perturbateurs endocriniens

  • Où en est ce fameux traité transatlantique de libre échange entre l'Europe et les Etats-Unis ?

    Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, la Commission Européenne est bel et bien en train de revoir à la baisse une série de normes environnementales et alimentaires en vue de la signature de ce fameux traité de libre-échange qui devrait être censé doper le commerce entre les USA et l'Europe, et dont personne ne veut en Europe.

    Un article paru dans "Courrier International" le 29 mai prouve que le lobbying des multinationales américaines et canadiennes, ainsi que le lobbying politique de ces 2 états font plier la Commission.

    On a ainsi pu remarquer, ces derniers temps, que plusieurs projets de réglementation européenne en matière d'environnement, de santé ou de sécurité alimentaire ont été abandonnés ou modifiés à la baisse pour pouvoir correspondre aux demandes américaines.

    Adieu la réglementation sur la viande clonée, abandon de l'interdiction de  traiter les carcasses de viande à l'acide lactique, abandon de la distinction entre pétrole et sables bitumeux (beaucoup plus polluants et néfastes pour le climat), sans parler de l'interdiction de plusieurs perturbateurs endocriniens postposée at vitam aeternam.

    Ces négociations qui se tiennent derrière des portes closes ne laissent filtrer que très peu d'informations. Ce qui est sûr, c'est que s'il est signé malgré que les citoyens européens y soient opposés, le coût de ce traité de libre échange sera élevé pour nous, tant au niveau environnemental qu'au niveau santé.

    Comme nous le redoutions depuis le début, c'est l'Europe qui va baisser ses normes de sécurité et de pollution pour permettre aux multinationales américaines d'inonder le continent européen de produits bas de gamme et douteux et, en plus, sans devoir l'indiquer sur l'étiquette ! 

    De plus, ces firmes auront le droit d'attaquer en justice l'état européen qui s'opposerait à la commercialisation d'un de ces produits sur son territoire. C'est de la folie ! Pensez à la France qui vient d'interdire, enfin (!) le round-Up de Monsanto. Le traité une fois signé, ce sera impossible.

    Le Canada qui a signé un tel traité avec les USA a perdu 97% des procès intentés par les multinationales américaines, et a dû leur payer des millions de dollars de dédommagement. il a dû ensuite changer ses lois pour permettre la commercialisation de ces produits. C'est cela le libre échange, vu du côté américain...

    J'espère vivement que nous, le peuple européen, seront consultés pour donner notre accord en connaissance de cause sur ce fameux traité avant qu'il ne soit signé en notre nom.

     

  • Adieu Bisphénol A, bonjour Bisphénol F et S...

    Le Bisphénol A est totalement interdit en France depuis le 1er janvier de cette année. Les industriels ont donc dû trouver des solutions et l'ont discrètement remplacé par du Bisphénol F ou S, tout aussi nocifs...

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    Qu’il soit A, S ou F, le Bisphénol est dangereux pour la santé. Voici donc six règles pour éviter le bisphénol – et d’autres perturbateurs endocriniens tels les phtalates – au quotidien :

    1. Évitez surtout le plastique au four à micro-ondes, car le fait de réchauffer des emballages en plastique facilite la migration des produits chimiques vers les aliments. Privilégiez absolument les récipients en Pyrex ou céramique résistant à la chaleur. En notant que la mention « compatible micro-ondes » ne signifie aucunement que le récipient est inoffensif, jusque qu’il résistera au passage au micro-ondes.

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    2. Évitez les boites de conserves, et choisissez plutôt des aliments frais ou surgelés. Ou des conserves en bocal de verre. Evitez aussi les bonbonnes d'eau en plastique, les boîtes de soft ou de bières, etc...

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    3. Cuisinez plus souvent des produits frais chez vous. Et si vous sortez, choisissez des restaurants qui servent des produits frais. Il a été démontré que les personnes qui prennent davantage de repas à l’extérieur présentent des taux de BPA plus élevés.

