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  • Substances chimiques Persistantes, Bioaccumulables et Toxiques (PBT)

    Les substances chimiques Persistantes, Bioaccumulables et Toxiques (PBT) sont actuellement détectables dans tous les compartiments de notre environnement: des milieux terrestres et aquatiques (sols, sédiments marins et lacustres,…) jusque dans les régions polaires et alpines. Leur quantité a parfois augmenté de manière exponentielle ces dernières années. L'intérêt scientifique porté à cette contamination s'est considérablement accru ces derniers temps. Le lac de Schwarzsee ob Sölden (Autriche) est situé à 2799 mètres d'altitude. Ce lac est un des points d'eau les plus élevés d'Europe où vivent encore des poissons. Il est éloigné de toute source de pollution et est alimenté exclusivement en eau provenant des sommets montagneux avoisinants. Et pourtant, des PBT tels que des paraffines chlorées, phtalates et retardateurs de flamme bromés ont été mesurés dans les poissons (omble chevalier, salvelinus alpinus) qui y ont été pêchés. Des substances organochlorées telles que les biphényls polychlorés (PCB), le toxaphène, et les dioxines et furanes ont également été identifiés. Ces substances sont également généralement bioaccumulables: elles s'accumulent dans les tissus graisseux des organismes vivants. Ainsi, leur concentration va croissante depuis les petits organismes jusqu'aux oiseaux et mammifères, les hommes occupant le bout de la chaîne alimentaire. Ces substances chimiques sont en fait des "toxiques itinérants", étant pour la plupart volatiles ou semi-volatiles. Elles s'évaporent, sont emportées par le vent sur parfois des milliers de kilomètres. La migration s'effectue généralement via des courants atmosphériques provenant des régions chaudes et se dirigeant vers des régions plus froides. Une fois ces régions atteintes, une condensation se produit et ces substances chimiques retombent sur terre au gré des précipitations. Les analyses de l'eau de pluie le prouvent. Bref, c'est toute notre planète qui est polluée, jusqu'au dernier m2. Il faut stopper cette dissémination planétaire immédiatement en interdisant, au niveau mondial, l'usage de ces produits par les multinationales dont seuls, les bénéfices comptent... Terriens, il est temps d'agir...