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  • La semaine de tous les dangers...

    Quelle semaine ! Et tout est lié..

    D'abord l'annonce du rachat de Monsanto par Bayer ! Si c'est accepté par la Communauté Européenne, c'est la catastrophe. On assisterait à la naissance d'un monstre de l'Agro-alimentaire fournissant à tous les fermiers de la planète les semences OGM, les engrais et les pesticides en un coup. Le pack complet pour mal se nourrir, tuer le sol et la biodiversité, et tomber malade ! Une catastrophe écologique mondiale... Espérons que les euro-députés oseront dire non à ce mariage, malgré les puissants lobbying des multinationales et les pressions politiques.

    Ensuite, une petite newsletter de Pure Santé, basée sur une série d'études scientifiques, et annonçant tout simplement qu'il faut absolument arrêter de consommer du poisson et des fruits de mer, tellement ceux-ci sont pollués en métaux lourds, PCB et autre dioxine... Moi qui en mange une à deux fois par jour depuis 42 ans, je devrais déjà être mort depuis longtemps...

    J'ai donc lu ce matin une étude sur la toxicité du thon (frais ou en conserves, boites et bocaux). La conclusion est que cela dépend de l'espèce et du lieu de pêche, ainsi que de la cuisson s'il est frais. Ils conseillent maximum 130 grammes par semaine (et 50 gr pour les enfants)... Les autres poissons carnassiers sont quasi au même niveau de toxicité (plus il est petit, moins il est toxique), et, à part les anchois qui ne vivent pas longtemps et les crevettes, tout le reste ne vaut guère mieux... Y compris les moules et autres mollusques... Que du bonheur !

    Je pense qu'il faut être attentif à ce genre d'alertes, varier les espèces et les provenances, opter pour du poisson sauvage ou d'élevage Bio, et vraiment se faire plaisir quand on en a envie ! Petit conseil personnel : ne jamais manger la peau et les parties brunes (qui contiennent les graisses où se concentrent les métaux lourds), ni le corail (crustacés et noix de Saint Jacques) ainsi que le ventre (ventrêche) très gras également. Juste le filet blanc et quel délice !

    Je vous laisse, j'ai un petit cabillaud à l'ostendaise qui m'attend. Et journée sans voiture demain : un peu de pollution (particules fines des diesels Audi et autres) en moins...

     

  • Le saumon aux dioxines de la Mer Baltique...

    mer_baltique.gif"Mis en cause mercredi par un documentaire de la  télévision publique suédoise, un importateur français, Pêcheries nordiques, a confirmé avoir fait entrer en France du saumon suédois pêché en mer Baltique, interdit à cause de niveaux de dioxines supérieurs aux limites autorisées.

    Interrogée par l'AFP, l'entreprise, implantée à Echinghen (Pas-de-Calais) près du port de Boulogne-sur-Mer, a confirmé avoir importé 103 tonnes en 2011 et 2012, puis avoir arrêté. Le directeur général de cette société de six personnes, François Agussol, a plaidé sa bonne foi.

    "Personne n'est venu nous dire que c'était illégal", a-t-il souligné. Des analyses n'ont pas permis de détecter de problème, a-t-il ajouté.

    Depuis 2002, la Suède n'est plus autorisée à exporter de poisson pêché dans la Baltique, l'Union européenne l'estimant dangereux pour la santé.

    Stockholm a négocié une exception pour que sa consommation reste autorisée sur son territoire. Elle l'est aussi dans deux autres pays riverains de la Baltique : la Finlande et la Lettonie.

    Les Suédois, au courant de la pollution de cette mer, savent qu'il faut consommer de ce saumon avec modération. Leur gouvernement recommande aux enfants et femmes enceintes de ne pas manger de ce saumon plus de trois fois par an.

    Pêcheries nordiques revend du poisson frais scandinave à des transformateurs qui approvisionnent la grande distribution et la restauration. Dans le documentaire, M. Agussol dit que le saumon suédois s'est retrouvé dans les rayons d'enseignes comme Carrefour. SVT cite Intermarché comme autre acheteur.

    D'après des témoins interrogés par la chaîne, ce saumon suédois s'est retrouvé illégalement dans d'autres pays de l'Union en moindre quantité, comme le Danemark, l'Allemagne ou la Grande-Bretagne.

    Le saumon de la Baltique est renommé pour son goût. Le négociant en caviar parisien Petrossian en vend à 18 euros les 120 grammes, soit 150 euros le kilo. Il vient toutefois de Pologne, pays qui a le droit d'exporter." (Source : Le Monde).

    Les dioxines proviennent des industries (incinérateurs de déchets ménagers, usines métallurgiques, papeteries, production d'insecticides) et aussi des volcans et des incendies de forêts. On retrouve les dioxines sur l’ensemble du globe et pratiquement dans tous les milieux. Les concentrations les plus importantes ont été découvertes dans le sol et les aliments comme les produits laitiers, la viande, les crustacés et le poisson.

