pesticides

  • Non, les pesticides ne sont pas nécessaires pour nourrir la planète...

    C’est un marché qui pèse 50 milliards de dollars par an (47 milliards d’euros) que l’industrie ne veut surtout pas lâcher, au point de véhiculer un «mythe» : les pesticides sont essentiels à la sécurité alimentaire d’une population mondiale qui devrait passer de 7 milliards aujourd’hui à 9 milliards en 2050.

    C’est totalement faux, démontre un rapport présenté le 8 mars au Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies qui accuse les multinationales (Syngenta, Monsanto, Bayer…) de nier les risques sanitaires et environnementaux liés à l’usage de ces produits toxiques. Pour vendre toujours plus de pesticides, ces grands groupes se battent contre toutes restrictions ou limitations d’usage via des campagnes de lobbying auprès des gouvernements nationaux et des «stratégies marketings agressives et contraires à l’éthique».

    Pour les auteurs du rapport, Hilal Elver, rapporteuse spéciale pour le droit à l’alimentation, et Baskut Tuncak, rapporteur spécial sur les substances toxiques, «l’utilisation de plus en plus de pesticides n’a rien à voir avec la réduction de la faim [dans le monde]. Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), nous pourrions nourrir 9 milliards de personnes aujourd’hui. La production augmente, mais le problème demeure la pauvreté, les inégalités et la distribution».

    D’autant, souligne le rapport, que «les entreprises ne travaillent pas pour la réduction de la faim, elles travaillent pour une croissance de l’activité agricole à grande échelle». Une grande quantité de pesticides est ainsi utilisée pour des cultures comme l’huile de palme et le soja. Une pratique qui ne sert pas à nourrir directement les populations vulnérables et qui conduit à des déforestations.


    S’ajoute à ce mythe industriel le constat cinglant de conséquences «catastrophiques sur l’environnement, la santé humaine et la société». Les experts de l’ONU évaluent à 200 000 le nombre de décès provoqués par les pesticides chaque année. Hilal Elver et Baskut Tuncak expliquent qu’il existe «un lien entre une exposition régulière aux pesticides et la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, les troubles endocriniens, les troubles du développement et la stérilité. Les pesticides peuvent aussi avoir de nombreuses répercussions sur le plan neurologique, comme des pertes de mémoire, un manque de coordination ainsi qu’une acuité visuelle et des habiletés motrices réduites. L’asthme, les allergies et l’hypersensibilité en sont d’autres effets possibles».

    Les auteurs s’inquiètent également des empoisonnements directement à l’ingestion de ces produits toxiques. Deux épisodes dramatiques parmi d’autres : en Inde en 2013, 23 enfants de 4 à 12 ans sont morts après avoir consommé un repas contaminé par un pesticide, le monocrotophos ; l’année suivante en Chine, l’histoire s’est répétée pour 39 enfants qui avaient ingéré de la nourriture contenant des résidus de tetrahydrophthalimide. D’autres drames similaires ont également eu lieu au Pérou ou au Bangladesh, rappellent les chercheurs qui affirment que dans certains pays en développement, le nombre de décès dus à ces empoisonnements directs est «supérieur à celui dus aux maladies infectieuses».


    Et sans surprise, l’environnement n’est pas épargné : «L’usage excessif et abusif de pesticides entraîne une contamination des sols et des ressources en eau dans l’espace environnant, ce qui entraîne une réduction de la biodiversité, la destruction de populations d’insectes bénéfiques qui sont les ennemis naturels des ravageurs et une baisse de la valeur nutritionnelle des aliments.» En Chine par exemple, 26 millions d’hectares de terres agricoles, soit trois fois la superficie du Portugal, sont contaminés par des pesticides, si bien qu’environ 20% des terres arables ne peuvent être cultivées.

    Et c’est toute la biodiversité qui est concernée. Interdits à la vente en France à partir de septembre 2018, les néonicotinoïdes, insecticides les plus utilisés au monde, sont responsables du «syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles dans le monde entier. Ainsi, le déclin de 50% des populations d’abeilles mellifères domestiques enregistré en vingt-cinq ans aussi bien aux Etats-Unis qu’au Royaume-Uni est imputé à l’utilisation massive de ces insecticides.» Ces abeilles jouent un rôle fondamental dans la pollinisation des cultures. Une situation d’autant plus préoccupante qu’un tiers de l’alimentation mondiale résulte de cette pollinisation. L’Union européenne a d’ailleurs restreint l’utilisation de trois molécules de néonicotinoïdes sur sept en 2013, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des pays du monde.


    Les premiers à subir les conséquences sanitaires et environnementales sont toujours les mêmes, déplore les auteurs : «99% [des décès] surviennent dans les pays en développement où les réglementations dans le domaine de la santé, de la sécurité et de l’environnement sont plus souples et appliquées moins rigoureusement.» Ils constatent également qu’environ 25% de ces Etats ne disposent pas de «législation efficace pour encadrer la distribution et l’utilisation de ces produits, et 80% n’ont pas suffisamment de ressources pour appliquer les lois existantes». Souvent même, des pesticides dont l’utilisation est interdite dans certains pays, sont exportés vers les pays en développement.

    D’après ce rapport, un traité mondial sur la réglementation des pesticides dangereux pourrait éviter ce genre de situation grotesque qui demeure «une grave lacune dans le cadre de la protection des droits de l’homme». L’élaboration d’un tel traité constitue d’ailleurs la première recommandation formulée par Hilal Elver et Baskut Tuncak qui suggèrent que celui-ci soit évidemment «contraignant».


    Pour obtenir un tel accord, c’est une véritable prise de conscience de l’opinion publique que souhaitent les chercheurs face à une industrie chimique qui minimise les dangers. L’objectif serait donc de mieux informer les populations pour qu’elles puissent soutenir une législation plus stricte dans tous les pays. «La société civile devrait informer le grand public des effets néfastes des pesticides […] et organiser des programmes de formation sur l’agroécologie», écrivent-ils.

    Justement, les auteurs interpellent la communauté internationale pour «promouvoir l’agroécologie» et à terme, renoncer à l’agriculture industrielle et l’usage de pesticides en accordant «la priorité aux solutions qui ne reposent pas sur l’utilisation de produits chimiques». Ils réclament également «des mesures incitatives telles que des subventions et la fourniture d’une assistance financière et technique» pour favoriser «les aliments issus de l’agriculture biologique». Il s’agit également de taper au portefeuille les multinationales en cessant de subventionner les pesticides et en mettant «en place des taxes, des droits d’importation et des redevances sur ces produits».

    En clair, conclut le rapport, «il est nécessaire de remettre en cause les politiques agricoles, les systèmes commerciaux et l’influence exercée par les entreprises sur les politiques publiques si nous voulons renoncer aux systèmes alimentaires industriels qui reposent sur les pesticides».

    Source : Tom Rossi sur Libération.fr

  • Le caractère cancérogène possible des pesticides enfin reconnu par l'OMS...

    "Le 20 mars dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a enfin reconnu le caractère cancérogène « probable ou possible » de cinq produits pesticides, dont le glyphosate, l’herbicide le plus utilisé au monde, notamment via le Roundup de Monsanto.

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    « Généreusement » utilisé dans l’agriculture ainsi qu’en agroforesterie et par les particuliers, des pesticides (un herbicide et quatre insecticides) sont plus particulièrement dénoncés par l’IARC, le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’OMS. Toutefois, parmi ces substances, le glyphosate remporte la « palme » avec une présence détectée à la fois dans l’air, l’eau et la nourriture.

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    Concrètement, l’herbicide glyphosate ainsi que les insecticides malathion et diazinon sont dorénavant considérés au niveau international comme des cancérogènes  »probables chez l’homme », avec des risques de lymphones non hodgkiniens et des cancers du sang.

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    A ces pathologies, l’IARC ajoute pour l’insecticide malathion un risque de cancer de la prostate et, pour le diazinon, de cancer du poumon. Quant aux insecticides tetrachlorvinphos et parathion, interdits ou restreints d’usage dans de nombreux pays, le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’OMS les classe dorénavant comme des cancérogènes  possibles. 

     

    Globalement, si la population la plus exposée est évidemment celle vivant à proximité des zones traitées, rappelons que les pesticides, à l’instar de nombreux autres polluants, non pas de frontières, leur présence ayant déjà été révélée au sein de villes comme Paris, par des études antérieures. (Article publié sur Univers Nature).

     

    De plus, après avoir pollué la planète entière pendant des années en clamant l'innocuité de leurs produits chimiques, les multinationales comme Monsanto (mais aussi Bayer, Sygenta, BASF et consorts) commencent à voir la fin de leur produits phares, malgré leur lobbying toujours aussi important : la terre est morte !

     

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    Heureusement que dans le monde s'élèvent enfin des voix pour privilégier les aliments Bio et refuser tout ce qui est chimique, industriel ou OGM. Le début d'une nouvelle ère qui respectera enfin la nature, notre planète et notre santé ! Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Les marques alimentaires à éviter pour rester en bonne santé...

    Nous connaissons tous la philosophie de la marque Monsanto, son mépris pour l'environnement et la santé, et la dangerosité de ses produits, vendus principalement dans le domaine de l'agro-alimentaire.

    J'ai donc été très heureux de trouver un article de Delphine, dans Conso-Globe, reprenant, suite à une enquête américaine, le nom des firmes clientes de Monsanto. Ce qui laisse fortement présager de retrouver des traces de ces poisons dans les aliments industriels commercialisés...

    Liste des marques achetant des produits à Monsanto:

    Coca-Cola: avec, notamment les produits Coca-ColaCoca-Cola LightCherry Coke, mais également FantaDr PepperBurn et même Minute Maid.

    Cadbury sont concernés les chocolats Poulain, et de nombreuses confiseries : Carambar, Hollywood chewing-gum, La Vosgienne, Malabar, Régal’ad.

    Campbell : soupes sous les marques Liebig et Royco.

    Capri-Sun : jus de fruits.

    Carnation : sous-marque de Nestlé qui distribue du lait Carnation et Gloria.

    General Mills :  qui compte plusieurs marques : Géant Vert pour les conserves de légumes, Häagen Dazs pour les glaces, Old el Paso pour les fajitas et Yoplait pour les yaourts.

    Heinz : Connu pour le ketchup, mais aussi d’autres types de sauces.

    Kellogg's : Les céréales Kellogg’s Cornflakes, bien sûr mais aussi toutes les autres variétés : Special K, Trésor, Miel Pops, Coco Pop’s, Frosties, Extra, All Bran.

    Knorr : Cela inclut aussi bien les bouillons, que les sauces et les soupes.

    Kraft Philipp Morris : Cela concerne un grand nombre de marques en Europe, dont : Carte Noire, Côte d’Or, Daim, les biscuits Lu, le café Maxwell, les chocolats Milka, la crème à tartiner Philadelphia, les biscuits Oreo, les chocolats Suchard, les boissons Tang, le chocolat Toblerone. Et les cigarettes...

    Lipton : Sous-marque de Pepsico. Grand ensemble de thés.

    Ocean Spray : Commercialisant surtout des boissons à la canneberge (cranberry), et les fruits surgelés.

    Pepperidge Farms : marque de cookies.

    Pepsico : qui regroupe de nombreuses marques : des boissons dans un premier temps (Pepsi-Cola, Tropicana, Alvalle, Gatorade, Seven Up, Gatorade), mais aussi les chips Lay’s, Doritos, Ruffles, Tostitos, les biscuits Quaker et les biscuits apéritif Benenuts.

    Pringles : vos chips préférés...

    Procter & Gamble : un monstre qui regroupe 300 marques très variées, dont Pampers.

    Schweppes : boissons gazeuses.

    Uncle Ben's : Riz et sauces.

