plastiques

  • Nouveau tour de passe passe de la Commission européenne (encore elle) à propos des perturbateurs endocriniens...

    Cosmétiques, produits d’hygiène, matières plastiques ou encore résidus de pesticides dans nos assiettes : les perturbateurs endocriniens (PE), ces substances chimiques susceptibles de modifier le système hormonal et d’être à l’origine de diverses maladies, sont à peu près partout. Et nous en sommes tous imprégnés.

    Ce mardi, la Commission européenne soumet une nouvelle fois au vote sa définition des PE. Le but : mettre en place la première réglementation au monde sur le sujet. Car l’utilisation des PE n’est pour l’instant nulle part encadrée, alors que, comme l’écrivaient en décembre une centaine de scientifiques dans le Monde, «jamais l’humanité n’a été confrontée à un fardeau aussi important de maladies en lien avec le système hormonal : cancers du sein, du testicule, de l’ovaire ou de la prostate, troubles du développement du cerveau, diabète, obésité, non-descente des testicules à la naissance, malformations du pénis et détérioration de la qualité spermatique.»

    D’une définition de Bruxelles plus ou moins restrictive découlera une réglementation plus ou moins sévère. Celle de l’Organisation mondiale de la santé - «une substance ou un mélange exogène, possédant des propriétés susceptibles d’induire une perturbation endocrinienne dans un organisme intact, chez ses descendants ou au sein de sous-populations» - fait consensus chez les scientifiques.


    Mais les résistances à toute réglementation ambitieuse sont «très fortes». Et vont de pair avec une «tentative d’instrumentalisation de la science», déplore Rémy Slama, épidémiologiste environnemental à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). «Les preuves et connaissances scientifiques élémentaires sont mises en doute à des fins politiques, comme cela a été le cas pour le tabac ou l’est encore avec le changement climatique. Les perdants ne sont pas les scientifiques, mais la société», s’insurge-t-il. Le lobby de l’industrie chimique a tout fait pour affaiblir les critères retenus dans la définition des PE par la Commission. Et ainsi éviter qu’ils ne soient mieux réglementés dans l’UE.

    Bruxelles a ainsi établi en 2016 qu’«un PE est une substance qui a des effets indésirables sur la santé humaine, qui agit sur le système hormonal et dont le lien entre les deux est prouvé». La définition a provoqué un tollé, tant le niveau de preuves qu’elle demande est élevé.

    En décembre, la Commission avait échoué à convaincre les Etats de voter pour sa définition. Si «quelques progrès» ont été réalisés dans la version présentée ce mardi, selon l’ONG Générations futures, la définition que va soumettre la Commission «demande toujours un niveau de preuves trop élevé et prévoit des dérogations inacceptables». Impossible de se prononcer sur l’issue du vote. «Il suffirait que certains pays passent de l’abstention à un oui pour changer la donne», décrit François Veillerette, directeur de Générations futures, qui se méfie des «Etats flottants» (Italie, Malte…). Même si le non l’emporte, ces allers-retours ne pourront durer éternellement. La Commission, avec sa réforme de la «comitologie» , comptabilisera différemment les abstentions, pour forcer les Etats à assumer leur position.

    Dans la lutte contre les PE, la France fait figure de leader au sein de l’UE. Elle interdit le Bisphénol A dans les contenants alimentaires depuis 2015, alors qu'il reste autorisé dans le reste de l'Union à l'exception des biberons. Et le 21 décembre 2016, elle s’était opposée, avec la Suède, à la définition controversée des PE proposée par la Commission, l’obligeant à revoir sa copie. «Un recul dans l’action de l’Union de protection de la santé de nos concitoyens et de notre environnement», déplorait la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, dans une lettre au président de la Commission, Jean-Claude Juncker. La France appelle à une classification des PE en trois catégories : avérés, présumés, suspectés. Comme pour les cancérigènes.

    Le 22 février, le Sénat s’est saisi de la question, en adoptant une résolution appelant le gouvernement à «interdire l’utilisation des phtalates dans les jouets, les produits cosmétiques et dans tous les dispositifs médicaux», à accentuer la «lutte contre l’exposition des enfants aux PE» dans les crèches et les écoles, et à «interdire la pulvérisation de produits chimiques aux abords des zones d’habitation et des écoles».

