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  • Dégustation du lundi 286

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    Photo de la dégustation de lundi passé. Les commentaires des 2 dernières dégustations le week-end prochain, ainsi que celle de ce lundi.

  • Dégustation du lundi 273

    Dégustation du Clos à 5, avec le thème difficile des conserves de poissons, après avoir goûté les vins. Et, étonnamment malgré le thème, un blanc et quatre rouges ce soir, pour mon plus grand plaisir.

    Le vin blanc, à la robe or très soutenu et au nez poivré sur de la pomme et du cidre. Pas de lourdeur ni de réduction en bouche : c'est propre, rafraîchissant sur de la pêche blanche et une finale sur la tranche de pomme. Finesse, acidité, jeunesse, très plaisant avec ses plusieurs degrés de lecture. Quand le chat n'est pas là, Riesling Nature 2012 du Domaine Rietsch en Alsace. Une bouteille expérimentale avec une petite carbo. Bravo.

    Premier vin rouge à la robe foncée et au nez mûr et compté sur des fruits noirs. Bonne bouche longue et puissante avec des notes végétales sans amertume et du réglisse, et de la fraîcheur. Domaine de l'Ile Margaux 2010 Grand Bordeaux supérieur. Une île de 1000 mètres sur 300, habitée par une personne, le vigneron, qui s'occupe de ses 14 hectares de vignes. Original.

    Second rouge, à la robe évoluée et au nez bordelais. En bouche, on est reparti sur un rive gauche 85/90, très Cabernet tout en finesse. Apprenant que nous n'étions pas à Bordeaux, on évoqua Bandol, Trévallon, Chinon et même Véga-Sicilia... Clos Rougeard 1997 Le Bourg en Saumur Champigny. Pas fiers... Très belle bouteille.

    Le suivant est noir et jeune de nez sur un cassis très brut. Belle matière et beau moelleux en bouche, sur des notes de myrtilles, de laurier, de menthol et de cumin. Un beau vin en devenir : Moulin des Costes 2011 Bandol. A attendre encore quelques années, mais déjà fort bon.

    Déjà le dernier flacon, à la robe noire également, et au nez sur des fruits noirs, puis de la confiture. L'attaque est moelleuse, et la finale plus virile, sur le réglisse. C'est libre, ouvert et très beau, avec une salinité en fin de bouche, mais aussi de l'alcool. La Cuvée du Papet 2005, Clos du Mont Olivier, en Châteauneuf-du-Pape.

     

    Des Sardines Millésimées de plusieurs marques et années, du Thon Blanc à l'Huile d'Olive extra-vierge, de la Brandade de Morue, de la Soupe de Poissons de Roches et Rouille du Pêcheur (de la Conserverie du Bec Fin de Cogolin), du pain maison et des croûtons poêles à l'huile d'olive et frottés à l'ail violet de Provence clôturèrent cette belle dégustation.

    Lundi prochain, pose des filets sur le vignoble afin d'éviter la mésaventure de 2014 (les oiseaux avaient tout mangé, et donc ni vendanges, ni vin !).

     

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  • Dégustation du lundi 266

    Et encore une dégustation à l'aveugle du Clos ce lundi soir, au grand complet et avec notre invité de la semaine passée qui est revenu.

    Paisiblement installés, par cette soirée estivale, sur la terrasse qui domine notre petit vignoble en terrasses non désherbé, nous avons à nouveau eu le privilège de déguster quelques rares nectars.

    Mise en bouche avec un vin à la robe orangée et au nez puissant atténué par la température de service trop froide. En bouche, c'est jeune, vif et frais, crayeux, sur des notes de pamplemousse et de levures fermentées. Très bon indice de torchabilité pour ce vin titrant 10°: Grande Charme 2011 en Vin de Pays du Domaine Alice Beaufort (en Côte d'Or, à la frontière de la Champagne). Composé de 75% de Chardonnay et de 25% de Pinot Noir.

    Second et dernier blanc de la soirée, à la robe paille et au nez très aromatique sur de la pêche et de l'abricot. La bouche est beurrée, puissante, ronde et longue, avec des notes d'élevage intégrées et non marquées, et du calcaire. On évoque un Viognier, ou de la Roussanne/Marsanne, alors que je suis en Chardonnay sur un grand bourgogne : Moutonne 2005 Chablis Grand Cru du Domaine Long-Dupaquit (bouteille n° 01726) mis en bouteille par Albert Bichot, négociant. Incroyable pour un Chablis.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au disque évolué. Le nez est classique et la bouche fort belle : c'est mûr, long, chaud, fin, sur des notes de réglisse, de cuir et de viande. C'est plein de fruits, ample et gourmand. Les indécis évoquent Trévallon, un autre une Côte Rôtie, et c'en est une : La Turque 2004 en Côte Rôtie de Guigal. Magnifique.

    Le second rouge présente toujours une robe noire, mais au disque encore plus évolué. Le nez nous promène sur des notes de pruneau, de brûlé et de vanille. En bouche, la rémanence du fruit en bouche est extraordinaire, un superbe fruit noir mûr. Il a la même élégance que le précédent, en plus puissant, avec plus d'alcool et encore un tout petit peu d'astringence en finale : Véga-Sicilia Cosecha 1980 "Unico" en Ribeira Del Douro. Magnum n° 1087 sur 2000 produits. Etonnant, une fois de plus : quel savoir-faire !

    Le flacon suivant a une robe noire de chez noire et un nez de vin nature. La bouche me fait immédiatement penser à un Cahors : c'est puissant, très mûr, très jeune, très bon, sur du fruit (mûre) et des notes de pin : La Marguerite 2011 Cahors de Cosse Maisonneuve. Production : 600 bouteilles. Fort beau.

    On passe ensuite à un vin au disque marqué par l'évolution et au nez de Cabernet 85. L'un d'entre-nous se perd en Loire avant de revenir sur Bordeaux, face à cette typicité extraordinaire, bien que le fruit ne soit plus présent en fin de bouche. Sociando Mallet 1990 en Haut Médoc (Magnum). Un magnifique millésime que je n'avais plus eu l'occasion de déguster depuis longtemps.

    Le vin suivant présente un beau nez fruité et frais. En bouche, tout est là : fraîcheur, fruit, belle matière sur des petits grains fins, et des tannins mûrs sans sécheresse. C'est encore serré, fermé et en culotte courte. C'est tellement bon que peu d'entre-nous évoquent Bordeaux qui nous a tellement déçu à maintes reprises, et pourtant : Château Haut-Bailly 2000 en Pessac Léognan. Vraiment bien.

    Le dernier flacon de la soirée est l'antithèse du précédent : fondu, mûr, souple, rond, concentré, jeune, sur des notes de réglisse avec de la fraîcheur. On évoque de vieilles vignes et un éraflage partiel en 1999 pour ce Pibarnon 2004 à Bandol. Très bien également. Bref une toute grande soirée qui clôture de fort belle manière la fête des 18 ans du Clos.

     

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  • Dégustation du lundi 265

    La dernière dégustation du Clos s'est déroulée chez moi lundi passé, à 6, sans notre campagnard, mais avec un invité. Désolé pour le retard de transcription sur ce blog, mais j'ai été assez occupé ces derniers temps...

    Beaucoup de beaux flacons ce soir-là, pour fêter entre nous les 18 ans du Clos. Avec un absent, ce qui nous force à le refaire lundi prochain...

    Nous avons donc dégusté un Peyre Rose Clos Syrah Leone 2002 en Coteaux du Languedoc, qu'on a trouvé trop évolué et trop court par rapport à ce que c'est d'habitude, malgré qu'il soit plaisant, facile, généreux, avec beaucoup de goût et complexe (fruits/épices/bois brûlé).

    Ensuite, un Echezeaux Grand Cru 2002 du Domaine Charlopin-Parizot, vigneron à Gevrey Chambertin. Au nez, des notes d'élevage, de caramel mou, de rhum, de vanille, de fruits (fraises écrasées), de vieux vin et de cerises à l'alcool. Cela fait beaucoup... En bouche, il est plus harmonieux que le premier, et plus cohérent : on a une matière sans lourdeur, sur des noyaux de griottes, avec un côté évolutif intéressant. On pense à un gars du sud dans la retenue, plutôt qu'un gars du nord qui pousse le soleil. Ou alors, à un bourgogne 2002 chaptalisé. Et on trouve le vin.

    Puis vînt un Hermitage 1997 du Domaine Jean-Louis Chave au très beau nez et à la bouche de Syrah du nord, sur une fort belle acidité qui porte le vin, tout en délicatesse malgré la puissance. Belle longueur, harmonieux, abouti, très fin, assez jeune, sur de la cerise et du noyau de cerise en finale. C'est très bon, avec élégance et finesse, et pureté du fruit.

    On continue avec un Trévallon 2009 à la robe foncée et évoluée en même temps et au nez sur des fruits très rouges et un petit côté herbacé positif. En bouche, des fruits croquants, une belle matière sur des petits grains et une belle finale. Il a été servi un peu trop frais, ce qui lui donne un petit côté monolithique et moins complexe que les précédents.On le trouve malgré tout fort beau.

