plastique

  • Adieu Bisphénol A, bonjour Bisphénol F et S...

    Le Bisphénol A est totalement interdit en France depuis le 1er janvier de cette année. Les industriels ont donc dû trouver des solutions et l'ont discrètement remplacé par du Bisphénol F ou S, tout aussi nocifs...

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    Qu’il soit A, S ou F, le Bisphénol est dangereux pour la santé. Voici donc six règles pour éviter le bisphénol – et d’autres perturbateurs endocriniens tels les phtalates – au quotidien :

    1. Évitez surtout le plastique au four à micro-ondes, car le fait de réchauffer des emballages en plastique facilite la migration des produits chimiques vers les aliments. Privilégiez absolument les récipients en Pyrex ou céramique résistant à la chaleur. En notant que la mention « compatible micro-ondes » ne signifie aucunement que le récipient est inoffensif, jusque qu’il résistera au passage au micro-ondes.

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    2. Évitez les boites de conserves, et choisissez plutôt des aliments frais ou surgelés. Ou des conserves en bocal de verre. Evitez aussi les bonbonnes d'eau en plastique, les boîtes de soft ou de bières, etc...

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    3. Cuisinez plus souvent des produits frais chez vous. Et si vous sortez, choisissez des restaurants qui servent des produits frais. Il a été démontré que les personnes qui prennent davantage de repas à l’extérieur présentent des taux de BPA plus élevés.

    4. Utilisez en général des récipients alimentaires en verre ou inox, car les aliments et boissons stockés dans du plastique absorbent les substances du plastique, surtout s’ils sont gras ou acides.

    5. Connaissez vos plastiques. Si vous ne pouvez éviter les emballages plastique, évitez le PVC (Chlorure de Polyvinyle), le PS (Poly Styrène), le PC (Poly Carbonate) et privilégiez le PET (Polyéthylène téréphthalate), le HDPE (Polyéthylène de haute densité), le LDPE (Polyéthylène de basse densité) et le PP (Polypropylène). Ces codes de recyclage des plastiques sont donnés sur l’emballage. Mais évitez les plastiques autant que possible !

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    6. Préférez les cafetières sans plastique, type cafetière italienne ou cafetière à piston en verre, aux cafetières électriques qui peuvent contenir BPA et phtalates dans leurs bacs et tubulures. Idem pour les purificateurs d'eau, les cuiseurs vapeur, les presse-fruits, les centrifugeuses : pas de plastique ! (Article basé sur une parution dans Conso Globe de ce jour).

    Terriens, il est temps d'agir...

  • Vivre sans plastique...

    Vivre sans plastique est une question de bon sens et d'instinct de survie. Cala fait des années que j'ai viré de chez moi tout ce qui en contenait : Tupperware, bols ou plats, ustensiles de cuisine, boîtes de conserves et canettes de softs, bouteilles d'eau, bacs à glaçons, presse-fruits, et j'en passe...

    Ce qui me fait mal, c'est de toujours voir des gens  qui boivent dans du plastique, avec une cuillère en plastique, amènent au bureau leur repas en Tupperware, le mettent au micro-ondes et le mangent. Ils n'ont rien compris.

    Pour vous aider dans cette démarche, un chouette site en français : http://lifewithoutplastic.com/fr/plastic-types

    Vous y apprendrez plein de choses : de comment reconnaître les différents types de plastiques (voir tableau ci-dessous (www.igepac.com), repris d'un article paru sur le site Les Moutons Enragés), quelles alternatives saines, etc. 

    Juste une dernière chose : parmi les sept différents types de plastique codés que l’on retrouve sur le marché, des études ont démontré que les plastiques numéros 1, 3, 6 et 7 (polycarbonate) sont les plus toxiques. Des recherches sur les plastiques 2, 4 et 5 se poursuivent. Ce qui veut tout dire...

     

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  • Le plastique a intégré notre chaîne alimentaire, 60 ans après son invention...

    Fameux reportage sur la Une ce soir : du ramassage des 100 kg de déchets plastiques par kilomètre de plage le long de la cote belge, à la découverte de la cause de la mort des cachalots échoués sur nos plages (l'estomac bouché par des déchets plastiques empêchant l'animal de se nourrir).