    Les perturbateurs endocriniens se sont d’ailleurs invités dans la campagne française : Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon évoquent leur volonté de s’y attaquer, quand Emmanuel Macron ménage la chèvre et le chou : tout en préconisant une «interdiction progressive de certains PE», il estime que leur «éradication complète n’est pas possible». De son côté, le Front national fait de cette question une nouvelle preuve que «la protection du vivant et des consommateurs ne peut se faire dans le cadre de l’Union». C’est ce qu’écrit le parti dans un communiqué intitulé «Seul le Frexit nous protégera des perturbateurs endocriniens !»


    Mais c’est Benoît Hamon qui s’y attaque le plus frontalement : il veut interdire «les perturbateurs endocriniens, les nanoparticules et les pesticides dangereux» dans l’alimentation, en vertu du «principe de précaution». Principe que François Fillon juge «dévoyé et arbitraire», et veut enterrer. Les industriels jurent qu’autoriser l’exposition à des faibles doses de PE ne poserait pas de risques pour la santé.

    Mais, souligne Rémy Slama, «on sait que les hormones naturelles ont des effets sur le système hormonal à des doses extrêmement faibles. Par ailleurs, nous sommes exposés à une "soupe" de substances qui, ensemble, peuvent produire un "effet cocktail" nocif, et l’identification des "doses sans effet" s’appuie parfois sur une démarche simpliste».

    A ses yeux, cela justifie la décision du Parlement européen, en 2009, de suivre une logique «d’exposition zéro» pour les PE présents dans les pesticides. Décision qui revient à appliquer le principe de précaution en interdisant les pesticides contenant des PE. «Le travail des industriels consiste à créer de nouvelles substances, efficaces et plus sûres,avance par ailleurs Rémy Slama.Les CFC ont été interdits dans les réfrigérateurs car ils détruisaient la couche d’ozone. Nous avons toujours des réfrigérateurs aujourd’hui. Suivre la même logique pour les perturbateurs endocriniens répondrait à une urgence de santé publique, et cela pourrait faire émerger de nouveaux acteurs industriels.»

     Source : Isabelle Hanne , Coralie Schaub , BIG , Estelle Pattée dans Libération du 28/02/2017.

    A force de voter ou faire voter des lois et règlements qui privilégient les multinationales au dépend de la santé des citoyens européens, la Commission européenne est en train de se mettre la population à dos.

    Et çà, c'est très grave. Car on ignore à quoi cela va aboutir. Une révolte, une révolution, ou la désintégration de l'Europe ? C'est ridicule.

    Il est donc grand temps que les eurocrates, députés européens et autres membres de la commission européenne changent RADICALEMENT leur fusil d'épaule et protègent enfin le peuple européen et renvoient ces multinationales pourries et corrompues ailleurs.

    Il faut lancer de vrais projets européens, dans lesquels chacun se retrouve et adhère. Des projets d'éducation, des projets environnementaux et sociaux durables, et une chasse à la malbouffe et aux diverses pollutions. Nous retrouverons alors une Europe forte, unie, dans laquelle il fera bon vivre...

     

  • Poissons sauvages intoxiqués par les micro-plastiques...

    "En 2012, près de 288 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde (chiffre de la fédération Plastics Europe). Malheureusement, une grande partie des objets manufacturés est amenée à finir sa vie dans l’environnement, par exemple dans les océans. Ils y sont alors érodés et divisés en des milliards de microparticules ingérables par la faune marine, à tous les niveaux trophiques. Problème : ces plastiques ont bien souvent été enrichis en composés potentiellement toxiques.

    La question posée est donc de savoir si des transferts d’additifs (nonylphénol, phénanthrène, triclosan, PBDE-47, etc.) ont lieu entre les microplastiques et les tissus de l’hôte. De nombreux indices le suggèrent, mais peu de preuves indéniables ont été trouvées chez les organismes marins. Des chercheurs du National Center for Ecological Analysis and Synthesis (NCEAS) de l’université de Californie à Santa Barbara (États-Unis) se sont attelés à ce problème, en concevant et en appliquant un protocole expérimental adapté sous la direction de Mark Anthony Browne.

    Ainsi, ils ont utilisé des arénicoles (Arenicola marina) non contaminées qu’ils ont fait évoluer dans des sables contenant 5 % de microplastiques enrichis en diverses substances, dont celles précédemment citées. Ces vers marins polychètes ont été choisis pour plusieurs raisons : ils sont fouisseurs (ils vivent dans des sédiments qu’ils « nettoient »), ils servent de nourriture à des poissons et des oiseaux limicoles, et ils sont déjà utilisés comme indicateurs écotoxicologiques dans de nombreux pays. Grâce à eux, la pollution par les microplastiques vient de prendre une nouvelle dimension.