    La suite avec un Clos des Papes 2007 de Paul Avril. Une bouche sucrée qui nous amène dans le sud, mais c'est très très très bon. C'est volumineux, démonstratif, riche, jeune sur de l'olive et de la garrigue, avec un peu d'alcool qui ressort. 15°, côté 99/100 par Bobby. Vin trouvé également.

     

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    Grosse déception avec un Terrebrune 1987 à Bandol, tout à fait passé et imbuvable, malgré qu'il ai été fort bien conservé : cela peut arriver, mais on aurait bien aimé pouvoir le goûter...

    On termina avec un Vouvray Cuvée Constance 1995 de Huet. Super beau, superbe botrytis, mais trop sucré et pas trop équilibré. On est dur quand même. Quelques fois. J'ai oublié, repas oblige, de prendre la photo des flacons, mais on va essayer d'arranger cela.

     

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    Lundi prochain, c'est à dire demain soir, rebelote  mais au complet cette fois-ci. Le thème : 2 bouteilles ou un magnum antérieurs à 2006.

  • Dégustation du lundi 261

    2 P-Y ce lundi, pour un Clos à 6, avec chacun un rouge et un demi-moelleux, à découvrir à l'aveugle.

    Le premier rouge foncé nous offre un nez fin, distingué et aérien. En bouche, une belle matière sur de la cerise et du noyau de cerise, avec des notes de graphite qui font penser à une Syrah. C'est jeune, très nature, long, sur des tannins fins : Côteaux de Bassenon 2007 en Côte-Rôtie de Jean-Michel Stephan. On est en Serine, Viognier et Syrah.

    Le second présente une robe plus claire et évoluée et un fort beau nez sur des petits fruits rouges, avec quelques notes d'élevage. En bouche, c'est soyeux, fin, avec de la sucrosité, sur du fruit et sans sécheresse. Il y a du boisé, mais il est maîtrisé. Les notes de graphite nous ramènent en Côte-Rôtie de 20 à 25 ans, et personne n'a pensé à la Loire pour ce vin très agréable : Les Varennes du Grand Clos 1990 Chinon de Charles Joguet en Cabernet Franc de pied. Une grande bouteille, dans une grande année.

    La troisième bouteille, à la robe plus foncée, présente un nez assez particulier de fromage, selon un grand connaisseur. En bouche, une fort belle attaque sur le fruit, une matière phénoménale, des fruits noirs sur une belle acidité et un boisé de terroir fondu. La bouche est très ouverte, avec de la fraîcheur, mais c'est moins dentelle et moins long que le précédent. Nous pensons à un grand Château bordelais en rive gauche dans une année chaude, et c'est un rive droite : Château Cheval Blanc 1986 à Saint Emilion. Fort beau vin.

    Le rouge suivant est noir de robe et présente un nez chaud et concentré sur du café moulu et des notes de fumée. En bouche, de superbes fruits noirs, une fort belle matière sans alcool et de l'extraction pour ce vin jeune, fermé pour le moment : Domaine de Trévallon 2007, en Vin de Pays des Bouches du Rhône. Un des meilleurs millésimes de Trévallon, à regoûter dans 10 ans. Ceux qui ont dit "si c'est Trévallon je passe sous la table" l'ont fait.

    Le cinquième rouge de la soirée, avec sa robe noire et son nez de vernis et de volatile nous offre  une bouche ensoleillée sur de la finesse, de la sucrosité et un peu d'amertume (rafles).Il y a d'abord cette acidité, puis une longue finale sur des fruits noirs : Réserve des Célestins 2009 en Chateauneuf-du-Pape d'Henri Bonneau & Fils. Un des 2 vins que Chave adore avec Rayas. Point barre.

    Le dernier rouge nous offre également une robe foncée, mais évoluée, et un très beau nez sur de superbes petits fruits mûrs. La bouche, avec sa minéralité métallique, est magnifique, avec une belle longueur sur des fruits. C'est fin, élégant, porté par une belle acidité hyper pointue, fruit d'un terroir ciselé. Cuvée Marie Beurrier 2005 en Châteauneuf-du-Pape d'Henri Bonneau & Fils. Fantastique.

     

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    On poursuit avec les moelleux (quel courage !) et un premier vin à la robe trouble abricot et au nez discret avec un côté volatile dérangeant. La bouche est explosive, riche sans alcool, avec d'abord un côté malt et tourbe, puis sur de la confiture d'abricots portée par une acidité remarquable. On pense à un Chenin. L'Arcane à Sucre 2010 en Vin de France de Didier Chafardon. Un des plus beaux millésimes de liquoreux  en Anjou, avec un développement intense d'un botrytis parfait. Beau flacon !

    Le second, avec sa robe cognac et son nez tourbé de Whisky, de résineux des Alpes ou de Cèdre du Canada nous laisse perplexe. Il faudra déguster le troisième vin, puis revenir à celui-ci pour se rendre compte qu'on parle de la même chose et que c'est le même vin : Sul Q 2007 de Jean-François Ganevat en Vin de Table dans le Jura.

    La troisième bouteille présente une robe similaire et un nez de caramel et des notes de vernis. La bouche est incroyable, longue et complexe sur des pâtes de fruits mûrs. Il y a un côté café, botrytis, Sauternes (non stéréotypé) : Sul Q 2004 de Jean-François Ganevat en Vin de Table, une bouteille déjà dégustée au Clos. 240 bouteilles produites.

    On poursuit avec un vin à la robe Cognac/Armagnac et un nez de raisin très prononcé (Muscat noir ou Muscat d'Embourg). La bouche part dans tous les sens, c'est moins maîtrisé. On préfère le nez à la bouche : notes d'austérité, de thé, tanniques... On pense à un très vieux Sauternes des années 60 pour ce  Clos Saint Urbain 1993 en Alsace Grand Cru du Domaine Zind Humbrecht.

    Je passe rapidement sur le Château La Tour Blanche 1998 en 1er Cru de Sauternes de la Donation Osiris, sulfité et chaptalisé à mort, sans équilibre en bouche et pas bon. 

    Le dernier flacon de cette soirée de dégustation au Clos nous offre un nez sur des pommes fumées, mais aussi sur de la térébenthine. La bouche est super bonne et gourmande, sans volatile, sur une belle acidité. Goutte d'Or 1990 en Vouvray Moelleux du Domaine du Clos Naudin. 

    L'originalité du Clos Naudin est de produire, lorsque les conditions sont réunies, une cuvée particulière : la Goutte d'Or. Et l'exigence de Philippe Foreau et celle de son grand-père ont conduit le domaine à ne produire cet élixir que deux fois, en 1947 et en 1990. Ce qui en fait le vin le plus rare du monde. 

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. 

  • Dégustation du lundi 260

    Ceps taillés ce lundi dans le vignoble (merci Polo) et 2 anniversaires à fêter pour cette 260ème dégustation à l'aveugle du Clos, exceptionnellement à 5 + 3 invités.

    Après avoir dégusté un cabernet sauvignon vinifié par nous en 1998 (premier essai de vinification), qui se goûte encore fort bien, on entama la soirée avec un vin à la robe rubis clair, et au nez de petits fruits rouges qui pinotent. En bouche, c'est fruité avec des notes de rafle, mais c'est rond, mûr et long, et stylé à l'ancienne : Clos des Vignes du Mayne, Cuvée Auguste 2009, Bourgogne de Julien Guillot. Un vin du nord mâconnais, en biodynamie depuis 1998.

    Etrangement, on passe alors aux blancs avec un premier flacon à la robe claire et au nez de pêche de vignes. En bouche, des notes d'agrumes, une fort belle acidité et un beau vin de soif. On évoque la Rousette et c'est de l'Altesse : Argile Blanc 2013 du Domaine des Ardoisières, en Vin des Allobroges de B. Omont à Saint Pierre de Soucy (en Bio).

    Le second blanc présente une robe paille et un fort beau nez de pierre à fusil et d'abricot mûr du sud. La bouche est très minérale, puissante, sur des notes de beurre noisette et avec un beau côté salin. C'est fort beau mais un peu lourd et fatiguant pour certains : Bananti Pietramarina Etna 2004 en Bianco Superiore, Sicilia.

    On repasse aux rouges avec une bouteille au nez bourguignon avec une petite charge boisée. La bouche est assez classe, mais aussi assez marquée par l'élevage, ce qui nous plaît moins : Fixin 1er Cru Clos Napoléon 2010 en Monopole, Grand Vin de Bourgogne du Domaine Pierre Gelin.

    Si je lis les commentaires laissés il y a un an sur le site La Passion du Vin à propos du flacon suivant, cela donne ceci : "La robe est foncée, le disque légèrement tuilé. Le nez riche sur la cerise griotte très très complexe avec un coté viande mais pas gibier, un coté 4 épices. L'attaque en bouche est équilibrée, ronde, presque suave et les tanins sont d'une exceptionnelle douceur, très ronds. Le coté un peu viril du mourvèdre a totalement disparu ce vin est tout en finesse. La finale est enlevée avec une belle tension presque agrume. Superbe vin." C'est beaucoup plus juste que ce que j'ai entendu (trop riche, trop boisé, pas assez de finesse, servi trop chaud, au suivant). Ce magnifique flacon fût achevé entre connaisseurs et en gagnant encore à l'aération : Pibarnon 2000 à Bandol.

