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  • Dégustation du lundi

    Première dégustation du lundi de 2016, à 6. Magnifique.

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    Avec, dans l'ordre de la dégustation : 

    Clos Rougeard "Les Poyeux" 2010, 2008 et 2006 en Saumur-Champigny, servis en même temps, à la mémoire de Jean-Louis Foucault, dit Charly, et disparu fin 2015.

    La Cuvée de l'Enfant Terrible 2006 de Jean-François Ganevat en Côtes du Jura.

    Château La Tour Haut Brion 1990 Cru classé de Graves en Pessac Léognan.

    Clos Rougeard 2008.

    Château Haut Brion 1979 Pessac Léognan, puis Haut Brion 2003.

    Tertre Roteboeuf 2010 en Saint Emilion Grand Cru

    Ceci dit, je ne relaterai désormais plus nos agapes sur ce blog, dont ce n'est pas le thème. Peut-être vais-je créer un nouveau blog uniquement destiné à ces dégustations hebdomadaires à l'aveugle, ou peut-être le ferons-nous en commun. C'est encore à voir, à discuter et à décider.

    Bon début d'année à tous !

  • Brinz'l, le nouveau restaurant ucclois dont on va parler...

    Magnifique dîner hier soir au Brinz'l (Aubergine en créole, dites Brinzel), le tout nouveau restaurant de Laure Genonceaux, une Mauricienne ayant notamment fait ses armes pendant 4 ans chez Bon Bon.

    Dans un cadre clair, lumineux et chaud, nous avons eu le privilège d'être ses premiers clients, pour sa première soirée d'ouverture.

    Nous avons opté pour le menu dégustation à 55 euros, le plus cher de la carte. Et c'est un festival de dégustations et d'entrées qui se sont succédées, ravissant nos palais et émerveillant nos papilles, à chaque fois.

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    Il faut avouer qu'elle cuisine fort bien, que les accords sont justes et les cuissons parfaites. Tout est maîtrisé, tout est là. Il ne manque rien.

    Puis vinrent les plats, la plie aux poireaux, épaisse et goûtue, cuite à l'arrête, parfaite. Et des Gamberini rosso en remplacement du chevreuil, pour moi qui ne mange pas de viande. Avec une petite émulsion bisquée de derrière les fagots, comme seul, un grand Chef peut le faire.

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    Comme il restait du vin, on opta pour une assiette de fromages affinés, au lait cru comme il se doit.

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    Puis vinrent les desserts. Un premier dessert de Chef à la mangue, suivi d'une somptueuse crème brûlée et de mignardises.

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    Côté vins, un grand choix à tous les prix, reprenant le fond de cave du restaurant précédent, et ses premières, et déjà nombreuses, références de la future carte. Nos deux bouteilles étaient parfaites et servies à la bonne température. On acheva le repas d'une fort belle manière, avec un magnifique rhum parfumé à l'extrême. En hommage au pays natal de Laure, cette jeune Chef, qui vient de loin et qui ira loin.

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    Je vous recommande vivement ce nouveau restaurant bruxellois.

    BRINZ'L, Rue des Carmélites 93 1180 Uccle Tel : 02 218 23 32.

     

  • Dégustation du lundi 286

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    Photo de la dégustation de lundi passé. Les commentaires des 2 dernières dégustations le week-end prochain, ainsi que celle de ce lundi.

  • Dégustation du lundi 284

    Encore un grand Clos ce lundi soir, dans le nouveau repère classé du plus barbu d'entre-nous, dont la table était nappée de carreaux rouges et blancs, comme il se doit.

    Mise en bouche : Bâtard-Montrachet 2000 en Grand Cru de Blain-Gagnard. Un vin à la robe ocre, au nez d'Overnoy et à la bouche oxydative de vin jaune sur des noix et des noisettes. Quand on su que ce n'était pas jurassique, on se replia sur un Chardonnay classique en vieux bourgogne dont beaucoup sont comme cela. Belle structure et côté crayeux en finale. Mais ce côté oxydé gâche un peu le plaisir.

    Second blanc : Un Bout de Chemin 2014 en Vin de France du Domaine PZ, de S. Przezdziecki. Je vous défie de prononcer ce nom, même à jeun ! Robe paille et nez sur les agrumes et les feuilles vertes, les fougères. En bouche, c'est rond, nordique, avec un peu d'amertume et un côté salin. Manque de fruit en finale, pas très vivant. On le trouve plus gras et plus riche qu'un Chablis. On évoque le Rhône et un Saint Joseph pour ce Chenin de Loire...

    Le rosé qui suivi, à la robe rubis clair, blairait bien. Un vrai nez de vin nature qui fouette. Heureusement, gros problème de piqûre en bouche. La présentation de cet Anglore italien sera pour une prochaine fois.

    Enfin les rouges, avec un Grands Echeveaux 2001 du Domaine de la Romanée-Conti à Vosne-Romanée en Côte d'Or. Bouteille n° 07237. Robe rubis foncé au disque marqué par l'évolution. Nez peu engageant. Par contre, en bouche, du Pinot à mourir, de la fraîcheur, de la jeunesse, un peu sévère ou austère, mais une longueur incroyable avec le fruit qui revient en fin de bouche. Tout en dentelle.

    Cava Amethystos 1999 Regional Red Wine of Drama, un vin grec, à la robe foncée et au nez propre, généreux, goudronné, pas confit. En bouche, c'est souple, frais et fin. Il y a de la puissance, mais elle est retenue par une belle fraîcheur. Notes de goudron et de cacao, belle acidité. Pour certains, excès de richesse, surmûr. Ils ont évidemment évoqué Bandol, mais ce n'en était pas un...

    Château Montrose 2004 en Saint-Estèphe. Robe noire, alcool au nez, sécheresse acceptable en bouche pour un bordelais. Serré, boisé, mais pas mal.

    Peyre Rose Clos des Cistes 1995 en Coteaux du Languedoc. Robe évoluée, sucrosité au nez puis des notes de lard grillé et d'olives. Bouche chaude, sud, classique, sur des notes de garrigue, de menthol et de cumin. Nous apprécions l'absence de notes boisées (élevage en cuves), mais c'est un peu grossier.

    La Reine des Bois 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine de la Mordorée. Robe noire et bouche un peu austère pour ce vin droit, précis, classique. Friand et vivacité pour certains, lourd et chaud pour d'autres.

    Cuvée de mon Aïeul 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine Pierre Usseglio & Fils. Robe foncée et nez frais, légèrement mentholé sur des fruits noirs. Fraîcheur et vivacité en bouche, puis ennuyeux et fatigant.

    Dixième et dernier flacon de la soirée : Château Châlon 2001 Vin de Garde du Domaine Macle Jura. Robe paille, nez tourbé, bouche très noix, très vin jaune ou Arbois, avec une belle générosité du fruit. Fort bon, mais en-dessous du Tissot dégusté dernièrement. 

    La suite des dégustations du Clos lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 283

    Là, on a frappé fort. Un tout grand Clos ! Mémorable.

    Un début tout en douceur, avec un blanc à la robe claire et au nez aromatique et floral sur des notes citronnées. La bouche, exubérante, puissante, chaude et ronde sur des notes d'alcool et de citron nous envoie dans le Sud. On évoque la Roussanne ou la Marsanne pour ce vin 100% Rol (ou Vermentino) : Le Clos St-Vincent 2014 en Vin de Bellet.

    On poursuit avec un premier rouge à la robe foncée et au nez sur le fruit. En bouche, c'est bon, précis, avec un fruité bien tenu : c'est gourmand, fin, structuré et très long. On est dans le Rhône ou le Languedoc. Le Petit Xavier en Vin de France, Xavier La Ciboulette. Un vin de Xavier Vignon, oenologue.

    C'est à ce moment précis que les choses s'emballent et que tout monte, tout d'un coup, de plusieurs crans. Le Clos passe à la vitesse supérieure. Et sans s'être concerté au préalable.

    Tout d'abord avec ce vin à la robe rubis clair et au disque évolué. Très beau nez et bouche admirable, sur le Pinot noir, puissante, âgée, sur de la fraîcheur et de la finesse, pas trop chaptalisée et avec une belle acidité en finale. Magnifique. Chambolle-Musigny "Les Amoureuses" 1999 du Domaine Amiot-Servelle. Pour la petite histoire, c'est la dernière d'une caisse de 6 achetée à l'époque. Les 5 autres, dégustées au fil des années, se sont révélées décevantes à chaque fois. Mais quel plaisir avec celle-ci !

    Ensuite, avec ce vin à la robe rubis et dont le superbe nez, accueillant, laisse présager plein de choses. En bouche, il semble plus vieux que ce qu'il ne paraît, mais c'est vraiment très bon avec son côté lacté, fumé, toasté et ces belles notes de violettes. Mes 4 comparses se perdent à Bordeaux sur un Merlot de la rive droite ou en Rhône méridional et jurent que si c'est un Bandol, ils passent ensembles sous la table. Ce qu'ils firent. Château de Pibarnon 1990 en Bandol. Magnifique aussi.

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    J'ai oublié de noter la robe et le nez du 5ème flacon, tellement la bouche était  dans la même lignée que les 2 précédentes : il a du corps sans en avoir trop, une belle rondeur et une incroyable puissance, sans chaleur, bien mûr et avec une acidité parfaite. C'est aussi sanguin avec des notes de garrigue et la finale de ce vieux vin accompli est magnifique. Torres Gran Coronas Mas La Mana Gran Reserva 1990. Splendide.