    4. Utilisez en général des récipients alimentaires en verre ou inox, car les aliments et boissons stockés dans du plastique absorbent les substances du plastique, surtout s’ils sont gras ou acides.

    5. Connaissez vos plastiques. Si vous ne pouvez éviter les emballages plastique, évitez le PVC (Chlorure de Polyvinyle), le PS (Poly Styrène), le PC (Poly Carbonate) et privilégiez le PET (Polyéthylène téréphthalate), le HDPE (Polyéthylène de haute densité), le LDPE (Polyéthylène de basse densité) et le PP (Polypropylène). Ces codes de recyclage des plastiques sont donnés sur l’emballage. Mais évitez les plastiques autant que possible !

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    6. Préférez les cafetières sans plastique, type cafetière italienne ou cafetière à piston en verre, aux cafetières électriques qui peuvent contenir BPA et phtalates dans leurs bacs et tubulures. Idem pour les purificateurs d'eau, les cuiseurs vapeur, les presse-fruits, les centrifugeuses : pas de plastique ! (Article basé sur une parution dans Conso Globe de ce jour).

    Terriens, il est temps d'agir...

  • Que trouve-t-on dans un morceau de saumon frais ?

    Il aura fallu attendre cette étude "menustoxiques" parue mercredi et les analyses de laboratoires indépendants pour enfin savoir à quoi on s'exposait en mangeant un morceau de saumon d'élevage (bien forcé puisque du sauvage, il n'y en a plus...).

    Dans cette étude, il est précisé que c'est le saumon qui comporte le plus de pesticides parmi tous les aliments analysés. Et il n'y a pas que des pesticides : il y a des métaux lourds, de l'arsenic, des perturbateurs endocriniens et j'en passe... Et parmi toutes ces molécules ingérées, il y en a, bien entendu, qui sont potentiellement cancérigènes.

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    Pour les chimistes, voici le résultat des analyses du morceau de saumon :

     2,2',4-TriBDE (BDE-17) 0.04 ng/g     

    2,4,4'-TriBDE (BDE-28) 0.115 ng/g     

    2,2‘,4,4‘-TetraBDE(47) 1.68 ng/g   PE2 

    2,2',4,5'-TetraBDE (BDE-49) 0.458 ng/g     

    2,3‘,4,4‘-TetraBDE(66) 0.066 ng/g     

    2,2‘,4,4‘,5-PentaBDE(99) 0.180 ng/g   PE2 

    2,2',4,4',6-PentaBDE (100) 0.344 ng/g   PE2 

    2,2‘,4,4‘,5,5‘-HexaBDE(153) 0.047 ng/g     

    2,2',4,4',5,6'-HexaBDE(154) 0.166 ng/g     

    2,2',3,3',4,4',5,5',6-NonaBDE (BDE- 206) 0.195 ng/g     

    DecaBDE(209) 4.46 ng/g   PE2 

    DDT (total) 0.003 mg/kg  B2 USEPA PE1 

    Dieldrin 0.002 mg/kg  B2 USEPA PE2 

    p,p'-DDE 0.003 mg/kg  B2 USEPA PE1 

    Arsenic 0.70 mg/kg  1 CIRC  

    2,3,7,8-TCDD 0.02 pg/g  1 CIRC PE1 

    1,2,3,7,8-PeCDD 0.06 pg/g  cancer P 65 PE1 

    1,2,3,6,7,8-HxCDD 0.02 pg/g  cancer P 65    

    2,3,7,8-TCDF 0.58 pg/g  cancer P 65  PE2 

    1,2,3,7,8-PeCDF 0.05 pg/g  cancer P 65 PE2 

    2,3,4,7,8-PeCDF 0.19 pg/g  1 CIRC   

    2,3,4,6,7,8-HxCDF 0.01 pg/g  cancer P 65   

    PCB 77 14.1 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 81 0.73 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 105 294 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 114 20.2 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 118 986 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 123 12.6 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 126 5.21 pg/g  1 CIRC PE1 

    PCB 156 96.4 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 157 26.5 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 167 53.9 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 169 0.89 pg/g  2A CIRC PE1 

    PCB 189 10.7 pg/g  2A CIRC PE1 

    Cela ne donne plus faim !

