passion

  • Bon Bon et son menu 16 services...

    Cela faisait pas mal de temps que je n'y étais plus allé. Et je dois bien avouer que Le Chef Christophe Hardiquest s'est encore amélioré : il approche la perfection absolue (qui n'est pas de ce monde) avec un talent et une maîtrise hors du commun.

    Ce fût, hier soir, une soirée mémorable et incroyable sur des saveurs, des contrastes, des accords, des cuissons et le goût, bien sûr. Pour une fois qu'on y était, on a opté pour le tout nouveau menu 16 services qui fait découvrir le talent immense de ce chef et de sa brigade. Tout est juste, orchestré sans fausse note, dans la simplicité et la bonne humeur. Un régal.

    A la fin du repas, je lui ai dit qu'il manquait peut-être juste quelques produits nobles. Ni homard, ni langoustine, ni turbot ou daurade royale... Et en rentrant et en y repensant, je me disais avoir commis une erreur : j'ai divinement bien mangé et ce n'était que des produits simples : maquereau, plie, légumes et un peu de truffes quand même. Il ne faut rien de plus car ces produits sont tellement magnifiés, mis en valeur et servis juste comme il faut que cela suffit amplement.

    Pour accompagner ce repas royal, j'avais amené un Moulin des Costes Charriage 2001 du Domaine Bunan à Bandol. Ce superbe flacon a surpassé les 6 autres bouteilles consommées ce soir-là : puissance, rondeur, longueur incroyable, un fruit encore présent avec des notes de garrigue et de la fraîcheur, tannins enrobés. Il avait tout pour lui, pour notre plus grand bonheur. Un tout grand moment, cumulé à l'autre.

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    Suivent ici quelques photos des plats servis qui résument, à elles seules, cette ballade gastronomique de haut vol. Le tartare de légumes et sa tuile de géranium, si simple et préparé devant vous, est un pur délice.

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    Je vous laisse deviner l'intitulé et la composition des plats suivants. 

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    Et à 2 heures du matin, au moment du départ, la cuisine est à nouveau propre. Car dans quelques heures, tout recommence pour la brigade et Le Chef. Chapeau bien bas. Et une troisième étoile pour Bon Bon qui se profile à l'horizon.

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  • Dégustation du Clos 254

    Seconde dégustation de 2015 au Clos, à 4, ce lundi soir. Les fêtes sont passées et on revient à plus de normalité et moins d'abus. Avec un vin à la robe rubis très clair et au nez de framboise, puis de vieux bourgogne qui pinote. La bouche est légère et maigre en alcool, en matière et en fruits aussi. Mais le vin est propre et sans défaut : Le Clos de Rouge-Cloître 2013 Auderghem Belgique. C'était un petit millésime.

    Le second flacon présente une robe noire et un nez de beau fruit vif, avenant et engageant. En bouche, un mauvais rouge de Loire avec de l'élevage avec un petit côté Marionnet. Il y a un côté primeur, léger et plaisant, mais aussi des tannins embêtants : Le Rocher des Violettes 2012, Côt Vieilles Vignes en Touraine de Xavier Weisskopf.

    Le flacon suivant n'est pas mieux, avec sa robe noire évoluée, son nez peu commun et sa bouche d'acidité, de vieux fût, d'alcool, de fraîcheur, et de sécheresse en finale. Beaucoup trop astringent : Bucephale 2007 Xinomavro du Domaine Ligas en Macédoine, Grèce. En bio.

    On passe ensuite à un vin à la robe claire et au nez de vin nature. La bouche est nature aussi, et perlante. Ce que j'appelle un bon jus. Les autres raffolent : il balance bien, il se boit bien, on évoque le sud, Anglore, Meyer en Alsace, on lui trouve des notes pinotées, on évoque le Jura, la Savoie, la Bourgogne, avant d'arriver en Beaujolais : Régnié 2012 Beaujolais de Christian Ducroux en vin biologique (Demeter). Un vieux vigneron pur et dur depuis des lustres qui utilise son cheval dans les vignes. Ils ont adoré. Moi beaucoup moins... Chacun ses goûts !

    On termina la soirée avec un dernier flacon à la robe noire et au nez sanguin sur des fruits mûrs, quasi un melon au Porto. En bouche, c'est bon mais certains notent un excès de maîtrise. Beaucoup de fruits, d'alcool, de chocolat, de Kirsch, avec de la longueur et des tannins enrobés. Certains évoquent Trévallon ou Véga alors que je suis plutôt sur Châteauneuf. Belle matière, beau grain, alcool enrobé. C'est très beau. Réserve des Vieilles Vignes 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine Roger Perrin. La suite des aventures du Clos dans 2 semaines, un imprévu gastronomique empêchant votre chroniqueur préféré d'être présent lundi prochain au Clos.

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  • Dégustation du lundi 226

    Soirée très spéciale à 5, ce lundi soir, pour 3 raisons. La première est que nous fêtons les 17 ans du Clos de Rouge Cloître, notre petit vignoble bruxellois, planté en 1997. La seconde est que, en même temps, nous fêtons l'anniversaire de l'un d'entre-nous. Et la troisième, est que nous avons une pensée émue pour Christine Valette ( Château Troplong Mondot à Saint Emilion) décédée ce week-end d'un cancer à l'âge de 57 ans. Une femme admirable.