    Des polluants présents dans les microplastiques ont été retrouvés dans les tissus des arénicoles, à des concentrations excédant parfois 250 % de celles présentes dans les sédiments expérimentaux. Des chiffres encore plus impressionnants ont été obtenus lorsque les mesures se sont concentrées sur les tissus intestinaux : entre 360 % et 3.770 %. Avec de telles valeurs, la contamination est en mesure d’affecter la physiologie des arénicoles, voire la survie de nombre d’entre elles.

    RTEmagicC_Arenicola-marina_AugusteLeRoux-WikimediaCommon.JPG

    Par exemple, le nonylphénol, qui est utilisé comme antioxydant dans le PVC, a affaibli le système immunitaire des arénicoles en réduisant de plus de 60 % la capacité des cœlomocytes à se débarrasser de bactéries pathogènes. Pour sa part, le biocide triclosan a réduit de 55 % la capacité des vers à traiter des sédiments. La mortalité observée à la suite d’une contamination par ce même produit augmente dans les mêmes proportions. Enfin, même sans ces additifs, le PVC a des répercussions sur la santé des vers. Par exemple, leur sensibilité aux stress oxydatifs a augmenté de 30 %.

    Il faut noter à ce stade que les produits ciblés sont déjà sur la sellette dans plusieurs pays. En cause, il a été démontré que quelques-uns étaient des perturbateurs endocriniens, dont certains utilisés dans des emballages alimentaires. Quoi qu’il en soit, cette étude publiée dans la revue Current Biology démontre bien que les microplastiques et leurs additifs peuvent perturber des fonctions écophysiologiques d’organismes marins. Étant donné le niveau trophique des arénicoles, elle sous-entend également que cette pollution sans cesse croissance pourrait profondément affecter les écosystèmes marins. Voilà donc une nouvelle raison pour s’y intéresser de toute urgence." Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

    C'est bien toute la chaîne alimentaire marine qui est concernée, et avec nous au bout... Ceci signifie que, quoiqu'on dise, consommer du poisson sauvage va devenir de plus en plus nocif pour la santé. Quant au poisson d'élevage, c'est encore pire, et déjà aujourd'hui. Reste les poissons d'élevage Bio et les petits poissons sauvages pas trop vieux. Et varier les espèces qui, selon leur alimentation "naturelle" seront plus ou moins pollués. Quel gâchis !

  • Bouteilles plastiques, canettes et Bisphénol...

    Toujours rien de neuf au niveau des plastiques : ils contiennent toujours du Bisphénol... En quantité limitée, certes, mais ils en contiennent. Et aucune autre solution plus saine n'existe pour le moment : les industriels n'ont pas assez de recul sur la toxicité éventuelle des nouvelles molécules créées.

    Ceci concerne vos bouteilles d'eau, vos canettes de soft, vos berlingots ou autres boissons en tetrapack. Mais aussi toutes les boîtes de conserves, bidons de grenadine, Tupperwaere, biberons et autres boîtes à tartines de vos enfants. Sans parler des emballages alimentaires style barquette, et autres films fraîcheur. Jusqu'aux composants de la fontaine d'eau du bureau et de ses bonbonnes, sans parler des tasses et gobelets plastifiés... Bref on est cerné et il est difficile d'y échapper...

    La seule solution est de revenir aux contenants utilisés par nos grands parents : le verre, la terre cuite, la porcelaine, la fonte, l'inox, et le caoutchouc et le liège pour les bouchons. Et le papier gras pour les emballages. Cela paraît compliqué, à première vue, mais cela ne l'est pas. Et ce sont des matériaux sains, qui ont fait leur preuve. Pas d'autre moyen d'échapper au Bisphénol et autres polluants cancérigènes qui migrent du plastique dans vos aliments.

    Donc, en attendant le comprimé qui transformera votre verre d'eau en verre de Coca-Cola, retour aux bouteilles en verre, aux conserves en bocaux, aux récipients en verre pour conserver les aliments dans le frigo, à sa vraie tasse au bureau, aux cocottes en fonte, casseroles inox et plats Pyrex pour cuisiner (adieu les poèles Téfal). Je n'ai plus le moindre atome de plastique en cuisine, et je me sens si bien... Vous ne pouvez pas savoir !

  • Les moules avalent le plastique. Et qui mange les moules... ?

    L’Université de Gand, en Belgique, a étudié les mytiloïdes de la mer du Nord, fortement polluée par le plastique. L’étude montre que cette dégradation marine touche fortement les moules, qui absorbent les polluants contenus dans leur environnement. Au point de trouver une moyenne de 300 microparticules de plastique par portion de 300 grammes de chair de moules.