    Ce qui me fait plaisir, c'est qu'à part un petit Toblerone deux fois par an (et en me disant chaque fois que cela ne goûte vraiment plus la même chose que le Toblerone original d'il y a 30 ans, et que donc je n'en achèterai plus, tout comme notre chocolat Côte d'Or d'ailleurs), et à part du Coca trois fois par an, je ne consomme aucun des produits de cette liste ! Je suis donc sur la bonne voie... Et vous ? Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Vino Business : le Bordelais, pire que Dallas...

    Pour la première fois, l’enquête inédite d’Isabelle Saporta, auteur du Livre noir de l’agriculture, dévoile la face cachée de nos vins et la férocité d’un petit monde raffiné où tous les coups sont permis. Car derrière les étiquettes flamboyantes se dissimulent tous les ingrédients d’un impitoyable Dallas hexagonal, animé par une poignée de winemakers rusés, avec ses rivalités, ses haines viscérales, ses intrigues et ses coups bas.

    Un document explosif sur une des gloires de notre patrimoine protégée par une loi du silence qui a résisté à tous les scandales.

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    Vous apprendrez plein de choses sur la puissance des lobbys freinant les législations sur l'usage des pesticides (la vigne, c'est 3% des terres agricoles et 20% de l'utilisation globale de pesticides dans l'agriculture...), comment être sûr de ce qu'on boit, les magouilles foncières à Pomerol, Saint Emilion et ailleurs, l'industrialisation exigée pour les petits vignerons, qui, par manque d'espace ou de moyens, doivent arrêter et vendre leur Domaine aux plus grands, le prix honteux et démesuré d'une bouteille de vin d'un Grand Cru Classé, la folie - style Dallas - qui s'étend dans le bordelais, les nouveaux investisseurs, les tromperies sur l'origine de certains vins : vous saurez tout ! A lire.

    Livre publié en mars 2014 aux Editions Albin Michel, 256 pages, 19 euros.

     

     

  • 515.000 soutiens à Emmanuel Giboulot...

    Tout le monde sait maintenant qu'en France on peut risquer d'être condamné pour refuser de polluer, que les logiques hyper-productivistes priment encore dans les instances officielles alors même que la recherche a montré les méfaits des engrais chimiques et des pesticides dévastateurs. 

    Pour autant la victoire n'est pas encore acquise : la Procureure a demandé qu'Emmanuel Giboulot soit condamné, pour l'exemple, comme un vrai délinquant. Il risque de la prison ferme et 30.000 euros d'amendes pour avoir refusé d'asperger ses vignes d'un pesticide ultra toxique. 

    Un tel verdict serait catastrophique. Cela signifierait la peur pour tous les agriculteurs bio et non-bio qui cherchent à travailler leur terre dans le respect de la nature et des hommes. Les juges et les autorités doivent savoir que l'immense vague de mobilisation qui s'est levée ne s'arrêtera pas tant qu'Emmanuel Giboulot ne sera pas relaxé. 

    Une page d'histoire commence à s'écrire. De même que l'agriculture a connu une révolution avec la mécanisation et les engrais chimiques, il ne tient qu'à nous qu'elle soit à l'aube d'une nouvelle révolution, vraiment durable celle-là : celle de l'agriculture bio et raisonnée qui nous redonnera le goût d'une alimentation saine et préservera la diversité de notre terroir pour nos enfants et ceux qui viendront après eux. 

    Et ce changement commence très concrètement aujourd'hui : en empêchant qu'un homme puisse être condamné pour avoir porté cette vision généreuse et d'avenir. 

    Continuez à le soutenir jusqu'au 7 avril, jour du verdict sur http://ipsn.eu/petition/viticulteur.php/704

     

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  • Encore une manifestation mondiale contre MONSANTO...

    Environ 750 activistes, d'après la police locale, ont participé samedi après-midi en région bruxelloise, à une marche contre le géant de l'agrochimie Monsanto, qui produit des semences génétiquement modifiées. Le cortège est parti du rond-point Schuman et s'est rendu en face des locaux de Monsanto à Woluwe-Saint-Pierre. Cette manifestation s'inscrivait dans le cadre d'une journée mondiale de mobilisation contre Monsanto et des actions similaires ont eu lieu dans 500 villes. 

    Pour les activistes, les organismes génétiquement modifiés par Monsanto peuvent provoquer de graves problèmes de santé, comme des tumeurs, la stérilité et d'autres anomalies génétiques. A travers cette marche, ils souhaitent s'inscrire dans une logique de souveraineté alimentaire des peuples et promouvoir un modèle d'agriculture à la fois solidaire, responsable et écologique.

    "Nous avons choisi le rond-point Schuman comme lieu symbolique de départ, afin de rappeler le poids exercé sur les institutions européennes, par des lobbys d'entreprises telles que Monsanto mais également Syngenta, Bayer, BASF, etc...", a indiqué Kevin Hauzeur, contact presse d'Occupy Belgium. "Pour la seconde fois de l'année, des citoyens du monde entier marchent contre Monsanto, la multinationale de l'agrobusiness, et ses semblables contre leurs organismes génétiquement modifiés, pesticides, bio technologies et profits au détriment du bien commun. L'objectif est de retrouver notre droit à l'alimentation et propager les alternatives à la logique productiviste", a-t-il affirmé. La marche devait s'achever en face des bureaux de Monsanto où a été installée une tente d'information. Source La Libre.be

  • Les semences de la colère...

    Geronimo est un petit paysan qui vit avec sa famille dans un village du Paraguay. Autour de chez lui s’étendent à perte de vue des champs de soja transgénique appartenant à de grands propriétaires, des colons brésiliens pour la plupart. Victimes de contaminations dues à l’épandage d’herbicide, les villageois s’organisent pour lutter contre la destruction de leur environnement et sauver la vie de leurs enfants...

    Paysans expulsés, pollution des sols, déforestation, empoisonnements... : quel poids pèsent les dégâts sociaux et environnementaux face aux profits générés par la monoculture intensive du soja génétiquement modifié ?

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    En se rendant au Paraguay, qui compte parmi les principaux pays exportateurs mondiaux de soja, et en se mettant à l’écoute des différentes parties en présence, les réalisateurs nous donnent des clés pour comprendre comment a pu s’imposer un modèle de développement agricole particulièrement destructeur.

    Et cela à travers l’affrontement inégal entre, d’un côté, les grands propriétaires producteurs de soja, bras armés (au sens propre) des firmes agroalimentaires et des spéculateurs financiers, et de l’autre les campesinos, ces petits paysans qui tentent de défendre leur outil de travail et leur mode de vie.

    Aux discours agressifs des premiers, partisans de la loi du plus fort – renforcés dans leurs convictions par les arguments de scientifiques défendant les intérêts des leaders du marché des semences et des produits phytosanitaires –, s’oppose l’énergie du désespoir d’une société rurale traditionnelle pour qui le soja transgénique est une malédiction.

    Dans cet universel combat du pot de terre contre le pot de fer, c’est la logique du profit qui l’emporte, avec l’arrestation des petits paysans pour “occupation illégale des terres”... Comment la lutte se poursuivra-t-elle ? Documentaire à voir sur le site d'ARTE.

  • Que trouve-t-on dans un morceau de saumon frais ?

    Il aura fallu attendre cette étude "menustoxiques" parue mercredi et les analyses de laboratoires indépendants pour enfin savoir à quoi on s'exposait en mangeant un morceau de saumon d'élevage (bien forcé puisque du sauvage, il n'y en a plus...).

    Dans cette étude, il est précisé que c'est le saumon qui comporte le plus de pesticides parmi tous les aliments analysés. Et il n'y a pas que des pesticides : il y a des métaux lourds, de l'arsenic, des perturbateurs endocriniens et j'en passe... Et parmi toutes ces molécules ingérées, il y en a, bien entendu, qui sont potentiellement cancérigènes.

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    Pour les chimistes, voici le résultat des analyses du morceau de saumon :

     2,2',4-TriBDE (BDE-17) 0.04 ng/g     

    2,4,4'-TriBDE (BDE-28) 0.115 ng/g     

    2,2‘,4,4‘-TetraBDE(47) 1.68 ng/g   PE2 

    2,2',4,5'-TetraBDE (BDE-49) 0.458 ng/g     

    2,3‘,4,4‘-TetraBDE(66) 0.066 ng/g     

    2,2‘,4,4‘,5-PentaBDE(99) 0.180 ng/g   PE2 

    2,2',4,4',6-PentaBDE (100) 0.344 ng/g   PE2 

    2,2‘,4,4‘,5,5‘-HexaBDE(153) 0.047 ng/g     

    2,2',4,4',5,6'-HexaBDE(154) 0.166 ng/g     

    2,2',3,3',4,4',5,5',6-NonaBDE (BDE- 206) 0.195 ng/g     

    DecaBDE(209) 4.46 ng/g   PE2 

    DDT (total) 0.003 mg/kg  B2 USEPA PE1 

    Dieldrin 0.002 mg/kg  B2 USEPA PE2 

    p,p'-DDE 0.003 mg/kg  B2 USEPA PE1 

    Arsenic 0.70 mg/kg  1 CIRC  

    2,3,7,8-TCDD 0.02 pg/g  1 CIRC PE1 

    1,2,3,7,8-PeCDD 0.06 pg/g  cancer P 65 PE1 

    1,2,3,6,7,8-HxCDD 0.02 pg/g  cancer P 65    

    2,3,7,8-TCDF 0.58 pg/g  cancer P 65  PE2 

    1,2,3,7,8-PeCDF 0.05 pg/g  cancer P 65 PE2 

    2,3,4,7,8-PeCDF 0.19 pg/g  1 CIRC   

    2,3,4,6,7,8-HxCDF 0.01 pg/g  cancer P 65   

    PCB 77 14.1 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 81 0.73 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 105 294 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 114 20.2 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 118 986 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 123 12.6 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 126 5.21 pg/g  1 CIRC PE1 

    PCB 156 96.4 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 157 26.5 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 167 53.9 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 169 0.89 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 189 10.7 pg/g  2A CIRC PE1 

    Cela ne donne plus faim !

    Ne serait-il pas grand temps que les autorités sanitaires européennes ne fournissent à leurs concitoyens adorés des analyses détaillées de ce type pour chaque espèce de poissons (d'élevage industriel ou bio, et sauvage) afin qu'ils puissent, par eux-mêmes, décider ce qu'ils veulent consommer, en connaissance de cause ?

    Et, en attendant, varions les espèces sauvages, selon les saisons. Evitons les gros poissons gras (bio-accumulation des polluants) et les poissons d'élevage intensif. Et une fois de plus ne consommons que des poissons d'élevage bio.

     
  • Attention aux légumes asiatiques...

    On savait déjà que les cultivateurs asiatiques qui travaillent massivement pour l’export ont la main lourde en matière de produits phytosanitaires (insecticides, herbicides et fongicides, engrais). Mais c’est la Suisse qui enfonce le clou : un laboratoire confirme la pollution massive et les Autorités sanitaires suisses ont réagi en retirant du marché nombre de légumes importés d’Asie, trop chargés en pesticides. 

    Insecticides, herbicides et fongicides affectent non seulement l’environnement mais aussi la santé humaine. En consommer n’est pas sans conséquence et pourtant, tous ceux qui mangent des légumes qui proviennent de Chine ou d’Asie le font. Or cette zone est devenue une grande zone exportatrice pour bien des produits, comme notamment les champignons qui sont abondamment couverts de pesticides.70% de la consommation de champignons de Paris en France proviennent de Chine et de ses 10 millions d’éleveurs ! 

    En 2012, Greenpeace avait trouvé 29 pesticides dans le thé des Chinois. Il n’y a pas de débat. Comme le confirme l’ONG Food Sentry: les aliments d’origine chinoise sont bien ceux qui posent le plus problème en termes de pollution aux pesticides, malgré une politique qui officiellement cherche à les limiter depuis 2007. 

