poisson

  • Du poisson oui, mais pas n'importe lequel...

    Pour celles et ceux qui ont pu suivre le reportage des "Dossiers de l'écran" sur A2 consacré aux poissons d'élevages, je suppose qu'ils n'en consommeront plus, et avec raison...

    Pour les autres, avant de vous ruer sur le saumon fumé pour les fêtes de fin d'année, regardez d'abord ce reportage : vous changerez vite de menu... Et d'ici-là, avant de manger un pavé de saumon grillé au restaurant, réfléchissez également. Votre santé est en jeu.

    Comme je l'ai déjà dit à maintes reprises dans ce blog, seul le saumon Bio (frais ou fumé) est sain. Mais, malgré tout, essayons de ne consommer que des poissons sauvages. Et si possible pas trop gros, ces derniers accumulant dans leurs graisses les polluants présents dans les océans. Moins le poisson est gros, moins il en a...

    Quant au Panga (le Pangasius élevé au Vietnam), aussi appelé le poisson du pauvre (vu son faible prix), mieux vaut ne jamais le goûter. D'ailleurs il n'a pas de goût. Malgré qu'il soit pollué de façon inimaginable.

    Pensez aussi à acheter des crevettes, scampis et autres gambas sauvages, de pleine mer. Ou d'élevage, mais en Bio. C'est la dernière solution pour tenter de bénéficier des bienfaits du poisson, qui en moins de 20 ans est passé d'aliment ultra sain à un aliment hautement cancérigène et tout à fait déconseillé....

    Merci, une nouvelle fois, à l'industrie agro-alimentaire, aux multinationales chimiques et pharmaceutiques, aux ministres de la pêche et à ceux de la santé pour leur silence, vu le conflit d'intérêt qui anime tout ce petit monde...

  • Que trouve-t-on dans un morceau de saumon frais ?

    Il aura fallu attendre cette étude "menustoxiques" parue mercredi et les analyses de laboratoires indépendants pour enfin savoir à quoi on s'exposait en mangeant un morceau de saumon d'élevage (bien forcé puisque du sauvage, il n'y en a plus...).

    Dans cette étude, il est précisé que c'est le saumon qui comporte le plus de pesticides parmi tous les aliments analysés. Et il n'y a pas que des pesticides : il y a des métaux lourds, de l'arsenic, des perturbateurs endocriniens et j'en passe... Et parmi toutes ces molécules ingérées, il y en a, bien entendu, qui sont potentiellement cancérigènes.

    saumon.jpg


    Pour les chimistes, voici le résultat des analyses du morceau de saumon :

     2,2',4-TriBDE (BDE-17) 0.04 ng/g     

    2,4,4'-TriBDE (BDE-28) 0.115 ng/g     

    2,2‘,4,4‘-TetraBDE(47) 1.68 ng/g   PE2 

    2,2',4,5'-TetraBDE (BDE-49) 0.458 ng/g     

    2,3‘,4,4‘-TetraBDE(66) 0.066 ng/g     

    2,2‘,4,4‘,5-PentaBDE(99) 0.180 ng/g   PE2 

    2,2',4,4',6-PentaBDE (100) 0.344 ng/g   PE2 

    2,2‘,4,4‘,5,5‘-HexaBDE(153) 0.047 ng/g     

    2,2',4,4',5,6'-HexaBDE(154) 0.166 ng/g     

    2,2',3,3',4,4',5,5',6-NonaBDE (BDE- 206) 0.195 ng/g     

    DecaBDE(209) 4.46 ng/g   PE2 

    DDT (total) 0.003 mg/kg  B2 USEPA PE1 

    Dieldrin 0.002 mg/kg  B2 USEPA PE2 

    p,p'-DDE 0.003 mg/kg  B2 USEPA PE1 

    Arsenic 0.70 mg/kg  1 CIRC  

    2,3,7,8-TCDD 0.02 pg/g  1 CIRC PE1 

    1,2,3,7,8-PeCDD 0.06 pg/g  cancer P 65 PE1 

    1,2,3,6,7,8-HxCDD 0.02 pg/g  cancer P 65    

    2,3,7,8-TCDF 0.58 pg/g  cancer P 65  PE2 

    1,2,3,7,8-PeCDF 0.05 pg/g  cancer P 65 PE2 

    2,3,4,7,8-PeCDF 0.19 pg/g  1 CIRC   

    2,3,4,6,7,8-HxCDF 0.01 pg/g  cancer P 65   

    PCB 77 14.1 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 81 0.73 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 105 294 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 114 20.2 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 118 986 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 123 12.6 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 126 5.21 pg/g  1 CIRC PE1 

    PCB 156 96.4 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 157 26.5 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 167 53.9 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 169 0.89 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 189 10.7 pg/g  2A CIRC PE1 

    Cela ne donne plus faim !