    La Mer Baltique : un mer polluée de plus, de laquelle nous ne pouvons plus rien consommer sous peine de nous empoisonner. Mais comment savoir d'où provient ce filet de cabillaud ou ce hareng suédois que vous dégusteriez bien volontiers...?

  • Poissons d'élevage, un véritable poison...

    J'ai acheté, pour le repas de nouvel an, un coeur de saumon fumé norvégien chez Rob, pour les Zakouskis. Ce fût une catastrophe : un morceau suintant de graisses de mauvaise qualité et au goût exécrable. Immangeable!

    Les articles évoquant la piètre qualité des poissons d'élevage sont légions sur le net. Prenez 10 minutes de votre temps et regardez cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=oHXH3VEKhig

    Vous ne mangerez plus ni saumon, ni cabillaud d'élevage ! Il faut dire qu'avec ses 600.000 tonnes de poissons d'élevage exportées par an, la Norvège, par exemple, se doit de privilégier le chiffre d'affaires, plutôt que la qualité.   On apprend qu'après avoir testé tous les antibiotiques disponibles depuis 10 ans pour éradiquer les maladies dont ces poissons sont victimes, ils déversent maintenant des pesticides dans les bassins (qui se répandent ensuite en mer et tuent tous les poissons sauvages), pour lutter contre les poux du poissons.

    Le lobby du poisson d'élevage est tellement puissant qu'il a infiltré et dirige tous les organisme de contrôle sensés le surveiller. Il a également infiltré les milieux politiques afin de faire accepter ses méthodes chimiques par l'Europe (où, pourtant, ce pesticide jugé dangereux pour l'homme, n'est autorisé que pour certaines cultures et à dose très réduites et éloignées des milieux aquatiques). Pas étonnant de comprendre pourquoi ces éleveurs de poissons n'en mangent JAMAIS.

    Pour rappel, le saumon était un met de luxe il y a quelques décennies. Aujourd'hui, c'est un produit de masse, produit à bas coût, et qui ne contient plus du tout les bons omégas 3, ni les bonnes graisses (sans parler du vrai goût du saumon qui a tout à fait disparu). Aujourd'hui, manger du poisson d'élevage, c'est s'empoisonner aux PCB, au Diflubenzuron,  aux antibiotiques et autres substances toxiques et cancérigènes, sans parler des graisses saturées (issues de l'alimentation industrielle de mauvaise qualité dont ils sont nourris). Tout cela génère un risque de cancer qui dépasse les bénéfices attendus du saumon sur la santé.

    Quant aux poissons sauvages, ils sont tout aussi pollués par les PCB déversés dans l'océan ou par les produits toxiques échappés des filets des cages d'élevages. L'avenir sans poissons ? C'est bien triste... A se demander, une fois de plus, que font les responsables européens de la sécurité alimentaire, à part l'autruche, soudoyée par les lobbies agro-alimentaires ?

    Photo issue du site des Green Warriors, une association norvégienne dénonçant notamment les pratiques utilisées pour le poisson d'élevage.

     

  • Des neurotoxiques dans le thon et le saumon...

    "Le thon rouge de Méditerranée contient du mercure. Le saumon peut contenir du PCB, surtout s’il est sauvage et pêché dans des zones polluées. Ces deux substances sont des neurotoxiques pour les fœtus. Une fois dans l’organisme des mères, elles peuvent affecter le développement du bébé en gestation. Le problème avec le PCB, c’est qu’il est persistant : il s’accumule dans la graisse des mères tout au long de sa vie.

    On trouve des niveaux élevés de mercure dans la Méditerranée en raison d’une activité volcanique historique (Vésuve, Stromboli, Etna…) et parce que c’est une mer fermée. Les PCB ont, eux, une origine clairement industrielle. Leur présence dans les mers et les rivières est la conséquence des pollutions massives faites au cours des « 30 glorieuses ».

    Pourquoi le thon a-t-il plus de risque de contenir du mercure que d’autres poissons ?

    Parce que c’est un poisson prédateur carnivore et que le mercure s’accumule tout au long de la chaîne alimentaire. Dans le cas des PCB, plus un animal vit longtemps, plus il a le temps d’accumuler des PCB dans ses graisses. C’est pour cette raison par exemple que les truites contiennent moins de PCB que les saumons qui vivent plus vieux.

    Quels poissons contribuent le plus à l’exposition ?

    L’étude CALIPSO de l’Anses montre que pour le mercure, le thon a une contribution majeure de 26% car il contient des niveaux élevés de mercure et qu’il est fréquemment consommé en France. Pour les PCB, ce sont les sardines qui sont les plus fortes contributrices (23%). En revanche, pour les acides gras oméga-3 qui seraient favorables à la santé cardiovasculaire, c’est le saumon qui est le plus fort contributeur !

    Peut-on dépasser les valeurs de sécurité en mangeant beaucoup de poisson ?

    Oui, c’est le cas des consommateurs de poissons qui habitent par exemple le long des côtes françaises. L’étude CALIPSO a permis de mettre en évidence que 43% des consommateurs surpassent les valeurs seuils de mercure contre seulement 6% de la population générale. Pour les PCB, c’est 64% des habitants des côtes qui dépassent les doses contre seulement 15% de la population générale.

