger des talents de ce chef dont tout le monde fait les éloges ! Grand amateur de poissons, je me devais de tester cet établissement spécialisé en la matière. Après 2 mises en bouche très bien présentées, mais un peu fades à mon goût, et servies alors que j'étais plongé dans la lourde carte des vins, arrivèrent les entrées : noix de Saint Jacques et foie gras poêlés pour les uns, raie bouclée pour moi. Présentation impeccable : on dévore déjà le plat des yeux ! Hélas, je m'attendais à cet épais filet de raie bouclée, comme on le déguste en Bretagne, et fût donc déçu de ces petits filets de raies assemblés pour former un petit dôme de la taille d'une 1/2 pêche... C'était très bon, mais cela manquait de matière... L'Auxey Duresses 2004 du Comte Armand se révéla idéal pour accompagner ces mets. Vînt ensuite la pièce de résistance, à savoir, un turbot grillé à l'arête, poêlée de girolles et sauce béarnaise à l'huître : enfin le bonheur total ! Beau filet de poisson bien épais, sauce iodée magnifique, très bel équilibre. Et toujours une superbe présentation... Accompagné d'un Château Batailley 2001 en Pauillac, délicieux, lui aussi ! Le repas s'acheva par un chariot de desserts impressionnant, mais dont la trilogie de gourmandises au chocolat manquait un peu de finesse à mon goût...pour un établissement de cet ordre et de cette réputation. Bref, ravi d'y avoir été, mais un peu déçu quand même. Je cote 8/10.

  • J'aime pas les anguilles...

    Une étude d'analyse des anguilles (spécimens provenant de 21 sites européens dont 2 en Belgique, démontre que 4 types de substances chimiques perfluorées ont été identifiées dans les bio-indicateurs de la pollution aquatique que sont les anguilles. Ces substances sont utilisées notamment par des marques comme Téflon (par ex. dans les poêles Téfal), Stainmaster ou Gore-Tex pour leurs propriétés anti-adhésives, imperméabilisantes ou anti-taches. Ces composés perfluorés se sont révélés diversement toxiques pour des animaux aquatiques ou certains mammifères. Ils ne se dégradent pas facilement dans l'environnement et peuvent s'accumuler dans les organismes vivants . Ces substances peuvent provoquer des perturbations des systèmes hépatique, reproductif et endocrinien ou encore des dysfonctionnements neurologiques ou cardiovasculaires. Cette contamination vient s'ajouter à la contamination des anguilles par des retardateurs de flamme et des PCB, révélée dans une étude précédente. En réalité, il s'agit d'une preuve supplémentaire de la contamination de notre environnement et de la nécessité d'y faire face avec une réforme comme REACH. Malheureusement, la dernière mouture du texte qui doit être voté par la Commission européenne ces jours-ci pourrait ressembler à 'une coquille vide', tellement la pression des multinationales est grande auprès des euro-députés. En attendant, adieu l'anguille au vert : c'est beaucoup trop dangereux et toxique...

  • La crevette grise

    Quel magnifique produit, qelle finesse de goût, quand il est frais... Grâce au réchauffement de la planète et au chaud mois de juillet, il y a abondance de crevettes grises cette année sur nos côtes.Profitons-en pour en consommer, les prix sont à la baisse. Mais, comme pour tout aliment, il y a crevette et crevette... La seule qui vous procurera un réel plaisir gustatif est celle pêchée la nuit et vendue non décortiquée dès le matin chez votre poissonnier. Elle doit être de belle taille, la carapace craquante sous le doigt et la chair légèrement rosée. Si les décortiquer vous ennuie, essayez de trouver celles décortiquées à la main à Zeebrugge par de vieilles dames expertes. Toutes les autres ont subi un traitement industriel et contiennent plein d'additifs nocifs, qu'elles aient été traitées aux Pays-Bas mécaniquement (solvants, rinçages, conservants), ou envoyées au Maroc pour y être épluchées à la main à un prix horaire défiant toute concurrence (conservants). Je mets une heure pour éplucher un kilo de crevettes, mais quel délice !

  • Le poisson : il n'y en a plus !

    Saviez-vous que la Grèce importe 82% du poisson qu'elle consomme?Saviez-vous qu'en France, entre 1996 et 2005, on a pêché 82 % de cabillaud en moins, et que son prix a, dans le même laps de temps, augmenté de 87% !Il ne reste plus qu'à se rabattre sur les sardines et autres maqueraux, bourrés de métaux lourds, ou de poissons d'élevage qui goûtent ce qu'ils mangent, c'est-à-dire la farine (encore elle) ! Chouette ! A boycotter ! Tout comme les poissons du Lac Victoria, mous et insipides.Heureusement que des élevages bio apparaissent et rendent au poisson un goût et une texture quasi identiques à ceux de leurs congénères sauvages.Heureusement aussi que fûrent imposé des moratoires sur la pêche, évitant à certaines espèces de disparaître, et à d'autres de pouvoir reconstituer des stocks.