    Ne serait-il pas grand temps que les autorités sanitaires européennes ne fournissent à leurs concitoyens adorés des analyses détaillées de ce type pour chaque espèce de poissons (d'élevage industriel ou bio, et sauvage) afin qu'ils puissent, par eux-mêmes, décider ce qu'ils veulent consommer, en connaissance de cause ?

    Et, en attendant, varions les espèces sauvages, selon les saisons. Evitons les gros poissons gras (bio-accumulation des polluants) et les poissons d'élevage intensif. Et une fois de plus ne consommons que des poissons d'élevage bio.

     
  • Je mange 147 kilos de poissons par an...

     

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    D'après ma consommation de poisson personnelle de la semaine qui vient de s'écouler et une extrapolation sur un an, j'arrive à 146 kilos 600 grammes par an ! C'est inouï, autant qu'un Inuit ! Et réjouissant si l'on en croit l'article qui suit. Seule préoccupation : le mercure qui s'accumule...

     

    Dans les années 1970, deux médecins danois se sont rendu compte que les populations du Groenland vivaient plus longtemps et développaient moins de maladies cardiovasculaires. Ceci serait dû à leur régime alimentaire. Les Inuit consomment effectivement très peu de viande et se nourrissent presque exclusivement de poisson. Ils absorbent 147 kg de poisson par personne et par an, contre 7 kg pour un Américain moyen, et encore moins pour un Européen !

     

    Or, les poissons, et en particulier les poissons gras tels que le saumon, le thon ou la sardine, sont très riches en oméga-3. Ces derniers sont des acides gras poly-insaturés et sont essentiels, car notre organisme ne peut pas les fabriquer. Les oméga-3, dont les deux principaux sont l’acide docosahexaénoïque (DHA) et l’acide eicosapentaénoïque (EPA), doivent donc nous être fournis par notre alimentation. L’huile de poisson en est une source riche.

     

    Les oméga-3 présentent différents effets bénéfiques sur notre santé. Par exemple, ils augmentent la plasticité des cellules et améliorent la transmission de l’influx nerveux. De nombreux travaux ont également mis en évidence une action anti-inflammatoire des oméga-3. Ils empêcheraient le système immunitaire, et en particulier les lymphocytes T, de faire preuve de zèle et d’endommager les tissus. Une étude récente, publiée dans Journal of Leukocyte Biology, a souligné un nouveau rôle de ces précieux acides gras, qui viendraient renforcer le système immunitaire.

     

    Pour leurs expériences, l’équipe de recherche de la Michigan State University aux États-Unis a utilisé deux groupes de souris. Pendant cinq semaines, un groupe a reçu de l’huile de poisson en complément alimentaire et pas l’autre. Les auteurs ont ensuite comparé des échantillons sanguins provenant de ces deux groupes. Ils ont montré que les souris ayant reçu de l’huile de poisson produisaient plus de lymphocytes B, c’est-à-dire de globules blancs spécialisés dans la production d’anticorps. Cette propriété des oméga-3 aiderait donc notre organisme à lutter contre les infections.

     

    Ainsi, les oméga-3 contenus dans l’huile de poisson auraient deux effets complémentaires sur notre système immunitaire. D’une part ils limiteraient l’hyperactivité des lymphocytes T afin d’éviter les risques d’inflammation, et d’autre part ils amélioreraient la production de lymphocytes B pour mieux lutter contre les infections. L’huile de poisson n’est pas un produit miracle mais cette étude montre qu’elle pourrait être un précieux allié de notre santé.

     

    L’huile de poisson jouerait également un rôle dans la prévention de nombreuses pathologies telles que les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, les maladies de peau et Alzheimer. Elle rendrait même plus intelligent et augmenterait l’espérance de vie ! Source : Agnès Roux sur Futura-Sciences.


     

     

  • De scandale en scandale...

     

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    "Après le scandale de la viande de cheval, celui du poisson ? C'est la question qui se pose, après la publication, jeudi 21 février, d'une étude menée par l'ONG américaine Oceana révélant une fraude de grande ampleur portant sur les produits de la mer aux Etats-Unis, où un tiers des poissons consommés n'appartiennent pas à l'espèce que les clients avaient cru acheter.