    Ne serait-il pas grand temps que les autorités sanitaires européennes ne fournissent à leurs concitoyens adorés des analyses détaillées de ce type pour chaque espèce de poissons (d'élevage industriel ou bio, et sauvage) afin qu'ils puissent, par eux-mêmes, décider ce qu'ils veulent consommer, en connaissance de cause ?

    Et, en attendant, varions les espèces sauvages, selon les saisons. Evitons les gros poissons gras (bio-accumulation des polluants) et les poissons d'élevage intensif. Et une fois de plus ne consommons que des poissons d'élevage bio.

     
  • Chaque jour, vous avalez 82 substances chimiques dont 42 cancérigènes...

    Les associations, qui lancent une campagne de sensibilisation intitulée "Cancer et environnement", ont acheté dans des supermarchés de l'Oise et de Paris entre juillet et septembre les denrées alimentaires généralement consommées en quatre repas et un encas en une journée par un enfant d'une dizaine d'années. Ces repas-types, incluant les recommandations officielles – telles que cinq fruits et légumes frais, trois produits laitiers et 1,5 litre d'eau par jour – ainsi que des friandises, ont été examinés par plusieurs laboratoires indépendants en France et en Belgique pour y détecter la présence de substances chimiques, pesticides, métaux lourds et autres polluants.

    Le bilan de l'assiette, selon cette étude publiée mercredi, est accablant : cent vingt-huit résidus, quatre-vingt-une substances chimiques, dont quarante-deux sont classées cancérigènes possibles ou probables et cinq substances classées cancérigènes certaines ainsi que trente-sept substances susceptibles d'agir comme perturbateurs endocriniens (PE). "Même si, dans la quasi-totalité des cas, les limites légales pour chaque substance chimique prise individuellement ne sont pas dépassées, on voit bien dans notre enquête que la réalité de l'exposition des consommateurs aux contaminants possiblement cancérigènes et/ou PE est préoccupante", note l'association.

    Pour le petit-déjeuner, le beurre et le thé au lait contiennent à eux seuls plus d'une dizaine de résidus cancérigènes possibles et trois avérés comme des cancérigènes certains ainsi que près d'une vingtaine de résidus susceptibles de perturber le système hormonal.

    La pomme, importée du Brésil, prévue comme encas, présente des traces de six substances chimiques, dont un fongicide pourtant interdit en France. Même chose pour les haricots verts du Kenya, inclus dans le déjeuner, sur lesquels l'étude a détecté des traces d'un insecticide puissant également interdit dans l'Union européenne.

    Le steak haché, le thon en boîte, et même la baguette de pain et le chewing-gum, étaient truffés de pesticides et autres substances chimiques. Dans l'eau du robinet les analyses ont révélé la présence de nitrates et chloroforme. Mais c'est le steak de saumon prévu pour le dîner qui s'est révélé le plus "riche" avec trente-quatre résidus chimiques détectés. Même l'examen de l'assiette en plastique utilisée pour réchauffer le repas au micro-onde n'en était pas exempte.

    Le risque final pour le consommateur de ce "cocktails de contaminants" "est probablement sous-estimé", selon l'étude. Le problème serait-il résolu par un lavage voire un épluchage systématique des fruits et légumes avant consommation ? "Certaines études montrent que ces précautions ne sont pas suffisantes voire qu'elles sont inutiles", a souligné Générations futures. De même, "l'impact de ces résidus dans les aliments conjugué aux autres substances chimiques auxquelles nous sommes exposés tous les jours, par l'air, les cosmétiques, les biocides, n'est pas évalué non plus".