    « Les moules sont des organismes filtrant l’eau de mer, de 20 à 25 litre d’eau de mer par jour« , explique ainsi Colin Janssen, toxicologue à l’université de Gand.  " Dans l’eau se trouvent de très petites particules de plastique de moins d’un millimètre de long. Ces microparticules sont filtrées et ingérées par les moules. Ce qu’on à découvert, c’est qu’elles se retrouvent à l’intérieur des coquilles, mais aussi dans  la chair même des moules."

    C’est ainsi que le consommateur ingère ensuite ces microplastiques en mangeant les mollusques, avec des conséquences encore difficiles à déterminer. Sans parler, bien entendu, des conséquences directes de la consommation de plastique pour les moules. Une étude de l’Université de Wageningen aux Pays-Bas avait montré le rapport entre microplastiques et appétit des moules. Les animaux se nourrissaient alors moins. (Source Conso-Globe).

    pollution,santé,mer,recettes,plastiques


    Les coquillages filtrant l'eau de mer pour ce nourrir, ils absorbent donc tous les polluants présents dans leur milieu "naturel". Ils ne contiennent donc pas que du plastique : il y a aussi les PCB, le mercure, les nanoparticules, les pesticides, etc...

    Moi, quand un filtre est sale, je le jette.

     

     

  • Enfin la vérité sur le Bisphénol A...

    Les effets nocifs du bisphénol A se précisent enfin, et plus particulièrement pour les femmes enceintes… Après trois ans de travail, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a ainsi révélé mardi son rapport sur les risques liés au bisphénol A (BPA). Elle dévoile ainsi qu'il existe un risque important pour l'enfant à naître des femmes enceintes et met en garde contre l'exposition des futures mamans à ce perturbateur endocrinien potentiellement cancérigène. En effet, le risque principal pour l'enfant à naître touche en fait un changement de la structure de la glande mammaire ce qui pourrait favoriser le développement d'une tumeur ultérieure chez la personne. Si ce risque reste "modéré", il en existe toutefois trois autres, jugés "négligeables" qui portent notamment sur le fonctionnement du cerveau, de l'appareil reproducteur féminin ainsi que sur des troubles métaboliques impliqués dans l'obésité.

    L'Anses prévoit par ailleurs de diminuer pour l'ensemble de la population la dose journalière admissible qui est actuellement fixée à 0,05 milligramme par kilo de poids corporel.

    Ce perturbateur endocrinien, s'il est interdit depuis maintenant quatre mois dans les conditionnements de produits alimentaires pour les enfants de moins de trois ans, demeure encore très présent dans le reste des produits trouvés au supermarché par exemple. Il devrait toutefois disparaître de l'ensemble des conditionnements de produits alimentaires d'ici le 1er janvier 2015. C'est en effet là qu'il demeure particulièrement présent comme l'a révélé l'Anses qui montre dans son rapport que l'alimentation est loin devant en ce qui concerne l'exposition au bisphénol A. Elle représente ainsi près de 84% de la contamination pour la femme enceinte quand 12% proviennent seulement de l'air et 4% des poussières en suspension. Et les boîtes de conserve sont évidemment pointées du doigt puisqu'elles participent de 50% de la contamination par l'alimentation. Les bonbonnes d'eau en polycarbonate généralement mis à disposition dans les collectivités arrivent en deuxième position devant les viandes, les abats, la charcuterie ou encore les fruits de mer.

    L'étude met également en avant la contamination par certains papiers thermiques comme les tickets de caisse ou les reçus bancaires.

    Les industriels doivent donc désormais trouver des alternatives au bisphénol A qui restent à la fois "efficaces et sûres" comme le demande l'Anses qui a déjà fait état de 73 autres substances possibles dont certaines sont déjà utilisés et d'autres toujours en développement.

    Mais cela devrait s'avérer plus compliqué que prévu étant donné qu'aucune de ces alternatives ne peut remplacer le BPA dans l'ensemble de ces applications. Il faut donc trouver un moyen sans pour autant remplacer le bisphénol A par un autre perturbateur endocrinien. Source : http://www.atlantico.fr/pepites/bisphenol-anses-met-nouvelle-fois-en-garde-693402.html#vR7LE55Lpm01V6Ma.99 

  • 6 fois plus de plastique que de plancton dans les océans...

    Des millions de tonnes de plastique qui se retrouvent à la mer chaque année. 70% coule, 30% flotte. Et le tout se dégrade très lentement (durée de vie : plus de 500 ans).

