petrole

  • Poissons sauvages intoxiqués par les micro-plastiques...

    "En 2012, près de 288 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde (chiffre de la fédération Plastics Europe). Malheureusement, une grande partie des objets manufacturés est amenée à finir sa vie dans l’environnement, par exemple dans les océans. Ils y sont alors érodés et divisés en des milliards de microparticules ingérables par la faune marine, à tous les niveaux trophiques. Problème : ces plastiques ont bien souvent été enrichis en composés potentiellement toxiques.

    La question posée est donc de savoir si des transferts d’additifs (nonylphénol, phénanthrène, triclosan, PBDE-47, etc.) ont lieu entre les microplastiques et les tissus de l’hôte. De nombreux indices le suggèrent, mais peu de preuves indéniables ont été trouvées chez les organismes marins. Des chercheurs du National Center for Ecological Analysis and Synthesis (NCEAS) de l’université de Californie à Santa Barbara (États-Unis) se sont attelés à ce problème, en concevant et en appliquant un protocole expérimental adapté sous la direction de Mark Anthony Browne.

    Ainsi, ils ont utilisé des arénicoles (Arenicola marina) non contaminées qu’ils ont fait évoluer dans des sables contenant 5 % de microplastiques enrichis en diverses substances, dont celles précédemment citées. Ces vers marins polychètes ont été choisis pour plusieurs raisons : ils sont fouisseurs (ils vivent dans des sédiments qu’ils « nettoient »), ils servent de nourriture à des poissons et des oiseaux limicoles, et ils sont déjà utilisés comme indicateurs écotoxicologiques dans de nombreux pays. Grâce à eux, la pollution par les microplastiques vient de prendre une nouvelle dimension.

    Des polluants présents dans les microplastiques ont été retrouvés dans les tissus des arénicoles, à des concentrations excédant parfois 250 % de celles présentes dans les sédiments expérimentaux. Des chiffres encore plus impressionnants ont été obtenus lorsque les mesures se sont concentrées sur les tissus intestinaux : entre 360 % et 3.770 %. Avec de telles valeurs, la contamination est en mesure d’affecter la physiologie des arénicoles, voire la survie de nombre d’entre elles.

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    Par exemple, le nonylphénol, qui est utilisé comme antioxydant dans le PVC, a affaibli le système immunitaire des arénicoles en réduisant de plus de 60 % la capacité des cœlomocytes à se débarrasser de bactéries pathogènes. Pour sa part, le biocide triclosan a réduit de 55 % la capacité des vers à traiter des sédiments. La mortalité observée à la suite d’une contamination par ce même produit augmente dans les mêmes proportions. Enfin, même sans ces additifs, le PVC a des répercussions sur la santé des vers. Par exemple, leur sensibilité aux stress oxydatifs a augmenté de 30 %.

    Il faut noter à ce stade que les produits ciblés sont déjà sur la sellette dans plusieurs pays. En cause, il a été démontré que quelques-uns étaient des perturbateurs endocriniens, dont certains utilisés dans des emballages alimentaires. Quoi qu’il en soit, cette étude publiée dans la revue Current Biology démontre bien que les microplastiques et leurs additifs peuvent perturber des fonctions écophysiologiques d’organismes marins. Étant donné le niveau trophique des arénicoles, elle sous-entend également que cette pollution sans cesse croissance pourrait profondément affecter les écosystèmes marins. Voilà donc une nouvelle raison pour s’y intéresser de toute urgence." Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

    C'est bien toute la chaîne alimentaire marine qui est concernée, et avec nous au bout... Ceci signifie que, quoiqu'on dise, consommer du poisson sauvage va devenir de plus en plus nocif pour la santé. Quant au poisson d'élevage, c'est encore pire, et déjà aujourd'hui. Reste les poissons d'élevage Bio et les petits poissons sauvages pas trop vieux. Et varier les espèces qui, selon leur alimentation "naturelle" seront plus ou moins pollués. Quel gâchis !

  • Energie consommée sur terre...

    L’énergie consommée en 2004 par les six milliards de Terriens vivant sur la planète bleue équivaut à environ 9 milliards de tonnes de pétrole (9 Gtep ou gigatonnes d’équivalent pétrole). Une consommation qui est mal répartie, puisque le milliard de personnes vivant dans les pays industrialisés s’approprie 80% de l’énergie disponible. Etant donné que les cinq milliards de personnes défavorisées aspirent à rejoindre les standards de consommation des pays développés, on peut prévoir sans risque d’erreur que le besoin énergétique de l'humanité se situera, en 2050, entre 25 et 30 Gtep pour les 8 à 10 milliards de personnes qui vivront alors sur terre. Même déséquilibre entre les différentes sources d’énergie à l’échelle de la planète : plus de 80% de l’énergie produite est polluante et non renouvelable (énergie fossile : 7,5 Gtep, nucléaire : 0,6 Gtep) et moins de 20% est propre et renouvelable (biomasse : 1,1 Gtep, hydraulique : 0,7 Gtep, énergies renouvelables : 0,02 Gtep). La fin de l'ère du tout pétrole a sonné, les constructeurs auto cherchent d'autres voies pour propulser leurs véhicules. Le monde de l'automobile se prépare à dire adieu au pétrole poussé par une double urgence : des réserves en or noir qui s'épuisent et un parc grandissant qui accentue encore la pollution par gaz à effet de serre. Longtemps délaissées par les constructeurs, les alternatives à l'essence et au gazole (98% de l'énergie consommée dans les transports) font désormais l'objet de toutes les attentions et de toutes les recherches. Du GPL à l'énergie solaire en passant par les biocarburants ou par les prometteuses piles à combustibles fonctionnant à l'hydrogène, tout est étudié. Mais le plus intéressant aujourd'hui semble être le moteur à air comprimé, qui offre plusieurs avantages indéniables : disposer d’une ressource gratuite, propre et en quantité infinie : l’air, ne pas diminuer ni dégrader cette ressource, ne pas polluer,rouler sans carburant inflammable et sans risque d'explosion. Plusieurs projets s’emploient à améliorer la conception et le rendement de tels moteurs. En France, la société française MDI de l’ingénieur Guy Nègre propose une voiture à air comprimé, la MiniCat's qui fonctionne selon un cycle thermodynamique à 5 temps et à 3 chambres séparées (2 chambres cylindriques d'aspiration et d'expansion et 1 chambre sphérique de compression reliée par un injecteur d'air électronique à deux réserves d'air comprimé de 300 litres à 300 bars). Ce véhicule dispose d’une autonomie de dix heures en cycle urbain. Le réapprovisionnement se fait à une station-service ou en compressant l’air dans le véhicule lui-même au moyen d’un compresseur électrique. Son moteur de 35CV permet de rouler jusqu'à 110 km/h avec une autonomie de 200 km en cycle urbain. L’économie réalisée grâce à ce mode de propulsion est importante, puisque l’air est... gratuit. Alors, votre prochaine voiture, à essence ou à air comprimé ?