    Le but de l'étude "est de faire prendre conscience aux citoyens et aux responsables publics de la part importante que représentent les facteurs de risque environnementaux parmi les causes de cancers et ainsi de les inciter à agir et prendre les mesures qui s'imposent". Le groupement d'associations milite donc pour "l'application du principe de précaution dans l'objectif de diminuer au maximum l'exposition environnementale, et notamment alimentaire, de la population à des substances soupçonnées d'être cancérigènes ou PE" en interdisant notamment "l'usage de pesticides au champ" et l'utilisation de certains additifs. Article paru sur Le Monde.fr

    Pour en savoir plus : Lire le détail de l'étude sur le site www.menustoxiques.fr. L'étude est également disponible en PDF

    La solution pour éviter tout cela ? Je le répète inlassablement depuis de nombreuses années : manger bio, local, de saison et jeter tout ce qui est en plastique. C'est pourtant simple, non ? Et si vous trouver que les produits bio sont trop chers, mangez moins mais mieux. De toute façon, on mange trop.

  • BN, Belvita, Chocapic, Carrefour, Kellogs, Harris, Panzani et consorts...

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    Liste des produits alimentaires analysés contenant des résidus de pesticides : les biscuits BN blé complet fourrés à la fraise, les biscuits Petit déjeuner Belvita, les céréales complètes Chocapic, les céréales complètes Spécial K 3, le pain complet Carrefour, le pain de mie Harris, les pâtes Spaghetti Panzani, la viennoiserie Croissants Pasquier, la viennoiserie Doowap brioche pépites de chocolat.

    Il y en a certainement beaucoup d'autres. Mais rassurez-vous : le pourcentage de résidus de pesticides trouvé ne dépasse pas la limite autorisée par la CEE. N'empêche, ces résidus sont toxiques (pour les adultes, mais surtout pour les enfants) et devraient être bannis de l'alimentation. Reste les produits Bio, comme d'habitude...

     

  • Bisphénol A : pas que les biberons...

    Les preuves scientifiques de la toxicité du bpa sont accablantes chez l’animal depuis plus d’une décennie et se confirment chez l’Homme depuis plus d’un an. Ces dernières études montrent une altération de la qualité du sperme, des troubles du comportement chez les enfants et un lien de plus en plus avéré entre bpa et puberté précoce. A un tel niveau de preuves des études scientifiques, interdire le bpa dans les plastiques alimentaires est un principe de Prévention.

    L’exposition au bpa ne relève pas d’un choix individuel (contrairement au tabac ou à l’alcool par ex). Demander l’interdiction du bpa dans les plastiques alimentaires et ainsi prévenir la source de contamination principale au bpa, contribuent à un meilleur état de santé de notre génération et celles à venir. Nous demandons l’interdiction du bpa afin de protéger en priorité les populations les plus vulnérables (enfants et personnes qui ont difficilement accès à l’information). De part et d’autre de l’Atlantique, des politiques se sont engagés pour demander la limitation de la pollution chimique affectant notre environnement (Convention Ospar, page 8) et notre santé (projet de loi Kerry sur les Perturbateurs endocriniens, page 8). Nous ne voulons plus être exposés à la pollution chimique à notre insu. Nous ne voulons plus faire partie des générations cobayes. Nous demandons à celles et ceux qui décident de notre avenir de passer des intentions aux actes !

    On trouve du bpa partout : le Bisphénol A est un composé chimique utilisé dans la fabrication de très nombreux objets en plastique de notre vie quotidienne : lunettes, cd, papiers thermiques (tickets de caisses) et également dans des récipients alimentaires tels que les canettes, boîtes de conserves, film étirable, petit électroménager (notés ci-après plastiques alimentaires), bonbonnes d'eau au bureau, bouteilles d'eau à la maison, tasses et gobelets en plastique, etc..............