    On entame la dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe rubis foncé et au nez de tomate confite et d'élevage. La bouche est bordelaise, fruitée, élevée, mais aussi un peu asséchante en finale. Je suis sur un Troplong Mondot 88, et, en fait, c'est un rive gauche 1989. Un millésime très mûr, vendangé le 11 septembre 1989 : Château Margaux 1989, Premier Grand Cru Classé, en Margaux.

    Second flacon, à la robe foncée mais au disque évolué, sur un très beau nez, concentré, sur des fruits, des notes de Porto, de pruneaux et de café. En bouche, un beau volume, une belle maturité et un bel équilibre, sur une magnifique longueur, sans sécheresse. Bouche ronde, soyeuse et harmonieuse, sur des orangettes, des cerises confites et du noyau de cerises, et sur de l'eau de vie de prunes : Château Vannières 1983 à Bandol.

    La bouteille suivante présente une robe tout aussi foncée, mais avec un disque un peu moins évolué. Un nez sur du tabac et du cigare, chaud, riche et complexe. Quant à la bouche, elle est tout simplement extraordinaire et me dirige instinctivement vers un Haut-Brion. On se rappelle le Haut-Brion 1986, magnifique, mais asséchant en finale : on n'est pas loin... Château Haut-Brion 1985, Premier Cru Classé, en Pessac Léognan. Un tout grand flacon, sans un atome de vieillesse et d'une jeunesse incroyable !

    Inutile de vous dire, qu'après cela, les vins suivants eurent difficiles, quels qu'ils soient... Le quatrième flacon, avec sa robe noire et son premier nez, concentré, sur des noix et de la vanille fraîche me dirige vers un vin espagnol ou américain. La bouche est mentholée, tendue, sur des fruits, concentrée avec ces notes de vanille qui persistent et une finale de "bonbon chimique" (je me comprends). Je pense à un 2000 ou 2001 : Vega-Sicilia Cosecha 2003 "Unico" Ribeira del Douro (bouteille n° 052262). A noter qu'à l'aération, ce côté bonbon chimique disparaît, ce qui m'aurait peut-être ramené en France...

    Cinquième flacon de la soirée, à la robe noire également, et au nez très proche du précédent, et donc, pour moi, à nouveau étranger. En bouche, on entend le plus critique d'entre-nous parler d'un vin non abouti (à cet âge-là, c'est un viol...). Certains évoquent une Syrah travaillée en Rhône Nord. Boisé marqué, mais belle longueur et acidité qui revient en finale. Triste bilan pour ce Vega-Sicilia Cosecha 2000 "Unico" Ribeira del Douro (bouteille n° 086176), toujours assommé par le Haut-Brion, majestueux et grandiose.photo.JPG

    Suite à cette dégustation qui aurait dû s'achever là, on alla rechercher un dernier flacon, à la robe foncée, au disque évolué et au nez d'épices, de noix, et assez proche de celui du Haut-Brion, mis à part les notes fort présentes de tabac. La bouche est monumentale, fort longue, sur des fruits, et très complexe. L'attaque en bouche est d'une jeunesse incroyable, avec un petit creux juste après, avant que tout ne reparte en puissance : Vino Fino Vega Sicilia Ano 1964 Unico (Bouteille 02682). Une bouteille remarquable, grandiose et exceptionnelle.

    Bref, un tout tout grand Clos, suivi d'un petit plat simple et parfait, offert par notre hôte. Un grand moment. La suite des aventure du Clos lundi prochain. Qui vivra verra...

  • Un pâtissier gastronomique...

    C'est l'histoire d'un gars qui a ouvert, il y a déjà un petit temps, une boutique, ou plutôt une Pâtisserie gastronomique.

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    C'est paraît-il, le roi du macaron à Bruxelles, avec 8 saveurs sucrées : Vanille, Chocolat noir, Pistache, Caramel au Beurre salé, Chocolat au Lait & Noix de Coco, Mangue, Pain d’Epices, et 2 saveurs salées : Foie Gras & Truffe Noire..., sans parler du macaron Collignon - Ruinart Rosé, crée pour la Saint Valentin...

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    Il y a aussi les pralines maison, qui valent assurément le détour, sans parler des pâtisseries, à tomber par terre. Un petit détour vers la Chaussée de Waterloo s'impose... Et tant pis pour la ligne : on ne vit qu'une fois !

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    Fabrice Collignon, Chaussée de Waterloo, 587 à 1050 Bruxelles

    Tél. : 02/344.26.06, Fax : 02/344.42.22 www.fabricecollignon.be

    Heures d'ouverture : Ouvert de 7h30 à 18h30 du mardi au samedi, de 8h à 15h le dimanche et fermé le lundi.

  • Moi, Nicole, je l'aime bien...

    Quand on lit les critiques du restaurant La Petite Maison, à Nice, beaucoup de touristes évoquent le caractère épouvantable de la maîtresse des lieux, qui ne leur adresse pas le moindre regard, ni la moindre attention. Elle ne s'occupe que des habitués et les chouchoute...

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    Touriste moi-même, et ayant eu la chance de fréquenter ce haut lieu de la gastronomie niçoise une dizaine de fois au cours de ces 10 dernières années, je peux comprendre certaines réactions de clients de passage.