    Le vin suivant est noir et présente un nez chimique (pour moi). Il y a de l'alcool, de la colle au scotch et un volatile assez élevé. Par contre, la bouche est fort belle, sur une magnifique matière. C'est très concentré, mais il gagne à l'aération : Pour mon Père 2013 du Domaine de Gaure en Vin de France. Un vin nature (Carignan 55%, Syrah 30%, Grenache 5% et Mourvèdre 10%).

    On passe rapidement sur les 3 flacons suivants : Matsu El Recio 2011 Toro Tinto, Espagne (boisé, réglisse et vanille : pas bon du tout), Château Laroque 2009 en Saint Emilion Grand Cru (terrifiant, boisé, fluet, sans longueur) et Tre Vie Vino Rosso Italia (volatile, perlant, trop sucré, simpliste et pas très complexe).

    La soirée s'acheva sur un Champagne au nez à dominante de Pinot noir. La bouche est moins vineuse que ne le présageait le nez. Il manque un peu d'ampleur, est posé, assez vieux mais reste sec en finale : Champagne Brut Nature 2006 de Louis Roederer. 2/3 Pinot Noir et 1/3 Chardonnay pour cette bouteille mise en valeur par Starck.

    Je trouve que nous avons été fort durs ce soir. Lundi prochain, retour de l'autre P-Y avec une bouteille de rouge et une demi bouteille de moelleux pour chacun. Qui vivra verra.

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  • Dégustation du lundi 259

    Nous poursuivons ces belles dégustations du lundi, toujours à 5 mais avec un autre P-Y, avec un premier vin à la robe de cidre et au nez de pommes et d'agrumes, puis de craie. La bouche est minérale, grasse, sur la mandarine et avec un côté salin sur la longue finale. C'est vraiment bien malgré une acidité et une tension moyenne. On se croyait en Loire, et nous voilà en Savoie : Le Feu 2012 en Vin de Savoie de Dominique Belluard. Terroir du Mont-Blanc.

    Le premier rouge présente une robe rubis foncé et un assez joli nez mûr sur une belle complexité : très élégant sur les fruits et des arômes tertiaires. La bouche est tout aussi sensuelle que le nez avec la souplesse de l'attaque, un velouté de fruits pour finir sur du noyau de cerise en fin de bouche. On sent la garrigue, l'animal et le soleil, mais les tannins sont beaux et il n'y a pas d'amertume. Les chouettes arômes tertiaires qui apparaissent au cours de la dégustation ne passent jamais au-dessus du fruit, toujours bien présent. On évoque la patine d'une Syrah australienne, puis un Cornas avec une Syrah du Nord pour ce magnum de Château de Pibarnon 2002 Cuvée Jubilé (Bouteille n° 941), à Bandol. Inutile de dire que le magnum fût vidé...

    Le second vin rouge, à la robe noire et au nez torréfié s'avère moins complexe en bouche, plus monolithique. Il y a un beau fruité (cassis) et de la mâche : c'est plus puissant et plus jeune aussi. Mais il y a aussi de l'amertume, de l'astringence et de la sécheresse en finale, et de plus en plus présente au cours de la dégustation. A se demander si cette bouteille n'a pas un problème : Châteauneuf-du-Pape 2008 Cuvée Marie Beurrier d'Henri Bonneau.

    Le quatrième flacon présente une robe foncée au disque évolué et au fort beau nez de vieux bordeaux. Un nez magnifique. La bouche est bordelaise, sur un Cabernet Sauvignon bien mûr. Il n'y a ni boisé ni sécheresse mais une amertume un peu gênante en finale. Nous tombons évidemment à la renverse quand nous apprenons que nous ne sommes pas à Bordeaux et qu'il n'y a pas un atome de Cabernet ni de Merlot dans ce vin... Domaine de l'Horizon Rouge 2010 en Vin de Pays des Côtes Catalanes. Quel beau Carignan !

    On termine la soirée avec un cinquième et dernier vin à la robe foncée et au nez herbacé, sur des cerises à l'alcool et une compotée non sucrée de fruits rouges et de prunes. En bouche, c'est puissant, mais délicat, sur un beau fruit tourbé et une fort belle longueur sans astringence ni sécheresse. Une jeunesse incroyable et un énorme plaisir. Certains évoquent une Grenache fraîche...pour ce Grand Vin de Léoville Las Cases 1982 en Saint Julien. Superbe flacon ! Nous fûmes donc 4 à passer sous la table pour cette terrible erreur de jugement.

     

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    Lundi prochain, Polo et la taille des ceps. Et le lundi d'après, rebelotte avec ce second P-Y et avec un rouge et une demi bouteille de blanc moelleux par personne. Qui vivra verra !

     

  • Dégustation du lundi 255

    Fort belle dégustation du Clos ce lundi soir, à 5, pour fêter un anniversaire, avec un blanc et 7 rouges. De très belles bouteilles...

    Le blanc présente une robe or pâle et un nez fin et subtil de Chardonnay. En bouche, c'est puissant, long, tendu avec une belle amertume en finale. Nos deux amis de Loire partent sur un Sauvignon, dont l'un des 2 sur un Sauvignon Sémillon. On est pourtant en Chardonnay, en 2000 et en Bourgogne, sur la seule propriété qui fait un grand Cru en rouge et un autre en blanc, c'est tout. Bonneau du Martray 2000 En Grand Cru Corton Charlemagne. Belle bouteille.

    On passe aux rouges, pour mon plus grand plaisir, avec un premier flacon à la robe rubis et au nez de Pinot noir sur des fruits et de l'alcool. En bouche, un fort beau jus, doux et parfaitement maîtrisé : on est sur un millésime bien mûr, mais pas chaud, avec des notes de cerises. On est tous en Bourgogne, avec un tout grand vigneron, et c'est raté : Cloudy Bay Pinot Noir 2012 Marlborough en Nouvelle-Zélande. Bouteille capsulée, cotée 93 à 96/100. Surprenant et fort beau. Une découverte.

    Le troisième vin présente également une robe rubis et un nez de vin nature avec quelques notes de fumier... En bouche on a très vite eu une fort belle longueur sur des cerises en finale, mais qui s'est vite transformée en une finale fluide et sèche. Le vin est déséquilibré. L'attaque reste belle, avec de l'alcool. On cherche en Rhône et ailleurs, sans penser à la Corse : Carco Antoine Arena Patrimonio 2005. Un vin particulier qui ne plaît pas à tous.

    La bouteille suivante, avec sa capsule en plomb (interdit de nos jours) et son bouchon imbibé sur toute la surface présente une robe rubis clair et un nez de vieux vin sans aucun défaut. La bouche est géniale, avec une belle attaque douce et suave. C'est très bon, avec de la puissance, de la richesse, de la sucrosité, de la rondeur, de la typicité et en mono-cépage. Il n'est certes plus très ample, et avec un peu d'alcool qui ressort, mais en mangeant, cela doit être magnifique. L'un est en rive gauche, en 79, les autres (qui commencent à me connaître) sont à Bandol en 85, 78 ou 69. Moulin des Costes 1967, Médaille d'Or à Paris en 1969, Bandol du Domaine Bunan. Un magnifique et rare flacon qui nous procura beaucoup plus de plaisir que les Bordeaux Grands Crus de la même époque. Une fort belle bouteille. Et mes remerciements à Paul Bunan et sa famille.

     

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    Le cinquième flacon présente une robe rubis plus foncée et un nez de vin nature. En bouche, un bon jus, avec beaucoup de fruits et une petite sécheresse en finale. Il y a une puissance non alcoolisée tout en n'étant pas extrêmement concentré : c'est assez léger et sur la finesse. Les Hautes Maizières 2011 de Prieuré Roch en Vosne Romanée.

    Le vin suivant a une robe noire qui présente un disque tuilé et un nez bordelais. Il est plus boisé en bouche, à la bordelaise, mais sans sécheresse. C'est droit, puissant et pas mal. On évoque une rive gauche en 2000 : Grand Vin de Léoville du Marquis de Las Cases 1982 Saint Julien. Fort jeune malgré son âge.

    L'avant dernier vin présente également une robe foncée, au disque tuilé. En bouche, c'est fort bon, avec des notes de réglisse, de pin, de toast grillé et de menthe. La garrigue n'est pas loin pour ce vin qui chante provençal : Château Pradeaux 1989 en Bandol. Un magnum acquis début décembre à la vente aux enchères organisée à Bandol lors de la Fête du Millésime. Je terminerai ce très beau flacon dans les jours qui suivent, avec un énorme plaisir. Merci à la famille Portalis à Saint Cyr-sur-Mer.

    Le huitième et dernier vin présente lui aussi une robe noire et un nez puissant et lacté. En bouche, il prend sa place, sur plus de finesse qu'on ne le pensait, avec une finale sur la cerise. Je suis en Côtes du Rhône pour ce vin qui doit encore se fondre au niveau des tannins. On est sur une Syrah pure, profonde et mature, avec des notes poivrées et c'est fort beau : Cornas 2011 d'Auguste Clape.