    Selon les scientifiques, la principale source de contamination au bpa est la voie alimentaire. 93 % de la population américaine est imprégnée; les enfants étant plus imprégnés que les adultes. (Exposure of the U.S. Population to bisphenol A and 4-tertiary-octylphenol: 2003-2004. Calafat am, Ye X, Wong ly, Reidy ja, Needham ll. Environ Health Perspect. 2008 Jan; 116(1):39-44). 91% des canadiens sont imprégnés en bpa (étude de Santé Canada menée sur 5 600 volontaires entre 2007 et 2009). Notre mode de vie étant comparable, il est évident que nous sommes tout autant exposés au bpa qu’outre-atlantique, malgré l’absence d’un programme de biomonitoring comparable en Europe. 

    Des traces de bpa sont retrouvées dans les aliments en contact avec ces emballages, nous exposant ainsi à des niveaux comparables à ceux qui déclenchent des effets chez l’animal. Notre santé est en jeu.

    En 2007, 38 scientifiques de la communauté internationale (usa, Japon, Allemagne, Espagne, gb, Italie) ont signé la déclaration de Chapel Hill (Caroline du Nord) qui affirme sur la base d’une analyse de plusieurs centaines d’études expérimentales (sur les animaux), que le bpa est suspecté d’être impliqué dans un grand nombre de maladies chroniques actuels : cancer du sein, cancer de la prostate, diabète de type 2 et obésité, atteinte de la reproduction, problèmes neurocomportementaux… (Source : reproductive Toxicology 24 (2007) 131-138).

    Depuis, des dizaines d’études menées a travers le monde montrent que les effets du bpa suspectés chez les animaux se confirment chez l’Homme et dans notre environnement (eau, plantes, animaux sauvages…).

    A titre individuel, il est quasi impossible d'y échapper, le plastique étant présent partout. Mais il y a quand même moyen d'améliorer la situation, en commençant à faire le ménage chez nous : jeter tout ce qui, dans la cuisine, est en plastique (planche à découper, spatule, couverts, plats, tupperwaere, presse fruits, passoires, boîte à tartines, poëles Tefal, appareils électro-ménagers en plastique, et j'en passe). Et les remplacer par des objets en bois, en verre, en céramique, en métal, en fonte. Et comment on fait pour conserver quelque chose au frigo ? Et bien comme dans l'ancien temps : un plat ou un bol et un sous-tasse comme couvercle.

    Ensuite, retourner aux conserves en bocaux de verre, aux bouteilles en verre, et acheter des aliments bio en vrac (non pré-emballés sous film plastique). Il est clair que ceux qui ne cuisinent pas et achètent des plats préparés sont mal barrés...

    Et, au bureau, ne plus boire l'eau de ces fontaines (bonbonnes plastiques), mais opter pour des boissons en bouteilles verre et utiliser de vrais verres et de vraies tasses.

    Restent les produits cosmétiques, les jouets des enfants, les bics, briquets, souris et touches de pc, manettes de consoles de jeux, GSM, le volant de votre voiture et mille autres objets desquels il faudra désormais se méfier et trouver des solutions ne mettant pas notre santé en jeu. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, mais des solutions alternatives existent. Terriens...

     

     

  • 128 résidus chimiques par jour dans l'alimentation de votre enfant...

    L'association Génération Futures et le réseau européen Health & Environnement Alliance publient une enquête dans le cadre de la campagne « Cancers et environnement ». L'objectif : démontrer la présence de substances chimiques toxiques dans notre alimentation et leur lien avec l'explosion du nombre de cancers pour demander des réglementations sur ces produits.