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    Mais quand on observe bien Nicole, on se rend compte de tout autre chose. C'est une femme passionnée, qui veille à ce que tout soit parfait et qui dirige l'endroit à sa façon. Elle n'hésite pas à goûter, dans l'assiette, des plats qui sortent de cuisine, et à les remballer aussitôt, pour une raison ou une autre.

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    Elle n'hésite pas à venir, à votre table, asperger votre filet de poisson d'un généreux trait d'huile d'olive, même si vous ne le voulez pas, en affirmant haut et fort que c'est comme cela qu'il faut le manger. Du caractère, elle en a Nicole !

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    J'y suis passé début décembre, en rentrant d'un week-end à Bandol, pour déjeuner. Une salade d'herbes et truffes généreusement servie, suivie de langoustines rôties d'une fraîcheur incroyable et à la cuisson parfaite. Le tout, accompagné d'une bouteille de 50cl de Moulin de la Roque 2007 en Bandol rouge (26 euros) qui était tout simplement parfait. Et, j'ai achevé le tout par un dessert aux cerises confites, admirable. Un magnifique déjeuner, juste avant de décoller pour Bruxelles. Les photos sont celles d'un précédent déjeuner.

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    Le service fût impeccable, malgré l'affluence. Le pain tiède est un délice, tout comme la tapenade maison. Tout est soigné et parfait. C'est une grande maison. Et même si Nicole ne m'a pas adressé un seul regard ce jour là, toute affairée qu'elle était avec ses clients habitués, je ne lui en veux vraiment pas : moi, je l'aime bien Nicole ! Et j'apprécie sa façon de faire et son côté direct.

    La Petite Maison, 3 Rue de l'Opéra à Nice. Tel : 04 93 92 59 59.

  • L'Atelier du Goût à Bandol

    Si Bandol compte bien un fort bon restaurant, c'est celui-là. D'abord, cette petite salle fort sympathique de quelques tables et la table d'hôtes, face à la cuisine. Ensuite, l'accueil charmant de l'épouse du Chef Gilles Demaure. Ensuite, les bons conseils du sommelier, Cédric Aragon, passionné, qui n'hésite pas à vous proposer des flacons qui ne sont pas encore à la carte, tout en restant fort raisonnable au niveau des prix.

     

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    La carte est créative, basée sur des produits de saisons, Bio pour la plupart, ce qui signifie que le goût est présent dans l'assiette, pour le bonheur de nos papilles gustatives.

    Après une petite dégustation de très haut vol (courge et foie gras poêlé) au goût et à la texture incroyables, j'ai eu le plaisir de déguster des noix de Saint Jacques bretonnes "En fines lamelles crues et marinées au citron vert, fruits exotiques, vanille et pépins de grenade". Des senteurs et une fraîcheur exemplaires, dans un assiette généreuse et fort bien présentée. Le goût des Saint Jacques est sublimé par les notes exotiques : osmose parfaite des saveurs.

    Mangeur de poisson, j'ai poursuivi avec Le bar sauvage (pêche artisanale Bretagne ou Méditerranée), Cuit rosé, en marinière de coquillages, fondue de feuilles. Une belle portion, une cuisson juste, et le goût, à nouveau, omniprésent, dans chaque élément composant l'assiette.

    Et pour terminer la bouteille de Bandol , j'ai achevé ce magnifique repas avec la "Découverte de fromages de nos régions", une fort belle assiette, accompagnée de très bons pains, tièdes et croquants à souhait.

    Un dîner parfait, avec des ingrédients de qualité, cuisinés avec passion et savoir-faire : cela devient de plus en plus rare aujourd'hui. Des associations de goûts subtiles, la maîtrise des cuissons, des portions généreuses : rien a dire. Une toute bonne adresse à Bandol, si pas la meilleure.

  • Dégustation du lundi 213

    Nous revoilà, à 3 sans les 2 fermiers, pour une nouvelle dégustation du Clos. Nous avons pressé le Merlot et mis la vendange 2013 (Pinot et Merlot) en tourille : 15 litres de nectar pourpre qui donneront 30 bouteilles de 50cl... Quand on vous dit que la production de ce petit Clos bruxellois est confidentielle...

    On attaqua ensuite la dégustation avec 2 vins : Nowat 2009 en Côtes de Provence, du négociant Dupéré Barrera. Un vin rubis foncé, au nez avenant et franc et à la bouche fruitée sur une belle matière. On a envie de se re-servir et de vider la bouteille, tranquille. C'est à lui également qu'on doit le Bandol Cuvée India 2009 que je déguste ce soir. Elu négociant de l'année en 2010 par la RVF, pas pour rien.

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    Le second vin de la dégustation présente une robe beaucoup plus claire et un nez typique de vin nature, avec un côté poivré prononcé. Je pense donc à une syrah, bien que cela pinote en bouche... Un autre est dans le Jura, alors qu'on est en Loire... Pas facile, ces vins nature, qui se ressemblent et cachent leur origine. Le Verre des Poètes en Vin de France. Millésime inconnu (lot 0011-1). Cépage : Pineau d'Aunis.