     

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    Carco passa, comme il se doit, sous la table. On évoqua l'acquisition d'un bonnet d'Ane (ou de âne) pour celui qui passe le plus souvent sous la table, appelée également le long pont. Et le "droit de pont" réclamé par le plus fort d'entre nous. Les suites des aventures du Clos lundi prochain.

     

     

     

  • Dégustation du lundi 252

    Dernière dégustation du Clos pour 2014 ce lundi soir, à 4. A fêter, avec pour commencer un vin blanc à la robe claire et au nez serré, classique, sur du Chardonnay. La bouche est grasse, citronnée, avec des notes d'élevage fondu et une belle fraîcheur. Il y a de la puissance, de la tension et de la minéralité : Meursault Clos des Bouchères 2011 Monopole du Domaine Roulot. C'est le premier millésime travaillé par Jean-Marc Roulot (très connu pour ses grands vins blancs de Meursault) sur cette parcelle qu'il vient d'acquérir. 2011, en Bourgogne, est un millésime qu'il faut snober, et plutôt acheter 2008/2009 et 2010.

    Le second blanc présente une robe jaune, et un nez de vin nature sur du pain grillé, du foin et un côté perlant. En bouche, une certaine richesse, mais aussi de la vivacité. Il est moins racé que le précédent, mais plus complexe, avec son petit côté Cantillon, et la fraîcheur apportée par le perlant : Clos Champ Bernard, Savagnin 2011, de Jean-François Ganevat. Un Savagnin vert, dans le Jura, dont on ignorait l'existence...

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    On passe aux rouges, avec 3 bouteilles servies en même temps, et présentant la même robe rubis clair. Le nez du premier est sur les tomates confites et la ratatouille, celui du second est plus floral, avec des fruits noirs plus marqués, celui du troisième est toasté, fumé, sur des notes de soufre d'allumettes juste éteintes.

    En bouche, le premier est classique, sur une finale de cerises croquantes et de noyaux de cerises (amertume). Le second est encore plus sur le fruit, avec de l'alcool et des tannins plus présents mais pas dérangeants. Le troisième est énigmatique, viandeux, avec de la réduction.

    Les trois bouteilles proviennent du même vigneron, sur la même parcelle et dans 3 millésimes différents, et c'est fort intéressant : Clos des Porrets St-Georges, Monopole en Nuits-St-Georges d'Henri Gouges, en 2007, 2009 et 2010. Le 2009 est le favori de 3 d'entre-nous, tout en dentelle.

    La sixième bouteille de la soirée et le quatrième rouge, est noir de robe.Le nez est très beau, directement dans le fruit, mûr, noir et sur du noyau. En bouche, on repart sur la finesse et l'élégance, avec des tannins bien enrobés qui portent le vin. Il n'y a pas de sucre. C'est le travail d'un bon vigneron dans un bon millésime, avec le parti pris de bien faire. L'un est sur une Syrah, l'autre sur une Grenache pour ce Muntada 2011 en Côtes de Roussillon Villages du Domaine Gauby. J'avais annoncé 30% de Grenache, 30% de Syrah, 30% de Carignan et 10 % de Mourvèdre, mais en fait, pour cette cuvée, on est à 45% de Grenache noir, 45% de Carignan, 5% de Mourvèdre et 5% Syrah. Très beau flacon.

    On termina la dégustation avec un vin moelleux de circonstance, à la robe dorée et au fort beau nez. Par contre, en bouche, c'est pas mal, mais on ne s'envole pas : le goût est bon, le côté Corinthe précis, mais décevant au niveau de la sucrosité, un peu aqueux, manque de gnac, flagada et banal : Gewurtztraminer Grains Nobles 1989 de Trimbach en Alsace.

    La prochaine dégustation du Clos en 2015, lundi prochain. Qui vivra verra ! En attendant, bonnes fêtes de fin d'année à tous !

  • Dégustation du lundi 248

    Elles se suivent et ne se ressemblent pas : nouvelle dégustation du Clos à 5, ce lundi soir, avec 4 blancs (ils veulent me tuer), un faux rouge (je veux les tuer) et 3 vrais rouges.

    Pour éviter d'être trop long, j'irai à l'essentiel dans les commentaires de dégustation. La robe est claire pour les 4 vins blancs : ce sera le seul point commun.

    Le premier offre un nez de pamplemousse qui fait penser à un Sauvignon de chez Dagueneau, bien que le second nez semble plus coincé. La bouche, toujours sur le pamplemousse, est très verte sur l'acidité. Belle vivacité et côté salin qui donne envie de boire : Blanc Fumé de Pouilly 2010 du Domaine Didier Dagueneau. Celui qui avait dit qu'il passerait sous la table dans sa longueur si c'était un Dagueneau l'a fait, en jurant sur Benjamin.

    Le second présente un nez de Gueuze, et certains pensent à un Savagnin de Ganevat, alors que moi je suis en Loire sur du Chenin. La bouche est perlante, assez tendue, avec une belle amertume : Chenin "Les Noëls de Montbenault" 2010 en vin de France (Anjou), déjà dégusté la semaine passée. Il nous a semblé plus fumé et moins minéral, avec un peu de foin. Comme quoi, d'une semaine à l'autre...

    Le troisième, avec son nez ouvert, frais et plaisant sur des pâtes de fruits est fort aromatique. En bouche, c'est huileux, un peu lourd, avec un manque d'acidité. Mais c'est long, sur des lychees et des bonbons au miel, et de l'alcool, mais sans chaleur : Quartz 2012 du Domaine des Ardoisières, Allobroges IGP dans le Cervin en Savoie. Un vignoble reconstitué en 1998 sur des pentes à 70% pour faire un vrai vin savoyard, comme autrefois... Les petites cuvées du Domaine sont plus vives.

     

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    Le quatrième et dernier blanc présente un nez classique de Chardonnay, sur de l'élevage et du citron, avec une fort belle bouche, avec de la tension, de la fraîcheur sur des agrumes : c'est un super Chardonnay fait par un tout grand vigneron. Puligny Montrachet 1er Cru Les Referts 2011 en Grand vin de Bourgogne par Arnaud Ante dont on avait beaucoup moins apprécié le Meursault 2011 la semaine passée. Ce vin, produit à 623 bouteilles, est incontestablement une toute grande bouteille.

    On passe aux rouges, et 20 novembre oblige, j'ai décidé de proposer comme mise en bouche un Beaujolais nouveau. Ce vin, vraiment décrit comme magnifique et sur le fruit par le caviste qui me l'a vendu, suite à ma demande d'un tout bon Beaujolais, ne restera pas dans nos mémoires (comme le caviste, d'ailleurs). Nez de banane, bouche de banane : tout ce qui a dénaturé le Beaujolais est dans cette bouteille... On ne l'a jamais bu, mais on a déjà vu des japonais se baigner dedans : Beaujolais Villages Nouveau 2014 du Château de Durette.

    Reste 3 vrais rouges, et les choses sérieuses peuvent commencer :

    Le premier, à la robe foncée, présente un nez de vin nature, avec une petite réduction, assez complexe. En bouche, un côté fumé, soyeux, délicat et gourmand, sur du noyau de cerises. On part dans tous les sens, tant ce vin fait voyager : je suis sur un vrai Gamay, d'autres sur un Pinot noir et d'autres encore sur une Syrah poivrée...Trousseau Amphore 2013 de Bénédicte et Stéphane Tissot en Arbois. Après une heure d'aération, arrivent des notes de bourgeons de sapin alpin.

    Le second, à la robe noire, a un nez séduisant, doux et frais. Je ne sais plus pourquoi j'ai noté "tirer sur un lapin en plein vol"... En bouche, c'est riche et exubérant, très sanguin, magnifiquement rond, avec une fort belle attaque de Grenache, de la gourmandise et de la finesse dans la chaleur de l'alcool. Domaine de la Janasse "Chaupin" 2010 en Châteauneuf-du-Pape. 15°5 quand même...

    Le troisième rouge et huitième flacon de la soirée présente également une robe noire et un nez mûr, concentré, avec un peu de boisé. En bouche, le fruit reste frais même s'il est confituré. C'est propre, lisse et bien fait : Une Autre Route "J'ai mauvaise réputation" 2011 en Corbières. La suite lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 247

    On poursuit la série des dégustations à l'aveugle, toujours à 5, avec une magnifique dégustation ce lundi soir. Que du plaisir...

    Premier blanc, à la robe claire et au nez pas Chenin, mais plutôt Chardonnay pour nos amis très portés sur La Loire. En bouche, c'est vif, frais, citronné, avec un petit côté minéral. C'est bon, super précis, génial : un grand vin pas cher. Chenin "Les Noëls de Montbenault" 2010 en Vin de France (Anjou). Un vin de Richard Leroy, un gars qui ne se fout pas de la gueule du monde, lui !

    Second blanc, à la robe aussi claire, et au nez plus classique, sur du Chardonnay et de l'élevage. La bouche est moins vivante que le précédent, avec un peu d'amertume et une finale un peu courte. Il y a du citron, avec un peu de boisé, mais il manque la tension à laquelle ce vigneron nous avait habitué : Meursault 1er Cru La Goutte d'Or 2011 d'Arnaud Ente.