    La bouteille suivante, à la robe rubis clair présente un nez de fruits rouges, de fraises, avec quelques notes de volatile. En bouche, une certaine sucrosité, des tannins qui ressortent un peu, un côté mentholé sur des notes de mandarines et d'oranges, et d'autres, chocolatées. C'est très bon également et on est sur Châteauneuf-du-Pape : Clos des Papes 2003 de Paul Avril.

    La septième et dernière bouteille de la soirée avec sa robe foncée et son nez divin nous présente une fort belle bouche bien équilibrée, plus âgée sur des vieux fruits, mais un fruité précis, et c'est fort bon. Il subsiste une fort belle acidité qui nous fait dire que ce n'est pas un vin sudiste. Certains partent en Cabernet, d'autres en Rhône, un dernier à Tavel en vin Nature sur un grand terroir : La Cuvée du Papet 1998 Clos du Mont Olivet en Châteauneuf-du-Pape. Bref une magnifique dégustation ce lundi soir.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

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  • Au revoir Bee Green, bonjour La Ferme du Peuplier...

    Petit émoi samedi passé au marché de Woluwé Saint Lambert : mon producteur de fruits et légumes Bio n'était pas là ! Cela fait un fameux vide.

    Heureusement, ce samedi, Guillaume Le Hardy (Bee Green) était bien là et discutait avec des clients. Je remarque que les étals ont changé; la disposition est autre, c'est plus ordonné et de belles étiquettes de prix ont fait leur apparition. L'absence du week-end passé s'explique peut-être par ce changement qui a dû être mis au point.

     

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    Et bien non. Guillaume Le Hardy arrête provisoirement pour raisons personnelles, et cède son emplacement à Gwenael Du Bus, de la Ferme des Peupliers, un gars qui a la même philosophie et avec qui il a souvent travaillé et échangé des produits. Et il était là, ce samedi matin, pour expliquer son départ à ses nombreux anciens clients.

    Les fruits et légumes Bio de la Ferme des Peupliers sont parfaits, ultra frais, bien présentés, et le plaisir de se rendre au Marché le samedi matin va donc se poursuivre avec ce nouveau maraîcher, pour le plus grand plaisir de nos papilles gustatives et de notre santé. Et bonne route à Guillaume.

     

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    Marché : le samedi matin à Woluwé-St-Lambert sur la Place Saint Lambert (08h à 13h).

  • Dégustation du lundi 282

    Encore une dégustation du Clos, à 4 et chez moi, ce lundi soir. Avec un blanc à la robe paille comme mise en bouche. Nez sur les agrumes et belle fraîcheur, et bouche franchement agréable, vive et fraîche qui nous mène dans le nord sur un Sauvignon. C'est très citronné en finale avec un petit côté salin très agréable. Ce n'est pas un Sancerre, mais on n'est pas loin : Les Blanchais 2012 Menetou-Salon de Pellé.

    On passe aux rouges, avec un premier vin à la robe rubis et au nez qui rend perplexe sur la région. En bouche, un vin jeune, boisé, avec un côté pas mûr du Pinot Noir, si cela en est. C'est en tout cas le beau travail d'un vigneron qui arrondi bien les angles. Nous ne sommes pas en Bourgogne mais en Beaujolais, sur un Gamay de compétition : Les Moriers 2011 Fleurie de Jules Desjourneys La Chapelle de Guinchat.

    Le second rouge, avec sa robe noire et son fort beau nez nous offre une bouche un peu trop fraîche (t° de service) mais très bonne. C'est sanguin, fumé, fondu, sur une belle longueur, riche et élégant. Il y a une belle complexité, de la finesse, de la fraîcheur et c'est très racé, sur une très belle attaque. Seul petit défaut : un petit côté papier en fin de finale. Inutile de vous dire que personne ne trouva le vin : Bandol, Côte Rôtie, Bordeaux, Roussillon, France, Espagne  Italie, Europe, Etats-Unis, Amérique du Sud, Afrique, Océanie, Australie, Nouvelle-Zélande, tout y passa, en vain... Pétales d’Osoyoos 2012  BC VQA Okanagan Valley Canada (Second vin d’Osoyoos Larose). Le Canada : une première au Clos. Merci Vinatis, pour cette belle découverte.

    On poursuit la dégustation avec un vin à la robe rubis et au nez de vin nature, sur du noyau de cerise et du fruit. On est en Cabernet Franc ou Sauvignon de Loire. Bonne buvabilité, fin de bouche un peu fluette et légère qui tombe à rien. C'est l'entrée de gamme de ce vigneron qui fait toujours dans la dentelle : Jours de Vigne 2013 Domaine de Cazanban en Vin de Pays des Côtes de Lastour.

    Le cinquième flacon de la soirée est très bon, sur du jus de cerises. Certains le situent dans le Nord à côté du précédent, d'autres plus au Sud : La Sagesse 2013 Gramenon en Côtes du Rhône.

    Le sixième, dont le bouchon s'est désintégré en 4.277 morceaux est imbuvable et c'est dommage : Bonnes Mares 1979 du Domaine Drouhin-Laroze.

    Heureusement, on acheva cette belle dégustation sur un Domaine des Baguiers "Cuvée Gaston Jourdan" 1998 en Bandol, un vin agréable, net, qui se laisse boire. Robe étonnamment noire malgré l'âge. Certains évoquèrent le fait qu'il attaquait un peu les gencives ou quelques traces de sécheresse en finale, mais, à cette heure de la dégustation, faut-il encore porter crédit à ces commentaires ? D'autant plus que j'achève le fond de bouteille ce soir. Et bien, je suis d'accord. Dont acte. Mais qu'est ce que c'est quand même fort bon et jeune !

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Bonne semaine à tous.

     

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  • Derniers petits plaisirs de la terrasse...

    Bien que les prochains jours s'annoncent beaux, secs et doux, rien n'y fait : l'hiver approche à grands pas, bien que le mois de novembre puisse encore nous réserver de belles surprises...

    C'est donc avec une certaine nostalgie que j'ai fait le tour de la terrasse. J'y ai découvert les dernières framboises, délicieuses comme en plein été.

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    Une des dernières fraises de mes fraisiers "Charlotte" retombants. Ils sont normalement productifs jusqu'aux premières gelées...

     

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    Les dernières figues d'automne, bien mûres, ne demandent qu'à être cueillies sous peine de faire le régal des oiseaux et dernières guêpes égarées. Les figues de l'été prochain sont déjà là...

     

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    Et les dernières roses éclosent également et parfument ce lieu un peu sauvage dans lequel j'aime me ressourcer de temps à autre. Quelques pots, quelques plantes, quelques fleurs et c'est tout un micro-monde qui s'installe sur votre terrasse, pour votre plus grand bonheur.

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  • Dernière poêlée de ceps...

    Déjà la fin de la saison des ceps ! Je suis quand même parvenu à encore trouver quelques spécimens dignes de ce nom et qui termineront poêlés, comme il se doit.

     

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    Le cep, quand il est croustillant au dehors et moelleux à coeur est un véritable délice. Le roi des champignons, avec, bien évidemment la morille (avril-mai).

    Un toast aux cèpes, légèrement aillé, est un régal en cette saison. Tout comme une poularde aux morilles et à la crème. Deux plats de saison à ne pas manquer ! Et à accompagner d'une bonne bouteille de rouge, bien entendu.

     

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    Evitons quand même les champignons qui viennent des pays de l'est en raison de la pollution, et privilégions les champignons belges ou français ramassés en pleine forêt, à l'écart des routes ou autres sites pollués.

    Et, en dehors de la saison, les champignons déshydratés de SuperSec, cueillis dans des réserves naturelles, loin de tout site pollué, sont la garantie d'un produit sain.

    Car le champignon est un capteur de polluants et grand absorbeur de métaux lourds et peut vite s'avérer nocif s'il est cueilli n'importe où. Il ne faut donc pas en abuser et juste se faire plaisir de temps à autre. Bon appétit !

  • Dégustation du lundi 277...

    Une toute belle dégustation du Clos ce lundi soir pour fêter un anniversaire. Et dans les règles, ce fût : 9 flacons à 5, et quels flacons.

    On débuta par trois vins rouges servis en même temps, à la robe très similaire : foncée, mais au disque évolué. Le premier n'est pas fort plaisant au nez et on y préssent un bordeaux (rive gauche) boisé. Ce qui se confirme en bouche : amertume, rafle, boisé, et une finale sur le noyau de cerise. Il gagne un petit peu à l'aération et devient plus sympa, mais c'est un vin sur la fin qui ne progressera plus.

    Le second est fort similaire, mais avec plus de fruits, plus de sucre et un boisé provenant plus des tannins du raisin que de l'élevage en barriques.

    Le troisième présente un nez plus expressif, plus concentré, sur des notes de moka. En bouche, il semble plus jeune, plus puissant, plus long, rond, fin et élégant, avec des tannins enrobés. C'est le meilleur des trois, mais toujours pas l'effet Waaouuw...

    Château Lynch Bages 1992, 1990 et 1989, Grand Cru Classé à Pauillac. 89 et 90 restent terriblement jeunes :  cotés 99/100 par Parker, nous n'avons toutefois pas retrouvé la texture et le plaisir qu'on avait il y a 15 ans.

    Le flacon suivant, à la robe noire et au nez d'alcool volatile, puis de confiture sur de la fraîcheur, avec des notes de liqueur de cassis, d'épices et de chocolat. En bouche, c'est plus sucré (le fruit a du mal à s'exprimer), sur du massepain, des amandes, de la vanille et avec cette rafle en finale dont l'acidité bienvenue contre l'excès de sucrosité. On évoque un Blockbuster, assez monocorde, pas très libre et qui ne bouge pas, gorgée après gorgée. Ridge 1997  Geyserville California.