    On passa ensuite à la dégustation de 3 millésimes du Clos de Rouge-Cloître : 2005 (sans défaut, style bourgogne 1970, à la texture agréable mais prématurément vieux), 2002: (chaud, mais se boit. Style bordeaux des années 70), et un millésime inconnu et raté, sur la noix. Heureusement, il nous reste du 2009, impeccable. Et bientôt, le 2013 ! La suite, lundi prochain, à 5.

  • Le Fou du Pain...

    Le plus grand boulanger du monde (ou, en tout cas, un des meilleurs) sévit à Lille. C'est ce que je viens d'apprendre en lisant un numéro hors série du Monde consacré à La Table et aux Artisans, Virtuoses et Producteurs. Lui dit que ce sont des conneries...

    Alex Croquet, c'est son nom, est fou de pain. C'est dans son fournil de Wattignies qu'il expérimente ses recettes, à base de levain naturel et Bio, de farines Bio, d'eau purifiée et vivifiée par lui-même et de sel de Guérande. Et puis, il laisse le temps au pétrain, cette matière vivante, de faire son oeuvre. Tout est fait main, et les céréales passent à la meule à pierre, comme autrefois.

    Le résultat est incroyable : plus de 200 arômes volatiles ont été recensés dans ses pains ! 

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    Il y a aujourd’hui 106 additifs autorisés dans le pain, 150 dans la viennoiserie, sans oublier l’acide ascorbique qui est devenu incontournable depuis les années 1950 et qui accélère le gonflement de la pâte. On ne peut plus appeler cela du pain... Chez Alex : rien de tout cela. Juste la nature, le temps, le goût. En général, la fermentation ne dure, chez la plupart des boulangers, que 3 ou 5 heures. Chez Alex, elle dure de 15 à 27 heures... C’est cette « poussée lente » qui va déterminer la puissance exceptionnelle des arômes et des goûts de ses pains !

    Et il n'y a pas que les pains ! Petits pains au chocolat (à tomber), Tartes (incroyables) et Pudding (monumental et aérien) ne sont que quelques exemples de tout ce qui va vous faire courir là-bas !

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  • Dégustation du lundi 199

    Nouvelle dégustation du Clos, à 5 et à l'aveugle, ce lundi de Pentecôte avec un premier vin blanc à la robe dorée tirant vers l'orange et au nez rond et beurré. En bouche, il y a du gras, une belle acidité et de la longueur. On est sur des fruits jaunes (prunes) et un côté floral non négligeable. Il y a aussi une petite amertume et un côté boisé qui nous poussent à nous écarter du Chardonnay alors que c'en est : Chassagne-Montrachet 1er Cru 2007 "La Dent de Chien" de Jean-Pierre Cournut du Château de la Maltroye.

    On passe aux vins rouges avec un vieux vin à la robe fort évoluée mais encore consistante et foncée. Le nez est magnifique, sur du pruneau, du lard, des herbes, avec un côté sanguin. En bouche, c'est fort bon, tout en finesse, fondu, sans astringence ni sécheresse, soyeux, enrobé et avec une belle acidité encore bien présente : Baron de Pichon-Longueville 1938 en Pauillac du Château Longueville. Ce vin qui a dû être mis en bouteille en 1941, pendant la seconde guerre mondiale, est le troisième meilleur vin de 1938 après Cheval Blanc et Tour Blanche. Et tout en sachant que 1938 est un millésime assez médiocre noté 12/20. On l'a tellement apprécié que la bouteille est vide...

    Troisième flacon à la robe rubis veloutée. Le nez est très beau, mûr et fin, nous dirigeant vers une Syrah poivrée. La bouche nous offre de la tension, de la délicatesse, de la fraîcheur et une belle acidité. C'est vraiment bien et ce n'est pas ce qu'on croyait : Les Mortiers 2010 du Domaine Le Briseau de Nathalie Gaubicher et Christian Chaussard (décédé depuis lors) en Coteaux du Loir. Très belle bouteille.

    Quatrième flacon, à la robe noire et au nez de Syrah. En bouche, c'est agréable, en finesse, sanguin, avant que la finale ne se termine sur un fond de casserole de tomates brûlées. Ce vin manque aussi d'un peu d'acidité : Hermitage 2006 de Yann Chave. Un millésime moyen et pas facile.

    Le cinquième vin, à la robe noire, présente un nez sucré. En bouche, on a beaucoup de matières, de la longueur et une finale tannique : c'est une bombe parkérisée, plaisante, riche et concentrée, mais pas à notre goût. Un peu lourdeau, sans finesse et sans caractère : Marianne South Africa 2007 Floréal. Un assemblage Syrah, Cabernet Sauvignon et Merlot, typique de ceux qui veulent produire un vin chic à l'étranger...

    On acheva cette belle soirée sur un vin à la robe orangée et au nez agréable, mais pas Sauternes pour moi. En  bouche, une belle fraîcheur sans lourdeur, sans sucre ajouté, et pas écoeurant. Mais cela manque de nervosité et de complexité : Château Guiraud 1er Cru 1997 en Sauternes.

    Lundi prochain, dégustation Sauternes pour nous remette dans le bain et pouvoir mieux juger. Qui vivra verra.