    Troisième blanc (et oui, il y a des lundis comme cela...), à la robe plus foncée, or, et au nez plus intéressant, en vin nature pour moi (tout un débat : c'est quoi un vin nature?). Bouche ample, pleine, complexe, très mûre, un peu huileuse sur de l'abricot confit, et avec un peu d'alcool. A noter : un côté légèrement perlant qui disparaît assez vite pour laisser une certaine tension. Les Chalasses Marnes Bleues 2009 en Côtes du Jura. On est sur un Savagnin ouillé, et on en boit très rarement.

    Enfin les rouges, avec un quatrième flacon à la robe foncée et au nez de noix de jambon fumé d'Ardennes (pour moi), et de graphite, fumée et violette pour d'autres, non végétariens. La bouche est fort belle : franche, fine, puissante, sur une belle matière, avec de la fraîcheur, racée sur des fruits mûrs. On pense à une Syrah et c'est presque cela : Côte-Rôtie Côteaux de Bassenon 2007 de Jean-Michel Stephan. On est en Serine (qui est de la Syrah), Viognier et Syrah.

    Second rouge, à la robe plus claire et au nez un peu mentholé et pas exubérante. En bouche, c'est fin, délicat, avec des petits grains bien rôtis par le soleil. On a la finesse en bouche, puis la précision du fruit, puis, cela part sur la chaleur, dans une grande finale très plaisante. Noblesse, harmonie, charme et souplesse : Barbe Rac 2008 Châteauneuf-du-Pape de Michel Chapoutier. Vachement en dentelle par rapport à un Beaucastel ou à un La Gardine...

    Le troisième rouge présente une robe noire et un beau nez, en vin nature pour moi (et re-débat). En bouche, petits fruits, longueur, délicatesse et justesse incroyables. Le côté fruit est privilégié : on est dans l'aérien. C'est fin, élégant et mûr et on pense à une Syrah. Mais on se trompe quand même sur le pays : ni en France, ni en Europe, ni aux Etats-Unis, ni en Amérique du sud : Tommy Ruff Barosa Valley Shiraz Mourvèdre 2011 Australia. Une fort belle bouteille.

    La suite de nos aventures, lundi prochain. Si tout va bien.

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  • Dégustation du lundi 243...

    Fort belle dégustation à 5 ce lundi soir, avec 4 blancs et 4 rouges servis à l'aveugle. On fête un anniversaire, et le niveau des bouteilles s'en ressent. Et c'est tant mieux.

    Première mise en bouche avec un vin pétillant, à la robe rosée, orangée et au premier nez fort pétillant et plein de gaz. La bouche est vineuse, fort belle et fraîche, sur une magnifique finale. C'est très beau, pas écoeurant, bien équilibré et génial : Champagne Lamandier-Bernier Rosé de saignée 1er Cru en extra-brut. Si on enlève le pétillant, on est sur un petit Pinot noir, tout en finesse. Vraiment bien.

    On passe au flacon suivant, avec une robe miel et un nez sur les abricots et la pêche. Par contre, en bouche, c'est un peu lourd et manque de vivacité. Le Blanc du Grand Crès 2010 en Languedoc. Un vin de Pascaline et Hervé Leferrer, ancien Maître de Chai de la Romanée Conti, établi dans le Languedoc depuis 1990. Ses rouges sont bien meilleurs.

    Troisième bouteille à la robe or blanc et au nez (pour moi) sur de la noix et de l'élevage. Certains trouvent la bouche très Chardonnay, mais avec un côté très minéral aussi, le tout sur une belle fraîcheur. D'autres sont dans le Jura. C'est explosif, puissant et dense, sur du citron confit : Sous la Roche, Les Chalasses Marnes Bleues de Jean-François Ganevat. Un Savagnin 2009 en Côtes du Jura, encore plus artistique que les Tissot.

    Dernier blanc à la robe plus claire et au nez de Chardonnay, encore. La bouche est plus gourmande, très citronnée aussi et sur une magnifique fraîcheur également. Fort semblable au précédent, juste moins vif et un peu moins digeste. Le Ganevat est au-dessus. Moi qui pensait être dans le même registre que le précédent, c'est raté : Arnaud Ente Le Clos des Ambres 2009 en Meursault. Beaucoup de fruit et pas de boisé pour ce flacon assez cher.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au disque légerement marqué par l'évolution. Au nez, du vrai Clos Rougeard, un magnifique cabernet franc de 2003, selon l'un d'entre nous. En bouche, un vin qui a vu le soleil, avec des notes de réglisse, mais gentil et un peu court. Il y a un bon fruit, à maturité, mais cela manque de finesse et de fraîcheur. On adore l'attaque, puis en bouche, c'est assez végétal : on bouffe de la rafle : Clos Rougeard 2003 "Le Bourg" en Saumur Champigny des frères Foucault.

    Le sixième flacon de la soirée présente une robe plus foncée et un nez libre, vachement bon. En bouche, des notes de Bordeaux comme on les aimait autrefois (avant 1990), une belle matière élégante, un élevage maîtrisé et un bel équilibre entre le fruit et les tannins fondus. Rien de dérangeant en finale les amènent sur un beau Trévallon, sauf pour un qui ne voit pas ce vin en France mais plutôt en Espagne : Cabassaou 2000 du Domaine Tempier à Bandol. Topissimo pour la majorité.

    Le flacon suivant, à la robe noire et au nez épais, riche, vanillé et assez jeune, présente une bouche de Cabernet du Languedoc. C'est massif, vanillé, pas très complexe et un peu court : Vega Sicilia Valbuena 5° 2009 (ce qui signifie 5 années de fût : il vient donc de sortir), Ribeira Del Douro (bouteille n° 001755). Déception.

    Voilà déjà le huitième et dernier flacon de la soirée, un vin à la robe orangée digne d'un Yquem. Au nez, c'est digne de l'Yquem 1988 dégusté récemment. En bouche, un côté salin incroyable, mais on n'a pas l'acidité qui porte le vin. C'est très sucré et très propre. Et nous ne sommes pas à Bordeaux : Carbonifera 1997 de Philippe Delesvaux en Coteaux du Layon dans le Val de Loire. Une magnifique bouteille.

    La suite des aventures du Clos, lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 238

    Rentrée des classes, rentrée du Clos, c'est la rentrée partout. Un beau Clos à 5, pour la reprise des dégustations à l'aveugle hebdomadaires du lundi soir.

    Je me passerai de commentaires sur la première bouteille, un Bourgogne aligoté 2012 de François Mikulski. Une mise en bouche.

    Second blanc, à la robe claire et au nez de pommes. En bouche, un style riche, mûr, très pommes (trop?), avec du coing en fin de bouche. Un Bout de Chenin PZ en Vin de France.

    Troisième blanc, toujours à la robe claire, et au nez de noix, de beurre et de barrique. Certains y sentent le Chardonnay, d'autres un Pinot blanc d'Alsace... En bouche, il y a de la construction, une structure, c'est assez complexe mais matraqué par le bois. On pense à un chardonnay boisé à mac, très traditionnel, et on se trompe : c'est une grenache des Côtes catalanes ! La Nouvelle Don(n)e Mustango, en Vin de Pays des Côtes Catalanes de W. Valat.

    Quatrième blanc, à la robe claire aussi, et au nez de fleurs blanches et de pépins de pommes. La bouche est fort agréable, avec un côté légèrement tannique (peau de raisins). C'est équilibré, long et bien fait, sans exubérance. Avec des notes de citrons et une tension saline : Roc d'Anglade 2010 en Vin de Pays du Gard (80% de Chenin Blanc et 20% de Chardonnay). Bouteille assez difficile à trouver...

    On se rapproche lentement des rouges avec ce cinquième flacon, à la robe rose/rouge style Cantillon et au nez de vrai jus sans concession. En bouche, raisin sain, vinification simple, aucune typicité, très léger et très levuré : VN Vinello 2013 Partida Creus Vin du Massif de Bonastre (Barcelone). Un apéro composé de 7 cépages.

    Enfin les rouges (je commençais à désespérer) avec ce sixième flacon à la robe rubis foncé et au beau nez qui pinote sur des fruits croquants et pétillants, puis l'alcool. La bouche est assez légère par rapport au nez. Elle est épicée, longue, sur des fruits écrasés, de la peau de raisins et des cerises en finales, ou plutôt, du noyau de cerises, sur des tannins fondus. Mais le vin n'évolue pas dans le verre. Il est trop figé, pas assez libre. On est pourtant en Bio-dynamie : Guilhem Gaucelm 2011 Ermitage du Pic Saint-Loup en Languedoc.

    Septième et dernière bouteille de la soirée, avec un vin à la robe foncée et au très beau nez abouti sur des notes d'aneth, de sang et de poivre qui appelle l'onglet. On est vraiment sur une viande maturée braisée comme il faut avec toute la subtilité des notes herbacées. La bouche est mûre, ronde avec quelques tannins naturels en finale, mais c'est aussi frais, léger et très long. Un bel équilibre pour ce vin qui vient du soleil et qui donne soif et faim : Natouchka 2007 Miraval en Côtes de Provence. C'est une Syrah pure.

     

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    Prochaine dégustation du Clos lundi prochain, à 5, après une semaine qui s'annonce enfin sèche et estivale...

  • Dégustation du lundi 231...