    La cinquième bouteille, à la robe plus jeune, et au nez amusant sur de la Worcestershire Sauce et sur des notes viandeuses, puis, sur des fruits rouges, des épices et de la garrigue. En bouche, c'est étonnant, avec une belle acidité, de la matière, une vivacité effervescente assez sympa  : tout l'inverse du précédent. C'est mûr, frais et acidulé, sans la richesse ni la lourdeur d'un vin du Sud. Exubérance et acidité : un vin qui vit. L'un évoque Châteauneuf, l'autre une Syrah du Sud, un troisième Grammenon... Les Cocalières 2011 du Domaine Aupilhac en Coteaux-du-Languedoc Montpeyroux.  Syrah 40%, Grenache 30 % et Mourvèdre 30 %.

    Robe dorée pour le flacon suivant, avec un très beau nez expressif de vin jaune et une bouche de Tissot, assez impressionnante, sur une belle matière, longue et riche tout en étant sec. Petites notes de curry, comme il faut, avec après, du volume en bouche. C'est chaud, avec de l'alcool, ample et riche. Vin Jaune 1999 de Stéphane Tissot en Arbois. 

    Un petit intermède Full langoustines bretonnes, et nous revoilà partis pour les 3 derniers vins liquoreux de la soirée. 

    Le premier, sur le raisin de Corinthe, nous amène en Alsace sur un Riesling ou un Pinot gris, alors que nous sommes sur un Chenin 1997 ! Une caresse. Quarts de Chaume 1997 de Claude Papin, viticulteur, Château Pierre Bise en coteaux du Layon. Très belle bouteille.

    Le second souffre la comparaison avec le précédent : un peu plus fade au nez, pas très long, pas très botyrisé, tombe un peu : Les Bonnes Blanches 2003, Coteaux du Layon Saint Lambert de René Mosse. Première déception avec une Bonnes Blanches...

    Le troisième et dernier flacon présente une robe foncée aux reflets verdâtres, un nez de vin muté  genre Rivesaltes et une bouche pas très libre sur le caramel. Ce vin, mis en bouteille en 2008 a séjourné en fût pendant 49 ans ! Le 1948 va bientôt sortir. Rivesaltes Ambré 1959 du Domaine de Rancy, Vin doux naturel.

    La suite des aventures du Clos, et peut-être les vendanges, lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 276...

    Trois blancs et trois rouges ce lundi soir, à l'aveugle, pour une belle dégustation du Clos.

    Premier vin à la robe claire et aux reflets verts et au nez alsacien sur du Riesling. En bouche, c'est fort jeune, minéral, mais il manque d'ampleur et de matière. Il est aussi trop mordant (trop d'acidité) et donc déséquilibré. Riesling Vielles Vignes 2013 en Alsace de Charles Frey. Un vin vinifié depuis 1709 et désormais en Bio.

    Le second, à la robe dorée et au nez oxydé semble peu soufré  En bouche, c'est bien plus mûr, riche, tendu, mais avec de l'ampleur. On est un peu perdu : c'est bon mais on n'a pas de spécificité du Riesling. C'est gourmand - mais ce n'est pas la première chose qu'on demande à un Riesling - et cela manque un peu de nervosité. Riesling 2008 Vignoble de Katzenthal d'Audrey et Christian Binner en Alsace.

    Le dernier blanc, avec sa robe claire et son beau nez beurré et fumé sur des notes d'élevage, présente une bouche grasse, toastée, grillée, sur des notes d'agrumes (citron/orangette) et d'autres de confiture d'abricot, sans le sucre. Belle fraîcheur, longueur magnifique et belle finale acide et fraîche. C'est top : Corton-Charlemagne Grand Cru 1990 de Bonneau du Martray. Une splendeur de Bourgogne !

     

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    On passe aux rouges avec un vin à la robe foncée et au disque évolué. Le nez est sur des fruits mûrs, des herbes et du menthol. Moi je suis fort sur la cerise, avec le petit côté chimique d'un sirop pour la toux. En bouche, c'est rond, fondu, mûr, sucré, toujours sur la cerise. Il y a un côté sanguin, un bel équilibre entre le fruit et le bois, et une droiture qui rappelle la Côte Rôtie pour certains, le Cabernet Franc pour d'autres. Muntada 1996 Côtes du Roussillon Villages du Domaine Gauby. Très beau. Grenache 45%, Carignan de 120 ans 45%, Syrah et Mourvèdre.

    Le second rouge, à la robe noire et au nez jeune, concentré et extrait présente une bouche ronde et soyeuse sur un beau fruit avant que les tannins ne débarquent en finale. C'est riche, sur du pruneau intense et collant. C'est démonstratif et dans l'excès, mais pas caricatural, avec de l'acidité malgré tout. Petit côté commercial et pas agréable aujourd'hui : V.I.T. 2011 Côtes du Roussillon Villages Latour de France Domaine de Bila-Haut de Michel Chapoutier. 65% de Grenache et 35% de Syrah.

    Le dernier flacon de la soirée, avec sa robe orangée tuilée d'au moins 20 ans et son nez de vieux Bordeaux rond et chaud sur du pruneau, nous présente une bouche évoluée, vieille et fragile sur le cèdre et le tabac avec un bel équilibre et un petit peu de dépôt. Total respect pour ce Château L'église Clinet 1975 à Pomerol. 40 ans !

    Cela fait d'ailleurs penser à lundi prochain, qui sera un grand lundi soir, puisqu'on fêtera l'anniversaire de l'un d'entre nous. Qui vivra verra...

  • Magnifique week-end et bientôt l'été...

    Quel superbe week-end ! On sent l'été qui pointe le bout de son nez et les vacances qui approchent à grands pas.

    Quel bonheur au marché Bio hier matin : fruits rouges parfumés à profusion, melons de Cavaillon mûrs à souhait et à la chair sucrée, premières tomates goûtues de pleine terre (variété précoce, il faut encore attendre fin juillet pour les autres), salade Rougette lourde et croquante au goût délicieux et frais, les premiers artichauts, et toujours les asperges, blanches ou vertes. On se serait cru dans le sud de la France.

    Une petite envie de se faire du bien et de manger léger et frais avec une salade de Baby homards hier midi (salade Rougette, échalote ciselée, persil et mayonnaise maison), avec une baguette à l'ancienne encore tiède, un pur délice. Et une petite salade de fruits rouges pour terminer en beauté.

     

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    Hier soir, une tomate de crevettes grises épluchées main (pendant une demi-heure) : le bonheur gastronomique et la fraîcheur des produits est à ce prix. Bref, mes premières tomates fraîches cette année, et j'ai bien fait d'attendre : quel parfum et quel goût ! Et la saison ne fait que commencer...

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    Ce midi, 4 magnifiques fonds d'artichauts m'attendent, mais j'ignore encore comment je vais les préparer. Simplement avec une vinaigrette maison, ou poêlés à l'huile d'olives, avec des poivrons rouges allongés Bio eux aussi, achetés hier, du fenouil, quelques pointes d'asperges vertes et de l'ail violet ? Ou farcis de dés de saumon fumé et d'une sauce Mornay, puis gratinés ? On verra bien.

    Et puis il y a encore ce melon charentais qui embaume tout l'appartement : ce sera pour ce soir. 

    Bref, la saison des plats odorants, parfumés et colorés a débuté et il faut en profiter autant que possible pendant l'été qui arrive. Pour le plus grand plaisir gustatif de chacun. Avec des produits Bio uniquement, bien entendu. Car seuls ceux-là ont vraiment du goût.

     

     

  • Dégustation du lundi 265

    La dernière dégustation du Clos s'est déroulée chez moi lundi passé, à 6, sans notre campagnard, mais avec un invité. Désolé pour le retard de transcription sur ce blog, mais j'ai été assez occupé ces derniers temps...

    Beaucoup de beaux flacons ce soir-là, pour fêter entre nous les 18 ans du Clos. Avec un absent, ce qui nous force à le refaire lundi prochain...

    Nous avons donc dégusté un Peyre Rose Clos Syrah Leone 2002 en Coteaux du Languedoc, qu'on a trouvé trop évolué et trop court par rapport à ce que c'est d'habitude, malgré qu'il soit plaisant, facile, généreux, avec beaucoup de goût et complexe (fruits/épices/bois brûlé).

    Ensuite, un Echezeaux Grand Cru 2002 du Domaine Charlopin-Parizot, vigneron à Gevrey Chambertin. Au nez, des notes d'élevage, de caramel mou, de rhum, de vanille, de fruits (fraises écrasées), de vieux vin et de cerises à l'alcool. Cela fait beaucoup... En bouche, il est plus harmonieux que le premier, et plus cohérent : on a une matière sans lourdeur, sur des noyaux de griottes, avec un côté évolutif intéressant. On pense à un gars du sud dans la retenue, plutôt qu'un gars du nord qui pousse le soleil. Ou alors, à un bourgogne 2002 chaptalisé. Et on trouve le vin.

    Puis vînt un Hermitage 1997 du Domaine Jean-Louis Chave au très beau nez et à la bouche de Syrah du nord, sur une fort belle acidité qui porte le vin, tout en délicatesse malgré la puissance. Belle longueur, harmonieux, abouti, très fin, assez jeune, sur de la cerise et du noyau de cerise en finale. C'est très bon, avec élégance et finesse, et pureté du fruit.