    Un laboratoire cantonal de Zurich a jeté un froid : sur 230 légumes exotiques prélevés directement aux frontières suite à des fins d’analyses, 63 ont été retirés du marché (soit 27%) à cause de teneurs en pesticides excessives. Pire, les Autorités sanitaires ont considéré que les légumes pouvaient représenter un danger pour la santé dans 7% des cas ! 

    Le chimiste genevois, Patrick Edder, explique la gravité de la chose et que «les dépassements sont énormes. Il n’est pas rare d’observer des valeurs qui 10 fois ou même 100 fois supérieures aux normes admises». La Confédération suisse a réagi très vite et décidé de renforcer ses contrôles aux frontières. 

    L’impact négatif des pesticides sur la santé humaine fait toujours l’objet de débats parmi les chercheurs. Car l’enjeu économique est énorme. Le marché mondial s’élevait en 2011 à 33 milliards d’euros (44 mds $).

     Le rapport de l’Inserm du 13 juin dernier a dévoilé une étude de grande ampleur qui fait le point sur l’ensemble des connaissances internationales actuelles. Sa conclusion est accablante :  l’exposition à des pesticides, qui s’accumulent dans le sang, «conduit à des augmentations de risques significatives pour plusieurs pathologies», au nombre desquelles figurent les cancers, les maladies du sang, les troubles neurologiques et les malformations. 

    Plus que jamais, il faut savoir d’où viennent les fruits et légumes que vous achetez et d’interroger votre producteur préféré. Direction l’annuaire des Amap et des producteurs BIO. Bon appétit ! Source Conso-Globe.

    Et ceci ne concerne pas que les légumes et fruits frais, mais aussi les conserves, les plats préparés asiatiques, les sauces et condiments... Il faut manger Bio pour éviter tous ces produits. Et local pour encore plus de fraîcheur.

     

  • Ce samedi à Bruxelles à 16h00, manifestation contre Monsanto...

    316295_598124783539379_565873685_n.jpgC'est aujourd'hui qu'à lieu la manifestation mondiale contre Monsanto. A 14h00 à Anvers, à 16h00 à Bruxelles, et partout dans le monde aussi.

    Monsanto, c'est la multinationale agro-alimentaire qui veut couvrir la planète de ses plantes OGM stériles, qu'il faut traiter avec des tonnes de pesticides toxiques, qu'on retrouve dans les aliments.

    Monsanto, c'est la multinationale agro-alimentaires qui veut supprimer la biodiversité mondiale en ne permettant plus la culture de toute plante qui n'aurait pas été enregistrée dans le registre européen à coup de milliers de dollars. Le pauvre paysan italien qui cultive la même espèce de tomates de père en fils, depuis des générations, va maintenant être poursuivi en justice parce que cette espèce n'est pas enregistrée et donc illégale ! 

    Et comme il n'a pas assez d'argent que pour faire enregistrer sa vieille espèce de tomate locale, celle-ci sera interdite et devra être remplacée par une magnifique tomate OGM F1 dont les pépins sont vendus par Monsanto et consorts. Bien joué de la part de ces multinationales qui veulent s'accaparer l'alimentation mondiale.

    Ce que je trouve grave, c'est que, partout dans le monde, les pouvoirs politiques appuient Monsanto et consorts dans cette démarche, et forcent la population à consommer une alimentation uniquement issue de produits OGM, à son insu, puisqu'ils refusent également de noter sur la liste des ingrédients des aliments la mention "contient des OGM".

    Mais ce que je trouve encore bien plus grave, c'est d'autoriser à 4 multinationales le pouvoir de produire les semences de l'humanité et de rendre illégales les milliers d'autres, qui elles, existent depuis la nuit des temps, sont adaptées à leur terroir et au climat de celui-ci, et offrent une multitude d'espèces, de formes, de goûts différents et admirables. C'est ce qu'on appelle la biodiversité, qui n'appartient à personne : c'est le patrimoine mondial de l'humanité que nous nous devons de léguer aux futures générations.

    Tout ceci vaut bien le fait de se révolter contre Monsanto, et d'aller manifester en famille à 16h00, pour montrer notre total désaccord avec ce qui se passe actuellement dans les coulisses de la commission européenne, qui appuie Monsanto comme jamais. Terriens, il est temps d'agir...

  • L'enfer au paradis des Antilles Françaises...

    pollution,pesticides,cancers,alimentation,pêche,avenirA la Martinique, plus d’une centaine de marins pêcheurs ont manifesté dans les rues de Fort-de-France. En janvier déjà, ils avaient bloqué l’accès du port jusqu’à ce que le gouvernement leur accorde 2 millions d’euros – qu’ils attendent toujours. La contamination due au chlordécone a rendu leurs langoustes impropres à la consommation.

    A la Guadeloupe, l’exaspération monte pour la même raison. Après avoir pollué les sols, ce pesticide poursuit ses dégâts en mer. Une catastrophe écologique qui prend la dimension d’un désastre économique aux Antilles françaises.

    « Des pesticides, j’en avale depuis trente ans et je continue de manger mon poisson. Mais mes petits-enfants, qu’est-ce qu’il va se passer pour eux ? », soupire Franck Nétri, pêcheur depuis toujours sur la côte sud-est de la Guadeloupe. A 46 ans, il ne voit pas comment il pourra se reconvertir. Il sait qu’il n’a pas le choix : la zone où la pêche est interdite va encore être étendue. Un arrêté préfectoral de 2010 l’avait fixée à 500 mètres du rivage, elle doit passer à 900 mètres. Les derniers arbitrages en cours avec les experts et la préfecture ne laissent guère de doute.

    Le chlordécone est un perturbateur endocrinien avéré, un neurotoxique classé cancérogène possible en 1979. Le littoral est l’ultime territoire contaminé : la molécule est arrivée progressivement dans l’eau des rivières. Vouée à la culture de la banane d’exportation, la région de Basse-Terre est l’épicentre de la pollution au chlordécone. Au fur et à mesure de la contamination, il a fallu stopper des élevages de ouassous – la crevette bleue chouchou de la cuisine caribéenne –, et la pêche en eau douce. Il a fallu cesser de consommer le crabe de la mangrove et les poissons d’estuaire. Le nouvel arrêté précisant quelles seront les espèces autorisées, pêchées au large, n’est pas encore paru.

    Dans le petit port de pêche de Bananiers – quelques barques à l’ombre d’un bouquet de cocotiers, des casiers en vrac et une colonie de pélicans –, la consternation le dispute à l’amertume. A 10 heures, pourtant, les clients se pressent devant le poisson frétillant. C’est 10 euros le kilo, quelle que soit l’espèce. Contaminée ou non. Les pêcheurs reconnaissent qu’ils jouent au chat et à la souris avec les représentants des affaires maritimes, qui viennent couper sans ménagement les bouées des casiers. « Ils veulent nous foutre à la porte de la mer, laisser la place aux touristes », grincent-ils.

    Environ 70 familles vivent de cette activité. « Il n’y a pas d’amélioration possible, déplore Nicolas Diaz, biologiste pour le comité régional des pêches de Guadeloupe : le chlordécone est piégé dans la vase des estuaires, il va être largué à chaque tempête. Il y en a pour des générations ! » Depuis le 15 février, la préfecture a promis aux pêcheurs de faire réaliser une étude d’impact économique. Ils attendent surtout un dédommagement.

    Le chlordécone se révèle coriace, sa durée de vie est estimée à sept siècles. Il va falloir vivre avec ce « monstre chimique », comme l’avait qualifié Jean-Yves Le Déaut, député PS de Meurthe-et-Moselle, docteur en biochimie et auteur d’un des nombreux rapports sur cette catastrophe.

    Avant les rougets barbets, les brochets de mer, les mérous, derniers contaminés, la présence de la molécule a été repérée dans l’eau de source en Martinique en 1999, puis dans les patates douces, les ignames, le manioc. Mais paradoxalement pas dans les bananes. Depuis, on découvre, analyse après analyse que le chlordécone a contaminé toute la chaîne alimentaire, y compris la viande des bovins et des poules – avec une concentration élevée dans les œufs. Le gibier local, la tourterelle à queue carrée et la grive à pieds jaunes, est touché. On voit mal comment le cochon élevé sous le manguier y échapperait. Chaque fois qu’on la cherche, on la trouve. Même dans le lait maternel. (Source : Martine Valo pour Le Monde).

    Et encore un. Un coin de paradis pollué pour 700 ans ! Continuez comme cela avec vos pesticides à la con ! Dans ce cas-ci, c'est la multinationale Dupont de Nemours dont le slogan est « Notre mission : être la société de science la plus dynamique au monde, créatrice de solutions durables et essentielles pour une vie meilleure, plus sûre et plus saine, pour tous, partout dans le monde » ! Mais oui, mais oui...Carte_des_Antilles_fran_aises.gif

  • Trois quarts des cancers sont évitables...

    Pour Dominique Belpomme, professeur en cancérologie à l’université de Paris, trois quarts des cancers sont évitables puisqu’ils sont dus à la dégradation physique, chimique et biologique de notre environnement, « à condition que nous ayons une politique environnementale à la hauteur des enjeux de santé publique. Autrement dit, que nous réduisions à leur source les polluants chimiques que nous dispensons dans l’environnement ».

    Il indique au micro de Bertrand Henne que la communauté scientifique est d’accord pour constater le « lien causal entre l’utilisation à outrance des pesticides telle que nous le faisons aujourd’hui en Europe et l’apparition des fléaux de santé publique tels que cancer, diabète, obésité, leucémie chez l’enfant ou autisme chez l’enfant. La seule réponse possible à ce problème majeur de santé publique est de réduire l’utilisation des produits chimiques mis sur le marché, et notamment les pesticides utilisés dans l’agriculture ».

    Le professeur Belpomme insiste pour dire que « ce n’est pas la dose qui fait le poison, mais la répétition des doses » même infimes. Et qu’il y a des « effets cocktails : plusieurs substances peuvent s’associer pour créer des effets qui n’existent pas lorsqu’on étudie ces substances isolément.  Mais aujourd’hui, on n’est pas suivi au niveau politique » regrette-t-il : le règlement européen de 2009 concernant l’utilisation des pesticides est « scandaleux » selon de nombreux scientifiques puisqu’il dit qu’il faut une utilisation durable des pesticides.

    Si le cancérologue affirme qu’il « y a aujourd’hui des alternatives à l’utilisation massive de pesticides », il admet que « la transition vers une agriculture respectueuse de l’environnement ne pourra se faire que progressivement. Nous sommes dans un cercle vicieux dans lequel, pour des raisons purement économiques, nous utilisons des pesticides à outrance. Il y a 50 ans on n’utilisait pas de pesticides, on avait une agriculture moins rentable mais plus respectueuse de la santé ».

    « Le véritable moyen pour arriver à guérir l’ensemble des cancers c’est d’ajouter à la prévention secondaire, c’est-à-dire le dépistage, la prévention primaire qui consiste à réduire à leur source les polluants environnementaux, dont font partie les pesticides » poursuit le professeur Belpomme.

    « Si nous continuons à polluer l’environnement comme nous le faisons, l’espèce humaine se met en danger. Réchauffement climatique, problèmes de santé, destruction de la nature : nous sommes en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis. Par la dégradation de la planète, nous risquons tout simplement de faire en sorte que l’humanité disparaisse ». Source : RTBF / Le Journal du Siècle

  • Traces de pesticides et de médicaments dans l'eau minérale en bouteille...

    La qualité de l'eau mise en bouteille n'est pas aussi bonne que prévue. C'est en tout cas ce que montrent les résultats d'une étude publiée ce lundi. Menée par 60 millions de consommateurs et la Fondation France Libertés, cette enquête révèle en effet que des traces de pesticides et de médicaments ont été décelés dans près d'une bouteille d'eau sur cinq. Cependant, le consommateur n'a pas à être inquiet. "A court terme, il n'y a absolument aucun problème de qualité. Ces eaux sont parfaitement buvables", insiste le rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs, Thomas Laurenceau. "On est dans l'ordre de l'ultra-trace, du millième de micron, c'est vraiment minuscule", a-t-il précisé. 