    Résultat : un septième continent a vu le jour dans le Pacifique nord. Un amas de plastique deux à trois fois plus grand que la France. Et une plaque similaire a été découverte dans le nord de l'Atlantique.

    Conséquences : tous ces débris sont confondus avec la nourriture et avalés par les oiseaux marins, les mammifères marins et les poissons. Qui agonisent et meurent. Greenpeace estime qu'à l'échelle de la Terre, environ 1 million d'oiseaux et 100 000 mammifères marins meurent chaque année de l'ingestion de plastiques. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets. Mais le plus grave n'est pas là.

     Au fil des ans apparaît un sable de plastique : de micro-particules qui flottent parmi le plancton. Ces grains de plastique agissent comme des éponges, fixant de nombreuses toxines dans des proportions plusieurs millions de fois supérieures à la normale, comme le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane, un pesticide) ou les PCB (polychlorobiphényles), des produits extrêmement toxiques. Et, lors des différents prélèvements des eaux de surface réalisés en pleine mer partout dans le monde, on constate qu'il y a 6 fois plus de plastique que de plancton dans les échantillons !

    Le plancton est le premier maillon des chaînes alimentaires marines. Le phytoplancton est mangé par le zooplancton et par une multitude d’organismes marins. Ils seront la proie de petits prédateurs eux-mêmes chassés par de grands prédateurs. Ce sont donc toutes les espèces marines qui sont contaminées et empoisonnées. Et finalement consommées par l'être humain, empoisonné à son tour.

    Magnifique gestion de la planète, bel exemple de préservation de la nature pour les générations futures, laconisme habituel des autorités et absence de poursuites contre les pollueurs depuis plus d'un demi-siècle. Que du bonheur !

     

     

  • Bisphénol A : pas que les biberons...

    Les preuves scientifiques de la toxicité du bpa sont accablantes chez l’animal depuis plus d’une décennie et se confirment chez l’Homme depuis plus d’un an. Ces dernières études montrent une altération de la qualité du sperme, des troubles du comportement chez les enfants et un lien de plus en plus avéré entre bpa et puberté précoce. A un tel niveau de preuves des études scientifiques, interdire le bpa dans les plastiques alimentaires est un principe de Prévention.

    L’exposition au bpa ne relève pas d’un choix individuel (contrairement au tabac ou à l’alcool par ex). Demander l’interdiction du bpa dans les plastiques alimentaires et ainsi prévenir la source de contamination principale au bpa, contribuent à un meilleur état de santé de notre génération et celles à venir. Nous demandons l’interdiction du bpa afin de protéger en priorité les populations les plus vulnérables (enfants et personnes qui ont difficilement accès à l’information). De part et d’autre de l’Atlantique, des politiques se sont engagés pour demander la limitation de la pollution chimique affectant notre environnement (Convention Ospar, page 8) et notre santé (projet de loi Kerry sur les Perturbateurs endocriniens, page 8). Nous ne voulons plus être exposés à la pollution chimique à notre insu. Nous ne voulons plus faire partie des générations cobayes. Nous demandons à celles et ceux qui décident de notre avenir de passer des intentions aux actes !

    On trouve du bpa partout : le Bisphénol A est un composé chimique utilisé dans la fabrication de très nombreux objets en plastique de notre vie quotidienne : lunettes, cd, papiers thermiques (tickets de caisses) et également dans des récipients alimentaires tels que les canettes, boîtes de conserves, film étirable, petit électroménager (notés ci-après plastiques alimentaires), bonbonnes d'eau au bureau, bouteilles d'eau à la maison, tasses et gobelets en plastique, etc..............

    Selon les scientifiques, la principale source de contamination au bpa est la voie alimentaire. 93 % de la population américaine est imprégnée; les enfants étant plus imprégnés que les adultes. (Exposure of the U.S. Population to bisphenol A and 4-tertiary-octylphenol: 2003-2004. Calafat am, Ye X, Wong ly, Reidy ja, Needham ll. Environ Health Perspect. 2008 Jan; 116(1):39-44). 91% des canadiens sont imprégnés en bpa (étude de Santé Canada menée sur 5 600 volontaires entre 2007 et 2009). Notre mode de vie étant comparable, il est évident que nous sommes tout autant exposés au bpa qu’outre-atlantique, malgré l’absence d’un programme de biomonitoring comparable en Europe. 