    Il y a aussi ces micro-particules de plastiques, présentes dans toute la mer du Nord (et dans toutes les autres mers du monde) auxquelles se collent d'autres molécules chimiques provenant d'autres polluants jetés dans les océans comme les PCB, ce qui rend ces micro-particules vraiment toxiques pour tous les poissons qui s'en nourrissent.

    Et, gâteau sur la cerise, il y a enfin ces micro-particules de plastiques découvertes, non dans l'estomac des moules et autres crevettes, mais dans leur chair. On peut donc affirmer que le plastique (produit à partir de pétrole ou d'essence auquel on ajoute d'autres produits chimiques  toxiques), seulement 60 ans après son invention, a intégré la chaîne alimentaire mondiale.

    Voilà qui va nous forcer à regarder moules, crevettes, poissons et autres crustacés d'un autre oeil, et qui sait, à nous guider vers l'abandon pur et simple de l'usage de tout objet en plastique ? Ce serait quand même bien pour l'environnement planétaire, et pour notre santé et celles de nos descendants !

    Terriens, il est temps d'agir...

  • Précautions...

    Article intéressant d'André Cicocella dans Le Monde du 16/01/2010 à propos du principe de précaution que nous devrions tous appliquer instinctivement.

    Nous vivons une mutation. Nous sommes en train de prendre conscience de l'importance du lien entre environnement et santé. La prise de conscience s'est faite à partir du développement de l'épidémie de cancers. Il y a le discours officiel (porté par l'Académie de médecine, notamment) qui dit "circulez, il n'y a rien à voir" sur le lien entre cancer et environnement, mais ce discours n'accroche plus parce qu'il est perçu comme décalé par rapport à la réalité.

    Les gens qui meurent actuellement sont nés en 1920 dans un environnement tout à fait différent. Le cancer représentait, en 1906, 3% des causes de mortalité contre 30% aujourd'hui. Rien ne nous dit que nos enfants vivront plus longtemps que nous.

    Le cancer est une mutation. On sait que les perturbateurs endocriniens sont responsables de ces cancers. Or, ces perturbateurs endocriniens sont dans notre environnement depuis quelques décennies. Evidemment, il y a l'influence directe et non négligeable des milieux industriels dans les comités chargés de rendre des avis pour des institutions, et il y a aussi le fait que certaines personnes n'ont pas pris conscience de l'importance des phénomènes épigénétiques (interaction entre gènes et environnement). Enfin, il ne faut plus raisonner milieu par milieu (eau, air, sol, alimentation), mais il faut avoir une vision globale de l'environnement.

    Nous sommes constamment exposés à ces perturbateurs endocriniens. Or, la durée et la période d'exposition sont capitales. Les observations dans l'écosystème et chez l'homme ont une cause commune. Nous sommes confrontés à une épidémie de maladies chroniques (cancers, maladies cardio-vasculaires,etc.), et devons veiller à protéger notre environnement immédiat. En appliquant le principe de précaution, dès qu'on doute de quelque chose.

    Quand les agences sanitaires nous disent qu'il n'y a pas de preuves, est-ce une raison pour ne rien faire, alors qu'il existe des preuves pour l'animal ? N'attendons pas 20 ou 30 ans : réagissons tout de suite ! Après, il sera trop tard...

    Alors : fast food ou slow food, cultures traditionnelles (= intensives) ou bio, diesel à particules ultra fines (non retenues par les filtres) ou essence, plastique ou verre, wifi ou câble, micro-ondes ou four traditionnel, Téfal ou poêle inox, diffuseur de parfums ou bouquet de lavande, traité ou non-traité, énergie polluante ou énergie verte, produit lointain ou produit local, plat préparé ou cuisiné soi-même, margarine ou huile d'olive et beurre, cuisine moléculaire ou traditionnelle, abrutissement publicitaire ou choix raisonné personnel, fromage industriel ou fromage au lait cru, etc.?

    A vous de choisir, en toute conscience. en appliquant le principe de précaution. Pour votre santé, et celle de vos enfants. Et pour la planète.

  • Biberons plastiques : danger...