    L'enquête "ne met absolument pas en cause l'honnêteté des embouteilleurs", mais interroge la contamination de l'environnement par les pratiques humaines, ajoute-t-il. "Il y a inquiétude sur la qualité de la ressource globale", résume Thomas Laurenceau, qui appelle, avec France Libertés, à "la remise à plat des normes de qualité" prenant en compte les nouveaux polluants. L'analyse a porté sur 47 bouteilles d'eau, trois bonbonnes d'eau, et une dizaine d'échantillons d'eau du robinet prélevés dans trois départements. Sur les bouteilles d'eau étudiées (portant sur l'ensemble du marché), 37 ne présentaient aucune trace des 85 molécules recherchées. Dix en revanche contenaient des résidus de médicaments et pesticides.

    "La grande surprise", écrit 60 millions de consommateurs, est la présence de tamoxifène, hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein, dans la Mont Roucous, Saint Yorre, Salvetat, Saint Armand et Carrefour Discount. La teneur est "infime" mais c'est "suffisant pour qu'on s'interroge sur la pureté originelle imposée par la réglementation des eaux minérales", souligne le magazine, qui précise avoir procédé deux fois à l'analyse des échantillons après contestation de la part des embouteilleurs des premiers résultats et de la méthodologie employée accusée de produire de "faux positifs".

    Du Buflomédil et du Naftidrofuryl, des vasodilitateurs, ont été également détectés dans l'Hepar, pour le premier, et dans la Saint Armand pour le second. Par ailleurs, des traces d'Atrazine et d'Hydroxyatrazine, des désherbants pourtant interdits en 2001 mais très persistants, ont été trouvées dans la Vittel, la Volvic, la Cora, et la Cristaline. Quant à l'eau du robinet, elle est aussi contaminée. En effet, sur 10 prélèvements, huit contiennent une à quatre molécules sur les 85 recherchées, principalement des pesticides mais aussi des résidus de médicaments dont, à nouveau, du tamoxifène décelé notamment en milieu urbain (Rennes et Limoges). Enfin, sur les trois bonbonnes, des traces de Diéthylphtalate ont été trouvés dans l'Obio, et de Bisphénol A, d'Atrazine et de retardateur de flamme dans la Culligan Val-de-Marne. "Si tous les micropolluants sont ici présents en très faibles teneurs, leur variété interroge sur les potentiels effets cocktail", souligne 60 millions de consommateurs.

    En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/pepites/eaux-minerales-traces-pesticides-et-medicaments-dans-10-bouteilles-679957.html#mjZbCrDkmL7XsDzx.99 

  • BN, Belvita, Chocapic, Carrefour, Kellogs, Harris, Panzani et consorts...

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    Liste des produits alimentaires analysés contenant des résidus de pesticides : les biscuits BN blé complet fourrés à la fraise, les biscuits Petit déjeuner Belvita, les céréales complètes Chocapic, les céréales complètes Spécial K 3, le pain complet Carrefour, le pain de mie Harris, les pâtes Spaghetti Panzani, la viennoiserie Croissants Pasquier, la viennoiserie Doowap brioche pépites de chocolat.

    Il y en a certainement beaucoup d'autres. Mais rassurez-vous : le pourcentage de résidus de pesticides trouvé ne dépasse pas la limite autorisée par la CEE. N'empêche, ces résidus sont toxiques (pour les adultes, mais surtout pour les enfants) et devraient être bannis de l'alimentation. Reste les produits Bio, comme d'habitude...

     

  • 70 % du miel vendu en supermarché est importé de Chine...

    La Commission européenne propose de transformer les règles d’étiquetage pour éviter d’avoir à mentionner la présence de pollen OGM dans le miel. Le débat à Bruxelles est technique mais crucial : les eurodéputés sont en effet appelés à se prononcer sur un amendement de la directive « miel » proposé par la Commission. Celle-ci veut classer le pollen non plus comme un ingrédient mais comme un composant. Si la nuance peut sembler subtile, la conséquence sur l’étiquetage est capitale car la mesure du taux d’OGM se fait uniquement sur les ingrédients. Le pollen entrant en très petite quantité dans la composition du miel, calculer la proportion d’OGM sur le miel plutôt que sur le pollen garantit en effet de ne jamais dépasser le seuil des 0,9 % nécessaire à l’étiquetage OGM.

     La France importe plus de la moitié de ce qu’elle consomme. Les 25 000 tonnes de miel importées viennent principalement d’Espagne et de Belgique, qui importent eux-mêmes leur miel majoritairement de Chine. La Belgique s’est même spécialisée comme plateforme d’importation de miel chinois et de réexportation vers l’Europe. L’opacité sur son origine – permis par la mention « Mélange de miels originaires et non-originaires de la Communauté européenne » – convient à la multiplication des opérateurs… Une situation n’est pas sans rappeler celle de la filière viande, qui défraie aujourd’hui la chronique, d’autant que les méthodes de production du miel chinois sont beaucoup moins réglementées qu’en Europe et que les OGM y sont autorisés. Dans un tel système, les industriels ont tout intérêt à maintenir le flou sur l’information donnée aux consommateurs, que ce soit sur l’origine du produit ou sur la présence d’OGM.

    La donne est toute autre pour une majorité des apiculteurs français, qui sont extérieurs à la filière industrielle. Plus de la moitié du miel produit en France est commercialisé en vente directe, à laquelle s’ajoutent les 20% de miel vendus dans des magasins spécialisés. En outre, les cultures OGM étant interdites, tout comme les essais en plein champ, les apiculteurs français peuvent faire valoir un miel exempt d’OGM. Et s’il y a contamination, l’engagement de l’Union européenne à garantir la possibilité de maintenir une double filière doit permettre de trouver les responsables. C’est justement un des arguments des organisations apicoles opposées à l’amendement de Bruxelles. En contournant l’étiquetage des OGM, la Commission prive les apiculteurs de règles claires pour assurer la coexistence entre une production de miel non-OGM et des cultures OGM. Les apiculteurs se sentent d’autant plus lésés que les cultures OGM vont généralement de paire avec les pesticides, leur deuxième grand combat. Depuis que l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (Efsa) a incriminé mi-janvier les néonicotinoïdes dans la mortalité des abeilles, l’Unaf réclame en particulier l’interdiction de ces insecticides en France. Extrait d'un article de Magali Reinert paru sur Novethic.fr

    VRAI ou FAUX ?   Lune de miel

  • Poissons d'élevage, un véritable poison...

    J'ai acheté, pour le repas de nouvel an, un coeur de saumon fumé norvégien chez Rob, pour les Zakouskis. Ce fût une catastrophe : un morceau suintant de graisses de mauvaise qualité et au goût exécrable. Immangeable!

    Les articles évoquant la piètre qualité des poissons d'élevage sont légions sur le net. Prenez 10 minutes de votre temps et regardez cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=oHXH3VEKhig

    Vous ne mangerez plus ni saumon, ni cabillaud d'élevage ! Il faut dire qu'avec ses 600.000 tonnes de poissons d'élevage exportées par an, la Norvège, par exemple, se doit de privilégier le chiffre d'affaires, plutôt que la qualité.   On apprend qu'après avoir testé tous les antibiotiques disponibles depuis 10 ans pour éradiquer les maladies dont ces poissons sont victimes, ils déversent maintenant des pesticides dans les bassins (qui se répandent ensuite en mer et tuent tous les poissons sauvages), pour lutter contre les poux du poissons.

    Le lobby du poisson d'élevage est tellement puissant qu'il a infiltré et dirige tous les organisme de contrôle sensés le surveiller. Il a également infiltré les milieux politiques afin de faire accepter ses méthodes chimiques par l'Europe (où, pourtant, ce pesticide jugé dangereux pour l'homme, n'est autorisé que pour certaines cultures et à dose très réduites et éloignées des milieux aquatiques). Pas étonnant de comprendre pourquoi ces éleveurs de poissons n'en mangent JAMAIS.

    Pour rappel, le saumon était un met de luxe il y a quelques décennies. Aujourd'hui, c'est un produit de masse, produit à bas coût, et qui ne contient plus du tout les bons omégas 3, ni les bonnes graisses (sans parler du vrai goût du saumon qui a tout à fait disparu). Aujourd'hui, manger du poisson d'élevage, c'est s'empoisonner aux PCB, au Diflubenzuron,  aux antibiotiques et autres substances toxiques et cancérigènes, sans parler des graisses saturées (issues de l'alimentation industrielle de mauvaise qualité dont ils sont nourris). Tout cela génère un risque de cancer qui dépasse les bénéfices attendus du saumon sur la santé.

    Quant aux poissons sauvages, ils sont tout aussi pollués par les PCB déversés dans l'océan ou par les produits toxiques échappés des filets des cages d'élevages. L'avenir sans poissons ? C'est bien triste... A se demander, une fois de plus, que font les responsables européens de la sécurité alimentaire, à part l'autruche, soudoyée par les lobbies agro-alimentaires ?

    Photo issue du site des Green Warriors, une association norvégienne dénonçant notamment les pratiques utilisées pour le poisson d'élevage.

     

  • OGM, ou la science contre la démocratie...

    "Les contrefeux destinés à discréditer l’étude de Gilles-Eric Séralini et sa personne ne sont pas près de cesser : « rien de nouveau, manque d’information sur la composition de la ration alimentaire, protocole expérimental biaisé, échantillon statistique insuffisant, présence possible de mycotoxines, coup médiatique, etc. » Séralini témoignerait d’un biais anti-Ogm, accusent ses critiques - parabole de la paille et de la poutre. Mais la toxicologie est la seule discipline scientifique où ne rien trouver assure une carrière paisible. Montrer des dangers des éthers de glycol, du nucléaire, du sel, des Ogm expose à des déboires sûrs plutôt qu’à des promotions. Le courage et le mérite de Séralini et de quelques rares scientifiques d’aller à contre-courant sont d’autant plus grands. Tout aussi délicat à manier est l’argument que Séralini utilise une souche de rats sensible aux tumeurs. C’est suggérer qu’il aurait dû utiliser une souche résistante pour ne gêner personne et, bien sûr, laisse soupçonner que cette toxicologie sous influence peut choisir, si nécessaire, la “bonne” souche pour obtenir les “bons” résultats. 

    Depuis le début de cette guerre de tranchées en 1997, les Ogm assurent la carrière, les contrats, les crédits, la consultance, les brevets, les “starts-up”, l’aggrandissement des laboratoires et le prestige scientifique à ceux qui les font. Ils ont un intérêt personnel à leur succès, ce qui n’a, disent-ils, pas d’influence sur la Vérité si bien protégée par La Méthode. A ce complexe génético-industriel s’oppose une opinion publique dont le bon sens lui dit que si les scientifiques sont dans leur laboratoire, ce n’est pas parce qu’ils savent mais bien parce qu’ils ne savent pas et qu’il est dangereux de s’en remettre à des ignorants, même si, en bons dialecticiens (là aussi, qui s’ignorent), ils se font passer pour des “savants”. Particulièrement lorsque les connaissances et les représentations évoluent à tout vitesse, ce qui est le cas. Pendant des décennies, 95% ou plus de l’ADN était non-fonctionnel, mais il s’avère depuis quelques jours que cet ADN “poubelle” jouerait un rôle fondamental. 

