penurie

  • Chaud la rentrée, chaud...

    Et voilà, les pics de chaleurs sont désormais derrière nous : il fera désormais un temps plus supportable. Cela ne signifie pas que cela ne va plus chauffer.

    Cela chauffe entre Israël-Iran, un nouveau conflit mondial à venir ?

    Chaud aussi avec les banques du monde entier qui sont toujours en faillite virtuelle, mais avec en plus cette fois-ci, les états eux-mêmes qui le sont, pour leur être venus en aide. Et chaud avec les mesures d'austérité que les gouvernements vont devoir prendre pour éponger cette dette privée devenue publique...

    Nous aurons chaud avec l'augmentation des prix des matières premières (pétrole, céréales), et les révoltes qui s'ensuivront. Nous aurons chaud avec les manifestations de la population sud de l'Europe, privée de revenus, privée d'aide et mise à la rue. Le tout dans un contexte économique mondial de récession et d'hyper-chômage. La zone euro entrera en récession fin septembre, au terme de 2 trimestres consécutifs de recul de son PIB...

    Nous aurons chaud avec la situation de Fukushima, où rien n'est stabilisé, et où une catastrophe mondiale peut survenir à tout moment. Tout comme avec les vieilles centrales européennes fissurées, qu'on aimerait bien faire encore tourner, en minimisant ou en cachant la vérité. Comme chaque fois quand il s'agit de nucléaire...

    Bref, la rentrée risque d'être chaude aussi !

  • 290 milliards de litres d'eau...

    Sous la pression du lobby écologiste WWF, Coca-Cola s'est engagé à réduire sa consommation d'eau pour la production de ses fameux sodas et à participer à son retraitement. Or, il faut savoir que le géant d'Atlanta a utilisé l'an dernier la bagatelle de… 290 milliards de litres du précieux liquide. Plus de la moitié de la consommation d'eau du groupe en 2006 a été consacrée à des tâches telles que le rinçage, le chauffage et la climatisation, et non à la production directe de boissons. La conversion aux problématiques environnementales du numéro un mondial du soft drink a de quoi surprendre. Elle comportera cependant un volet financier : Coca-Cola versera 20 millions au WWF. Chaque bien produit devrait être traduit en « eau virtuelle », c’est-à-dire le nombre de litres d’eau nécessaires pour produire un litre/kilo de ce bien. L’utilité de cette méthode est de se doter d’un ordre de grandeur. Ainsi, il est intéressant d’apprendre que le Coca a un « équivalent eau » de 9 (9 litres d’eau nécessaires à la production d’1 litre de Coca), l’essence 10, l’éthanol à base de canne à sucre 90, l’éthanol à base de maïs entre 400 et 1 500 selon les régions, le kilo de blé 1 160, et le bœuf... entre 4 000 à 15 340 selon les modes de calcul ! Face à la pénurie annoncée du liquide le plus vital sur terre, il va falloir commencer à compter ! Me concernant, je n'en bois pas, et je mange du poisson, qui ne boit rien... Blague à part, si vous voulez tout savoir sur l'eau et sur ce qui nous attend dans fort peu de temps, lisez le remarquable article publié sur Agora Vox (voir lien dans colonne de droite, en bas). C'est édifiant, et cela fait froid dans le dos...

  • Première guerre de l'eau... en Europe !

    La sécheresse qui frappe plusieurs régions espagnoles, dont la Catalogne, a déclenché une "guerre de l'eau" en Espagne, où les zones les mieux approvisionnées refusent d'aider les moins arrosées. Le déficit de précipitations depuis 18 mois a provoqué une sécheresse sévère dans la partie méditerranéenne du pays, "la pire depuis 1912", selon Jaime Palop, chef de la direction générale de l'eau, qui dépend du gouvernement. Sur toute l'Espagne, "on peut parler de la situation de sécheresse la plus importante depuis 40 ans, si on prend en compte la période écoulée depuis le début de l'année hydrologique, le 1er octobre dernier", a déclaré à l'AFP Angel Rivera, porte-parole de l'Agence espagnole de météorologie (AEM). "Il a plu 40% de moins qu'il aurait dû" pendant cette période, a ajouté ce responsable. Les réserves d'eau du pays ont baissé à 46,6% de la capacité totale des barrages. La situation est particulièrement critique en Catalogne (nord-est), où les barrages sont à 19% de leur capacité, près du seuil de 15% en-dessous duquel l'eau est jugée inutilisable car elle brasse le fond vaseux des retenues. S'il ne pleut pas de manière conséquente dans les prochains mois, Barcelone et sa région pourraient connaître des problèmes d'approvisionnement cet été et des restrictions cet automne, selon les autorités régionales. "Or, les prévisions pour les trois mois à venir ne sont pas optimistes. On s'attend à des précipitations normales, voire légèrement en-dessous de la moyenne", explique Angel Rivera. Alarmé, le gouvernement régional catalan cherche des solutions pour ne pas mettre en péril l'approvisionnement de cette région très peuplée (7 millions d'habitants) et touristique. L'une d'elles est l'acheminement d'eau par navires citernes depuis Marseille (sud de la France) et Tarragone (nord-est de l'Espagne), mais elle est jugée trop chère par ses détracteurs, ou encore par train. Une autre, moins chère mais plus polémique, est le transvasement d'eau depuis un affluent du fleuve Ebre, le Segre. Cette solution défendue localement par les socialistes au pouvoir en Catalogne a été rejetée par le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, globalement hostile aux transvasements des cours d'eau. Les Catalans reprochent à l'Aragon de vouloir garder ses réserves d'eau pour des projets polémiques comme la construction en plein désert d'un "Las Vegas européen" avec casinos, hôtels et golfs. Pour les agriculteurs, le temps presse. "S'il pleut dans les prochains jours, les cultures peuvent être sauvées, sinon la situation peut devenir catastrophique", a déclaré à l'AFP Andrés del Campo, président de la Fenacore, une fédération réunissant des milliers de cultivateurs. "Des zones comme le Levante (est) risquent de ne pas pouvoir approvisionner en fruits et légumes le marché extérieur, qui représente 60% de leur activité", a-t-il souligné. La Catalogne espère pour sa part que la mise en marche d'une usine de désalinisation d'eau marine, prévue pour 2009, permettra de produire 60 millions de m3 annuels d'eau potable, l'équivalent d'environ deux mois de consommation. Bref, c'est parti : le sud de l'Europe va, dorénavant, devoir contrer ce problème majeur qui s'annonce au niveau mondial ! En Afrique, faute de moyen financiers, ce sera la désertification et la mort... En Espagne, les moyens et les solutions techniques existent : ne nous inquiétons pas trop ! Mais, où que ce soit, des bouleversements majeurs sont en cours, et il va falloir s'y habituer et vivre en conséquence. Et la biodiversité va encore en prendre un coup... Mais où allons-nous ?