     

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  • Dégustation du lundi 190

     

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    Très belle dégustation du Clos, à 6, après avoir taillé les ceps du vignoble en cette journée venteuse de dégel.

    Un seul vin blanc, ce soir, à la robe pâle et au premier nez de vin alsacien sur du Muscat. Le second nez est plus complexe, sur du caillou. En bouche, c'est gentil, agréable, sympathique, sur des lychees : Petite Fleur 2009 du Domaine Julien Meyer en Alsace, en vin nature.

    On passe aux rouges, avec un vin à la robe rouge clair et au nez réduit sur de la gueuze et des notes de vieux bourgogne, assez Pinot. La bouche est fine, assez longue, affichant une excellente buvabilité. Magnifique : Clos de Rouge-Cloître 2009 (bouteille n°5) vinifié à Bruxelles, depuis 16 ans. On est assez fiers, mais assez mal placés pour le juger...

    Troisième flacon, à la robe rubis foncé et au disque évolué. Le nez est tellurique, avec du sang et de l'alcool. Par contre, la bouche, avec son côté arrondi et trop compoté (chaptalisé ?) est moins plaisante : c'est un peu lourd et pâteux, avec une finale sur des noyaux de cerises : Clos des Lambrays 2002 à Morey-Saint-Denis.

    Quatrième bouteille, à la robe trouble de jus de raisin pur, avec la pulpe, qui me rappelle celle du Cornas 2010 de Clape. Le nez est réduit mais le fruit est bien là, beau, entier et mûr. La bouche est dissociée : une fort belle matière de fruits noirs encerclée par une acidité pas fort plaisante et assez présente : La Mémé, Ceps Centenaires à Gramenon 2010 en Vin de France (Côtes du Rhône). 

    Cinquième flacon, à la robe noire et au nez puissant de Bordeaux et de Merlot. La bouche présente un magnifique fruit et une belle concentration, avec un petit côté boisé en finale. Mais ces tannins, fins, devraient s'intégrer dans les années à venir : Château Trotanoy 2000 en Pomerol. Très beau.

    Sixième flacon, à la robe rubis foncé et au nez bordelais, magnifique, en rive gauche pour la majorité d'entre-nous. La bouche est fort belle, fondue, sur un magnifique fruit, et encore puissante. Pour Bordeaux, c'est raté : Domaine de Beaucastel 1990 en Châteauneuf-du-Pape de la Sté Fermière des Vignobles Pierre Perrin. On se fait chaque fois avoir...

    Septième bouteille de la soirée, à la robe foncée, mais évoluée. Pas facile de passer après ce que l'on vient de boire, et pourtant, elle assume : c'est franc, rond, assez fin mais moins complexe que la précédente. Belle buvabilité, avec du fruit et des notes de réglisse en finale : Château Pradeaux 2000 en Bandol.

    On en profita pour ouvrir Château Pradeaux en 2001, histoire de comparer les 2 millésimes. Celui-ci présente une robe plus foncée, est encore un peu jeune et plus accompli que le précédent. Il a plus de vivacité et est moins marqué par l'élevage, bien que je le trouve plus marqué par l'alcool.

    On acheva la soirée avec une neuvième bouteille : un très beau Pibarnon 2001, toujours en Bandol, à la robe foncée, et au nez également marqué par l'alcool, mais très agréable à boire, à condition qu'il soit servi frais. Beaucoup de plaisir avec ce troisième Bandol de la soirée, fait exceptionnel au Clos.

    Pas de Clos lundi prochain, ni le lundi suivant (Carnaval). La prochaine dégustation est donc programmée pour le 18 février. Qui vivra verra.

  • La crise ? Quelle crise ?

    Nous ne sommes pas en période de crise : nous sommes en période de mutation profonde.

    Au lieu de tout voir en noir et d'en devenir déprimé, voyons plutôt le côté positif des choses et toutes les opportunités qui naissent et arrivent suite à ce changement profond des mentalités et de la société dans laquelle nous vivons.

    Gérer les banques comme il y a 40 ou même 5 ans, c'est fini. Gérer l'agriculture mondiale de façon intensive et polluante, ou avec des OGM, c'est également fini : personne n'en veut plus. Travailler et faire carrière dans une seule boîte toute sa vie, c'est aussi fini. 

    Se laisser raconter n'importe quoi à la télé ou dans la presse, c'est fini. Avaler toute la malbouffe des industries agro-alimentaires, c'est fini aussi : on veille au goût et à la qualité nutritionnelle de nos aliments. Croire que le nucléaire n'est pas cher et pas dangereux, c'est fini. Dépendre de Monopoles d'état pour l'électricité ou le téléphone, c'est fini.

    Le service militaire obligatoire, c'est fini. Ne pas pouvoir divorcer pour le quand dira-t-on, c'est fini. Et devoir aller à l'église, c'est bientôt fini aussi. Et devoir faire les études que les parents imposent à leurs enfants, c'est fini.

    Bref, on n'a jamais été aussi libre de faire ce que l'on veut de sa vie. La planète est toute petite et tous les pays sont accessibles pour y vivre son rêve. Le monde est plus ouvert que jamais et les possibilités sont infinies. En plus, on est tous connectés, en direct, ce qui facilite encore les choses !