    Nouvelle dégustation à l'aveugle du Clos, à 5, ce lundi soir, avec 3 blancs et 2 rouges au programme. 

    Le premier vin présente une robe claire et un nez de pamplemousse. En bouche, on retrouve l'amertume du pamplemousse, ainsi qu'un côté beurré et huileux, dans un style on ne peut plus classique. Les uns sont à Bordeaux, les autres en Rhône pour ce Clos Val Bruyère 2009 à Cassis, du Château Barbanau.

    Le second vin blanc présente une robe abricot et un horrible nez de cour de ferme, très persistant, en plus... En bouche, c'est intéressant, désaltérant, frais comme un ice-tea à la pêche, sans pétillant et moins sucré, avec quelques notes de melon. C'est plus tannique qu'aromatique ou parfumé. Les Bigotes 2011 en Vin de France de Benoît Courault, en vin nature. On est en Anjou, en Loire, sur du Chenin.

    Le dernier blanc de la soirée présente une robe claire et un nez sur la pomme à mort, un jus tout frais. La bouche est libre, gourmande, longue, avec des notes d'abricots et de pêches blanches, et une pointe de Butternut. Certains sont au nord vu l'absence de chaleur excessive, d'autres au sud, avec une belle fraîcheur, et le dernier au milieu, sur un chardonnay à Chablis... Le Grand B. 2012 de Pierre et Diane Cauvin, vignerons amoureux. On est en Fronton (en Haute-Garonne) sur un cépage oublié : le Bouysselet (de la famille du Prunelard). Pas mal du tout.

    On passe aux rouges, avec un vin à la robe claire et au nez de vin nature. La bouche, fumée, est surprenante pour certains. Pour moi, elle est commune à bien d'autres vins nature. Certains évoquent un Pinot noir en Alsace, d'autres en Bourgogne, pour ce vin du Jura : En Barberon 2011 Pinot Noir en Côtes du Jura de Bénédicte et Stéphane Tissot.

    Le dernier rouge de la soirée présente une robe rubis foncée, dont le disque rouille trahit une certaine évolution. Le nez me mène à Bordeaux, bien que l'on aurait pu être à Bandol, avec ce côté mûr et ces épices, sur du poivron vert. La bouche me conforte dans le bordelais : très structurée, manquant un peu de chair, avec une belle acidité, sur un millésime plus technique que mûr, mais le tout présentant un bel équilibre. On n'est pas sur le fruit, ni sur des arômes tertiaires, mais sur du charbon de bois : Château La Mission Haut-Brion 1995 en Pessac Léognan. La suite des dégustations du Clos, sans football, lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 230...

    Dégustation à 3, ce soir, avec 3 beaux flacons. On commença avec un vin à la robe paille, servi très frais, et au nez d'abricots, de lichee, de pamplemousse, de pomme et d'anis étoilé. En bouche, c'est opulent, gras et lourd, très aromatique. On est sur un Viognier : Vie on y est 2008 en Côtes du Rhône du Domaine Gramenon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe dense et la frange évoluée. Le nez est sur des fruits rouges et noirs, du paprika et du cumin. La bouche, veloutée et fondue, sur une structure tannique fine et racée, avec encore un peu d'acidité et un côté sanguin dirigent mes 2 comparses vers un vieux Bandol. Il s'ouvre à l'aération et aurait fait merveille sur un pâté de grives : Château Vannières 1988 en Bandol. Le 83 dégusté il y a quelques semaines était bien meilleur, plus puissant et moins sur la fin.

    Déjà le dernier flacon de la soirée avec un vin à la robe encore plus évoluée et au chouette nez sur des feuilles de tabac à rouler et des prunes. La bouche, encore fort agréable pour un vieux vin, présente des notes de café, de chocolat et de feuilles mortes. Château Croque-Michotte 1969 en Grand Cru Classé à Saint-Emilion.Un domaine situé entre Cheval Blanc, Pétrus et Gazin. On avait déjà goûté il y a 15 ans un 1961 mémorable, pour ce vin élu, en 2007, meilleur vin Bio du Monde. Mystère sur la provenance de ce flacon dans la cave du Clos : un jour, on saura...

     

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  • Dégustation du lundi 228

    Reprise des dégustations à l'aveugle du Clos ce lundi soir, à 4, après cette période de congés et de longs week ends.

    Un vin blanc ce soir, à la robe si claire qu'on penserait boire de l'eau. Le nez est sur les agrumes et la bouche sur du pamplemousse et du citron vert, avec un peu de gras qui s'étend et tapisse la bouche entière. On ne le trouve pas très complexe et on le note moins bien que lors de la dernière fois (dégustation 210) : Rubaiyat Kôshu Sur Lie 2011 MaruFuji Winery Japon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au nez de vin nature très prononcé, sur de la fraise et du cassis. La bouche est légèrement pétillante, gourmande, débordante de fruits. Une belle surprise pour ce Teillery Organic Wine en Cabernet Sauvignon 2013 de la Maipo Valley au Chili. Un vin importé et distribué par Delhaize.  On est vraiment surpris par la qualité de ce vin with a long and clean finish (élevage) sans sulfites.

    Le troisième flacon présente une robe aussi noire que le précédent et un nez mûr et confituré. Hélas, en bouche, on est sur un vin fort extrait avec une finale  de soupe de chêne vanillé... Et quand on le re-goûte, c'est comme si on léchait la table en bois sur une longueur de 2 mètres quarante ! Tout le contraire du précédent. Les Hauteurs, Prélude 2009 en Côtes Catalanes de Dominique Hauvette à Tarerach. Fort déçus par la vigneronne renommée, mais laissons lui le temps d'apprivoiser le Carignan. Long et pas clean du tout finish...

    Le quatrième vin présente une robe grenat foncée, un peu évoluée et un nez complexe plus ancien, plus terreux et plus sanguin. La bouche est racée, complexe, intéressante avec des tannins encore présents en finale. Très belle jeunesse vu l'évolution de la robe, et belle fraîcheur pour ce La Brûlade 2005 du Domaine de La Bégude en Bandol. Vin produit à 2.000 bouteilles sur certains millésimes seulement.

    On termina la dégustation de ce lundi avec un dernier flacon à la robe foncée et au nez sur des fruits noirs, des prunes et un côté animal. Belle fraîcheur en bouche et une finale sur des fruits rouges et des épices douces. Nous sommes agréablement surpris par ce second vin acheté au Delhaize : Les Pentes Douces 2010 du Château La Coste en Coteaux d'Aix-en-Provence. Syrah 40%, Grenache 40% et Cabernet Sauvignon 20%.

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain, désormais à 5. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 227

    Nouvelle dégustation à l'aveugle, ce lundi après un week-end épuisant partagé entre les Play-Off Hockey et les 10 ans de Classic 21.

    Le premier vin présente une robe foncée et un fort beau nez sur des fraises bien mûres et des Quetsches en compote. En bouche, toujours ces fruits mûrs, sans grande complexité, et avec cette petite note poivrée nous amenant sur une Syrah. Belle finale aussi, non asséchante et avec une imposante acidité qui revient : Le Domaine de Lucie 2010 en Crozes Hermitage Aux Racines de Saint Jean, de Lucie Fourel. Fort agréable.

    Le second flacon, à la robe également foncée, présente un nez concentré. La bouche est d'abord massive et imposante, avant que tout ne tombe très vite pour laisser place à un élevage trop marqué, avec une finale boisée et asséchante. Dommage, car j'attendais tout autre chose de ce vin : de petits fruits tout en dentelle...La Ciaude 2010 en Minervois du Domaine Anne Gros et Jean Paul Tollot.

    Le troisième vin, à la robe rubis présente un beau nez et une bouche mature, sur la finesse, avec une pointe d'alcool. C'est une belle bouteille, qui s'ouvre à l'aération : Terrebrune 2004 en Bandol. Je vais arrêter d'amener des bandols à ces dégustations car les compères s'y attendent tous les lundis, et ne cherchent pas plus loin...

    La quatrième bouteille présente une robe noire et un nez assez fermé pour le moment. La bouche est riche, sud, colorée et charpentée, avec un petit côté lacté avant que les tannins non encore fondus rendent la finale asséchante. Ce vin, composé de 80% de cépages plutôt épicés et tanniques est bu trop jeune : Clos Baquey 2011 (bouteille 6141 sur 8.000) en Côtes du Marmandais, dans le sud-ouest.

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    Bref, rien de vraiment transcendantal ce soir, si ce n'est le Led Zep écouté en fin de dégustation. La suite des aventures du Clos lundi prochain.

  • Dégustation du lundi 225

    Nouvelle dégustation du Clos, à 4, avec 4 bouteilles à l'aveugle dont la première présente une robe cognac clair et un nez riche de vieux Chenin ou de Jurassique. Un début de bouche mou, mielleux, moelleux, puis ce côté sec et acide qui revient sur de l'abricot, sans boisé. Il y a de la surmaturité et c'est excessif tout en étant agréable pour certains. L'ampleur rappelle Sébastien Riffault et c'est bien vu : Akméniné 2009 en Sancerre.