    On continue avec un Trévallon 2009 à la robe foncée et évoluée en même temps et au nez sur des fruits très rouges et un petit côté herbacé positif. En bouche, des fruits croquants, une belle matière sur des petits grains et une belle finale. Il a été servi un peu trop frais, ce qui lui donne un petit côté monolithique et moins complexe que les précédents.On le trouve malgré tout fort beau.

    La suite avec un Clos des Papes 2007 de Paul Avril. Une bouche sucrée qui nous amène dans le sud, mais c'est très très très bon. C'est volumineux, démonstratif, riche, jeune sur de l'olive et de la garrigue, avec un peu d'alcool qui ressort. 15°, côté 99/100 par Bobby. Vin trouvé également.

     

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    Grosse déception avec un Terrebrune 1987 à Bandol, tout à fait passé et imbuvable, malgré qu'il ai été fort bien conservé : cela peut arriver, mais on aurait bien aimé pouvoir le goûter...

    On termina avec un Vouvray Cuvée Constance 1995 de Huet. Super beau, superbe botrytis, mais trop sucré et pas trop équilibré. On est dur quand même. Quelques fois. J'ai oublié, repas oblige, de prendre la photo des flacons, mais on va essayer d'arranger cela.

     

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    Lundi prochain, c'est à dire demain soir, rebelote  mais au complet cette fois-ci. Le thème : 2 bouteilles ou un magnum antérieurs à 2006.

  • Dégustation du lundi 259

    Nous poursuivons ces belles dégustations du lundi, toujours à 5 mais avec un autre P-Y, avec un premier vin à la robe de cidre et au nez de pommes et d'agrumes, puis de craie. La bouche est minérale, grasse, sur la mandarine et avec un côté salin sur la longue finale. C'est vraiment bien malgré une acidité et une tension moyenne. On se croyait en Loire, et nous voilà en Savoie : Le Feu 2012 en Vin de Savoie de Dominique Belluard. Terroir du Mont-Blanc.

    Le premier rouge présente une robe rubis foncé et un assez joli nez mûr sur une belle complexité : très élégant sur les fruits et des arômes tertiaires. La bouche est tout aussi sensuelle que le nez avec la souplesse de l'attaque, un velouté de fruits pour finir sur du noyau de cerise en fin de bouche. On sent la garrigue, l'animal et le soleil, mais les tannins sont beaux et il n'y a pas d'amertume. Les chouettes arômes tertiaires qui apparaissent au cours de la dégustation ne passent jamais au-dessus du fruit, toujours bien présent. On évoque la patine d'une Syrah australienne, puis un Cornas avec une Syrah du Nord pour ce magnum de Château de Pibarnon 2002 Cuvée Jubilé (Bouteille n° 941), à Bandol. Inutile de dire que le magnum fût vidé...

    Le second vin rouge, à la robe noire et au nez torréfié s'avère moins complexe en bouche, plus monolithique. Il y a un beau fruité (cassis) et de la mâche : c'est plus puissant et plus jeune aussi. Mais il y a aussi de l'amertume, de l'astringence et de la sécheresse en finale, et de plus en plus présente au cours de la dégustation. A se demander si cette bouteille n'a pas un problème : Châteauneuf-du-Pape 2008 Cuvée Marie Beurrier d'Henri Bonneau.

    Le quatrième flacon présente une robe foncée au disque évolué et au fort beau nez de vieux bordeaux. Un nez magnifique. La bouche est bordelaise, sur un Cabernet Sauvignon bien mûr. Il n'y a ni boisé ni sécheresse mais une amertume un peu gênante en finale. Nous tombons évidemment à la renverse quand nous apprenons que nous ne sommes pas à Bordeaux et qu'il n'y a pas un atome de Cabernet ni de Merlot dans ce vin... Domaine de l'Horizon Rouge 2010 en Vin de Pays des Côtes Catalanes. Quel beau Carignan !

    On termine la soirée avec un cinquième et dernier vin à la robe foncée et au nez herbacé, sur des cerises à l'alcool et une compotée non sucrée de fruits rouges et de prunes. En bouche, c'est puissant, mais délicat, sur un beau fruit tourbé et une fort belle longueur sans astringence ni sécheresse. Une jeunesse incroyable et un énorme plaisir. Certains évoquent une Grenache fraîche...pour ce Grand Vin de Léoville Las Cases 1982 en Saint Julien. Superbe flacon ! Nous fûmes donc 4 à passer sous la table pour cette terrible erreur de jugement.

     

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    Lundi prochain, Polo et la taille des ceps. Et le lundi d'après, rebelotte avec ce second P-Y et avec un rouge et une demi bouteille de blanc moelleux par personne. Qui vivra verra !

     

  • Les bienfaits de la Grenade...

    La grenade, et notamment son jus, sont riches en antioxydants (ellagitanins et anthocyanines), d’excellents éléments qui contribuent à lutter contre le vieillissement cellulaire. Des études menées chez l’Homme démontrent que le jus de grenade pourrait ainsi ralentir la progression de certains cancers comme celui de la prostate, de côlon et du sein.

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    L’une d’entre elles a montré que la consommation de jus de grenade, associée avec du brocoli, du curcuma et du thé vert fait chuter de 63% les niveaux de PSA (Prostate Specific Antigen – marqueur permettant d’évaluer la vitesse de récidive) en six mois chez des patients atteints du cancer de la prostate. Le Pr David Khayat, chef de service de cancérologie à la Pitié-Salpêtrière, expliquait à Sciences et Avenir que, "même s'il n'existe pas de régime anticancer valable pour tous, certains aliments ont prouvé au travers d'études spécifiques qu'ils possédaient des propriétés protectrices". La grenade fait partie de son "top 7".

    Il a également été démontré que la consommation régulière de jus de grenade était un atout dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. En effet, les antioxydants de ce fruit amélioreraient la circulation sanguine, diminueraient l’hypercholestérolémie ainsi que la pression sanguine, et auraient un effet bénéfique sur les lésions athéromateuses. Article de Nathalie Hutter-Lardeau sur Sciences et Avenir.

    Il faut en boire sous forme de jus, ou encore mieux, vous forme d'élixir, et il faut en manger : dans les desserts, dans les salades, sur des carpaccio de poissons ou de Saint-Jacques, comme ici, avec un peu de fruit de la passion : un pur délice.

     

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  • Partir en Crête, un vieux rêve...

    Avec un régime comme le mien, je suis super heureux de pouvoir retourner en Crête cet été ! J'ai un souvenir de ces salades grecques, de cette huile d'olive consommée sans modération sous la chaleur écrasante, de ces poissons grillés et de ces mézzés variés et délicieux que j'ai hâte d'y être.

     

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    Depuis lors, j'ai appris à apprécier l'Ouzo, ce qui ne gâche rien. Et depuis lors, les grecs ont fait d'énormes progrès au niveau de la vinification des vins, ce qui ne gâche rien non plus. Car, à l'époque, ni le Retsina, ni le Demestica, n'étaient buvables... Et il n'y avait que cela... J'ai dégusté de magnifiques vins grecs depuis lors, dont un mémorable Mont Athos 1990. Quel évolution !

    Bref, outre les paysages, les plages paradisiaques, les petits villages authentiques perchés sur les montagne, j'attends beaucoup de ce séjour.

     

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    Et avec une pensée émue pour ce peuple grec qui a tant souffert des mesures d'austérité décidées par le FMI, les banques et la CEE. Un peuple qu'il faut aider à se relever, en y allant en vacances notamment.

     

  • Dégustation du lundi 255

    Fort belle dégustation du Clos ce lundi soir, à 5, pour fêter un anniversaire, avec un blanc et 7 rouges. De très belles bouteilles...

    Le blanc présente une robe or pâle et un nez fin et subtil de Chardonnay. En bouche, c'est puissant, long, tendu avec une belle amertume en finale. Nos deux amis de Loire partent sur un Sauvignon, dont l'un des 2 sur un Sauvignon Sémillon. On est pourtant en Chardonnay, en 2000 et en Bourgogne, sur la seule propriété qui fait un grand Cru en rouge et un autre en blanc, c'est tout. Bonneau du Martray 2000 En Grand Cru Corton Charlemagne. Belle bouteille.

    On passe aux rouges, pour mon plus grand plaisir, avec un premier flacon à la robe rubis et au nez de Pinot noir sur des fruits et de l'alcool. En bouche, un fort beau jus, doux et parfaitement maîtrisé : on est sur un millésime bien mûr, mais pas chaud, avec des notes de cerises. On est tous en Bourgogne, avec un tout grand vigneron, et c'est raté : Cloudy Bay Pinot Noir 2012 Marlborough en Nouvelle-Zélande. Bouteille capsulée, cotée 93 à 96/100. Surprenant et fort beau. Une découverte.

    Le troisième vin présente également une robe rubis et un nez de vin nature avec quelques notes de fumier... En bouche on a très vite eu une fort belle longueur sur des cerises en finale, mais qui s'est vite transformée en une finale fluide et sèche. Le vin est déséquilibré. L'attaque reste belle, avec de l'alcool. On cherche en Rhône et ailleurs, sans penser à la Corse : Carco Antoine Arena Patrimonio 2005. Un vin particulier qui ne plaît pas à tous.

    La bouteille suivante, avec sa capsule en plomb (interdit de nos jours) et son bouchon imbibé sur toute la surface présente une robe rubis clair et un nez de vieux vin sans aucun défaut. La bouche est géniale, avec une belle attaque douce et suave. C'est très bon, avec de la puissance, de la richesse, de la sucrosité, de la rondeur, de la typicité et en mono-cépage. Il n'est certes plus très ample, et avec un peu d'alcool qui ressort, mais en mangeant, cela doit être magnifique. L'un est en rive gauche, en 79, les autres (qui commencent à me connaître) sont à Bandol en 85, 78 ou 69. Moulin des Costes 1967, Médaille d'Or à Paris en 1969, Bandol du Domaine Bunan. Un magnifique et rare flacon qui nous procura beaucoup plus de plaisir que les Bordeaux Grands Crus de la même époque. Une fort belle bouteille. Et mes remerciements à Paul Bunan et sa famille.