    Des traces de bpa sont retrouvées dans les aliments en contact avec ces emballages, nous exposant ainsi à des niveaux comparables à ceux qui déclenchent des effets chez l’animal. Notre santé est en jeu.

    En 2007, 38 scientifiques de la communauté internationale (usa, Japon, Allemagne, Espagne, gb, Italie) ont signé la déclaration de Chapel Hill (Caroline du Nord) qui affirme sur la base d’une analyse de plusieurs centaines d’études expérimentales (sur les animaux), que le bpa est suspecté d’être impliqué dans un grand nombre de maladies chroniques actuels : cancer du sein, cancer de la prostate, diabète de type 2 et obésité, atteinte de la reproduction, problèmes neurocomportementaux… (Source : reproductive Toxicology 24 (2007) 131-138).

    Depuis, des dizaines d’études menées a travers le monde montrent que les effets du bpa suspectés chez les animaux se confirment chez l’Homme et dans notre environnement (eau, plantes, animaux sauvages…).

    A titre individuel, il est quasi impossible d'y échapper, le plastique étant présent partout. Mais il y a quand même moyen d'améliorer la situation, en commençant à faire le ménage chez nous : jeter tout ce qui, dans la cuisine, est en plastique (planche à découper, spatule, couverts, plats, tupperwaere, presse fruits, passoires, boîte à tartines, poëles Tefal, appareils électro-ménagers en plastique, et j'en passe). Et les remplacer par des objets en bois, en verre, en céramique, en métal, en fonte. Et comment on fait pour conserver quelque chose au frigo ? Et bien comme dans l'ancien temps : un plat ou un bol et un sous-tasse comme couvercle.

    Ensuite, retourner aux conserves en bocaux de verre, aux bouteilles en verre, et acheter des aliments bio en vrac (non pré-emballés sous film plastique). Il est clair que ceux qui ne cuisinent pas et achètent des plats préparés sont mal barrés...

    Et, au bureau, ne plus boire l'eau de ces fontaines (bonbonnes plastiques), mais opter pour des boissons en bouteilles verre et utiliser de vrais verres et de vraies tasses.

    Restent les produits cosmétiques, les jouets des enfants, les bics, briquets, souris et touches de pc, manettes de consoles de jeux, GSM, le volant de votre voiture et mille autres objets desquels il faudra désormais se méfier et trouver des solutions ne mettant pas notre santé en jeu. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, mais des solutions alternatives existent. Terriens...

     

     

  • L'avenir sera Bio, et sans plastiques...

    L'Union européenne interdit (enfin) les biberons contenant du bisphénol A, plusieurs études prouvant la toxicité de ce composé chimique depuis belle lurette, et certains états dont la France et le Danemark, l'ayant déjà interdit sur leurs territoires respectifs.

    Pour la Belgique, il faudra attendre encore 7 mois (d'empoisonnement) pour que la mesure soit effective.

    Et sans doute faudra-t-il encore attendre quelques années pour que ce poison soit interdit dans la fabrication de tous les autres récipients plastiques ? Pourtant, on connaît les effets désastreux de ce bisphénol A et des autres phtalates qui rentrent dans la composition de tous les plastiques.

    A quoi sert cette mesure si votre enfant continue de manger dans des récipients en plastique, de boire de l'eau minérale en bouteille plastique, de manger des desserts en petits pots plastique, avec des couverts en plastique, puis de sucer ses jouets en plastique?

    Evidemment, interdire tout ce qui est en plastique mettrait à mal quelques multinationales... d'où, sans aucun doute, l'absence de décision des autorités, qui vont même jusqu'à occulter la nocivité humaine de ces produits.

    Alors, en attendant que ces multinationales s'organisent, et inventent de nouveaux plastiques (qui seront tout aussi nocifs, mais avec de nouvelles molécules, qu'on mettra des années à analyser pour quand même admettre, à la fin, qu'elles sont tout aussi nocives que les précédentes), soit vous continuez à vous empoisonner tous les jours (en utilisant des tupperware, en cuisinant avec des ustensiles en plastique, en consommant de l'eau en bouteilles ou bonbonne plastique, ou des canettes de soft dont l'intérieur est plastifié, etc.), soit vous faites comme moi, et vous jetez tout cela et passez au verre, au bois, à la fonte, à l'inox, au grès émaillé, à la terre cuite, à la porcelaine et au Pyrex.

    C'est quand même beaucoup plus sûr..., et c'est d'ailleurs ce qui a permis à nos grands-parents de vivre si vieux, ce qui ne sera visiblement pas notre cas, et encore moins celui de notre progéniture...