    On passe aux rouges avec un second flacon à la robe rubis et au nez sympathique avec plein de petites choses qui se passent. C'est assez complexe. Par contre, en première bouche, c'est assez simple, très vif et fort jeune, avec du végétal et du cassis caricaturé et une finale sur des tannins non fondus et du noyau de cerise, bref trop dur et pas assez fondu. Belle acidité qui fait plus penser à l'Italie qu'à Bordeaux. Il faudra attendre 2 heures pour que le vin se donne, pour que les tannins se fondent et que le vin devienne agréable : Moulin des Costes 1998 à Bandol.

    La troisième bouteille présente une robe identique au précédent, avec un nez de vin nature et une bouche sur le fruit, avant que l'acidité ne coupe tout. Il y a ce goût de Kriek et de cerises, puis cette finale acide, presque agrumes, sur du pamplemousse, avec une astringence en finale. Pourtant, c'est du Sud, alors qu'on est tous au Nord : Morta Maio 2011 d'Antoine Arena en Patrimonio (Corse).

    Le dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez de vin nature sur du pruneau frais. La bouche, légèrement perlante fait songer à un magnifique Cabernet, qui a un peu dur avec les 2 vins précédents. Malgré le carafage de 48 heures conseillé et non respecté, et un milieu de bouche aqueux, c'est un vin bien fait dans la fraîcheur : Clos Cristal Boutifol 2010 en Saumur Champigny.

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    Lundi prochain, les 17 ans du Clos et un anniversaire en plus! Il va falloir être certain d'amener le bon flacon et d'être à la hauteur... Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi 224

    5 vins rouges à 4 ce soir, pour une nouvelle dégustation du Clos à l'aveugle, avec un premier vin à la robe rubis foncé et au beau nez typé sud. La bouche est fruitée,fraîche, sur une belle rondeur avec une pointe d'acidité. Il y a une légère amertume (rafles ou pépins), mais pas d'astringence ni de boisé. Certains trouvent des notes de Cabernet, d'autres sont plutôt sur une Syrah/Grenache/Carignan : Seul en Scène 2010, Vin de Pays des Collines Rhodaniennes de François Villard  en Syrah.

    Second flacon, à la robe noire et au nez de vieux brie, mais technique (gens qui savent faire du vin). La bouche est belle et chatoyante sur une explosion de petits fruits noirs, puis plus rien : ni longueur, ni profondeur, mais de la sécheresse. On goûte la planche, et plus on en boit, plus on a cette planche de pirate en bouche... On évoque un bordeaux entre 1995 et 2003, merloté et facile : Cos d'Estournel 2002 en Saint Estephe. Rien à voir avec les somptueux Cos d'Estournel 1985 à 1990 dégustés au Clos. Cela n'a que 12 ans et c'est grossier : no comments.

    On passe au troisième vin de la soirée, à la robe encore plus noire et au nez très expressif sur un produit brut. Un savant mélange de rhubarbe, d'épices, de fleurs (roses), avec des notes balsamiques et d'autres de cuisson, suivies d'une envolée de double cassis. En bouche, de la maturité mais sans alcool. Une belle matière, de la puissance et aune trace d'élevage. C'est gourmand, lisse et délicat, sur un fruité mûr sans excès : Terre de Chardons "Discret" 2009 en Costières de Nîmes. Beau flacon (95% Syrah et 5% Grenache) en Biodynamie.

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    On change de registre avec cette quatrième bouteille à la robe claire et au nez de vieux vin. La bouche est subtile et fine sur des notes réglissées. Les vins précédents lui ont fait du tort, mais il s'ouvre de plus en plus à l'aération et des petits fruits rouges apparaissent. Ce serait parfait sur une raviole aux champignons... Tout le monde est à Bordeaux (82/85) pour ce Château Pibarnon 1990 à Bandol. A re-tester dans d'autres conditions...

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe noire à nouveau, mais avec des traces d'évolution cuivrée sur le disque, et au nez de vieux bordeaux, sur un cuir fruité et noble, complexe, animal et floral (roses fânées). La bouche paraît fort jeune par rapport à la robe et est fluide malgré une légère astringence (résidu des tannins lui ayant permis de vieillir correctement). Je pensais à un Saint Julien et on est en rive droite : Château Magdelaine 1990 en Saint Emilion Grand Cru Classé. Le plus merloté des premiers crus (90%), et leur meilleur millésime. Belle bouteille.

    La suite des aventures du Clos la semaine prochaine, avant de fêter, en grandes pompes, les 17 ans du Clos de Rouge-Cloître la semaine suivante.

  • Dégustation du lundi 223

    Encore une belle dégustation du Clos, à 4, avec 7 flacons à l'aveugle au programme.

    Premier flacon, à la robe foncée et jeune, présente un nez de vin nature sur du fruit et de l'alcool. La bouche est puissante, fondue et fraîche, sur une belle matière soutenue par une belle acidité. Un petit côté poivré entraîne certains vers un Cabernet de Loire, et moi plutôt vers une Syrah. C'est très expressif et très poivré : Petit Jo de La Roche Buissière en Vin de France d'Antoine et Pierre Joly dans le Vaucluse. C'est leur plus petite cuvée (+- 10 euros) et c'est génial.

    Second flacon à la robe beaucoup plus légère et avec une très légère piqûre ascétique au nez. En bouche, le vin est fané et fait penser à un petit bordeaux 85 ou 88  dans une belle appellation. Pas de chance pour cette première au Clos, en Carignan : Tahiti, Vendange Hiver Austral 2005, Vin de Polynésie Française du domaine Dominique Auroy...

    Troisième flacon, à la robe encore plus claire (quasi un rosé de Bandol), et au nez de vin nature. En bouche, cela semble chaptalisé (alors que ce ne l'est pas), court mais propre. C'est gentil. Hughes Beguet Ploussard 2011 en Arbois.

    Quatrième bouteille, à la robe noire et au très beau nez chocolaté, tomate confite et viandeux. La bouche est fraîche, ronde, pleine et longue, avec un beau fruit et de la fraîcheur, mais aussi avec une sécheresse qui tue l'apothéose en finale : pas de doute, on est à Bordeaux. Château Soutard 2000 en Saint Emilion Grand Cru Classé.

    Cinquième flacon, à la robe légère et au nez de cuberdon. En bouche, de la fraise écrasée, avec des petits fruits sur une belle longueur. C'est très aromatique. L'Anglore Véjade Cuvée Off 2012 d'Eric Pfiffering à Tavel. Une bouteille rare.

    La sixième bouteille, à la robe noire, présente un magnifique nez aussi expressif que le Soutard, et dans le même registre. La bouche est jeune et concentrée, et on lèche bien la barrique neuve, mais elle est tannique sans être asséchante, elle est enrobée. On pense à un Merlot technique en 2009 et c'est tout faux : Bergerie d’Aquino 2003 en Coteaux Varois. Un vin body-buildé à attendre encore 10 ans...photo.JPG

    Dernier flacon de la soirée, à la robe orangée et au fort beau nez d'abricot, de Corinthe et de Muscat. En bouche, un côté citronné confit fort agréable qui rend le vin frais. Pas de sirop collant, ni d'excès de liqueur : grande buvabilité. Mais manque de complexité pour ce Rieling Hugel Sélection Grains Nobles 1995 en Alsace, produit en moyenne 2 fois par décennie. La suite lundi prochain...

  • Dégustation du lundi 222

    Encore une toute grande dégustation du Clos ce soir, avec un invité très sympathique et connaisseur de la chose...

    Un  seul vin blanc, ce soir, à la robe claire et au nez beurré, citronné, minéral, herbacé qui évoque la Loire ou la Bourgogne. La bouche est fraîche, avec un petit côté levuré. L'attaque est agréable, mais c'est assez mou et court, avec une bonne torchabilité quand même : Château Thébaud Clos des Morinnes 2009 de Marc Ollivier et Rémi Branger en Muscadet de Sèvre et Maine. 2009, millésime solaire, qui explique peut-être le côté mou du flacon, habituellement plus tendu. C'est un Clos Communal (ce qui représente 1% de l'appellation).

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    On passa ensuite aux rouges, toujours dégustés à l'aveugle, avec un premier vin à la robe rubis foncé et au nez de petits fruits rouges croquants. La bouche présente une belle fraîcheur sur de beaux petits fruits, mais c'est assez simple, avec une finale assez légère sur des tannins mûrs et bien enrobés : Ante Phylloxera Clos de Maulévrier, Franc de pied en 2009, en Touraine. Nous sommes un peu déçus par les pieds pré-Phylloxéra de 150 ans d'âge... dont on espérait plus...

    Le troisième flacon présente une robe rubis évoluée et un nez de vieux vin sur des notes de sous-bois et d'humus. En bouche, on retrouve ces arômes tertiaires, mais aussi du fruit, une acidité intéressante, avec derrière, plein de choses qui se passent... Ce n'est ni asséchant, ni tannique, et on pense à Bordeaux avant 1990, et comme d'habitude avec ce vin, on se trompe : Vega-Sicilia Riserva Especial Unico en Ribeira del Douro (bouteille n° 010014). Il s'agit d'un assemblage des millésimes 85, 90 et 94, commercialisé en 2001.

