pinot noir

  • Dégustation du lundi 155

    Reprise des dégustations à l'aveugle au Clos, après cette semaine de vacances, avec un premier vin à la robe dorée et au nez intense sur du raisin de Corinthe. La bouche est riche, grasse, ronde, avec une fraîcheur florale et des hydrocarbures. On pense à un chardonnay de chez Valette et on se trompe : Coudoulet de Beaucastel 2006 de Pierre Perrin en Côtes du Rhône. On est en biodynamie sur un terroir de  3 hectares entre Orange et Avignon, à l'est de Beaucastel. Pas mal.

    On s'attaque aux rouges avec un second vin à la robe noire et au nez de Richeaume, sur des petits fruits rouges et noirs. En bouche, de la chair, de l'intensité, des tannins fins et serrés, un côté sud ponctué par une belle fraîcheur mais avec une petite sécheresse tannique en finale. Des tannins qui ne portent pas le vin, mais qui sont résiduels. Un vin travaillé, mais pas sur le fruit. Canet Valette 1999 "Le Vin Maghani" en Saint-Chinian. Le Clos est assez déçu de ce plus grand vin de Valette, car habitué à bien mieux.

    Troisième flacon, à la robe noire également, et au nez de grand vin bordelais, s'il n'y avait ces notes de caramel au beurre en fin de nez. En bouche, tout le contraire du précédent : légèreté, fluidité, finesse, fruité porté, longiligne sur une belle longueur sans sécheresse, avec un croquant de Pinot noir. Heredium Réserve 2004 de Pierre Robyr à corin sur Sierre, en Suisse.

    On acheva la dégustation avec un vin à la robe rubis et au nez de Pinot noir. En bouche, un vieux coca fatigué. C'est vide et c'est fâné : il ne goûte plus rien... Gevrey Chambertin 1995 Cuvée Vieilles Vignes de Philippe Charlopin-Parizot. Déception totale, une fois de plus, sur ces bourgognes qui auraient dû être meilleurs. Pas facile les bourgognes...

    Lundi prochain, dégustation de bourgognes rouges avec un climat, de 1995 à 2005. Histoire de vérifier si on peut encore avoir un peu de plaisir... Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 140

    Reprise des dégustations du lundi après ces longues vacances de Pâques tardives, avec un Clos en pleine forme. Dégustation qu'on débuta avec 2 vins blancs présentés en parallèle. Le premier à la robe jaune claire, le second à la robe plus foncée. Au nez, le premier est fruité, classique, avec du brûlé comme un riesling, et très net, tandis que le second présente un nez légèrement anisé, avec de la poire, plus riche. En bouche, le premier confirme son nez avec un vin parfait, un vin d'oenologue, avec une belle tension, une belle minéralité et un côté toasté, alors que le second, légèrement oxydé pour moi (pas pour les autres), avec de l'alcool de poire, est plus riche, plus gras et évolue fort dans le verre. Ce sont pourtant les mêmes cépages, dans le même millésime : Rieling Schossberg Cuvée Ste Catherine 2008, Clos des Capucins en Alsace Grand Cru du Domaine Weinbach de Colette, Catherine et Laurence Faller pour le premier, et Muenchberg Grand Cru 2008 de Julien Meyer, toujours en Alsace Grand Cru pour le second. Intéressant.

    Troisième blanc, à la robe jaune citron et au nez frais, très expressif, sur de la noix, avec un côté beurré et boisé. En bouche, hélas, un vieux vin, une vieille bouche, et un côté légèrement bouchonné : Domaine de l'Aube des temps 1995 en Vin de Pays d'Oc. On est en Chardonnay pour ce vin jamais dégusté auparavant, et pas folichon.

    On attaque enfin les rouges, avec ce quatrième flacon à la robe rubis et au nez biodynamique (pour moi) sur des fruits rouges bien présents. En bouche, c'est mûr, très légèrement pétillant, donc non protégé, sur une fort belle matière, avec de la chair et un très beau fruit, complexe, et une belle concentration. Un vin idéal sur un agneau de Sistéron à l'ail... Rêvolution 2006 du Domaine de la Tour du Bon, en Bandol. Moi qui adore les Bandols et qui ai des cuvées St-Férréol du même Domaine en cave, n'ai pas reconnu l'appellation, ni le cépage... On était plutôt sur une Syrah... Cuvée spéciale, quasi introuvable, et sans un milligramme de SO2. Pas mal, mais déroutant.

    Cinquième flacon, à la robe rubis et au nez bordelais (rive gauche) d'avant, c'est à dire sur une petite corbeille de fruits : super !  En bouche, c'est hélas moins bien, avec le boisé qui prend le dessus et le fruit qui s'estompe vite : Lagrange 1989 en Saint Julien. A noter que le vin est encore jeune si on tient compte des millésimes fort récents annoncés pas les dégustateurs.

    Dernière bouteille de la soirée avec un vin à la robe rubis claire et au nez viandé et plus chaud. C'est fort bonbon, vanillé et sucré. En bouche, pas de grande complexité, riche à mourir, gourmand. Chaud et sans grande finesse. On pense à une Syrah, à une Grenache, et on se plante tout à fait ! C'est un Pinot noir en Côtes de Beaune 2003 ! Volnay Caillerets Ancienne Cuvée Carnot 2003 du Domaine Bouchard Père et Fils. Impossible de retrouver la typicité du Pinot noir, même en sachant ce que c'est ! Le millésime 2003, fort chaud en Bourgogne, doit y être pour quelque chose...