    Les Ogm sont-ils scientifiquement dangereux pour la santé publique, pour l’environnement ? Peut-être ? Peut-être pas ? Peut-on juger leur dangerosité éventuelle pour les humains sur des rongeurs? C’est la pratique toxicologique barbare imposée, alors que des tests sur cultures de tissus humains permettraient de cribler rapidement les quelques 100 000 molécules de synthèse en circulation. Ces tests sont bon marché, rapides, et raisonnablement fiables : autant de raisons pour que les industriels les refusent. Reste que notre intérêt est de soutenir ceux que les lobbies industriels et leurs mercenaires cherchent à faire taire. Qu’on se souvienne du rôle des médecins mercenaires dans le désastre de l’amiante. Mais plutôt que se laisser piéger par une expression qui implique que la modification génétique est le problème (ce qui conduit à le confier aux experts sous influence), il faut se tourner vers la réalité, la marchandise, que les Monsanto, DuPont, Syngenta, Dow, Bayer et autres fabricants d’agrotoxiques (car ce sont ces industriels qui contrôlent les semences dans le monde) vendent sous cette expression. Après tout, c’est nous qui l’ingurgitons. Autant savoir de quoi il s’agit. 

    Les lois et règlements exigent que les plantes semées soient “homogènes et stable”». Le premier adjectif signifie que les plantes doivent être identiques (aux défauts inévitables de fabrication près) et le second que la même plante soit offerte à la vente année après année. Le rôle semencier est donc de faire des copies d’un modèle de plante déposé auprès d’instances officielles. Le terme “clone” désigne, je pense de façon appropriée, la marchandise vendue, bien que les biologistes récusent ce terme qu’ils voudraient réserver à la reproduction végétative, la pomme de terre par exemple. Ils préfèrent donc continuer à utiliser le terme variété, « le caractère de ce qui est varié, contraire de l’uniformité » selon le dictionnaire. La variété chez les plantes est l’équivalent de la race chez les animaux (les Vilmorin utilisent indifféremment les deux mots dans leur livre de 1880, Les meilleurs blés) et renvoie à l’idée de caractères communs particulièrement visibles dissimulant des variations moins évidentes mais importantes. Partout, mais particulièrement en science, les mots doivent désigner la réalité. Lorsque le terme usuel implique le contraire de ce que l’on voit, c’est qu’il faut la cacher. Le paysan produisait du blé, le système agro-industriel produit des profits en transformant les pesticides en pain Jacquet. Le capitalisme industriel a siphoné la substance des activités qui ont fait notre l’humanité mais il serait dangereux que nous nous en rendions compte. Il fait tout pour entretenir l’illusion. 

    Ces clones sont “pesticides”. Le président Sarkozy a condamné les “Ogm pesticides” lors de son discours de clôture du Grenelle de l’Environnement. Il a donc condamné 99,6% des “Ogm” commercialisés. Le pourcentage est le même cinq ans plus tard. Mais qui fabrique les Ogm-pesticides ? 

    Ces clones pesticides sont de deux types, ceux qui produisent une toxine insecticide, ceux qui absorbent un herbicide sans mourir. De plus en plus, ces deux traits se retrouvent simultanément. La toxine insecticide est produite par toutes les cellules de la plante. L’herbicide, lui, pour agir doit pénétrer dans la plante. La construction génétique introduite dans la plante neutralise son action. La plante survit et l’herbicide reste. C’est le cas du Round-up qui fait la fortune de Monsanto. Dans les deux cas, le pesticide entre dans l’alimentation. Le but des fabricants d’agro-toxiques est, on le voit, de changer subrepticement le statut des pesticides : de produits toxiques à éliminer autant que possible de notre alimentation, ils sont en train d’en faire des constituants de notre alimentation. Le principe de l’équivalence en substance, scientifiquement ridicule mais qui fonde la “sécurité alimentaire” – tant qu’une fraise transgénique ne ressemble pas à une pomme de pin, elle est “substanciellement équivalente” à une fraise normale – permet de courtcircuiter les tests coûteux et longs qui grèvaient les profits des agrotoxiques chimiques. 

    Il n’y a pas de conséquences néfaste, nous affirment les fabricants d’agrotoxiques et leurs experts d’autant plus facilement qu’ils se gardent bien de faire les travaux approfondis qui permettraient (peut-être) de les découvrir. Ils se contentent de s’assurer “scientifiquement” que « dans l’état actuel des connaissances scientifiques », on ne peut pas “scientifiquement” démontrer une toxicité éventuelle. Ils font de l’absence de preuve la preuve de l’absence. Or l’état de ces connaissances est balbutiant. Les bactéries de notre tube digestif sont 100 fois plus nombreuse que les cellules de notre corps. On connaît 5 à 10% seulement de ce microbiote, qui joue un rôle physiologique important – et mal connu. Il en est de même pour les micro-organismes du sol – une poignée de terre fertile contient de 5 à 50 milliards de bactéries, pour ne rien dire des champignons, des actinomycètes, des algues etc. 80% de la biomasse se trouve dans les 30 premiers centimétres de la sol et nous détruisons cette pellicule moléculaire de Vie qui assure le fonctionnement des grands cycles biologiques du carbone, de l’azote, de l’eau etc. On ne sait presque rien du développement de l’œuf fécondé à l’organisme final : l’oreille par exemple avec son pavillon, son conduit auditif, le tympan, l’enclume, l’étrier, les canaux, le limaçon et ses cellules ciliées qui transmettent le son au nerf auditif, tout ceci est délicatement et admirablement façonné spatialement, arrangé avec précision dans le temps et l’espace et se met exactement à sa place – à partir d’une seule cellule ! Tout plonger dans un bain de perturbateurs hormonaux et autres produits chimiques est d’autant imprudent que ces molécules peuvent entrer en synergie et être plus toxiques encore à des doses non mesurables. Pour résumer, l’Italie nous a offert un plat sublime de simplicité, la pasta al pesto. Les fabricants d’agrotoxiques veulent nous imposer désormais la pasta al pesticida. Ce n’est pas à leurs mercenaires de décider de notre appétit. 

    Enfin, ces clones pesticides sont brevetés. L’enjeu ? Les être vivants se reproduisent et se multiplient gratuitement. La loi de la vie s’oppose à la loi du profit. La vie a donc tort. Ce projet de société, l’expropriation de la vie, commence avec le capitalisme industriel. Dès la fin du 18ième siècle, les aristocrates anglais infatués de courses de chevaux créent un système administratif du contrôle du “sang” de leurs animaux. Il est l’image dans un miroir des règles aristocratique de transmission du pouvoir et de la richesse. Les papiers administratifs (le “pedigree”) et le contrôle des saillies assurent aux aristocrates éleveurs le monopole du “sang” de leurs animaux. Un animal qui a des “papiers” a de la valeur, un animal roturier ne vaut que sa roture. Ce système est repris au début du 19ième siècle pour les animaux de ferme et perdure encore avec les livres des origines. Pour les plantes, il faut attendre bien que, dès la fin du 19ième siècle, les sélectionneurs se plaignent de l’injustice de la Nature. Elle prendra différentes formes. Biologique avec le fameux maïs “hybride” que les agriculteurs ne peuvent re-semer sans chute de rendement – une des plus belles escroqueries scientifiques du siècle passé et présent, ce monopole permettant de multiplier par 50 ou 100 le prix des semences - le non moins fameux Terminator de mars 1998 qui permet de faire des plantes dont la descendance est carrément stérile. 

    Monsanto s’est immédiatement jeté sur Terminator, ce produit de la collaboration de la recherche publique (!) et d’une entreprise privée, lui assurant ainsi une publicité mondiale. Cet Ogm “répugnant” révélait le secret le mieux gardé de la génétique agricole : séparer ce que la vie confond, séparer la production de la reproduction. Technologie et précipitation inopportunes, car les fabricants d’agrotoxiques étaient sur le point d’arriver discrètement à leurs fins avec la Directive 98/44 “de brevetabilité des inventions biotechnologiques”, péniblement transposée en droit français à l’unanimité (sauf le groupe communiste) à la fin 2004. Ce brevet - un monopole accordé à un cartel et le renforçant - favorise, prétend-t-on l’Innovation alors que la doxa économique enseigne depuis Adam Smith que la concurrence assure le Progrès. Quelle imposture ! Le Parti Socialiste a assorti son vote d’une demande de renégociation dont plus personne n’a entendu parler. En France, d’ailleurs, multiplier les obstacles règlementaires pour empêcher l’agriculteur de semer le grain récolté est une spécialité des ministres socialistes de l’agriculture, de Michel Rocard en 1995 à Jean Glavany (2001) en passant par Henry Nallet (1989). Mais Glavany a surclassé ses prédécesseurs avec sa “cotisation volontaire obligatoire”, une taxe sur les semences de ferme (non commerciales), pour secourir une interprofession sous la coupe du cartel. 

    Une société démocratique doit-elle se laisser dicter sa loi par les experts – ces « hommes compétents qui se trompent en suivant les règles » (Paul Valéry) - pour évaluer la dangerosité des clones pesticides brevetés (ou tout autre problème)? Pas besoin d’expert pour se rendre compte que nous courons au désastre. Des clones, alors que la diversité biologique cultivée est à l’agonie. Des clones pesticides qui permettent d’éviter les tests coûteux imposés aux agrotoxiques chimiques et nous enfoncent dans l’addiction à des poisons qui créent leur propre marché et l’élargissent constamment car les ravageurs et les pathogènes les contournent inévitablement. Des clones pesticides brevetés qui confient notre avenir biologique aux fabricants de produits en “cide”, aux fabricants de mort. 

    L’expression Ogm et les débats qu’elle impose, typiques de notre époque d’enfumage, révèlent l’état de notre démocratie. Appeler les choses par leur nom, ouvre un possible renouveau démocratique: démonter une législation semencière dépassée qui impose les clones et condamne des associations qui, comme Kokopelli, luttent pour sauvegarder la diversité. Lutter sérieusement contre l’addiction aux pesticides. En finir, enfin et surtout, avec le brevet du vivant. Le PS n’a–t-il pas dit qu’il en demanderait la renégociation ? 

    Bien entendu, les sycophantes détournent l’attention en annonçant l’avènement d’Ogm philanthropiques et verts. Les Ogm vont nourrir la planète et protéger l’environnement annonçait Axel Khan dans Les Echos en 1998. Mais nous n’avons toujours que des clones pesticides brevetés. Comment ces Ogm philanthropiques et verts pourraient-ils être ceux d’une société où la maximisation du profit est la seule règle, où les experts scientifiques sous influence remplacent la démocratie, où les “empoisonneurs publics” (Roger Heim, Président de l’Académie des Sciences dans sa préface au livre de Rachel Carlson, “Un printemps silencieux” de 1964 – une autre époque) et marchands de Mort ont toute liberté pour confisquer la Vie. Les Ogm philanthropiques et verts sont ceux d’une société démocratique et libre, donc philanthropique et verte qui, pour ces raisons, n’en aura pas besoin."

    Article rédigé le 25 septembre 2012 par Jean-Pierre Berlan, ex-Directeur de Recherche de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique).

  • Les moissons du futur, ce soir sur ARTE...

    Ce soir sur ARTE, à 20H50, première diffusion du film  "Les moissons du futur".

    Après "Le Monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien", Marie-Monique Robin enquête sur les méthodes de l'agroécologie dans différents points du globe. Un film plein d'espoir sur les solutions possibles à la crise alimentaire.

    Comment nourrir les 9 milliards d'habitants annoncés en 2050 ? Une émission de télévision a convaincu Marie-Monique Robin de poursuivre ses investigations sur l'urgence de produire autrement. 

    Président de l'Association nationale de l'industrie agro-alimentaire, Jean-René Buisson y affirmait qu'aucune alternative aux pesticides n'était possible et qu'une agriculture bio entraînerait une baisse de la production de 40 % pour une hausse des prix de 50 %. Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation des Nations unies, Olivier de Schutter, lui, prétend exactement le contraire. Qui croire ?