     

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    Le cinquième flacon présente une robe rubis plus foncée et un nez de vin nature. En bouche, un bon jus, avec beaucoup de fruits et une petite sécheresse en finale. Il y a une puissance non alcoolisée tout en n'étant pas extrêmement concentré : c'est assez léger et sur la finesse. Les Hautes Maizières 2011 de Prieuré Roch en Vosne Romanée.

    Le vin suivant a une robe noire qui présente un disque tuilé et un nez bordelais. Il est plus boisé en bouche, à la bordelaise, mais sans sécheresse. C'est droit, puissant et pas mal. On évoque une rive gauche en 2000 : Grand Vin de Léoville du Marquis de Las Cases 1982 Saint Julien. Fort jeune malgré son âge.

    L'avant dernier vin présente également une robe foncée, au disque tuilé. En bouche, c'est fort bon, avec des notes de réglisse, de pin, de toast grillé et de menthe. La garrigue n'est pas loin pour ce vin qui chante provençal : Château Pradeaux 1989 en Bandol. Un magnum acquis début décembre à la vente aux enchères organisée à Bandol lors de la Fête du Millésime. Je terminerai ce très beau flacon dans les jours qui suivent, avec un énorme plaisir. Merci à la famille Portalis à Saint Cyr-sur-Mer.

    Le huitième et dernier vin présente lui aussi une robe noire et un nez puissant et lacté. En bouche, il prend sa place, sur plus de finesse qu'on ne le pensait, avec une finale sur la cerise. Je suis en Côtes du Rhône pour ce vin qui doit encore se fondre au niveau des tannins. On est sur une Syrah pure, profonde et mature, avec des notes poivrées et c'est fort beau : Cornas 2011 d'Auguste Clape.

     

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    Carco passa, comme il se doit, sous la table. On évoqua l'acquisition d'un bonnet d'Ane (ou de âne) pour celui qui passe le plus souvent sous la table, appelée également le long pont. Et le "droit de pont" réclamé par le plus fort d'entre nous. Les suites des aventures du Clos lundi prochain.

     

     

     

  • Carte des vins de Bandol et petit classement personnel...

    Pour mieux comprendre Bandol et ses terroirs, rien de mieux qu'une carte. Trop peu de gens connaissent ces grands vins de garde, composés majoritairement de Mourvèdre bien mûr. De magnifiques flacons, vendus entre 15 et 25 euros, à faire vieillir patiemment en cave, pour pouvoir déguster, plus tard, de véritables nectars.

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    Mon trio de tête en Bandols rouges, tout à fait personnel, est Pibarnon, Terrebrune et Lafran-Veyrolles en Cuvée Spéciale. Très proches de ce trio viennent aussi Pradeaux, Bunan (avec son Moulin des Costes, sa Cuvée Charriage et Rouvière) et Tempier (avec ses cuvées La Migoua, La Tourtine et la désormais de plus en plus rare cuvée Cabassaou).

    J'apprécie également La Bégude (et La Brûlade produite dans certaines millésimes), La Tour de Bon en Cuvée Saint-Féréol, La Suffrène et sa cuvée Les Lauves, Souviou, sans oublier le magique Jean-Pierre Gaussen.

    Viennent ensuite, toujours avec beaucoup de plaisir dans le verre selon les millésimes, Château Vannières, Gros Noré, Castell Ryenoard, La Bastide Blanche (et sa cuvée Fonténaou) et La Laidière.

    Puis viennent tous les autres, dont certains ne figurent même pas sur cette carte déjà ancienne, et avec une qualité qui ne cesse de monter, dont on peut citer La Vivonne et Salettes qui remportèrent le titre de Vin de Garde sur le millésime 2014, mais aussi les Domaines Sorin, de L'estagnol, et des Baguiers.

    Je n'ai jamais pu déguster, jusqu'à présent, un Bandol du Domaine Pieracci, qui a sorti quelque chose de très beau sur 2011, paraît-il, mais fort difficile à trouver.

    Et je n'ai pas encore dégusté les vins de certains Domaines ou Châteaux : Baumelles, Cagueloup, Clos du Cas, Dupuy de Lôme, Imbert, Gueissard, Lou Capelan, Moutin, La Rochebelle, Mas Thérèse et Guilhem Tournier. Ce classement personnel est donc subjectif.

    Notons aussi qu'à part Terrebrune situé à Ollioules et Pradeaux à Saint-Cyr-sur-mer, mes Bandols préférés sont géographiquement parlant, fort proches les uns des autres, au Plan du Castellet. Hasard ou terroir ?

     

  • Dégustation du lundi 252

    Dernière dégustation du Clos pour 2014 ce lundi soir, à 4. A fêter, avec pour commencer un vin blanc à la robe claire et au nez serré, classique, sur du Chardonnay. La bouche est grasse, citronnée, avec des notes d'élevage fondu et une belle fraîcheur. Il y a de la puissance, de la tension et de la minéralité : Meursault Clos des Bouchères 2011 Monopole du Domaine Roulot. C'est le premier millésime travaillé par Jean-Marc Roulot (très connu pour ses grands vins blancs de Meursault) sur cette parcelle qu'il vient d'acquérir. 2011, en Bourgogne, est un millésime qu'il faut snober, et plutôt acheter 2008/2009 et 2010.

    Le second blanc présente une robe jaune, et un nez de vin nature sur du pain grillé, du foin et un côté perlant. En bouche, une certaine richesse, mais aussi de la vivacité. Il est moins racé que le précédent, mais plus complexe, avec son petit côté Cantillon, et la fraîcheur apportée par le perlant : Clos Champ Bernard, Savagnin 2011, de Jean-François Ganevat. Un Savagnin vert, dans le Jura, dont on ignorait l'existence...

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    On passe aux rouges, avec 3 bouteilles servies en même temps, et présentant la même robe rubis clair. Le nez du premier est sur les tomates confites et la ratatouille, celui du second est plus floral, avec des fruits noirs plus marqués, celui du troisième est toasté, fumé, sur des notes de soufre d'allumettes juste éteintes.

    En bouche, le premier est classique, sur une finale de cerises croquantes et de noyaux de cerises (amertume). Le second est encore plus sur le fruit, avec de l'alcool et des tannins plus présents mais pas dérangeants. Le troisième est énigmatique, viandeux, avec de la réduction.

    Les trois bouteilles proviennent du même vigneron, sur la même parcelle et dans 3 millésimes différents, et c'est fort intéressant : Clos des Porrets St-Georges, Monopole en Nuits-St-Georges d'Henri Gouges, en 2007, 2009 et 2010. Le 2009 est le favori de 3 d'entre-nous, tout en dentelle.

    La sixième bouteille de la soirée et le quatrième rouge, est noir de robe.Le nez est très beau, directement dans le fruit, mûr, noir et sur du noyau. En bouche, on repart sur la finesse et l'élégance, avec des tannins bien enrobés qui portent le vin. Il n'y a pas de sucre. C'est le travail d'un bon vigneron dans un bon millésime, avec le parti pris de bien faire. L'un est sur une Syrah, l'autre sur une Grenache pour ce Muntada 2011 en Côtes de Roussillon Villages du Domaine Gauby. J'avais annoncé 30% de Grenache, 30% de Syrah, 30% de Carignan et 10 % de Mourvèdre, mais en fait, pour cette cuvée, on est à 45% de Grenache noir, 45% de Carignan, 5% de Mourvèdre et 5% Syrah. Très beau flacon.

    On termina la dégustation avec un vin moelleux de circonstance, à la robe dorée et au fort beau nez. Par contre, en bouche, c'est pas mal, mais on ne s'envole pas : le goût est bon, le côté Corinthe précis, mais décevant au niveau de la sucrosité, un peu aqueux, manque de gnac, flagada et banal : Gewurtztraminer Grains Nobles 1989 de Trimbach en Alsace.

    La prochaine dégustation du Clos en 2015, lundi prochain. Qui vivra verra ! En attendant, bonnes fêtes de fin d'année à tous !

  • Domaine de la Janasse Cuvée Chaupin 2007

    Avec la météo tumultueuse annoncée pour cette nuit, mieux vaut rester chez soi, avec un bon feu ouvert, un bon vieux 33T qui tourne sur la platine et un bon verre de vin !

    Surprise dans ma cave devant ma bouteille de Châteauneuf-du-Pape, dont le bouchon ne semblait plus étanche ! Le niveau avait baissé de 2 centimètres ! C'est donc celle-là que j'ai remonté, vu l'urgence.

    Un sacrilège pour cette bouteille unique, cotée 98/100 par Bobby, et que je pensais boire entre 2027 et 2047 (il faut être optimiste dans la vie)... Mais quand il faut...

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    C'est donc avec un pincement au coeur que je la débouche : le bouchon est tendre et imbibé et je crains le pire. Au nez, pas de défaut. Me voilà soulagé... Je sers le verre et là, c'est vraiment magnifique : une robe foncée à peine marquée par l'évolution, des larmes de glycérine sur le verre et un nez frais, puissant et complexe, sur des fruits rouges et noirs.

