phtalate

  • Vivre sans plastique...

    Vivre sans plastique est une question de bon sens et d'instinct de survie. Cala fait des années que j'ai viré de chez moi tout ce qui en contenait : Tupperware, bols ou plats, ustensiles de cuisine, boîtes de conserves et canettes de softs, bouteilles d'eau, bacs à glaçons, presse-fruits, et j'en passe...

    Ce qui me fait mal, c'est de toujours voir des gens  qui boivent dans du plastique, avec une cuillère en plastique, amènent au bureau leur repas en Tupperware, le mettent au micro-ondes et le mangent. Ils n'ont rien compris.

    Pour vous aider dans cette démarche, un chouette site en français : http://lifewithoutplastic.com/fr/plastic-types

    Vous y apprendrez plein de choses : de comment reconnaître les différents types de plastiques (voir tableau ci-dessous (www.igepac.com), repris d'un article paru sur le site Les Moutons Enragés), quelles alternatives saines, etc. 

    Juste une dernière chose : parmi les sept différents types de plastique codés que l’on retrouve sur le marché, des études ont démontré que les plastiques numéros 1, 3, 6 et 7 (polycarbonate) sont les plus toxiques. Des recherches sur les plastiques 2, 4 et 5 se poursuivent. Ce qui veut tout dire...

     

    PLASTIQUE-CODE-3.png

  • Du poison dans l'eau en bouteilles...

    L'eau du robinet étant impropre à la consommation, il reste heureusement celle en bouteilles ! Mais pas de chance, celle-là est également bourrée d'éléments très nocifs pour la santé :

    Les plastiques synthétiques se composent de différents produits de base extraits principalement du pétrole auxquels on ajoute des additifs pour obtenir le plastique souhaité.

    Le plastifiant du PVC (phtalate ou autre) ne forme pas de liaison covalente avec la matrice (polymère plastique) et peut donc migrer dans l'environnement et engendrer des risques pour la santé humaine.

    Dans le cas du PET (Polyéthylène Terephthalate : le plastique utilisé pour les 7 milliards de bouteilles d'eau produites chaque année en France), le corps scientifique considérait jusqu'ici que son radical phtalate était lié chimiquement à sa matrice.

    Une étude menée par deux chercheurs allemands récemment publiée dans une revue scientifique révèle, selon un article du Figaro, que « l'eau minérale des bouteilles en plastique contient deux fois plus d'hormones (féminines ou masculines) que celle stockée dans des bouteilles en verre ou l'eau du robinet. Autrement dit, le plastique libère dans l'eau ce que l'on appelle des perturbateurs endocriniens ». Et plus longtemps l'eau reste stockée en bouteille, plus les taux d'hormones augmentent...

    Leurs effets à très faible dose sont encore très mal connus, mais ils sont soupçonnés de modifier chez l'homme le développement et les fonctions sexuelles et reproductrices. 

    L’eau minérale ne contient pas seulement des hormones mais aussi de l’uranium à un taux parfois inquiétant ! C’est ce que révèle l’étude réalisée par l’ONG allemande Foodwatch. 

    Résultat : 104 marques – dont San Pellegrino, Perrier, et Badoit – dépassent le seuil de 2 microgrammes d’uranium par litre (µg/l), le taux maximum acceptable selon l’ONG.

    En Allemagne, la mention « conseillée aux nourrissons » est interdite pour les eaux qui ne respectent pas ce seuil, en raison de la toxicité chimique de l’uranium qui induit des pathologies rénales. En règle générale, les eaux minérales ne doivent pas contenir d’uranium à plus de 10 µg/l.

    En France, la réglementation concerne uniquement l’eau du robinet et c’est la norme préconisée par l’Organisation mondiale de la santé de 15 µg/l qui a été retenue. Les eaux minérales évoluent dans un cadre beaucoup plus flou. Ainsi, une eau comme celle de Vichy contiendrait une vingtaine de µg/l d’uranium. Les eaux gazeuses sont plus spécifiquement concernées par ce problème et d’ailleurs les embouteilleurs dégazéifient et regazéifient leurs eaux pour les épurer.

    On trouve encore bien d'autres choses suspectes dans les bouteilles d'eau minérales, dont de l'antimoine (le taux d'antimoine analysé a été mesuré à 4 parties par trillion dans l'eau avant embouteillage. Un chiffre qui s'est porté à 360 ppt pour la même eau conditionnée dans du PET, et à 630 ppt après un stockage de trois mois), ainsi que des minéraux en trop grands nombres.

    Secret industriel oblige, les toxicologues ont toutes les peines du monde à obtenir la composition précise des produits, comme le déplore aussi Gilles Husson, président de l'Association scientifique européenne pour l'eau et la santé.

    Aujourd'hui, le marché de l'eau minérale est aussi contesté pour des raisons environnementales. Il faut sept litres d'eau pour fabriquer une bouteille en plastique et leur commercialisation nécessite des kilomètres de déplacement.

    Donc, si vous voulez vraiment boire de l'eau, qui soit saine pour la santé, il ne reste que les eaux de sources locales, embouteillées en verre, ou l'eau des torrents, si vous en avez un près de chez vous... Quant à moi, je ne bois plus d'eau depuis longtemps : j'ai perdu toute confiance dans les multinationales agro-alimentaires, qui nous exposent, en secret, à des éléments toxiques et cancérigènes. Terriens, il est temps d'agir...