    Il n'y a plus, pour un jeune d'aujourd'hui, que de réfléchir à ce qui le passionne vraiment dans la vie. Puis d'examiner comment et où il pourrait assouvir cette passion. Ensuite, contacter les bonnes personnes aux bons endroits et s'y rendre. Il faut juste le vouloir, c'est tout. Et quand on veut vraiment quelque chose, et qu'en plus on est passionné, on y arrive toujours.

    Plagiste au Brésil, Hôtelier en Birmanie, Agriculteur Bio en Provence,  Apiculteur là où il n'y a plus d'abeilles, pêcheur en Ecosse, Pisciculteur en Bretagne, Bûcheron au Canada, Gardien d'une réserve naturelle au Kenya, travailler pour une ONG dans un pays lointain, tout est possible, même liquidateur à Fukushima ! Alors, qu'est-ce que vous attendez pour vous remuer ? Allez-y, foncez ! Et vivez votre vie, comme vous l'aviez rêvée !

  • Changements de chefs...

    Dernier soir, ce samedi, pour le Chef du Yumé qui ira rejoindre son comparse au "Le Monde est Petit", rue des Bataves, 65 à Etterbeek, juste à côté du square Montgomery. Un très bon resto, en progression constante, avec Tatiana en salle et Loïc en cuisine. Je sens que cela montera encore d'un cran.

    François Verhulst, qui a fait ses classes chez Bon Bon, auprès de Christophe Hardiquest (qui, depuis qu'il a déménagé Avenue de Tervuren, explose littéralement), et qui officie depuis plusieurs mois au Yumé, reprend le poste. Pour y avoir dîné ce soir, je peux dire qu'il a le rythme, le souci du détail et l'exigence qu'imposent une telle fonction. Tout était plus que parfait. Et là aussi progression, dans la justesse des plats servis, la cuisson parfaite et les accords surprenants.

    Quant à Bon Bon, il faut bien avouer que Christophe est très talentueux. Ses menus sont incroyables, innovants, précis : c'est à chaque fois un véritable régal. D'une créativité inouïe, d'une méticulosité incroyable, c'est à chaque fois l'émerveillement.

    Le Monde est Petit, le Yumé et Bon Bon : voilà trois restaurants de haut vol (chacun à son niveau) où le plaisir, la qualité et la fraîcheur des matières premières, la créativité et la maîtrise des chefs sont chaque fois au rendez-vous. Une aubaine pour les habitants gourmands et gourmets de Woluwé.

     

     

     

     

  • Dégustation du lundi 178

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    Grand lundi avec une dégustation hors Clos, dans la campagne perdue de Hesbaye chez patte raide, immobilisé pour quelques semaines encore. Alexandre le Bien-Heureux craché, heureusement secondé par une épouse remarquable et toujours souriante.

    Premier flacon dégusté lors du (long) trajet reliant la capitale à ce lieu perdu au milieu de nulle part, un bob ayant été embauché pour l'occasion. Un rosé goûtu, naturel, plaisant, gouleyant, sur le fruit : Métisse 2011 de Maxime Magnon à Villeneuve Des Corbières.

    Second vin, à la robe claire et au nez sudiste. En bouche, c'est patiné (travaillé à la barrique), lourd et fatiguant, malgré les notes d'anis, d'abricot, de violette et de viognier. C'est bon, mais rien de sensationnel pour ce Hauvette 2010 Jaspe de Dominique Hauvette à Saint Rémy de Provence. Il faut avouer que cette cuvée est issue de toutes jeunes vignes de Roussanne.

    On passe aux rouges, avec cette troisième bouteille à la robe rubis clair et au nez amusant, mais sans plus. En bouche, on est sur un Pinot Noir mûr, sans longueur naturelle, assez vite tombante. Pas terrible ce Côtes de Nuits-Villages "Le Vaucrain" 2008 du Domaine Daniel Rion & Fils. 

    On passe alors sérieusement aux rouges avec 4 vins à l'aveugle servis en même temps. La robe est quasi identique, et le nez me mène en Bourgogne, alors que les autres n'y sont pas forcément. La dégustation s'avère difficile, d'autant plus qu'on apprend qu'il s'agit de quatre parcelles différentes sur un même millésime et un même domaine. Trois Grands Crus et un Premier Cru...Il y a une unité de style pour le moment, mais ces vins devraient présenter une magnifique évolution dans le temps : Charmes-Chambertin 2009 Grand Cru, Clos de Vougeot 2009 Grand Cru, Vosne-Romanée 1er Cru les Suchots et Echezeaux Grand Cru du Domaine Confuron-Confetidot. Quatre magnifiques flacons...

    La soirée s'acheva moins bien avec les 3 derniers : 

    Le huitième, à la robe foncée, au nez pas intéressant, à la bouche de jus très riche et puissant, intense comme du Porto, complexe mais stéréotypé, extrait, ensoleillé et fatiguant. Le style de vin italien qu'on aime pas : Masi Costasera Amarone Classico 2007 Valpolicella. Etonnant pour Masi, une très bonne maison.

    La neuvième, à la robe plus évoluée, au nez complexe, mais à la bouche marquée par l'élevage. C'est plus plaisant que le précédent, mais il y a trop d'élevage de vieux bois. Valpolicella 2001 de Quintarelli Giuseppe, qui nous avait épaté avec son 1999 de la semaine passée et qui nous déçoit ce soir...