    Le nombre de cancers explose et cette épidémie ne peut pas s’expliquer uniquement par des facteurs génétiques et par la consommation d’alcool ou de tabac. Les facteurs environnementaux, au sens large, doivent être pris en compte pour expliquer qu’entre 1980 et 2005, l’incidence du cancer a progressé de 93% chez l’homme et de 84% chez la femme (données InVS). Par ailleurs, la croissance du nombre de cancers chez l’enfant vient renforcer les hypothèses de cancers d’origine environnementale. Ce constat conduit une fois de plus les associations spécialistes du sujet – le Reseau Environnement Santé, le WWF, le Criid- à interpeller l’opinion publique et les législateurs, au plan européen et national. A l’appui de cette campagne, une enquête a été menée sur l’alimentation quotidienne des enfants, en analysant les différents produits qu’ils consomment au petit déjeuner, au déjeuner, au goûter et au dîner. Les analyses des aliments (légumes, fruits, poisson, pain beurre, fromage etc) ont été réalisées par des laboratoires accrédités auprès des autorités publiques et reconnus comme spécialistes de ces recherches. 

    Bilan : s’agissant du petit déjeuner, 28 résidus de substances chimiques ont été trouvés, dont 21 cancérigènes possibles ou probables, 3 cancérigènes certains et/ou 19 perturbateurs endocriniens. Au total dans une journée, 128 résidus représentants 81 substances chimiques différentes sont ingérés par un enfant, ainsi que 36 pesticides différents et 47 substances cancérigènes suspectées.

    Certes, les doses peuvent respecter les limites maximales autorisées, mais l’effet cocktail de ces diverses substances et leur accumulation quotidienne restent inconnus aujourd’hui. Comme le souligne François Veillerette, président de Générations Futures, « actuellement, l’impact des cocktails chimiques ingérés par voie alimentaire n’est pas évalué. A fortiori, l’impact de ces résidus conjugué aux autres expositions chimiques ne l’est pas non plus ». 

    Les autorités prennent peu en compte ces facteurs environnementaux dans les politiques de santé publique, qu’il s’agisse du Plan Cancer ou du Plan national Santé Environnement. Certaines substances comme le formaldéhyde, l’un des polluants les plus présents dans l'air intérieur, classé comme cancérigène certain, font certes l’objet de mesures de réduction, mais ces objectifs, trop partiels, ne satisfont pas les associations. L'UFC-Que choisir, après avoir enquêté, avait elle aussi demandé en 2009 l’interdiction de ces substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR). Pour l’heure, il est surtout question d’un étiquetage des produits… prévu pour 2012.

    Le docteur Laurent Chevalier, médecin nutritionniste membre du Réseau santé Environnement, confirme que la réduction de ces substances toxiques n’est pas la clé du problème. « On néglige les effets cumulatifs comme les effets retardés de l’exposition à ces produits. Le nombre de diabétiques a par exemple augmenté de 41% entre 2001 et 2010. Ce n’est pas dû simplement à une surconsommation de sucre.  Les perturbateurs endocriniens jouent un rôle dans ces maladies ».

    Pour ce médecin, il faudrait commencer par interdire les perturbateurs endocriniens présents dans les additifs alimentaires et les produits de synthèse qui sont en contact avec les aliments,  tels que les plastifiants et autres emballages. « L’interdiction du BPA dans les biberons a montré que des alternatives existent. Elles étaient même prêtes et déjà commercialisées sur le marché. La rapidité de cette offre montre que c’est possible… », rappelle François Veillerette, qui affirme « faire confiance à la capacité de réponse et d’innovation des industriels, dès lors qu’une réglementation les y poussera ». Article de Véronique Smée mis en ligne le  02/12/2010 sur Novethic.

     

     

  • ARTE ce soir : Mâles en péril...

     

    Une baisse alarmante des spermatozoïdes

    Extrait n° 1 - Deux études, menées l'une en france et l'autre au Danemark, concluent à une baisse alarmante de la qualité spermatique.

     

     

    Une nature qui se féminise

    Extrait n° 2 - Au contact d'un herbicide, l'Atrazine, les jeunes grenouilles mâles se féminisent !

     

     

     

     

    Les perturbateurs endocriniens sont partout

    Extrait n° 3 - Les perturbateurs endocriniens, comme le bisphénol A, ont envahi notre quotidien.

     

     

     

    Des phtalates dans le sang humain

    On trouve désormais, partout et systématiquement, des phtalates dans le sang humain.