    En bouche, une superbe attaque, fondue, sur des fruits mûrs mais pas confiturés, avec des notes de cassis, de violette et de poivre blanc, et avec un boisé tout à fait intégré. Un peu de chaleur et des notes d'alcool aussi, mais pas exubérantes, malgré les 15°5 annoncés sur la contre-étiquette. Et une matière et une longueur incroyables. Une magnifique Grenache 100%, d'Aimé Sabon. Superbe.

    Bref, un tout grand moment, que je regrette de ne plus pouvoir partager avec mes compères du Clos un lundi soir dans 15 ans... Mais je leur raconterai lundi prochain!

     

  • Dégustation du lundi 251

    Dégustation mémorable ce lundi 22/12/2014 à 6, avec un invité sympa ayant amené 2 Clos. Cinq blancs et cinq rouges pour cette dégustation en ces temps de fêtes et d’étoiles, avec un premier vin à la robe cognac et au nez oxydatif de pommes, de colle au scotch et d’alcool. S’il y a de la fraîcheur derrière, cela peut être bon : il faut le goûter. La bouche est riche, chaude et mûre. On pense à un Chenin trop riche en Loire et on évoque un Anjou générique de Mosse en 2010 pour ce Clos de la Coulée de Serrant 2010 en Savennières-Coulée de Serrant de Nicolas Joly, qui titre 15°5 ! Décevant. 

    Le second vin blanc, à la robe paille, présente un nez de maturité, avec un peu de résiduel. En bouche, à nouveau un Chenin qui n’est pas, non plus, le champion de la vivacité. Un peu lourd, un peu simplet avec une finale plaisante sur de l’amertume et un côté salin. Mais le sucre résiduel le rend lourd. Les Bonnes Blanches 2005 en Anjou d’Agnès et René Mosse. Et comme ce n’est pas un Clos, c’est donc celui qui amena ce flacon qui passera sous la table en fin de soirée…

    Le vin suivant, à la robe paille également, présente un autre type de nez sur du beurre et du citron. La bouche est bizarre et dissociée : d’abord un côté fromagé, puis l’acidité qui revient, sur des notes citronnées persistantes, et salines jusqu’en finale. Quelqu’un évoque un Chardonnay sur Chablis pour ce troisième Chenin de la soirée : Les Nourrissons 2012 en Vin de France de Bernardeau. On est en Anjou sur une petite propriété de 2 hectares et demi en Bonnezeaux.

    Le quatrième blanc, à la robe plus claire, nous annonce un Chardonnay citronné au nez, avec des larmes de glycérine sur le verre. La bouche, style bourgogne classique confirme un travail bien fait. On est en Premier Cru, en Côtes de Beaune : Beaune 1er Cru Les Aigrots 2008 du Domaine de Montille à Volnay. En hommage à Hubert de Montille, décédé il y a peu.

    Enfin le dernier vin blanc de la soirée (ouf), à la robe paille et au nez vert. La bouche est remarquablement longue, sur du melon et des fruits exotiques, avec une amertume et une acidité qui contrebalancent le côté un peu riche. Mais tout est en équilibre et c’est très bon : Meursault-Charmes 1er Cru 2008 du Domaine des Comtes Lafon.

    On passe aux rouges avec un premier flacon à la robe rubis clair et au nez de vin nature simple, de Pinot noir sur le fruit. La bouche présente du sucre résiduel ou un vin chaptalisé, sans grand défaut, avec des fruits croquants, mais pas très vivant. Beaune 1er Cru Les Grèves 2007 toujours du Domaine de Montille. Second hommage.

    Le septième flacon est plus sérieux, avec sa robe plus foncée et son nez de fruits mûrs, d'humus et de sous-bois, sur de l’alcool. La bouche est soyeuse, mature, sur des noyaux de cerises et des tannins très fins. On est soit en Pinot noir, soit sur un tout bon Cabernet : Clos Rougeard Le Bourg 2006 en Saumur Champigny. Une belle bouteille.

    Le troisième rouge de la soirée présente une robe encore plus foncée et un nez complexe sur du café et du chocolat. Ce vin, secoué en carafe pour nous faire penser qu’il était perlant, présente une bouche parfaite qui balance : noblesse d’esprit dans la richesse, boisé juste comme il faut sur un fruit très riche, avec des notes de cèdre, de réglisse et de tomates confites en finale, sans aucune sécheresse. Véga Sicilia Unico 2004 en Ribeira Del Douro. Le meilleur vin espagnol qui soit.

    Le quatrième rouge, à la robe noire et au nez mentholé présente une fort belle attaque en monocépage sur du galet et du galet dans un millésime chaud. C’est rond, sucré mais pas confituré, et très fin. C’est très beau et cela ne peut être que le travail d’un très bon vigneron. Paul Avril est évoqué, si l’on est à Châteauneuf, 2003 comme millésime chaud, Rayas 2003 qui était comme cela… Clos des Papes 2006 en Châteauneuf-du-Pape, de Paul Avril.

    La dixième et dernière bouteille de la soirée présente une robe rubis assez claire et un nez de noyaux de cerises profond, pur et non trafiqué. La bouche est fondue, fruitée et ensoleillée. Un beau fruité non bouffé par l’alcool, ni le bois. On évoque un Bordeaux 1990. Il manque un peu de matière en bouche, mais c’est magnifique et grandiose, sans la moindre sécheresse. On évoque un Cabernet Sauvignon/Cabernet Franc en 90 ou un grand Rayas, et c’est le cas : Château Rayas 2003 Réservé en Châteauneuf-du-Pape. 

    Notre hôte nous servi alors un délicieux plat de circonstance qui nous permis de prolonger la soirée et d’achever les meilleurs flacons de la dégustation, tout en évoquant de très bons souvenirs. Dernier Clos de folie de l’année, lundi prochain, à 4, avant de commencer un sérieux régime et un retour à la norme habituelle, à savoir, une bouteille par personne ! Bon réveillon de Noël à  tous.

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  • Dégustation du lundi 247

    On poursuit la série des dégustations à l'aveugle, toujours à 5, avec une magnifique dégustation ce lundi soir. Que du plaisir...

    Premier blanc, à la robe claire et au nez pas Chenin, mais plutôt Chardonnay pour nos amis très portés sur La Loire. En bouche, c'est vif, frais, citronné, avec un petit côté minéral. C'est bon, super précis, génial : un grand vin pas cher. Chenin "Les Noëls de Montbenault" 2010 en Vin de France (Anjou). Un vin de Richard Leroy, un gars qui ne se fout pas de la gueule du monde, lui !

    Second blanc, à la robe aussi claire, et au nez plus classique, sur du Chardonnay et de l'élevage. La bouche est moins vivante que le précédent, avec un peu d'amertume et une finale un peu courte. Il y a du citron, avec un peu de boisé, mais il manque la tension à laquelle ce vigneron nous avait habitué : Meursault 1er Cru La Goutte d'Or 2011 d'Arnaud Ente.

    Troisième blanc (et oui, il y a des lundis comme cela...), à la robe plus foncée, or, et au nez plus intéressant, en vin nature pour moi (tout un débat : c'est quoi un vin nature?). Bouche ample, pleine, complexe, très mûre, un peu huileuse sur de l'abricot confit, et avec un peu d'alcool. A noter : un côté légèrement perlant qui disparaît assez vite pour laisser une certaine tension. Les Chalasses Marnes Bleues 2009 en Côtes du Jura. On est sur un Savagnin ouillé, et on en boit très rarement.

    Enfin les rouges, avec un quatrième flacon à la robe foncée et au nez de noix de jambon fumé d'Ardennes (pour moi), et de graphite, fumée et violette pour d'autres, non végétariens. La bouche est fort belle : franche, fine, puissante, sur une belle matière, avec de la fraîcheur, racée sur des fruits mûrs. On pense à une Syrah et c'est presque cela : Côte-Rôtie Côteaux de Bassenon 2007 de Jean-Michel Stephan. On est en Serine (qui est de la Syrah), Viognier et Syrah.

    Second rouge, à la robe plus claire et au nez un peu mentholé et pas exubérante. En bouche, c'est fin, délicat, avec des petits grains bien rôtis par le soleil. On a la finesse en bouche, puis la précision du fruit, puis, cela part sur la chaleur, dans une grande finale très plaisante. Noblesse, harmonie, charme et souplesse : Barbe Rac 2008 Châteauneuf-du-Pape de Michel Chapoutier. Vachement en dentelle par rapport à un Beaucastel ou à un La Gardine...

    Le troisième rouge présente une robe noire et un beau nez, en vin nature pour moi (et re-débat). En bouche, petits fruits, longueur, délicatesse et justesse incroyables. Le côté fruit est privilégié : on est dans l'aérien. C'est fin, élégant et mûr et on pense à une Syrah. Mais on se trompe quand même sur le pays : ni en France, ni en Europe, ni aux Etats-Unis, ni en Amérique du sud : Tommy Ruff Barosa Valley Shiraz Mourvèdre 2011 Australia. Une fort belle bouteille.

    La suite de nos aventures, lundi prochain. Si tout va bien.

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  • La Vague d'Or...

    Et on achève cette série de photos de plats français de haut vol, avec le meilleur de tous. Le restaurant 3 étoiles de l'Hôtel de la Pinède à Saint-Tropez, La Vague d'Or. Malheureusement, la qualité des photos est médiocre car nous avons dîné dehors, à nouveau au bord de la grande bleue, et la lumière ambiante était insuffisante... Mais cela reste le meilleur souvenir gastronomique de 2014.

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  • Les conserves de tomates goutûes pour l'hiver, c'est maintenant...