    Pour son enquête, menée de 2010 à 2012, l'association a procédé à une analyse ADN de 1 215 échantillons de poisson collectés dans 674 points de vente – magasins d'alimentation et restaurants – dans 21 Etats américains.

    Les résultats sont sans appel : 33 % des poissons étudiés ne correspondaient pas à l'espèce affichée et pâtissaient d'un étiquetage non conforme à la charte établie par l'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA).

    Les poissons les plus pêchés, le thon et le vivaneau ("snapper"), sont aussi les plus mal étiquetés : ainsi, le vivaneau enregistre un taux d'erreur de 87 % (161 des 186 poissons vendus comme tel et collectés dans l'ensemble du pays n'en étaient finalement pas), tandis que le thon est mal étiqueté dans 59 % des cas (84 % des échantillons de thon blanc prélevés étaient en réalité de l'escolar, une espèce de poisson pouvant provoquer de graves troubles digestifs).

    Entre 19 % et 38 % des morues, des flétans et des bars chiliens avaient aussi un étiquetage erroné, ajoute encore le rapport. Seul le saumon est mieux étiqueté, avec seulement 7 % de fraudes.

    Cette vaste opération de substitution d'espèces prend plusieurs formes. On y retrouve des poissons d'élevage vendus comme des poissons sauvages, beaucoup plus coûteux (comme du pangasius vendu pour du mérou, de la sole ou de la morue). Des espèces surexploitées, vulnérables ou en péril vendues comme d'autres plus soutenables (par exemple du flétan de l'Atlantique à la place du flétan du Pacifique). Y figurent aussi des poissons déconseillés aux femmes enceintes et aux enfants par la FDA en raison de leur teneur élevée en mercure – comme le bar – commercialisés sous d'autres noms.

    Au total, 44 % de tous les lieux de vente visités vendaient des poissons mal étiquetés. Dans le détail : les restaurants de sushi avaient le taux d'erreurs le plus élevé sur leur carte (74 %), suivi par d'autres restaurants (38 %) et les magasins d'alimentation (18 %).

    "La chaîne mondiale d'approvisionnement des produits de la mer est des plus complexes et obscures, expliquent les chercheurs. Avec des inspections minimales du gouvernement fédéral, alors que les importations augmentent, et sans tests ADN tout au long de la chaîne d'approvisionnement, il est difficile de déterminer si la fraude s'est produite sur le bateau, pendant le traitement des poissons, au niveau du gros, lors de la vente au détail ou ailleurs."

    "Aux Etats-Unis, 90 % du poisson consommé est importé, ce qui rend plus difficile la traçabilité. Surtout, les contrôles de la FDA ne portent que sur 2 % de ces produits, explique Beth Lowell, directrice de campagne d'Oceana. Acheter du poisson est devenu un jeu de devinettes pour les consommateurs américains. Il faudrait traquer les poissons du bateau de pêche jusqu'à la table du consommateur pour pouvoir être sûrs qu'ils sont sans danger, légaux et portent une étiquette les décrivant de façon exacte."

    "Outre le fait d'être trompés et de payer plus cher que la valeur du produit acheté, un grand nombre de consommateurs se voient nier le droit de choisir un poisson pour des raisons de santé ou de préservation d'espèces menacées", déplore de son côté la Dr Kimberly Warner, scientifique d'Oceana et principale auteure de cette recherche.

    "Nos résultats montrent qu'un système de traçabilité transparent et empirique – un système qui pourra suivre les poissons du bateau à l'assiette – doit être mis en place au niveau national, conclut le rapport. Conjointement, une inspection et des tests accrus sur nos produits de la mer, et en particulier pour les problèmes d'étiquetage, ainsi qu'une application plus stricte des lois fédérales et nationales qui combattent la fraude, doivent permettre de lutter contre cette tendance gênante."

    En Europe, la traçabilité est aussi en question. Si aucune enquête de grande envergure n'a jamais été menée à l'échelle de l'Union, une étude publiée dans la revue Fish and Fisheries en 2011 avait néanmoins révélé que respectivement 28 % et 7 % du cabillaud vendu en Irlande et au Royaume-Uni était mal étiqueté. L'espèce, la plus populaire parmi les poissons blancs consommés dans ces deux pays, était remplacée par d'autres poissons moins soutenables (comme le cabillaud de l'Atlantique, menacé) ou moins chers (tels que du merlan, du colin ou du lieu noir)." Article d'Audrey Garric dans M Planète, pour Le Monde.