    Quelles peuvent être les conséquences sur l’enfant ?

    Les études sur le singe montrent que les PCB diminuent les capacités de mémorisation ou perturbent l’apprentissage. Ceci a été confirmé par les études épidémiologiques chez l’homme. PCB et mercure peuvent avoir des répercussions sur le QI de l’enfant. C’est pour cette raison que l’Anses recommande aux femmes enceintes et en âge de procréer (19-45 ans) de diversifier les poissons qu’elles consomment.

    Jean-François Narbonne est professeur de toxicologie à l’Université Bordeaux et expert à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). SourcePoissons.jpg Nutrition.fr

     

  • Pas bon mon pâté ?

    Les magasins et supermarchés se débarrassent ce dimanche de tous leurs produits à base de viande de porc produits en Irlande, après la découverte de dioxines dans des échantillons de graisse de porc. L'Irlande exporte sa viande de porc vers de nombreux pays. Les ministères irlandais de la Santé et de l'Agriculture ont conjointement annoncé samedi le rappel ou la destruction de tous les produits alimentaires fabriqués à base de porc irlandais, depuis le 1er septembre. Ils ont découvert des dioxines potentiellement dangereuses dans des échantillons de graisse de porc et dans la nourriture donnée aux animaux, à des niveaux dépassant de 80 à 200 fois la limite de sécurité sanitaire. Les dioxines, présentes à l'état naturel et assimilées par les animaux via leur nourriture ou leur environnement, s'accumulent dans la graisse. Si elles sont ingérées par des êtres humains en volume important et pendant un certain temps, elles peuvent aboutir à une augmentation du risque de cancer. Ce qui est à nouveau terrible dans cette affaire, c'est que : 1.) c'est l'Irlande qui donne l'alerte (et pas la France ou la Belgique : que font nos services vétérinaires et les organismes de sûreté alimentaire?). 2.) tardivement, puisque cela concerne des produits de début septembre ! 3.) Aucun porc vivant en provenance d'Irlande n'a été importé en Belgique au cours de l'année 2008, a indiqué dimanche l'Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA), alors qu'une autre source cite : Certains produits à base de porc irlandais contaminé ont été découverts en France et en Belgique au cours de contrôles à la frontière, a indiqué dimanche Rodney Evans, le spécialiste en chef de la toxicologie de la FSAI. Ces produits provenaient de carcasses irlandaises qui avaient été découpées aux Pays-Bas avant d'être réexportées vers la France et la Belgique ! Bref, comme d'habitude, on nous mène en bateau ! Appliquons donc le principe de précaution et n'en consommons plus. Sauf, bien entendu, les charcuteries préparées par votre boucher local, avec des porcs achetés chez le fermier du coin. Achats de proximité : vous savez ce que vous mangez !

  • PCB et dioxine à la carte...

    Une étude commanditée par la CIPEL (Commission Internationale pour la Protection des Eaux du Léman) et le SILA (Syndicat Mixte du Lac d’Annecy) a révélé une forte pollution aux PCB dans les lacs alpins du Léman et d’Annecy. En effet, les populations d’omble chevalier, poisson sauvage d’eau douce, présentent une concentration en PCB 4 fois supérieure à la norme européenne. Le préfet de Haute-Savoie, interpellé par ce chiffre, a placé la région en état d’alerte et, par l’arrêté du 2 avril, a suspendu toute activité de pêche de l’espèce concernée. Mais si le phénomène venait à s’intensifier, le décret serait étendu à l’ensemble de la faune marine de ces sites. Des investigations complémentaires seront menées en ce sens afin de déterminer l’ampleur réelle de la contamination. Le corégone, la truite lacustre, le brochet et l’écrevisse feront ainsi l’objet de recherches approfondies, la perche venant clore cette liste de poissons classés à risque. Si l’omble chevalier est particulièrement vulnérable à cette forme de pollution, c’est en raison de son mode d’alimentation spécifique. Poisson des profondeurs, il se nourrit de petits mollusques, de larves d’insectes mais surtout de débris végétaux réceptionnant une grande part des résidus PCB déposés au sol. L’homme est tout autant menacé par cette pollution. Bio-accumulables, les PCB, ou polychlorobiphényles, ont la capacité de se fixer dans les graisses. Ainsi stockés, ils se transmettent à chaque étape de la chaîne alimentaire. Dans ces conditions, il est à prévoir que les individus les plus touchés seront les grands carnivores situés au sommet de la chaîne. Et si ces lacs de montagne sont si pollués, leur environnement terrestre doit l'être également. Ceci signifie que les gastronomes se rendant chez Marc Veyrat sur le lac d'Annecy, qui travaille les produits régionaux (les poissons et crustacés du lac, le bétail local qui se nourrit d'herbes, et les fameuses herbes sauvages qui ont fait sa renommée, cueillies au bord du lac) dépensent une fortune pour s'empoisonner joyeusement ! L'incinérateur d'Annecy, inauguré dans les années 80, doit certainement être le responsable de ce grand gâchis écologique, et gastronomique...