  • Plastiques et bisphénol A : danger avéré...

    Où est la vérité ?

    "Le bisphénol A, un composé chimique utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires interdit au Danemark et en France, ne présente pas de risques pour la santé, affirme, vendredi 30 septembre, l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (AESA), située à Parme.

    Les scientifiques du groupe sur les matériaux en contact avec les aliments ont conclu qu'il n'y avait pas lieu de modifier l'avis favorable rendu en 2006 et confirmé en 2008 par l'AESA, a expliqué un porte-parole de l'Agence. La Commission européenne avait demandé une nouvelle évaluation scientifique au regard de 800 nouvelles études aux conclusions parfois contradictoires sur ce composé chimique utilisé par l'industrie pour la fabrication de biberons, d'amalgames dentaires, de bonbonnes d'eau rechargeable, de bouteilles en plastique ou encore d'emballages alimentaires."

    Moins d'un mois plus tard, on peut lire dans "Le Monde" de ce week-end, que 2 nouvelles études confirment les risques sanitaires liés au bisphénol A ! La première de l'INRA (Institut de recherche agronomique) et mise en ligne ce 27/10/2010 sur le site de la revue Chemosphère. Elle décrit pour la première fois un passage du BP A au travers de la peau humaine. En bref, lorsque vous tenez votre bouteille d'eau minérale en plastique en main, 48% du BP A présent sur la surface de la bouteille est absorbé et métabolisé par la peau ! Idem avec tous les autres récipients en plastique... Puis vous buvez l'eau, et le bisphénol A qu'elle contient, puisque nous savons depuis longtemps que le BP A migre dans les contenus (boissons et aliments).

    La seconde étude, publiée ce jeudi dans la revue "Fertility and Sterility", prouve que les ouvriers travaillant dans des entreprises où ils sont exposés au BP A, en ont de grandes quantités dans les urines, un taux important dans le sang, et ont un sperme de mauvaise qualité.

    Pour rappel, le bisphénol A est une substance apparentée aux oestrogènes et est utilisé comme solvant dans la fabrication des plastiques alimentaires (et culinaires).

    Tout ceci me conforte dans mon choix d'avoir virer de la maison tout ce qui était en plastique (tupperwares, ustensiles de cuisine, plats en plastique, etc.), et de ne plus consommer de boissons en bouteilles en plastique ou en canettes (dont le revêtement intérieur est tapissé de BP A). Et idem au bureau (tasses et gobelets en plastique, eau en bonbonne plastique, etc.....

    Retour aux récipients et aux bonnes vieilles bouteilles en verre : c'est assurément beaucoup plus sain !

    Et quand je vois ce spot télévisé de Babybel, destiné aux enfants, pour les mini-fondues minute au micro-ondes (ce "fromage" emballé dans du plastique, déballé et fondu dans des coupelles en plastique), cela me rend malade (pour eux). C'est le règne de la malbouffe, le plein pouvoir des industries agro-alimentaires qui se foutent éperdument de la santé des con-sommateurs, et tout cela, soutenu par l'Agence européenne pour la sécurité des aliments...  Que l'on ne s'étonne pas, dans ces conditions, que la longévité diminue : pour la première fois, nos enfants vivront moins longtemps que nous...

  • Poêles Téfal nocives...

    Les casseroles étiquetées bios débarquent sur le marché. Faut-il conclure que nos bonnes vieilles marmites sont bonnes pour la ferraille ? La réalité est un peu plus complexe. Consciencieux, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à éplucher les étiquettes des produits alimentaires. Ne faudrait-il pas en faire autant pour les ustensiles de cuisine, eux aussi susceptibles de contenir quelques substances nocives ?

    La question s'était posée, il y a quelques années, à propos des casseroles en aluminium. Et la saga judiciaire du groupe Dupont de Nemours, inventeur et producteur du Teflon (et des poêles Téfal), a remis le problème au menu. Attaquée pour avoir caché des informations sur ses produits, poursuivie pour la pollution causée par ses usines, l'entreprise américaine a annoncé qu'elle n'emploierait plus de PFOA (perfluoro-octanoïc-acid) dans la fabrication de son revêtement d'ici 2015.

    Une aubaine pour les producteurs de revêtements en céramiques dont les poêlons, sauteuses et woks affichent "ne contenir aucun Teflon ou PFOA".