    Enquêtant aux quatre coins du globe, la journaliste a rencontré des paysans qui ont renoncé à ces insecticides et pesticides dont les coûts indirects colossaux — pollution, énergie et santé publique — ne sont jamais pris en compte.

     

  • L'évaluation des risques des pesticides et des OGM a échoué...

    Pesticide, OGM, les tests préalables à la mise sur le marché sont gravement insuffisants, dénonce un spécialiste en phytopharmacie de l'université de Gembloux.

    Pesticides : une évaluation défaillante

    AFP

    L'évaluation actuelle des pesticides est dangereusement déficiente. Les modèles de tests sont obsolètes et leurs paramètres sont faux. C'est le discours iconoclaste que tiendra le responsable du laboratoire de phytopharmacie de l'université de Gembloux Agro-Biotech (Ulg) lors de la rentrée académique, ce mardi. Pour Bruno Schiffers, les tests sur des rats effectués préalablement à la mise sur le marché sont trop courts. Ils ne portent que sur 90 jours, alors que les effets chroniques de certains produits phytopharmaceutiques (cancers, Parkinson, altération des fonctions cognitives…) apparaissent après des années. C'est ce qu'ont montré plusieurs études effectuées auprès d'agriculteurs.

    Des conditions de test irréalistes

    Les tests n'étudient que les effets d'une ingestion, alors que c'est l'exposition de la peau, voire l'inhalation, qui sont les plus fréquentes, et pas toujours moins dangereuses. Troisième critique : les évaluations portent sur les substances actives, pas sur les produits avec leurs additifs habituels ou sur des combinaisons de produits. On teste donc des conditions qui ne correspondent pas à la réalité de l'utilisation.

    « Quand on n'est pas capable d'évaluer correctement les risques d'une technologie, il faut prendre en compte l'hypothèse la plus pessimiste, insiste Schiffers. Pour les agriculteurs et la population en général, il est indispensable de prévoir un système d'évaluation a posteriori des produits ». Le même raisonnement vaut pour les OGM, affirme l'expert.

    Des qualités usurpées

    Pour Schiffers, les vertus que l'on accorde aux pesticides sont usurpées. Il est nécessaire de diminuer leur utilisation et, à terme, s'en passer. La recherche actuelle explore des voies alternatives, affirme-t-il. Et les agriculteurs eux-mêmes sont capables de trouver des solutions, comme dans le cas de l'agriculture biologique. (Article de Michel De Muelenaere, dans  Le Soir de ce samedi).

  • Cessons de tuer la terre pour nourrir l'homme...

    "Il est frappant de constater que ce sont les industries d’armement, surtout allemandes, qui fabriquent les nitrates qui font les bombes des deux guerres mondiales, qui les utilisent pour amender les sols et augmenter les rendements. De l’engrais et de l’explosif, c’est à peu près la même chose. De même, le fameux gaz moutarde employé à Ypres pour la première fois a été testé d’abord sur des insectes. Il tuait parfaitement les êtres humains. Mais, après la guerre, qu’en faire ? Mais un insecticide, pardi ! C’est comme cela que l’on produit le DDT, puis les organochlorés. A l’époque, on n’imagine pas que cela reste durablement dans l’environnement. Mais un jour, quelqu’un s’avisa que les populations d’oiseaux se réduisaient considérablement. C’étaient les premières victimes de ces produits. Le principe est simple : en remontant la chaîne alimentaire, ces produits voient leur concentration multipliée par des millions de fois. Or, nous sommes nous, humains, au bout de la chaîne. Nous mangeons de tout, mais personne ne nous mange. On a transféré la guerre dans le champ et on lutte contre les petites bêtes et les plantes, sans se poser de questions sur les effets sur les humains et la santé. On les a découverts trente ans plus tard.

    Aujourd’hui, on applique en effet des tests préalables à la mise sur le marché qui n’existaient pas autrefois. On ne faisait de tests que pour les médicaments. Avant 1981, on ne faisait aucun de ces tests pour des substances non médicamenteuses comme les insecticides. On a déversé entre-temps des millions de tonnes de produits dont les conséquences sont inconnues. Encore aujourd’hui, les tests employés ne permettent pas de déceler les effets subtils à long terme. Il a fallu que l’on constate des anomalies dans la nature qui ont mis en alerte sur les effets « fâcheux » de ces produits. Le plus important, c’est la perte des spermatozoïdes chez les mâles. C’est très spectaculaire chez des animaux, comme les alligators, les goélands ou les bélugas. Ce sont des effets constatés à l’occasion de populations majeures des eaux par des pesticides, qui permettent de voir en un temps bref les effets de l’exposition à long terme.

    Qu’est-ce que cela prouve chez l’homme ? Des études montrent qu’en deux générations, le sperme humain a diminué de moitié. Parce que l’être humain est au bout de la chaîne alimentaire et que nous stockons ces produits dans nos graisses. Ce sont des phénomènes avérés, ils ne sont plus discutables.

    Mais ils sont concomitants, il n’est pas sûr qu’ils soient la cause de cette infertilité… Même si on a un énorme soupçon…

    C’est davantage qu’un soupçon. On le voit lors d’accidents où des quantités importantes sont déversées d’un coup. Mais il y a aussi des effets cancérogènes, l’effet sur le cancer du sang. Avec des pesticides plus récents, on a constaté des effets neurologiques. On constate par exemple davantage de maladies de Parkinson chez des paysans. C’est aujourd’hui considéré comme une maladie professionnelle. Car ces pesticides plus récents agissent sur le système nerveux des insectes pour les empêcher de se repérer. Hélas, notre système nerveux n’est pas tellement différent. Et il est aussi ciblé par ces molécules, et cela explique pourquoi le Parkinson se développe chez ces agriculteurs. Des études montrent également qu’avec une exposition plus forte, des enfants peuvent avoir des anomalies dans leur système cognitif. Conclusion : il faudrait arrêter les pesticides dès qu’on pourra le faire. Et on peut le faire : je démontre qu’il y a des stratégies qui sont efficaces dans ce domaine. Il s’agit par exemple d’employer des algues pour stimuler la défense naturelle des plantes. Bref s’arranger pour que la plante se défende plutôt que de tuer l’agresseur. Parce que si on tue l’agresseur, on se tue soi-même et la planète derrière. On ne peut pas viser un insecte sans avoir de répercussion sur les autres. Mieux vaut donner à la plante les capacités à se défendre. On peut par exemple stimuler les capacités des plantes à être en symbiose avec des champignons, car leurs filaments dans le sol vont doper la plante en nutriments. Bien nourri, on est plus fort pour résister aux agressions. Et on a des résultats : 60 % de productivité en plus en dix ans. Autre exemple : beaucoup de plantes émettent par leurs racines des substances toxiques pour les mauvaises herbes. Elles se défendent toutes seules. Mais les variétés de riz qui font cela sont des riz à faible rendement. Il suffit de croiser une de ces variétés avec une variété de riz à haut rendement et le tour est joué…

    Mais c’est un OGM ?

    Non, c’est un croisement de la nature, selon la méthode immémoriale du croisement dans la nature. La nature ne prend pas un gène pour le mettre ailleurs, elle change un ensemble de gènes comme on le fait depuis des siècles en agronomie.

    Mais en introduisant la myxomatose en Australie, on pensait aussi simplement limiter la population de lapins. De même, qu’est-ce qui garantit qu’on n’aura pas un effet secondaire majeur qu’on n’avait pas pu deviner parce que les essais se font aujourd’hui sur de faibles surfaces et dans un temps réduit ?

    Les pistes que je décris sont des stratégies qu’on connaît, parce que ce sont celles de la nature. On ne fait pas appel à des substances qui n’existent pas dans la nature et qui apportent alors des risques spécifiques liés à leur nouveauté. Je pense que ces pratiques seront a priori plus sûres, même si on ne peut jamais exclure de mauvaises surprises et il faut que les observateurs soient extrêmement attentifs à une conséquence inattendue.

    Le livre

    Dans son dernier livre, Jean-Marie Pelt décrit comment les pesticides finissent par tuer tout le vivant petit à petit. Mais il donne aussi des solutions de remplacement, comme la juxtaposition de plantes : « Les Indiens Peaux-Rouges mariaient déjà maïs, courges et fèves. Les trois plantes se protègent les unes et les autres des insectes agressifs et des mauvaises herbes, et s’entraident quasi physiquement en dosant le soleil nécessaire. Ce n’est qu’un exemple parmi des milliers d’autres. Ce qu’ont observé les anciens Indiens, des jardiniers amateurs l’ont constaté aussi et pour des dizaines de plantes différentes. Celles-ci échangent azote et phosphates, servent de repoussoir à un insecte dangereux de l’autre plante, bref s’entraident. Que la science observe et multiplie ses exemples et une grande partie des pesticides deviendra totalement inutile ». Assez pour nourrir durablement 9 milliards d’humains à l’horizon 2050 ? Le spécialiste n’élude pas : « Dans le jardin de chacun, une stratégie sans pesticides est déjà possible. Pour l’agriculture intensive, industrielle, de grande surface, je préconise plutôt des stratégies d’emplois de produits non toxiques qu’on appelle des “naturels peu préoccupants“. Il s’agit par exemple d’employer des algues pour stimuler la défense naturelle des plantes. Jean-Marie Pelt, Cessons de tuer la terre pour nourrir l’homme. Pour en finir avec les pesticides. Fayard, 201 p., environ 20 euros. Article de Frédéric Saumois dans Le Soir du 27/09/2012.

  • Tuer la source de vie...

    "Nous ne faisons plus de cultures en Europe, nous gérons de la pathologie végétale. nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demandent qu'à mourir, tellement elles sont malades ! Normalement, l'agriculture, c'est cultiver des plantes saines.

    Jusqu'en 1950, on ne mettait pas un pesticide sur les champs de blé en Europe. Il n'y avait pas un traitement fongique qui était appliqué. Maintenant, c'est au moins 3 à 4, sinon le blé, il est pourri avant d'arriver dans le silo.

    Si on met trop d'azote, alors le blé tombe. Alors on met des hormones, comme cela les tiges sont moins hautes. Autrefois, les blés faisaient 1 mètre cinquante, aujourd'hui ils font 60 cm. On les raccourcit avec des hormones. Ces hormones qui font avorter les arbres qui sont autour, et fait disparaître toute la flore.

    Avant, les champs, c'était plein de coquelicots et de biodiversité. Un pays comme la Hollande a déjà perdu 75% de toute sa flore, tellement ils produisent intensivement, à grands renfort de traitements. C'est aujourd'hui le pays avec une des flores les plus pauvres de la planète...

    Les sols abritent 90% de la biomasse vivante. Si on tue cela, on tue tout ce qui est à la source de la vie. Ce sont les microbes qui nourrissent les plantes, qui font qu'elles sont saines, qu'elles sont nutritives pour nous.

    On n'a jamais vécu aussi confortablement qu'aujourd'hui, et pourtant les dépenses de la sécurité sociale ne cessent d'augmenter. Il y a quand même des questions à se poser : est-ce que les gens sont si bien nourris que cela pour être aussi malades ?

    L'argumentation : "oui, mais les gens vivent de plus en plus longtemps" ne tient pas la route dans le sens où les vieillards d'aujourd'hui ont mangé sainement jusqu'en 1970. Et c'est tellement récent dans l'histoire de l'humanité qu'on n'en connaîtra le résultat que dans quelques décennies... Aujourd'hui, 17% des enfants européens sont obèses. On est en droit de se poser des questions sur la qualité alimentaire... "

    Interview de Claude Bourguignon, agronome. Il a quitté l'INRA, parce qu'on lui imposait de cacher la vérité à propos des sols qui mourraient biologiquement. Il est maintenant indépendant, et fait son boulot comme il l'entend. Le devoir des scientifiques est quand même d'alerter le monde agricole. Pas de lui mentir.