    Personnellement, j'ai tellement mangé de poissons (souvent midi et soir) que je les reconnais tous. Inutile de vous dire que quand on me sert du Loup du Lac Victoria pour du Bar de ligne, ou de la sole tropicale pour de la vrai sole de la mer du Nord, je bondis. Chaque poisson possède sa propre structure de chair et son goût, ce qui me permet de différencier un filet de Rascasse, d'un filet de barbue et un pavé de Daurade Royale d'un tronçon de Pageot. Et je peux vous confirmer, qu'au restaurant, cela arrive de plus en plus souvent, même dans quelques grandes maisons... Sans doute que le prix du poisson sauvage local, et sa rareté, y sont pour quelque chose...

    Le drame, c'est que la plupart des CON-sommateurs n'y connaissent rien, et se font rouler dans la farine. Le goût se perd, et la qualité aussi...

  • Un nouveau poisson...

    Depuis les années 70, la consommation de poisson augmente chaque année de plus de 9 pc. Elle atteint aujourd'hui 140 millions de tonnes dont 45 proviennent d'élevage. Les 95 autres, de la pêche. Or, les stocks des océans s'épuisent. La pollution, les changements climatiques et les techniques utilisées affectent la biodiversité et certaines espèces sont menacées. Pour faire face à la demande sans cesse croissante, l'aquaculture représente une filière intéressante, reconnue par nombre d'organisations comme le WWF ou Greenpeace, et dont l'importance va grandissant. D'après la FAO, plus de trois quarts des stocks de poissons présentant une valeur commerciale sont pleinement exploités, surexploités voire en voie d'extinction, et plus de 210 espèces  sont déjà élevées via l'aquaculture. Mais, pour constituer une réelle filière d'avenir, il faut qu'elle se distingue par sa gestion responsable et sa production non polluante. C'est le cas du projet Claresse : une production de 1. 500 tonnes par an qui est écoulée en Belgique, depuis peu, par le groupe Delhaize. Elu "produit de l'année" au dernier Salon Seafood des produits de la mer de Bruxelles, Claresse est un croisement "naturel" de deux poissons-chats du Nigeria, dont les alevins sont nourris à 70% de matière végétale sans OGM pendant 4 ans, dans des fermes. Et comme le client recherche du poisson blanc, sans arête, au goût pas trop prononcé et pas trop cher, c'est peut-être le bon filon industriel... Quant aux gastronomes pour qui la finesse du goût de la chair délicate d'un vrai poisson de mer est importante, ils ne mangeront certainement pas ce nouveau poisson! 

  • Recette poisson : le Ceviche...

    Le Ceviche est un plat que j'ai dégusté pour la première fois au Pérou : ce sont des morceaux de poissons crus assaisonnés. C'est frais et coloré, avec tous les parfums de la mer : un délice ! Je vous en livre la recette car, avec ce qu'on annonce pour 2007, l'été sera bientôt là... Pour 6 personnes, il vous faut : 750 grammes de filets de rascasses ultra frais (la daurade convient aussi), 200 grammes de grosses crevettes roses décortiquées, et, si possible en bio : 2 oignons violets, 1/2 concombre, 3 citrons verts et 2 jaunes, 1 gousse d'ail violet, du poivre noir, de la fleur de sel, 1 noix de gingembre frais, 1 piment rouge, 20 cl de lait de coco et 1 botte de coriandre fraîche. Prélevez le zeste d'un citron vert, pressez les citrons et mélangez le jus avec l'ail, les zestes et le piment finement hachés, le gingembre râpé, 2 cuillères à café de fleur de sel et 1 de poivre noir moulu. Découpez les filets de poissons en cubes, et mettez-les dans un plat en verre, arrosez du jus et ajoutez les oignons finement hachés. Mélangez délicatement, couvrez d'un film alimentaire et laissez mariner 3 heures au frigo. Avant de servir, ajoutez le lait de coco, le 1/2 concombre coupé en petits cubes, les crevettes, et la coriandre finement ciselée. Vérifiez l'assaisonnement et servez : un pur délice, une palette de couleurs magnifique, et une quantité d'arômes et de saveurs incroyable ! Et en plus, c'est un menu minceur ! Bon appétit !

  • Poissons et mercure...