    Dernier flacon de la soirée, à la robe foncée, au nez sympa mais très sud et à la bouche mûre, sur de l'alcool, pas très long. Un vin facile du Sud et court en bouche : Domaine Peyre Rose, Clos des Cistes 2003 en Coteaux du Languedoc.

    On écourta le (long) retour en dégustant un Moussa Moussette de René et Agnès Mosse, trouvé par hasard chez Patte Raide. De quoi fêter dignement cette soirée anniversaire jusqu'au bout. La suite des aventures du Clos lundi prochain.

     

     

     

  • Dégustation du lundi 124

    Dégustation à l'aveugle au grand complet ce soir, avec 4 blancs et 6 rouges !

    Premier flacon, à la robe dorée et au nez complexe de fruits blancs, de mûres et de noix. La bouche, grasse, sur des amandes et de la vanille, avec une belle acidité et des tannins de pépins de raisins : Vougeot 1er Cru Clos Blanc de Vougeot 1996, Monopole Domaine L'Héritier-Guyot (bouteille n° 04891).

    Second flacon, à la robe dorée plus foncée, et au nez plus discret et moins complexe. La bouche est beurrée, moins riche et moins tannique. C'est la même bouteille que la précédente, mais en 1995.

    Troisième flacon, à la robe identique mais au nez oxydé. On retrouve le même côté oxydatif en bouche, sur de la noix, et ce n'est pas terrible... Nuits St Georges 1er Cru Blanc 1995 de Roger Dupasquier & Fils.

    On passe vite sur le quatrième blanc, à la robe dorée elle aussi, et au nez de vieux Chardonnay madérisé et caramélisé. En bouche, des noisettes et un vieux rance : Meursault " Bouches Chères" 1996 du Domaine de la Croix de Pierre, de Masson.

    On attaque les rouges avec un vin à la robe légère et évoluée, avec du dépôt, et au nez fin, sur des petits fruits rouges. La bouche est juste à son apogée, fondue, aboutie et bien équilibrée sur des petits fruits rouges et des épices : Musigny Grand Cru 1990 de Joseph Drouhin. C'est très beau, mais on n'a pas la grande complexité à laquelle on aurait pu s'attendre au regard de l'étiquette...

    La sixième bouteille est bouchonnée : Beaune "Clos des Mouches" 1985 du même Joseph Drouhin. Pas de chance.

    Idem pour la septième, légèrement bouchonnée au nez, mais qui présente quand même en bouche une belle matière sur de beaux fruits, une fort belle acidité, de l'alcool et de la puissance, mais également ce petit côté poussiéreux de bouchon... Pommard 1969 de François Gaunoux.

    On change de registre avec la huitième bouteille de la soirée, à la robe noire et au nez concentré, cuit sur des épices de garrigue, mûr mais sans exagération. En bouche, un bon jus biodynamique, assez chaud, sans grande complexité et assez tannique. Mais le tout est équilibré et sur une belle fraîcheur, et les tannins devraient se fondre avec le temps : Le Clos 2005 d'Henri Milan en Beaux de Provence.

    Neuvième bouteille, à la robe noire également, et au nez de fruits rouges, avec un petit côté confit, et du cuir. La bouche est concentrée et fraîche, sur des fruits noirs et des tannins fins pas encore fondus. Il y a de la matière et une belle structure : Symphonie 2006 Cru Classé du Château Sainte Marguerite en Côtes de Provence.

    On acheva la dégustation avec un vin à la robe claire et au nez de Pinot naturel (très proche de ce que nous produisons au Clos). En bouche, c'est fin, visqueux, ni concentré, ni long, mais sans défauts : Savigny-Les-Beaune "Les Gollardes" 2008 du Domaine Le Chassorney de Frédéric Cossard.

    Et, pour illustrer le fait que nos dégustations évoluent depuis 14 ans, que nos goûts changent, j'ai décidé de publier, chaque lundi, la liste des vins dégustés il y a 10 ans. Voici ceux d'un lundi de début octobre 2000 : Pignan 97 Châteauneuf du Pape, 
Rayas 89 Châteauneuf du Pape, 
Pape Clément 96 en Pessac Léognan et 
Pichon Baron 95 en Pauillac.

    Lundi prochain, nous fêterons un double anniversaire au Clos, avec quelques belles bouteilles assurément. Qui vivra verra...

  • Le Monde est petit...

    Restaurant situé près du square Montgomery à Etterbeek, découvert jeudi passé et retesté hier soir, avant d'écrire cet article. Coté 13 sur 20 par Gault et Millau, ce qui n'est pas terrible, sauf si le Chef est en progression constante, ce qui est le cas.

    Cadre sympa, bon accueil, outre la carte, un beau tableau de suggestion, prix modérés, quelques possibilités de vins au verre : voilà qui s'annonce bien !

    En entrées, Noix de St Jacques sur millefeuille de mangue et d'avocats (où je n'ai pas saisi la subtilité de l'accord), pointes d'asperges blanches, ravioli carbonara et lardons de saumon fumé (accord magique) et croquettes de crevettes (délicieuses, mais à la croûte un peu molle).