    Un petit extrait de film "Alerte à Babylone" de Jean Druon.  A voir absolument ! Et à écouter, puis à méditer...

    http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerte-a-babylone-le-film-de-jean-d_news#from=embed

  • La lente agonie du vivant...

    Alors que de multiples actions s’organisent à travers la France dans le cadre de la « Semaine sans pesticides », la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) publie son « Manifeste pour une agriculture respectueuse de la nature et des hommes ». Cette publication retrace notamment les 100 ans d’existence de la LPO, au cours desquelles l’association a assisté et lutté contre l’apparition de menaces toujours plus nombreuses pour les oiseaux, dont l’évolution des pratiques agricoles. 

    Au cours des années 1945 – 1970, l’utilisation des insecticides organochlorés, tel le DDT, se généralise, entraînant l’effondrement de la reproduction des prédateurs, et plus particulièrement des rapaces avec le Faucon pèlerin en première ligne. Rapidement, c’est au tour des organophosphorés, puissants toxiques du système nerveux, de faire leur apparition, leurs effets mortels se faisant sentir sur nombre d’animaux vertébrés et invertébrés, y compris les oiseaux. La machine est alors lancée et, à partir des années 1970, les herbicides font leur entrée. La quasi disparition de la flore indigène entraîne la disparition des invertébrés qui dépendaient d’elle. Les chaînes alimentaires sont rompues, laissant démunis les oiseaux dépendants des ressources en invertébrés. 

    A partir des années 1990, cette logique implacable de destruction du vivant trouve une nouvelle expression avec la mise au point des insecticides en enrobage de semences. Pour la LPO, cette nouvelle invention est le « coup de grâce » porté aux invertébrés, « entre 10 et 33 000 fois plus sensibles que les vertébrés à ces poisons ». Au cœur du processus vital de pollinisation, les abeilles s’effondrent, de même que nombre de populations d’oiseaux (hirondelles, traquets, alouettes…) qui crient famine. Selon l’association, les oiseaux soumis à l’agriculture intensive ont ainsi chuté de 30 %.  

    Inquiétant, ce bilan n’a, pourtant, pas vocation à se focaliser sur le passé, mais entend montrer l’urgence d’inverser rapidement la tendance. Des initiatives en ce sens fleurissent déjà, à l’instar des municipalités et des jardiniers amateurs qui ont abandonné pesticides et herbicides. De même, les agriculteurs biologiques ont doublé leurs effectifs en 5 ans. Mais ces progrès doivent désormais se généraliser et dépasser le stade de prises de conscience isolées pour renverser la vapeur. Sa position au sommet de la chaîne alimentaire ne préservera certainement pas l’homme, bien au contraire. Dès lors, faire bon usage du temps dont il dispose reste son principal atout. A lui de mettre un point final à la chronologie des pesticides. Article de Cécile Cassier sur Univers Nature.

  • L'alimentation saine à 100% n'existe plus...

    C'est clair : il va devenir de plus en plus difficile de s'alimenter sainement, sans s'empoisonner. La planète est de plus en plus polluée, même dans les recoins les plus éloignés de toute civilisation, et il n'y a donc plus aucun endroit où l'on pourrait trouver un lopin de terre vierge ou un petit espace marin intact.

    Les métaux lourds se sont déposés partout, sans parler de toutes les autres molécules chimiques véhiculées par les vents, ni, plus récemment, du césium 137 provenant de Fukushima, et qu'on retrouve aujourd'hui sur nos sols (à des doses minimes certes, mais il est là). Les légumes et les fruits, les champignons, mais aussi la viande et le fromage sont donc pollués, partout dans le monde. A cela s'ajoute l'arsenal chimique utilisé en culture "traditionnelle"...

    Quant aux poissons, sauvages, c'est pareil, tellement les océans ont servis de poubelle géante, sans évoquer à nouveau Fukushima qui continue et continuera pendant de longues années à déverser des tonnes de produits hautement radioactifs dans le pacifique, ce qui a moyen terme contaminera l'ensemble des océans de la planète et la chaîne alimentaire marine.

    Pour l'aquaculture, c'est encore pire. La liste des produits chimiques et des médicaments (dont les antibiotiques) autorisés est affolante. C'est du poison dans votre assiette. 

    A éviter absolument, les poissons gras comme le saumon, le hareng et l'anguille. Et aussi le sandre et tous les poissons qui vivent au fond, comme la raie et la sole. Et enfin les gros poissons, qui, à force d'en avoir mangé des petits, ont accumulé des doses incroyables de toxicité à tous les niveaux : thon, espadon, loup de mer, etc...

    Il faut donc essayer de varier les espèces, d'en choisir la provenance (certaines mers sont moins polluées que d'autres : bar de ligne de Bretagne, petit cabillaud de la mer du nord, etc...) et se rabattre sur l'aquaculture Bio. Sans oublier que les métaux lourds et les composés organochlorés s'accumulent dans la graisse (les parties brunes), les viscères et la peau de l'animal. On recommande de rejeter systématiquement ces parties et de ne pas consommer le jus de cuisson. 

    En résumé, et malgré toutes les précautions que nous pourrions prendre (Bio, saison, local, terroirs, no OGM), l'alimentation saine à 100% fait désormais partie du passé. C'est une bien triste réalité. Quel gâchis...

  • Ils nous empoisonnent, et puis nous soignent...

    Article intéressant de Patricia Jolly dans Le Monde de ce week-end, dont voici un résumé :

     

    Jean-Paul Jaud ne décolère pas. Le 15 janvier, Yannick Chenet est mort à l'âge de 45 ans. La nouvelle est apparue assez alarmante pour que TF1 la relaie dans un de ses journaux.

    Ce viticulteur charentais, atteint d'une leucémie reconnue comme maladie professionnelle par la Mutualité Sociale Agricole, était un des protagonistes de son dernier documentaire. Sur la pellicule de SEVERN : LA VOIX DE NOS ENFANTS, sorti en salle en novembre 2010, Jaud avait fixé le témoignage du quadragénaire en sursis après des expositions répétées aux pesticides : "Quand je suis arrivé à l'hôpital, j'ai vu les noms des mêmes firmes sur la boîte des médicaments. J'ai dis : "C'est pas vrai ! Ils m'ont empoisonné, et puis aujourd'hui ils me soignent. Ils gagnent deux fois, quoi ! Mais dans le monde agricole, c'est pas facile d'en parler."

    Jaud a ouvertement déclaré la guerre à l'agriculture intensive, aux fabricants de pesticides et autres engrais chimiques. Il est convaincu que : "L'homme empoisonne la terre nourricière et donc, sciemment, ses propres enfants." Avant SEVERN, Jean-Paul Jaud avait déjà frappé très fort : "70% des cancers sont liés à l'environnement, dont 30% à la pollution et 40% à l'alimentation", prévient le synopsis de NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT, sorti en novembre 2008, et présenté en avant-première à Cannes, film dans lequel il s'attaquait à la malbouffe.

    SEVERN est le nom de la jeune fille de 12 ans qui, en 1992, au Sommet de la Terre organisé par les Nations-Unies à Rio de Janeiro, interpella à la tribune les représentants du monde entier sur la situation humanitaire et écologique de la planète. Fille d'un généticien et  d'une ancienne prof d'Harvard, elle avait prononcé un discours de six minutes trente. "Arrêtez de casser ce que vous ne savez pas réparer", avait-elle lancé aux adultes depuis la tribune. "Tout ce que vous faites à la planète me fait pleurer la nuit."

    Tout en accompagnant le film dans les festivals en France, en Espagne, aux Etats-Unis ou au Canada, Jaud a déjà entamé un nouveau tournage. Toujours bio et écolo. "C'est d'initiatives individuelles que naîtra l'action collective", veut-il croire.

     

  • 128 résidus chimiques par jour dans l'alimentation de votre enfant...

    L'association Génération Futures et le réseau européen Health & Environnement Alliance publient une enquête dans le cadre de la campagne « Cancers et environnement ». L'objectif : démontrer la présence de substances chimiques toxiques dans notre alimentation et leur lien avec l'explosion du nombre de cancers pour demander des réglementations sur ces produits.

    Le nombre de cancers explose et cette épidémie ne peut pas s’expliquer uniquement par des facteurs génétiques et par la consommation d’alcool ou de tabac. Les facteurs environnementaux, au sens large, doivent être pris en compte pour expliquer qu’entre 1980 et 2005, l’incidence du cancer a progressé de 93% chez l’homme et de 84% chez la femme (données InVS). Par ailleurs, la croissance du nombre de cancers chez l’enfant vient renforcer les hypothèses de cancers d’origine environnementale. Ce constat conduit une fois de plus les associations spécialistes du sujet – le Reseau Environnement Santé, le WWF, le Criid- à interpeller l’opinion publique et les législateurs, au plan européen et national. A l’appui de cette campagne, une enquête a été menée sur l’alimentation quotidienne des enfants, en analysant les différents produits qu’ils consomment au petit déjeuner, au déjeuner, au goûter et au dîner. Les analyses des aliments (légumes, fruits, poisson, pain beurre, fromage etc) ont été réalisées par des laboratoires accrédités auprès des autorités publiques et reconnus comme spécialistes de ces recherches. 

    Bilan : s’agissant du petit déjeuner, 28 résidus de substances chimiques ont été trouvés, dont 21 cancérigènes possibles ou probables, 3 cancérigènes certains et/ou 19 perturbateurs endocriniens. Au total dans une journée, 128 résidus représentants 81 substances chimiques différentes sont ingérés par un enfant, ainsi que 36 pesticides différents et 47 substances cancérigènes suspectées.

    Certes, les doses peuvent respecter les limites maximales autorisées, mais l’effet cocktail de ces diverses substances et leur accumulation quotidienne restent inconnus aujourd’hui. Comme le souligne François Veillerette, président de Générations Futures, « actuellement, l’impact des cocktails chimiques ingérés par voie alimentaire n’est pas évalué. A fortiori, l’impact de ces résidus conjugué aux autres expositions chimiques ne l’est pas non plus ». 

    Les autorités prennent peu en compte ces facteurs environnementaux dans les politiques de santé publique, qu’il s’agisse du Plan Cancer ou du Plan national Santé Environnement. Certaines substances comme le formaldéhyde, l’un des polluants les plus présents dans l'air intérieur, classé comme cancérigène certain, font certes l’objet de mesures de réduction, mais ces objectifs, trop partiels, ne satisfont pas les associations. L'UFC-Que choisir, après avoir enquêté, avait elle aussi demandé en 2009 l’interdiction de ces substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR). Pour l’heure, il est surtout question d’un étiquetage des produits… prévu pour 2012.

    Le docteur Laurent Chevalier, médecin nutritionniste membre du Réseau santé Environnement, confirme que la réduction de ces substances toxiques n’est pas la clé du problème. « On néglige les effets cumulatifs comme les effets retardés de l’exposition à ces produits. Le nombre de diabétiques a par exemple augmenté de 41% entre 2001 et 2010. Ce n’est pas dû simplement à une surconsommation de sucre.  Les perturbateurs endocriniens jouent un rôle dans ces maladies ».

    Pour ce médecin, il faudrait commencer par interdire les perturbateurs endocriniens présents dans les additifs alimentaires et les produits de synthèse qui sont en contact avec les aliments,  tels que les plastifiants et autres emballages. « L’interdiction du BPA dans les biberons a montré que des alternatives existent. Elles étaient même prêtes et déjà commercialisées sur le marché. La rapidité de cette offre montre que c’est possible… », rappelle François Veillerette, qui affirme « faire confiance à la capacité de réponse et d’innovation des industriels, dès lors qu’une réglementation les y poussera ». Article de Véronique Smée mis en ligne le  02/12/2010 sur Novethic.

     

     

  • Le Titanic apicole...

