pauvreté

  • L'économie, c'est avant tout la confiance et l'optimisme...

    J'ai bien aimé le petit mot du 19 janvier 2012 sur Classic 21  d'Amid Faljaoui :

    "La crise de la zone euro ne sera pas résolue sans un retour de la croissance. C’est ce qu’a déclaré ce mercredi, à Strasbourg, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso : «La stabilité est indispensable mais avons aussi besoin de croissance. De plus en plus, nos partenaires, les investisseurs internationaux, posent la question suivante : quelles sont les perspectives de croissance à moyen et à long terme pour l'Europe ?»

    La question est d’autant plus importante qu’elle s’inscrit dans une inquiétude générale. Souvenez-vous de la déclaration tonitruante du ministre Paul Magnette, qui disait qu’avec les plans de rigueur actuels, nous étions partis pour 15 années de récession. C’est bien entendu un peu excessif, mais c’est vrai qu’à force de ne parler que de la crise et des manières de se serrer la ceinture, il y a un risque de désespérer les chefs d’entreprises et les consommateurs. 

    Alors, comment faire pour ramener la croissance en Europe ? Selon le président de la Commission européenne, "il faut élargir le marché intérieur, investir dans les projets innovants", mais aussi mettre en place "des marchés plus flexibles, plus compétitifs et un meilleur accès aux financements pour le PME". 

    Le président de la Commission a surtout rappelé qu'il y avait en Europe 33 millions de chômeurs et 23 millions de PME. Retenez bien ces deux chiffres : 33 millions de chômeurs et 23 millions de PME. Ils veulent dire que, si l’Europe met en place les conditions pour que chaque PME crée en moyenne un seul emploi, nous aurons trouvé le moyen de régler la question du chômage. 

    Ce discours optimiste rejoint en quelque sorte ce que j’avais entendu hier de la bouche de plusieurs patrons belges. Si leurs carnets de commandes se portent encore relativement bien malgré la crise, ils ne veulent plus lire ou écouter les nouvelles car ils trouvent ces informations trop négatives et trop pessimistes. Or, disent-ils, l’économie, c’est avant tout de la confiance et de l’optimisme."


  • Inflation, quelle inflation ?

    L'hyper-inflation qui a transformé les classes moyennes en pauvres depuis 10 ans est camouflée par l'indice des prix officiel qui nous assure que les prix n'augmentent que de 2% par an, un résultat obtenu en basant cet indice sur des produits qui ne sont pas représentatifs des dépenses d'un ménage.

    L'inflation de ces dernières années s'est concentrée sur 3 secteurs qui représentent 70% du budget d'un ménage moyen: l'alimentation, le logement et l'énergie. Mais ces secteurs ne pèsent que 10% dans l'indice !

    L'indice des prix n'est plus représentatif de l'inflation subie au quotidien, mais il continue à servir de référence pour justifier la stagnation des salaires, des retraites, des allocations chômage ou du RMI.

    En revanche, les revenus des élites économiques ont parfaitement suivi l'inflation réelle, avec des hausses des 20 ou 30% par an, voire davantage. 

    En 2000, un pain coûtait 3 francs français. En 2008, le même pain coûte 0,85 euro, soit une augmentation de 85% ! Il en est de même pour une laitue (+ 118%), le café (+64%), le lait (+ 183%), le brie (+137%) et le coulommiers (+ 161%), les pommes de terres (qui coûtaient en 2000 1,5 Francs français, coûtent en 2008 3,30 euro, soit + 1.435%), le chou vert (+97%), le beurre (+66 %), sans parler du barril de pétrole (+ 396%) et du fuel de chauffage (+145%).

    Entre temps, le salaire moyen annuel en France est passé de 16.875 euro en 2000 à 16.792 euro en 2005..., tandis que le salaire mensuel net du Président de la République augmentait de 218% entre 2000 et 2007 !

    Voici un petit clip pour nous rafraichir la mémoire sur la hausse des prix depuis le passage à l'euro, alors que selon nos dirigeants politiques, une banque centrale européenne privée était censée empêcher l'inflation...

    http://blog.syti.net/index.php?article=336