    Nous voilà en pleine saison de tomates de terre, la seule vraie tomate, celle qui a du goût. C'est donc le moment d'en profiter en en consommant beaucoup, mais c'est également le moment de penser aux tristes soirées d'hiver en préparant quelques réserves.

    Il suffit d'acheter au marché (pas en grandes surfaces, qui continuent à vous vendre n'importe quoi, malgré la pleine saison) quelques kilos de tomates bio. D'anciennes variétés oubliées, par exemple...

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    Vous les lavez, enlevez la queue, les coupez en quartiers, éliminez la pulpe et les pépins, et faites cuire la chair dans une grande casserole avec un fond d'huile d'olive et un peu de sel.

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    Vous laissez cuire jusqu'à ce qu'elles soient fondantes. Puis vous versez le contenu de la casserole dans une passoire pour éliminer l'eau. Il vous reste la chair de tomate, rouge, parfumée aux senteurs de l'été, que vous aurez beaucoup de plaisir de retrouver en hiver !

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    Laissez refroidir, avant de surgeler, en portions adaptées à vos futurs besoins. 

    Et un dernier petit conseil : tant que vous y êtes, goûtez chaque variété de tomate et prélevez quelques pépins de celles que vous préférez. Vous les planterez en avril prochain, et vous aurez de magnifiques pieds de tomates chez vous, avec la même variété que celle qui vous avait tant plu ! Easy.

  • Dégustation du lundi 234

    Dégustation à 4 ce soir, le cinquième s'étant offert une envolée gastronomique au Cinquantenaire, en bonne compagnie. Deux vins blancs et trois vins rouges au programme de ce soir, avec un premier flacon à la robe claire et au nez fruité-floral et quelques traces d'hydrocarbures, tout en finesse. Une belle attaque, tempérée par un petit creux en milieu de bouche (plus plat et aqueux) avant de revenir sur une fort belle finale, toute en longueur. Roditis 2013 Pella Vin Blanc IGP Macédoine (Grèce).

    La seconde bouteille nous offre une robe claire un peu plus soutenue et un nez floral discret. La bouche est fort citronnée, avec en plus, ce petit côté fromage de chèvre sec qui fait penser au Jura et à Tissot. Et c'est exact : Empreinte 2012 Chardonnay en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot.

    Premier rouge, à la robe foncée et au nez peu expressif. En bouche, c'est chaud, sud, sur de la garrigue et de l'alcool. Il y a des traces de vanille et une recherche de puissance, mais sans fraîcheur et trop sucré. On pense à un Peyrose ou un autre Domaine phare du Languedoc : c'est un Richeaume tradition 2011, en Vin de France. Rien à voir avec le Richeaume 2009 Cuvée Columelle, dégusté il y a quelques semaines au Clos. Assez décevant.

    Le second rouge présente une robe noire et un nez complexe, avec un soupçon de réduction, du cassis, de l'animal, des notes de café et de cacao. En bouche, c'est beaucoup plus plaisant que le précédent, long, avec encore quelques tannins mais non asséchants. C'est un vin du Sud, mais propre, sans excès d'alcool, qu'ils verraient bien sur un beau morceau de viande. Ils sont en Rhône, puis en Languedoc, puis au Sud-Est. Tous les pays y passeront, puis tous les continents : une première au Clos, avec ce vin brésilien de circonstance ! Quinta Da Seival 2008 Casto Portuguesas de Miolo Campanha-RS-Brazil.

    Pour la petite histoire : "Premier vin brésilien élaboré à partir de cépages portugais autochtones. L'assemblage des trois cépages confère au vin un goût à la fois puissant et facile à boire. 

    L'histoire de la famille Miolo débute au Brésil en 1897 quand Giuseppe Miolo, prend possession d'un vignoble dans la vallée de 'Vale dos Vinhedos' près de Bento Gonçalves au Nord-Est de Rio Grande do Sul. Sur ce vignoble de 30 ha , la famille Miolo cultive des raisins d'une grande qualité. Après avoir vendu leur récolte pendant plusieurs années, Adriano Miolo, l'oenologue de la famille, décide, à partir de 1990, de vinifier lui-même leurs raisins, avec l'aide de l'expert oenologue, mondialement reconnu, Michel Rolland. Ce mariage entre le savoir-faire du terroir brésilien et les techniques modernes oenologiques s'avèrent être très réussi, car le domaine Miolo produit des vins d'une qualité encore jamais vu au Brésil." Vin acheté sur le site lespassionnesduvin.com

    La dernière bouteille de la soirée présente également une robe noire mais au disque évolué et un nez peu commun, à l'italienne. En bouche, c'est la même chose, à l'italienne, avec des tannins un peu rèches en fin de bouche. Nous ne sommes pas en Italie, mais encore en Grèce, chez le même producteur que le premier vin blanc de la soirée : Bucephale Xinomavro 2007 IGP Macédoine, en Grèce.

    La suite des aventures du Clos à 5 dès que notre comparse aura atterri. Bonne semaine à tous.

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  • Un petit dîner qui a dégénéré...

    Cela faisait longtemps que je n'avais plus organisé un dîner. Trop longtemps... C'est donc avec beaucoup de plaisir que j'en ai organisé un, samedi soir, en mettant les petits plats dans les grands, pour me faire pardonner.

    J'avais prévu, en entrée, un compressé minute de langoustines 8/10 bretonnes juste rôties et de tomates oubliées accompagné d'une mayonnaise légère aux noisettes. En plat, deux belles Daurades Royales de ligne de 2,5 Kg, du Marché des Chefs, et un gratin d'aubergines. Un plateau de fromages de saison au lait cru, affinés pour le jour J, achevait les agapes.

    C'était sans compter mon filleul et un de ces potes venus m'aider, et qui ont un peu chamboulé le programme, en mieux... Je les remercie d'ailleurs, de ce coup de mains inattendu et très professionnel.

    Après les Mojitos bienvenus par cette chaleur estivale et quelques zakouski mythiques (Brandade de morue du Bec Fin sur crackers suédois bio au romarin/Tourte aux herbes de la Pâtisserie du Château de Grimaud/Roulade de saumon fumé écossais aux avocats assaisonnés de citron et de fleur de mer de Roellinger à Cancale), nous passâmes à table.

    Les mises en bouche défilèrent : Radis beurre à la fleur de sel, Céléri branche et légumes verts, Bouchée de Maquereau mariné à la pomme et à l'estragon sur un gel de vinaigre de cidre, Bille de Boeuf aux péquillos, asperges, cébettes et fleurs, Tempura de crevettes rouges sauvages de Sicile. C'était magnifique, et d'une fraîcheur incroyable.

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    La recette et la présentation des 2 plats que j'avais prévu furent modifiées, en mieux. Et les quantités réduites, vu tout ce qui précéda. Les 2 langoustines furent servies entières.

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    Suivirent le fameux plateau de fromages et le désert, une Ganache de chocolat au romarin, herbes du jardin et fraises (Charlotte de chez Bee Green) marinées au gin et baies de genièvre . 

    Les vins blancs servis : La Pucelle 2012 Rully 1er Cru de Michel Briday, Clos de la Cerisaie 2010 Saumur de Mélaric (Chenin) et Persia 2013 Ventoux du Domaine de Fondrèche (Roussane) provenaient de chez Anthocyane. De belles bouteilles à prix doux que je voulais faire découvrir au Clos. Ce sera pour une prochaine fois...

    Les vins rouges, viennent du sud de la France : Natouchka 2007 Château Miraval en Côtes de Provence, Château Vignelaure 2007 en Coteaux d’Aix en Provence (bouteille n° 09773), Terrebrune 2007 et Pibarnon 2000 en Bandol. Somptueux flacons, que j'apprécie particulièrement.

     Bref, un bon dîner programmé, qui s'est métamorphosé, le jour même, en festin gastronomique, pour le plus grand plaisir de tous.

  • Perte de la biodiversité et appauvrissement du goût...

    Interview de Périco Légasse, qui est journaliste et critique gastronomique. Il est aujourd'hui rédacteur en chef de la rubrique « art de vivre » à l'hebdomadaire Marianne.

    Atlantico : On retrouve de plus en plus de sucres dans les produits qui nous sont proposés. La récurrence d'un goût dans notre palais modifie-t-elle les saveurs que l'on perçoit ?

    Périco Légasse : Disons que cela peut créer des addictions. Si la saveur est noble, l'addiction sera noble, si la saveur est basique ou artificielle, il y aura appauvrissement du goût. Le sucre est la saveur de l'enfance, simple, facile, elle n'éveille que très peu la sensorialité. Trop consommer de produits sucrés est infantilisant. Idem pour quelqu'un qui ne lirait que des bandes dessinées.

    A-t-on perdu des saveurs ? Lesquelles ? Que perd-on en perdant des saveurs ?

    Non, nous n'avons perdu aucune saveur. La nostalgie d'une saveur perdue est symptomatique du souvenir d'enfance. Au contraire, la diversité sensorielle s'est multipliée. Un être humain dispose aujourd'hui d'un panel gustatif infiniment supérieur à autrefois. En revanche, ce qui s'est perdu, ce sont les produits porteurs de certaines saveurs. Il ne faut pas confondre, mais c'est encore plus grave.

    Prenons l'exemple du patrimoine végétal agricole français. Nous avons perdu près de 80% de la biodiversité existante au début du XXe siècle. Un grand nombre d'espèces, de races, de variétés de produits alimentaires ont disparu, banalisés ou éradiqués par l'industrialisation de l'agriculture et la grande distribution qui éradique les produits de qualité par la compression systématique des prix. Il est là le fléau. Que perd-on quand on perd une saveur ? La même chose que lorsqu'une fleur ou un papillon disparaît de la Terre ou lorsque les intégristes musulmans dont exploser les Bouddhas de Bâmiyhän en Afghanistan.