    Le Titanic Apicole, une trilogie en DVD à acheter pour tout comprendre, car on vous cache la vérité...

    C'est un film-documentaire d’Ananda Guillet et de Dominique Guillet en 3 DVD sur la disparition des Abeilles, la terreur-pesticide, la désertification, les chimères génétiques, les nécro-carburants, l’apiculture productiviste...: en bref, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de toute la biosphère. 

    C'est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? Qu’adviendrait-il de son agriculture? 

    Dans le premier tome, “la Terreur Pesticide”, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte. C’est un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Nous y exposons l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne... Durée: 90 mn (cette version est quelque peu raccourcie par rapport à la première édition en 2008). 

    Le second tome “Planète Terre: Désert d’Abeilles” évoque l’impact de la désertification, des nécro-technologies telles que les chimères génétiques et les nécro-carburants, de la disparition des jachères, de l’urbanisation effrénée, de la pollution des eaux, du frelon asiatique, etc. Durée: 60 mn. 

    Le troisième tome “Abeilles: du bétail à miel dans les enclos des colonies humaines” évoque tous les précipices de l’apiculture productiviste: la nourriture artificielle, frelatée - et parfois transgénique - des abeilles, la production de reines hybrides, l’insémination artificielle des reines, les traitements insecticides utilisés dans les ruches à base de produits toxiques vendus par les mêmes multinationales agrochimistes qui détruisent les abeilles dans les champs, etc. Durée: 50 mn .

    De très nombreux lanceurs d’alerte interviennent dans ces 3 DVD: Fabrice Nicolino (journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS), Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue), Dominique Guillet (Kokopelli), Claire Villemant (Muséum d’Histoire Naturelle), Lionel Garnery (CNRS), Cécile Fléché (anciennement Affsa), Patrick Drajnudel (Etoiles des Abeilles) Maurice Chaudière, et de nombreux apiculteurs de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des USA. 

    Ce documentaire est une réalisation de la “Voix des Semences” et de l’Association “Les Visions de Gaïa”, elle-même soutenue par la “Fondation pour une Terre Humaine”. 

    Le prix de 30 euros inclut le port. A commander sur le site de Kokopelli, pour ne pas mourir idiot. Terriens, il est temps d'agir...

  • 200 substances chimiques dans le sang des nouveau-nés...

    Au cours des cinquante dernières années, le nombre de substances chimiques synthétiques auxquelles nous sommes quotidiennement exposés a crû de manière très significative. Omniprésentes, on les rencontre dans les aliments, les boissons, les médicaments, l’air ambiant, les produits cosmétiques, les produits d’entretien et même dans les matières textiles, les vêtements et les chaussures étant traités chimiquement. 

    Pour preuve, une récente étude, menée par l’université suédoise des sciences agricoles, a recensé la présence de 57 pesticides dans les rivières et les ruisseaux suédois. De même, en 2005, une étude réalisée aux Etats-Unis avait décelé près de 200 substances chimiques en moyenne, incluant des pesticides, des dioxines, des substances chimiques industrielles et des matières ignifuges dans le sang de nouveau-nés.

    Commanditée par la Commission européenne, une équipe de chercheurs de l'université de Göteborg en Suède s'est intéressée sur le facteur de risque des «cocktails chimiques» dans le corps humain et les effets d'un tel mélange sur les humains et l'environnement. Menées en collaboration avec l'université de Londres, ces analyses ont montré que « l'effet combiné du cocktail est bien plus toxique que l'effet des substances chimiques individuellement ». Réagissant dans le corps, les produits chimiques forment des composés qui deviennent bien plus forts que chaque substance prise distinctement. 

    Pour l’heure, la Commission a jusqu’en 2011 pour rédiger de nouvelles recommandations sur la base de la législation existante quant à la façon de gérer ces associations chimiques, et évaluer les changement législatifs à envisager. 

    En attendant, et pour arrêter de s'empoisonner, consommons BIO. C'est la seule solution...

  • Disparition totale des abeilles aux USA ?

    La soudaine dépopulation des abeilles domestiques observée pour la première fois aux Etats-Unis fin 2006 se poursuit, mobilisant chercheurs et apiculteurs pour percer ce mystère et préserver les récoltes qui dépendent de ces insectes pour leur pollinisation.

    Ces productions, surtout les fruits et certains légumes représentant des ventes de 15 milliards de dollars par an, comptent pour un tiers de l'alimentation humaine.

    Ce phénomène appelé "colony collapse disorder" ou CCD décrit la rapide disparition des ruches de millions d'abeilles adultes et s'est également produit ailleurs dans le monde, dont en Europe. Les scientifiques ont avancé différentes hypothèses -- virus, parasites, insecticides, malnutrition et autres facteurs environnementaux -- sans pouvoir encore déterminer une cause spécifique.

    Les populations d'abeilles domestiques sont en déclin depuis plusieurs décennies pour différentes raisons mais les effets de ce nouveau syndrome sont beaucoup plus dévastateurs. Quelques 32% des 2,4 millions de ruches appartenant aux 1.500 apiculteurs professionnels américains ont ainsi été perdues en 2007, 36% en 2008 et 29% en 2009, selon les estimations du Ministère américain de l'Agriculture (USDA).

    Cette année la situation va probablement être pire après un hiver inhabituellement rigoureux, souligne Jeff Pettis, responsable du laboratoire de recherche sur les abeilles de ce ministère, dans un entretien avec l'AFP. Les chiffres pour 2010 seront publiés en avril. Mais les estimations préliminaires font déjà ressortir des pertes de 30 à 50%, indique David Mendes, le président de la Fédération américaine des apiculteurs, l'American Beekeeping Federation. "Normalement -avant l'apparition du CCD- nous perdions en moyenne 10% des ruches durant l'hiver mais cette année ce chiffre varie de 30 à 50%", a-t-il dit à l'AFP, ajoutant que "de nombreux apiculteurs sont en difficulté".

    Selon lui, le phénomène du CCD résulte probablement "d'une combinaison de facteurs" avec apparemment un rôle prépondérant des pesticides (insecticides, fongicides, et herbicides) dont l'usage s'est fortement accru ces dernières années. "Amener ses abeilles dans des zones de cultures agricoles entraîne de plus grandes pertes et nous pensons que cela est lié aux pesticides", a expliqué David Mendes, notant que malheureusement "on ne dispose pas des données (scientifiques) pour appuyer ces observations". 

    Selon les résultats d'une étude conduite dans 23 Etats américains et au Canada récemment publiée dans la revue scientifique PLOS (Public Library of Science), 121 différents pesticides ont été découverts dans 887 échantillons d'abeilles, de cire, de pollen et d'autres éléments de ruches.

    "La variété des éléments que nous voyons dans le pollen et les abeilles elles-mêmes est préoccupant", même si aucune des doses de ces produits chimiques n'est suffisante pour tuer ces insectes, a dit Jeff Pettis, co-auteur de cette recherche. "Ce n'est peut-être pas la seule cause (du CCD) mais c'est un facteur qui y contribue", a-t-il jugé.

    Les Etats-Unis, qui cultivent les OGM en masse, et qui traitent abondamment ces cultures intensives avec toutes sortes de produits toxiques (merci Monsanto, Sygenta, Pioneer et consorts) vont être le premier continent à se retrouver sans abeilles... Et ils se demandent toujours pourquoi...? Et comme toutes les études scientifiques sont falsifiées par les lobbies industriels, on continue d'asperger les champs de véritables poisons, pour le plus grand profit des multinationales de l'agro-alimentaire, puis pour celui des multinationales pharmaceutiques dès que vous tombez malade...

    Terriens, passez au 100% Bio : il en va de votre santé.

  • Pollution chez vous...

    La Commission européenne et l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) ont achevé la mise en place d’un nouveau registre européen global des rejets et transferts de polluants. Une des particularités de cet outil est qu’il est accessible par tous via un site Internet. 

     

     

    Le registre couvre des informations relatives aux émissions de polluants dans l'air, l'eau et le sol provenant de quelque 24 000 installations industrielles européennes. Au total, ce sont 91 substances qui sont recensées. Pour l’instant, les données disponibles concernent les polluants émis en 2007. A partir de l’année prochaine, le registre sera mis à jour une fois l’an, au mois d'avril. 

    D’après l’AEE, les informations couvrent : « 30 % des émissions totales de NOx (oxydes d'azote) – soit la plupart des émissions provenant de sources autres que le transport et 76 % des émissions totales de SOx (oxydes de soufre) dans l'air au sein des 27 Etats membres et en Norvège ». En plus des rejets industriels, l’outil fournit des informations sur les quantités transférées de déchets et d'eaux usées ainsi que sur des polluants de sources «diffuses» tels que l'azote et le phosphore provenant de l'agriculture.

    Bref une source de renseignements appréciables pour se rendre compte de ce qui se passe près de chez soi, ou dans la région dans laquelle vous comptez déménager ou voyager. Autant savoir, pour ne pas mourir idiot.

    Le registre est accessible en version anglaise à l’adresse : http://prtr.ec.europa.eu/

     

     

  • Brevet BASF pour retarder la maturation...

    Date de délivrance : 10/01/2007
    Numéro de publication : 1653809
    Titulaire : BASF Aktiengesellschaft ; BASF CORPORATION

    "L'invention réside en la découverte du fait que l'application d'une composition de revêtement spécialement formulée sur la surface extérieure de produits après récolte, en particulier des fruits, spécialement ceux ayant une écaille, une écorce ou une peau non comestibles, retarde de manière significative la maturation, le mûrissage et la déperdition d'eau. Ceci, à son tour, prolonge le laps de temps entre la récolte et les conditions optimales de consommation, de sorte que ceci permet une plus large distribution de fruits et de légumes frais. En outre, la nécessité d'équipements et de conditions spéciaux de transport et d'entreposage, comme une réfrigération, peut dans de nombreux cas être éliminée ou tout au moins allégée.

    Selon l'invention, la composition de revêtement est de préférence et le plus facilement et  économiquement appliquée sur la surface extérieure de fruits et de légumes sélectionnés par application d'une émulsion liquide diluée. L'émulsion est de préférence aqueuse et composée de copolymère (n'importe lequel parmi les suivants : des copolymères de poly(chlorure de vinylidène) et d'acide acrylique, d'acide méthacrylique, de chlorure de vinyle, d'acétate de vinyle, de méthacrylate de méthyle, de propylene, d'éthylène, d'acrylates, de styrènes, ou toute combinaison des monomères susmentionnés formant la composition de copolymère),  de tensioactif, le Triton - 45.  Facultativement, la composition de revêtement peut aussi comprendre,  1% d'antimicrobiens, de préférence duméthylparabène, une petite quantité de plastifiant, par exemple un polysorbate, d'un copolymère de poly (chlorure de vinylidène) et de préférence  d'un agent antimousse, comme du polydiméthylsiloxane.

    La solution aqueuse peut être appliquée sur les produits de n'importe quelle manière appropriée ou usuelle, par exemple par immersion des produits dans le réservoir ou la cuve de la solution, par pulvérisation de la solution sur les produits, ou par passage des produits dans un rideau tombant ou une cascade de la solution. Juste avant l'emballage..."

    A nouveau, moralité de l'histoire, consommons bio, local et de saison ! Plus aucune confiance en ces fruits et légumes hors saison (ou de saison), vendus en grande surface, et qui ne pourrissent pas, tellement ils sont traités. Mes produits bio, ils pourrissent ! Et c'est normal. Achetons des produits frais de saison, juste cueillis, et à consommer rapidement, pour bénéficier de toutes les vitamines, minéraux et oligo-éléments, et aussi du goût. Tout le reste est mort, bourré de pesticides et conservants, et n'apporte quasi plus rien de bon à l'organisme, sans parler des produits chimiques.

    Arrêtons de faire vivre ces multinationales. Terriens, il est temps d'agir...