    Le dossier a de quoi perturber les jeunes mères. Un produit chimique au nom compliqué : bisphénol A, qui rend les biberons en plastique transparents et quasi incassables. Un pays, le Canada, qui a annoncé son intention d'interdire la commercialisation de ces biberons (Le Monde du 6 mai). Et pour couronner le tout, trois études présentées le 14 mai à Genève lors du congrès européen sur l'obésité qui font apparaître que le contact avec des produits chimiques utilisés dans la fabrication de biberons ou d'emballages alimentaires en plastique augmenterait le risque d'obésité. En France, la direction générale de la santé a saisi l'Agence de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) afin qu'elle se prononce sur d'éventuelles nouvelles recommandations quant aux niveaux acceptables de bisphénol A. "Le travail de l'Autorité européenne de sécurité des aliments et de l'Afssa doit notamment permettre de savoir s'il est nécessaire de prendre des précautions d'emploi en cas de chauffage du biberon au micro-ondes", explique Didier Houssin, directeur général de la santé. A température élevée, le composé chimique peut "migrer" dans les aliments. En attendant l'avis de l'Afssa, prévu pour fin août, faut-il opter pour le biberon en verre ? "Le bisphénol A mime l'effet d'hormones. Il est peu actif sur les cellules du foie mais dangereux pour les cellules neuronales", affirme le biologiste Claude Reiss, ancien directeur de laboratoire au CNRS, aujourd'hui membre d'Antidote-Europe. "Des cellules neuronales exposées au bisphénol A s'engagent dans des voies pathologiques", constate M. Reiss. En novembre 2006, le mémorandum de l'Appel de Paris - signé par un millier de scientifiques - demandait "le retrait du marché" de différentes substances chimiques parmi lesquelles... le bisphénol A. En attendant, vive le verre... Quant à mon avis sur le micro-ondes, vous le connaissez depuis longtemps...

  • Principes de précaution...

    Pour éviter au maximum ces imposteurs endocriniens, voici quelques conseils : les enfants, les ados et les femmes en âge de procréer devraient limiter la consommation de poissons gras provenant de régions très contaminées comme la mer baltique et ceux issus d'élevage ainsi que la graisse animale, qui dans la chaîne alimentaire, est la destination finale des produits chimiques. Avec la viande et le fromage, ce sont les principales sources de contamination humaine par la dioxine. Soutenir l'agriculture biologique est un moyen de préserver l'eau et l'environnement. Consommez BIO !Minimisez les contacts entre aliments et plastiques. Ne les chauffez pas dans des récipients ni dans des emballages en plastique, en particulier au micro-ondes. Même si le mode d'emploi indique que c'est fait pour, mettez les aliments dans une assiette, en attendant que les fabricants démontrent l'innocuité de ces barquettes. Ne chauffez pas les biberons en plastique au bain marie ni au micro-ondes. Préférez ceux en verre et n'y mettez jamais la tétine. Bannissez les pesticides de la maison et du jardin. Si votre voisin est un obsédé du gazon anglais, fuyiez avec vos enfants quand il traite. Limitez les insecticides dans la maison. Attention aux diffuseurs dans la chambre des petits enfants. Ici, pas de risque de malaria, une piqûre de moustique n'est pas grave. En revanche, ces produits ne sont pas testés sur le plan toxicologique. On ne sait rien de leurs effets hormonaux. Un bon moyen de choisir cosmétiques et produits d'hygiène, c'est de viser la composition la plus courte. Celui qu'il faut absolument éviter, c'est le 4 methylbenzyliden camphre ou 4-MBC. Moins il y a des substances différentes, moins vous en avez sur la peau et moins vous en expédiez dans le circuit d'eau potable.La plupart de ces perturbateurs endocriniens sont dans l'environnement de manière durable et il va falloir faire avec. On ne peut pas s'arrêter de boire ou de respirer. En revanche, on pourrait interdire leur production immédiatement. Mais pour cela, il faut prouver leurs effets. Malheureusement, la charge de la preuve n'appartient pas aux industriels qui commercialisent ces substances. Il faut des études financées par des fonds publics pour faire la démonstration de leur nocivité avant d'obtenir leur interdiction. Bref, ce n'est pas pour demain...même si le projet Reach a enfin été voté par la commission européenne ! Le mieux est d'appliquer le principe de précaution, et de se méfier en permanence des magnifiques produits proposés par les multinationales, à grands renforts de publicité. Réfléchissez avant d'acheter ! Notre santé à tous en dépend... Terriens, il est temps d'agir...