    Lundi prochain, toujours sur le thème du bonbon, nous inaugurerons l'ouverture de ce nouveau resto à Woluwé St Pierre, qui ouvre enfin ses portes demain après des travaux ayant pris un peu de retard... Qui vivra goûtera.

  • Dégustation du lundi (65)

    Fort belle dégustation à 4 sur le thème du pinot noir, avec 4 fort belles bouteilles. La première, au nez jeune et classique, souple, avec des fruits francs présenta une bouche sans dureté ni agressivité, de bonbon léger et assez cuit, au boisé bien fondu, fin, vanillé et frais : Clos de la Roche Grand Cru 2005 du Domaine Pierre Amiot et Fils. La seconde, avec son nez qui ne pinote pas et qui sent la cave humide sans être plaisant, présenta une bouche à l'antithèse du premier : concentration et acidité. Des bidouilleurs qui sucrent d'un côté et acidifient de l'autre ! Manque de fruits, cuit à mort, à la Charlopin-Parizot. Gevrey Chambertin 2005 "Coeur de Roy" très Vieilles vignes de Bernard Dugat-Py. Décevant, en regard de son Charmes Chambertin 96 et 2003 dégustés récemment et magnifiques... La troisième, au nez viandé et d'alcool, avec de vieux arômes de vieux bourgognes, présenta en bouche tout le drame de la bourgogne... On achète de bons vins en confiance, on les déguste 13 ans plus tard, et c'est la catastrophe ! Nuits-ST-Georges Clos des Porrets-St Georges 1995 du Domaine Henry Gouges. Cette bouteille nique le mythe ! Première déception avec un Gouges... La quatrième, au nez riche et frais, mentholé, ne pinote pas non plus : on est plutôt sur une Syrah. La bouche, riche, chaude, soyeuse et dense présenta un bel équilibre sur un beau fruit qui supporte l'élevage, au beau potentiel : Clos de Tart Grand Cru 2005 de Mommessin (seul propriétaire). Moralité habituelle des dégustations de bourgognes : buvons-les jeunes car on est trop souvent fort déçus plus tard...La semaine prochaine, Amérique du Sud, sans moi, en visite dans les vignobles varois et de Bandol, juste retour à mes racines...

  • dégustation du lundi (56)

    Intéressante dégustation au Clos, à 5, sur le thème de la Côte de Beaune. On commença par un vin jeune, mûr et classique (= moderne). Un nez de cerises mûres, et une bouche légère, avec une fort belle persistance du fruit, sur une belle finesse : un Beaune 1er Cru 2003 "Clos des Mouches" de Jean Garaudet (aussi bon que Drouhin, mais à moitié prix). Le second vin présenta un nez de cacao et de café fraîchement moulu, vinifié à l'ancienne. La bouche s'avéra huileuse, avec de l'alcool, un peu de verdeur et assez déséquilibrée : un Pommard "Les Vaumuriens" 2004 de J-F Coche-Dury (bouteille 000204). Le troisième, avec sa robe délavée et trouble, son nez acide et sa bouche pas terrible du tout était un Saint Romain 2001 "Sous Roche" du Domaine de Chassarney. Le quatrième, avec son nez de fraises écrasées, d'oeuf pourri, de verdeur et d'alcool ne se présentait pas mieux que le précédent... Une bouche d'éther, de menthol, au goût de désinfectant ! Un Volnay- Chanlin 1er Cru 2002 de Blain Gagnard. Triste et décevant. Vînt alors le 5ème et dernier vin de ce soir : un nez noble et complexe de petits fruits rouges et de tabac blond et une bouche magnifique, veloutée, un pur jus de petits fruits rouges, très mûrs, avec de la complexité. En Busigny "Le sang rouge de la terre" 2005 de Bernard Van Berg, vigneron à Meursault, en Bourgogne Grand Ordinaire. Très belle bouteille (une Baronne), 100% pinot noir, et seulement 600 bouteilles (10 hecto/l'hectare) : une belle découverte ! Lundi prochain, nous serons sur les syrah, grenache, mourvèdre, carrignan et autre cinsault. Bonne semaine !

  • Dégustation du lundi (54)

    Très intéressante dégustation à 3 ce lundi soir, sur le thème de la Côte de Nuits. On attaqua avec un Charmes-Chambertin 1996 Grand Cru de Pierre Bourée et Fils (assez léger, gentil pour une bouteille de 12 ans d'âge, mais avec un manque de caractère), pour poursuivre avec un Morey Saint Denis 1er Cru "Aux Charmes" 2005 du Domaine de Pierre Amiot et Fils, de Jean-Louis et Didier Amiot (avec un très beau nez sur le fruit, pas trop travaillé, ni boisé et avec beaucoup de finesse). Vînt ensuite un Domaine des Perdrix 2003, Nuits St Georges 1er Cru "Aux Perdrix" Quasi Monopole de B. et C. Devillard (belle concentration due au millésime 2003, le plus chaud après 1947,, vinifié par un gars qui sait faire du pinard : cela aurait pu être un Louis Jadot ou un Bouchard Père et fils. Très belle bouteille.). Et on termina cette dégustation sur un La Tâche 1998, Monopole, de la Société Civile de la Romanée-Conti (bouteille n° 05757), cotée 93/100 par Parker. Très bon pour 98, assez évolué, mais qui passe bien après le 2003. Un beau nez assez puissant, et une gentille bouche qui incite à ne plus trop le laisser en cave. Moralité : buvons les Bourgognes jeunes, parce que plus on les attend, plus cela s'avère compliqué et souvent décevant... Lundi prochain, dégustation surprise, anniversaire oblige...