    Côté plats, un magnifique Turbot, en écailles de pommes de terre, sur une sauce verte au cresson (délicieux), et une brochette de lotte sur un curry de légumes (fort bien réussi). Fraîcheur des produits évidente.

    Côté vin, un très bon Chenin sud-africain au verre, une excellente bouteille de Chablis, et une autre de Bandol (La Bastide Blanche 2006), moins convaincante.

    Côté desserts, quelques agréables surprises, dont ce fondant de pommes et sa glace au Calva : pas mal du tout.

    Bref, un resto sympa dont quelques plats valent certainement le détour.

  • Le Clos de Rouge-Cloître...

    Article paru dans "La Tribune de Bruxelles" du 25/09 :

    Il y a une douzaine d’années, cinq copains qui cultivaient la même passion pour les grands vins de Bordeaux, ont eu l’idée un peu folle de produire leur propre vin à Bruxelles. Idéalement orienté et surplombant le Rouge-Cloître, le jardin de l’un des compères allait leur donner la possibilité de créer un superbe micro vignoble. Les Coteaux d’Auderghem, en quelque sorte. “Au départ, notre attirance pour les grands vins s’est reflétée dans notre approche. Nous voulions élaborer un Bordeaux à Bruxelles et faire LE vin de garage bruxellois par excellence”, explique Jean-Michel De Haan, l’un des vignerons en herbe. Ce sont donc des pieds de merlot et de cabernet sauvignon venus du Bordelais qui ont été plantés, ainsi que de pinot noir, pour ajouter une touche bourguignonne. Cette approche a valu aux cinq copains quelques belles réussites. “Le millésime 2000 a été notre meilleur, car il présentait un bel équilibre entre le fruit et l’alcool. Nous avons d’ailleurs déposé un jour des bouteilles de notre vin au Comme chez soi, où le sommelier l’a bien apprécié”. Aujourd’hui, les goûts des uns et des autres ont changé et le micro vignoble donne des vins plus légers et fruités. “La production reste fort modeste, car nous faisons un tri minutieux des grappes, pour retenir le meilleur du raisin, à parfaite maturité. Nous produisons chaque année une soixantaine de bouteilles d’un demi-litre”, explique Jean-Michel De Haan. Pas assez donc pour satisfaire la consommation personnelle des cinq copains, mais suffisamment pour démontrer que leur idée n’était pas si folle que ça. 

    Surplombant le Rouge-Cloître : le vignoble des copains 

     

  • Chou...

    On l'a retrouvé ! Dominique Aubry (Les amis du cep) vient d'ouvrir un nouveau resto Place de Londres à Ixelles, dans ce lieu mythique qu'était "La Houblonnière". C'est un gars que j'aime bien, car c'est un passionné. Passionné par la cuisine, le produit de terroir et de saison, et passionné par le vin. Passer une soirée à ses côtés laisse toujours de bons souvenirs : on le voit à l'oeuvre en cuisine, et les papilles explosent de bonheur tant les plats proposés et les vins conseillés sont un véritable régal. Sans parler du personnage en lui-même, bon vivant, très loquace quant aux divins flacons débouchés, et toujours prêt à partager son amour des bonnes choses. Bref, la bonne adresse du moment à Bruxelles : vous ne serez pas déçus ! Chou, fermé le samedi et le dimanche, réservations : 02/511 92 38.

  • Dégustation du lundi (30)

    Petit lundi mi-figues mi-raisins, à 3. Côté dégustation, du plaisir avec la Cuvée Vinifera 2005 (vignes non greffées d'Henry Marionnet en Loire), et ses premières vendanges Cuvée Nature 2005, en Gamay de Touraine AOC, sans CO2. Du plaisir aussi, avec ce Château Pichon Baron de Longueville 2001 en Pauillac. Un peu moins de plaisir avec les suivants, bien que tous bien faits : Château L'Apolline 2004 en Saint Emilion Grand Cru, Château Lalaudey 2003 en Moulis en Médoc, et Château Patris 2004, également en St Emilion Grand Cru. Déception avec le Château Petit Bocq 2002 et 2004, Cru Bourgeois de St Estèphe (rien à voir avec le 2003, superbe et à boire). Et par contre, un énorme plaisir avec Luc Perrin, et son Châteauneuf du Pape Rouge 2005, et le même en Réserve des Vieilles Vignes 2005 : puissance, fruits, rondeur et longueur. Tout y est. On termina en catastrophe chez Da Mimmo, où l'on se fit voler comme dans un bois. Contraints et forcés de prendre le menu du chef (dont le prix a augmenté de 30% en moins d'un an), alors qu'on ne désirait manger qu'un plat de pâtes, apparemment apparenté à une entrée (à 25 euros quand même), on vit défiler une petite portion de pâtes aux truffes noires d'été (pas trop parfumées), suivie d'un minuscule carpaccio de boeuf, et d'une grillade de poissons anodine. Le tout pour un prix exhorbitant , malgré nos 3 demi bouteilles d'eau et 2 verres de vin (au verre). Mimmo ne nous aura plus... Promis, juré. J'en profite d'ailleurs pour supprimer de ce blog le commentaire positif écrit à propos de ce restaurant il y a 7 mois : il ne le mérite vraiment plus !