    Qui est responsable de cette perte de saveurs ?

    La logique du profit industriel néo libéral. Autrefois, on produisait des produits alimentaires. Aujourd'hui, on produit des produits financiers, que ce soit du blé, de l'huile, du vin ou du porc. Le but n'est pas de nourrir l'humanité mais de s'enrichir en nourrissant l'humanité.

    En France, le phénomène repose sur un trio satanique :

    1 - L'agroalimentaire industrialise nos campagnes pour obtenir des produits toujours moins chers afin de conquérir des parts de marché dans la grande distribution.

    2 - La publicité fait entrer la marque de ces produits dans le temps de cerveau disponible que la chaîne de télé vend à son annonceur (célèbre phrase de Patrick le Lay).

    3 - La grande distribution introduit tous ces produits à bas prix dans le chariot du consommateur qui les a vus à la télé. Et la boucle est bouclée. La saveur est morte mais le compte en banque des trois entités est plein.

    Quelles populations (en fonction de leurs habitudes alimentaires) sont les plus exposées à ce risque ?

    Les revenus modestes et les milieux défavorisés, moins informés, plus initiés, conditionnés par une publicité avilissante et intoxiqués par la propagande des marques commerciales.

    Peut-on parler de ségrégation sociale par le goût ?

    Oui. Il y aura un jour une élite qui saura se nourrir et en aura les moyens et le reste de la masse, 90% de la population qui ira du téléviseur à la grande surface pour dépenser son salaire sur injonction des marques. Le système veut nous faire ressembler à ces masses américaines décérébrées que les USA ont transformées en chair à consommation.

    Comment faire renaître le goût pour une nourriture variée ?

    En éduquant les enfants par un apprentissage des cinq sens. En leur expliquant qu'ils ne sont pas des futurs clients mais des êtres humains dont l'alimentation déterminera leur qualité de vie, leur santé et l'environnement de la planète sur laquelle ils vivent. Cette conscience et cette science acquises, ils iront tout naturellement vers des produits et des aliments bons, propres, justes et sains, donc qui ont du goût.

    Comment peut-on (ré)éduquer nos palais ?

    En mangeant des produits de l'endroit, de la saison, cultivés, élevés ou fabriqués par des procédés respectueux de l'homme et de la nature, sans tomber dans aucun dogme ni aucune doctrine, mais qui pourront nourrir 10 milliards d'être humains tout en préservant notre bonne vieille mère la Terre, c'est-à-dire la maison commune.

    Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/palais-en-danger-offensive-industrie-agro-alimentaire-saveurs-perico-legasse-1056623.html#m69Gx4E9di3duDRW.99

     

  • Dégustation du lundi 228

    Reprise des dégustations à l'aveugle du Clos ce lundi soir, à 4, après cette période de congés et de longs week ends.

    Un vin blanc ce soir, à la robe si claire qu'on penserait boire de l'eau. Le nez est sur les agrumes et la bouche sur du pamplemousse et du citron vert, avec un peu de gras qui s'étend et tapisse la bouche entière. On ne le trouve pas très complexe et on le note moins bien que lors de la dernière fois (dégustation 210) : Rubaiyat Kôshu Sur Lie 2011 MaruFuji Winery Japon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au nez de vin nature très prononcé, sur de la fraise et du cassis. La bouche est légèrement pétillante, gourmande, débordante de fruits. Une belle surprise pour ce Teillery Organic Wine en Cabernet Sauvignon 2013 de la Maipo Valley au Chili. Un vin importé et distribué par Delhaize.  On est vraiment surpris par la qualité de ce vin with a long and clean finish (élevage) sans sulfites.

    Le troisième flacon présente une robe aussi noire que le précédent et un nez mûr et confituré. Hélas, en bouche, on est sur un vin fort extrait avec une finale  de soupe de chêne vanillé... Et quand on le re-goûte, c'est comme si on léchait la table en bois sur une longueur de 2 mètres quarante ! Tout le contraire du précédent. Les Hauteurs, Prélude 2009 en Côtes Catalanes de Dominique Hauvette à Tarerach. Fort déçus par la vigneronne renommée, mais laissons lui le temps d'apprivoiser le Carignan. Long et pas clean du tout finish...

    Le quatrième vin présente une robe grenat foncée, un peu évoluée et un nez complexe plus ancien, plus terreux et plus sanguin. La bouche est racée, complexe, intéressante avec des tannins encore présents en finale. Très belle jeunesse vu l'évolution de la robe, et belle fraîcheur pour ce La Brûlade 2005 du Domaine de La Bégude en Bandol. Vin produit à 2.000 bouteilles sur certains millésimes seulement.

    On termina la dégustation de ce lundi avec un dernier flacon à la robe foncée et au nez sur des fruits noirs, des prunes et un côté animal. Belle fraîcheur en bouche et une finale sur des fruits rouges et des épices douces. Nous sommes agréablement surpris par ce second vin acheté au Delhaize : Les Pentes Douces 2010 du Château La Coste en Coteaux d'Aix-en-Provence. Syrah 40%, Grenache 40% et Cabernet Sauvignon 20%.

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain, désormais à 5. Qui vivra verra.

  • Les bons restaurants de Sainte-Maxime...

    Lors d'un court séjour de 6 jours à Sainte-Maxime, j'ai eu l'occasion de tester quelques tables. Voici mon analyse et mes appréciations.

    La Belle Aurore, un restaurant d'hôtel, présente une cuisine soignée, mais pas assez provençale à mon goût. De plus, pourquoi proposer une salade de homard à la truffe, quand la saison de la truffe est finie depuis longtemps ? Cadre feutré, belle vue.

    L'Hermitage, que je considérais comme le restaurant de Sainte-Maxime qui avait repris le flambeau de feu l'Esquinade, m'a déçu a 2 reprises. Bien que la fameuse soupe de poissons soit toujours à la hauteur, il faut bien constater que ce n'est plus ce que c'était, ni au niveau du service (oublis), ni au niveau de la fraîcheur de certains poissons grillés, ni au niveau de leur cuisson. Dommage.

    D'autant plus que La Gruppi, mon second bon souvenir, est tombé en-dessous de tout. Langoustines rôties qui ne le sont pas (le Chef ferait bien de lire la définition du mot rôtir), et qui, en plus, présentent une queue atrophiée de la taille d'une petite crevette... Quant à l'assiette du pêcheur (façon bouillabaisse), elle est décevante elle aussi. Bref, toute grosse déception.

    Les Flambeaux, par contre, restent équivalents à ce qu'ils étaient : une cuisine simple et régionale mais goûtue et composée d'ingrédients frais et de qualité. La cuisson est parfaite et la présentation soignée. Un excellent menu à 35 euros et une bouteille de Bandol rouge ont fait mon bonheur.

    Côté Jardin m'a énervé. Soi-disant le premier restaurant de Sainte-Maxime... Peut-on appeler restaurant un lieu où vous pouvez déguster soit des toasts avec de la salade, soit de la salade avec des toasts? Ce n'est pas de la cuisine. Certes il y a un plat du jour, mais il faut l'aimer. Quant au vin, quoique vous aimiez, le patron vous servira son fameux Château Verez, inconnu au bataillon, et, à mes yeux, pas terrible du tout. Alors qu'il y a tellement de merveilles dans cette magnifique région... Bref, énorme déception aussi. Dommage, car le cadre est sympa.

    Le Bistrot de Louis est sympa et joue la carte de la Bistronomie. Petites entrées innovantes (fleurs de courgettes farcies de brandade, hélas manquant de goût, ou petits beignets de légumes et crustacés, appétissants) et des plats basés sur le produit frais (petits pageots grillés, ou Saint Pierre en suggestion du marché). C'est simple mais frais et soigné.

    La Trattoria Mamma Mia, est le véritable restaurant italien de Sainte-Maxime, aux portions généreuses. Mais on ne parle pas ici de gastronomie : Parmagiana di Melanzane très copieuse, mais sans finesse, et grande et bonne pizza pour suivre. On ne joue pas dans le même registre, mais c'est honnête. Service sympa et attentionné.

    La Badiane et l'Amiral devraient être 2 tables à la hauteur de vos espérances. Je n'y suis pas allé car les plats proposés à la carte ne répondaient pas à mes envies du moment. Mais j'y ai chaque fois bien déjeuné ou dîné dans le passé.

    Pour vraiment bien manger, à Sainte-Maxime, il faut se rendre à Maxim Plage sur la Grande Croisette. Le service est impeccable et jovial, les produits de très bonne qualité et le Chef vraiment doué. La Parmagiana di Melanzane est un délicat millefeuille d'aubergines dressé à la minute et passé au four avec des tomates goûtues et de la mozzarella fondante. Certaines aubergines sont croquantes, d'autres moelleuses et fondantes : c'est magnifique comme équilibre. Quant aux poissons grillés, ici on ne triche pas. Une fraîcheur extrême, une cuisson vraiment parfaite et les accompagnements que vous souhaitez. Vraiment parfait. Beaucoup de plaisir et rien à dire. Sans parler du cadre, phénoménal. C'est Le Bon Restaurant de Sainte-Maxime.

    Sinon, il suffit de prendre la navette et d'aller au Girelier sur le Port de Saint-Tropez : impeccable également. Ou de prendre la voiture et d'aller au Plan de la Tour à La Tour du Plan. Là, comme à Maxim Plage, vous ne serez pas déçu. Jamais.