    Je prône depuis longtemps un retour aux anciennes casseroles, poêles, cocottes, et autres récipients en fonte, inox, verre, terre cuite, porcelaine et me méfie de tout autre récipient. Le Teflon et le plastique sont toxiques, c'est connu. Faites un peu intervenir votre instinct de survie, écoutez votre corps, et vous retournerez vite aux ustensiles d'antan, instinctivement. La tradition, cela a du bon.

     

  • Evitons le plastique...

    Le bisphénol A (BPA) est un composé chimique couramment utilisé dans l’industrie du plastique. Un emploi surprenant pour une molécule développée au départ dans le cadre de la recherche d’œstrogène de synthèse. On le retrouve aujourd’hui dans une grande variété d’emballages et de contenant en plastique ainsi que dans le revêtement interne des boites de conserves, des softs drinks, etc. 

    Son utilisation intensive et largement répandue suscite une polémique depuis 2003, année où une première étude a fait état d’anomalies de la multiplication cellulaire chez des embryons de souris exposées. Sachant que du bisphénol A est détecté dans les urines de plus de 90% de la population américaine, ce premier résultat a alerté les autorités sanitaires et les associations de consommateurs. Depuis de nombreuses enquêtes, aux résultats parfois contradictoires, sont venues étayer le dossier.

    Une étude menée par des chercheurs de la Peninsula Medical School et l'Université d'Exeter, au Royaume-Uni, publiée dans JAMA en 2008, avait mis en évidence pour la première fois l’existence d’un lien entre des niveaux urinaires élevés de BPA et un accroissement du risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et d'anomalies hépatiques chez l’Homme. En se basant sur de nouvelles données, issues d’une vaste enquête de santé publique orchestrée par les autorités sanitaires américaines, la même équipe confirme aujourd’hui ces résultats dans un article publié dans PLoS ONE.

    Evitons donc tous les plastiques en appliquant le principe de précaution. Et surtout, ne chauffons jamais d'objets en plastique car c'est à ce moment qu'ils libèrent le plus de molécules dangereuses pour la santé. Ceci signifie qu'il ne faut absolument pas réchauffer des aliments dans des plats, récipients, barquettes et biberons en plastique, ni les mettre en contact avec des aliments chauds, ni les mettre au lave-vaisselle. Question de bon sens et d'instinct de survie !

    Et, puisque que l'on ne peut plus rien faire avec ces Tupperwaere, bols, spatules, couverts, plats, Téfal, plats préparés en barquette plastique à réchauffer, moules à pâtisserie, planches à découper, couverts pour enfants, presse-fruits et bacs à glaçons, et j'en passe, autant tout jeter, ne plus en acheter, et revenir aux récipients beaucoup plus sains utilisés autrefois : le verre, la porcelaine, la fonte, l'acier inoxydable et la terre cuite. Terriens, arrêtez de vous faire empoisonner...


  • Mortels plastiques...

    La nocivité des plastiques est de plus en plus mise en avant. Sans nous en rendre compte, nous incurgitons des milliers de molécules nocives, grâce aux industriels de l'agro-alimentaire, auxquels nous faisons confiance, aveuglément.

    Que ce soit via le recouvrement intérieur des canettes de soft drinks (coca, ice-tea et autres Tao), bières ou des boîtes de conserves. Via les emballages des barquettes et films transparents utilisés sans compter dans les grandes surfaces pour la viande, le poisson, certains légumes et tous les plats préparés.

    Via les conditionnements plastiques de l'eau, du lait, des yaourts et autres Actimel. Via aussi le revêtement intérieur des bouchons de tous les récipients en verre. Sans parler des Tupperware, boîtes à tartines et moules en silicone. Et des spatules et autres ustensiles de cuisine, toujours en plastique.

    Et, même la fontaine d'eau du bureau (bonbonne plastique) et verres plastiques, ou la machine à café (réservoir plastique) et tasses plastifiées et cuillères plastiques !

    Tous ces plastiques ne sont pas stables et perdent des molécules tout au long de leur vie. Et encore plus quand ils sont en contact avec de l'acidité (tomates, fruits), avec des matières grasses, ou quand ils sont chauffés (biberons, aliments chauds dans un Tupperware, récipients au micro-ondes ou au four). Et ces molécules sont dangereuses. Très dangereuses. Les études actuelles le prouvent.

    Que faire ? Virer tous les plastiques de nos habitudes alimentaires, retourner aux contenants en verre, faire des achats de produits non emballés de plastique et virer tous les ustensiles plastiques de la cuisine. Seule condition pour arrêter d'être pollué et empoisonné à notre insu ! Tous ces plastiques représentent de graves risques pour la santé humaine. Terriens, il est temps d'agir...