plancton

  • 6 fois plus de plastique que de plancton dans les océans...

    Des millions de tonnes de plastique qui se retrouvent à la mer chaque année. 70% coule, 30% flotte. Et le tout se dégrade très lentement (durée de vie : plus de 500 ans).

    Résultat : un septième continent a vu le jour dans le Pacifique nord. Un amas de plastique deux à trois fois plus grand que la France. Et une plaque similaire a été découverte dans le nord de l'Atlantique.

    Conséquences : tous ces débris sont confondus avec la nourriture et avalés par les oiseaux marins, les mammifères marins et les poissons. Qui agonisent et meurent. Greenpeace estime qu'à l'échelle de la Terre, environ 1 million d'oiseaux et 100 000 mammifères marins meurent chaque année de l'ingestion de plastiques. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets. Mais le plus grave n'est pas là.

     Au fil des ans apparaît un sable de plastique : de micro-particules qui flottent parmi le plancton. Ces grains de plastique agissent comme des éponges, fixant de nombreuses toxines dans des proportions plusieurs millions de fois supérieures à la normale, comme le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane, un pesticide) ou les PCB (polychlorobiphényles), des produits extrêmement toxiques. Et, lors des différents prélèvements des eaux de surface réalisés en pleine mer partout dans le monde, on constate qu'il y a 6 fois plus de plastique que de plancton dans les échantillons !

    Le plancton est le premier maillon des chaînes alimentaires marines. Le phytoplancton est mangé par le zooplancton et par une multitude d’organismes marins. Ils seront la proie de petits prédateurs eux-mêmes chassés par de grands prédateurs. Ce sont donc toutes les espèces marines qui sont contaminées et empoisonnées. Et finalement consommées par l'être humain, empoisonné à son tour.

    Magnifique gestion de la planète, bel exemple de préservation de la nature pour les générations futures, laconisme habituel des autorités et absence de poursuites contre les pollueurs depuis plus d'un demi-siècle. Que du bonheur !