    Pour protéger la santé des canadiens des effets toxiques du méthylmercure, Santé Canada a fixé à 0,5 partie par million (ppm) la teneur en mercure des poissons commerciaux. Presque tous les poissons et fruits de mer contiennent des traces de méthylmercure. Toutefois, certaines espèces de poisson vendues au Canada telles le requin, l’espadon et le thon frais ou congelé (note : le thon en boîte n’est pas inclus), peuvent contenir des concentrations de mercure excédant la limite de 0,5 ppm. Santé Canada recommande de limiter la consommation de ces poissons à un repas par semaine. Il n’y a pas de limite de consommation pour les poissons suivants : saumon, morue, sole, crevettes, pétoncles et thon en conserve. Je me demande bien, si le thon est bourré de mercure, pourquoi le thon en boîte ne le serait-il pas ? Va falloir qu'on m'explique... Je recherche activement de telles données pour le poisson commercialisé en Belgique, en vain. Mais les valeurs devraient être assez proches, du moins, je l'espère...

  • Mangeons plus de poissons...

    Selon plusieurs études lors desquelles 200.000 mangeurs de poissons ont été suivis, il apparaît que les individus qui déclaraient manger du poisson une fois par semaine avaient significativement moins de risques de mourir de maladie coronarienne que ceux qui ne consommaient pas de poisson. Les effets bénéfiques augmentaient graduellement en fonction de la fréquence de la consommation. Ainsi, la mortalité par maladie coronarienne était réduite de 23 % chez les patients qui mangeaient du poisson deux à quatre fois par semaine, alors que la mortalité coronarienne était réduite de 38 % chez les patients qui mangeaient du poisson cinq fois par semaine et plus. Chaque augmentation de 20 g par jour de poisson a été associée à une réduction de 7 % du risque de mortalité coronarienne. En conclusion, mangeons davantage de poisson, surtout les poissons gras qui sont peu contaminés par le mercure, comme le saumon, le hareng et le maquereau. Et en plus, c'est tellement bon !

  • Dernier pastis de l'été ?

    Tout s'est passé comme prévu : c'était magnifique ! Nous avons débuté au pastis (Le pastis d'Henri Bardouin des Distilleries et Domaines de Provence : un pastis beaucoup plus parfumé que les autres Pernod, Ricard et Cie), peut-être le dernier de l'été ? Puis sommes passés à table pour déguster ce fameux bar de ligne et sa compote de fenouil : un régal ! Il est dommage que ce genre de poisson devienne rare, et donc cher, car c'est ça le VRAI poisson : une chair blanche, ferme et délicate, un goût fin et subtil et une texture magnifique rehaussée d'un petit beurre blanc citronné. C'était parfait. Nos enfants ne pourront plus goûter de tels poissons sauvages car ils n'existeront plus, ou coûteront une fortune. Ils devront se contenter de poissons d'élevage, au goût farineux et à la chair molle, de fish sticks à la composition douteuse ou de faux surimis reconstitués, encore pires ! Peut-être aussi que la gastronomie n'existera plus, faute de bons ingrédients et de produits de terroir, et que la population se nourrira de pilules et de gélules ? j'espère que non, mais il me semble qu'on y va tout droit !

  • La Daurade Royale

    Pour moi, grand amateur de (vrai) poisson, le top du top, c'est la Daurade Royale. C'est la cousine de la daurade, mais qui vit dans des eaux beaucoup plus profondes, ce qui lui donne une chair bien plus ferme. Elle se reconnaît grâce à l'anneau doré entre ses 2 yeux. Elle est végétarienne, et se nourrit d'algues, contrairement au loup de mer (ou bar), qui lui, est carnivore. Le seul problème est d'en trouver... Comme nous ne vivons pas à Marseille, où les pêcheurs locaux ramènent de très beaux spécimens tous les matins, il faut bien se rabattre sur les poissonniers. Mon étude de marché me pousse à aller chez Agadir, Chaussée de Wavre, depuis bien longtemps. Quelques fois, il en a de très belles, de 2 à 3,5 Kg. C'est celles-là qu'il faut oser prendre, vidée mais non écaillée, cuite au BBQ, et accompagnée d'un petit beurre blanc citronné, et d'un gratin d'aubergines... A tomber ! Chair blanche immaculée, épaisse, ferme et savoureuse. Un conseil : ne mangez jamais les parties brunes ou la peau : ce là que se cachent les graisses du poisson, et ce sont elles qui stockent les concentrations de métaux lourds. Bon appétit !