    La robe de la quatrième bouteille est rubis foncée. Le nez est frais et complexe sur des fruits rouges, du balsamique et de la tomate confite. La bouche est superbe, sur une fort belle matière, à nouveau une belle acidité, et une incroyable longueur. On pense évidemment au même type de vin et on a raison : Vega-Sicilia Cosecha 1983 Unico en Ribeira del Douro (Bouteille 26308 sur 44.000). Le climat de ce vignoble d'altitude (6 mois d'hiver et 3 mois d'enfer) expliquent cette superbe acidité.

    Le flacon suivant présente une robe noire et un nez de lard caramélisé et épicé (cumin). La bouche est harmonieuse, sans être aussi complexe que le précédent. On est sur un vin fin du Sud, puissant, mentholé, animal, avec des notes de ratatouille et une petite pointe d'alcool en finale.On trouve également des prunes pas assez mûres et des notes d'amandes dans ce Moulin des Costes 2001 en Bandol. Une fort belle bouteille qui peut encore attendre quelques années sans aucun souci. Bouteille achetée à la première vente aux enchères à Bandol, en décembre passé, au profit du Téléthon.

    La robe du septième flacon est tout aussi foncée. Le nez nous offre du réglisse et un côté confit. La bouche est plus massive, plus intense et plus volumineuse que le précédent. Belle bouteille que certains situent à Châteauneuf ou en Italie : Château de Pibarnon 2001, à Bandol, achetée aux Caves de la Poste à Bandol.

    On achève cette dégustation avec un dernier flacon à la robe foncée et au chouette nez évolué, confit, lacté et sur un peu d'alcool. La bouche présente une très belle évolution sur le fruit. C'est un très beau vin : élégance, vérité, plaisir pour ce Château de Beaucastel 2001 en Châteauneuf-du-Pape, composé de Mourvèdre, Grenache et Syrah.

    La suite des aventures du Clos de Rouge-Cloître lundi prochain.

  • Dégustation du lundi 221

    Toute belle dégustation à l'aveugle du Clos, à 4 ce soir, après 2 semaines d'interruption.

    Avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez pétillant de pommes. En bouche, les notes de pêches et d'abricots nous portent vers la Loire, l'Alsace et le Jura. Et c'est faux : c'est du Champagne ! Qu'est-ce qu'on est forts ! "Comme Autrefois" Brut de Françoise Bedel en Champagne. Cuvée 1999 vieillie 12 ans sur lies. Un champagne fait à l'ancienne, en Pinot Meunier, en Biodynamie. Il est vineux, mais trop brut, trop rond, trop dosé, trop marqué et trop lourd. Et il manque de pétillant. Ceci dit, il plaît quand même à 2 d'entre-nous.

    On passe aux vins rouges, avec un vin à la robe noire et au très beau nez de vieux bordeaux (souvenirs, souvenirs...). En bouche, une très belle attaque sur des fruits noirs, puis, une seconde bouche plus acide sur des groseilles rouges et du poivre blanc, à la bordelaise. La finale est boisée : un beau boisé en première bouche, mais qui devient fort présent par la suite. Château Pape Clément 2009 Graves en Pessac Léognan. On était en rive droite...

    Le troisième flacon, à la robe rubis, présente un nez moins concentré, sur le fruit. La bouche poursuit dans ce sens : du fruit, jusqu'en finale, sur des notes de cerises. Il y a de l'alcool, mais ce n'est pas un vin du Sud. Il est assez tendu et puissant que pour passer après le Pape Clément, ce qui n'est pas rien... Mais difficile de définir la région... Clos des Porrets-St-Georges 2009 en Nuits-St-Georges. Monopole du Domaine d'Henri Gouges. Une belle surprise après nos déceptions sur les millésimes 1993 et 1995.

    Dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez de cèdre, de rôti caramélisé, de cassis confit et d'un soupçon de framboises et de groseilles. La bouche est volumineuse, mûre, équilibrée, sans excès d'alcool, excessivement harmonieuse et toute en rondeur, avec de la violette qui persiste en finale : Lafran-Veyrolles Cuvée Spéciale 2000 en Bandol. Le meilleur Bandol dégusté au Clos depuis 10 ans, et surtout, un premier Bandol unanimement apprécié au Clos ! Cela fait 17 ans que je m'y emploie... Merci à David, des Caves de la Poste à Bandol, qui nous a permis de déguster cette grande bouteille aujourd'hui, alors que mes magnums 2000 et 2001 ont été bus beaucoup trop tôt... Il faut attendre un Bandol, plus que 7 ans...

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    Prochaine dégustation du Clos lundi prochain, suivie d'une dégustation des meilleurs chocolats belges. Tout un programme...

  • Dégustation du lundi 217

    C'est reparti, avec cette première dégustation 2014 à l'aveugle au Clos, à 5. Quatre rouges, dont le premier présente une robe rubis claire et un nez de vin nature sur un fruit élégant. En bouche, on est sur la cerise et la kriek, avec un beau fruit fin et élégant qui revient en finale. Belle concentration : Les Pierres Chaudes 2012 en Pinot Noir du Domaine Julien Meyer en Alsace.

    Le second flacon présente une robe un peu plus foncée et un nez très particulier sur de l'alcool et des épices, avec des notes de blé et d'épeautre. La bouche, très typée aussi, nous amène sur un vin nature avec une belle attaque sur le fruit et une petite amertume non dérangeante en finale sur des pelures de noix : Le Petit Gimios, Rouge Fruit, de Pierre et A.M. Lavaysse à Saint-Jean de Minervois. Label Demeter.

    Le troisième vin de la soirée présente une robe noire et un petit nez sympa de vin qui n'est pas nature, sur des fruits noirs mûrs. Par contre, en bouche, on est déçu : c'est plat, non expressif ,court et asséchant. Tout était dans le nez. Pas de chance avec ce Château Jean-Pierre Gaussen 1995 Longue Garde, en Bandol. Un vin acheté aux enchères début décembre à Bandol, au profit du Téléthon. 

    Le dernier flacon de la soirée, avec sa robe rubis et son gentil nez sur des fruits noirs nous offre une bouche friande. C'est gentil, chouette et bien fait. On pense au Cabernet, au Gamay, avant de nous mettre d'accord sur une Syrah : Saint Joseph 2012 d'Hervé Souhaut.

    La suite des dégustations du Clos lundi prochain, avec un thème qui n'en est pas un, pour fêter le tout jeune Marlow, né un lundi, comme il se doit dans la tradition du Clos.

  • Dégustation du lundi 216

    Et voilà, déjà la dernière dégustation 2013 du Clos à 5 ! Que le temps passe vite...

    Premier flacon à la robe paille et au nez léger sur le fruit. En bouche, c'est bon, très libre et très fruit, sans lourdeur. On hésite car pas de Chenin au nez, et pas de Sauvignon en bouche. C'est pourtant bien un Chenin, mais jeune : Un Bout de Chemin en Vin de France (Anjou) non filtré de PZ. Pour les non-initiés, PZ = S. PRZEZDZIECKI. On devrait d'ailleurs dire PZZZ...

    Second vin, à la robe rubis et au nez nature assez spécial, serré, sur des épices. En bouche, toujours cette typicité du vin nature, mais fine, élégante, aérienne, sur des fruits rouges (framboises), un vin qui coule tout seul. On hésite à nouveau : une Grenache bien tendue, un Gamay, ou même, un Pinot noir? Morgon 2011 Côte du Py de Jean Foillard.

    Troisième flacon, à la robe cuivrée et évoluée et au nez de vieux vin sur de l'humus et du terreau, avec des végétaux en décomposition. En bouche, on pense être sur un vieux bordeaux, avec aucun déplaisir. Il y a ce côté caricatural de fleurs d'oranger, puis d'humus, puis de fruits, et puis tout qui revient, avec un côté sud ou chaptalisé. Hermitage 1987 de Jean-Louis Chave. Un millésime médiocre et difficile.

    La quatrième bouteille semble beaucoup plus jeune, avec une robe rubis et un disque cuivré. Au premier nez : une queue de boeuf, du chou et de la tomate ! Le second nez est plus sympa, sur des fruits et de la fraîcheur. La bouche est vraiment magnifique, sur des fruits, de la tomate et du cèdre en finale. Sécheresse existante mais bien enrobée. Léoville Barton 1985 en Saint Julien. Côté 94/100. Ceci nous conforte dans le fait qu'avant 1990, il y avait de grands bordeaux. Des bordeaux qui se livrent comme cela, cela n'existe quasi plus...

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    Cinquième flacon à la robe plus claire et au nez fumé d'élevage. Second nez sur du lard brûlé. Pas terrible en bouche, sur un fruit sucré puis l'élevage qui revient, avec la sécheresse. La bouche est très acide, avec du citron qui ressort : Hermitage 1983 de Jean-Louis Chave. Côté 94/100, aussi...

    Sixième bouteille à la robe noire et au nez de petit canard (le morceau de sucre imbibé de Poire) et d'amandes. En bouche, de l'alcool de cerises, des fruits confiturés et surmûris, avec des notes de caramel en finale. Un massepain à la prune pour l'un, une belle fraîcheur par rapport à l'alcool pour un autre, un vin confit (et pas cuit) et propre, avec du fruité en bouche. Bref, avis partagés pour ce La Ténébreuse 2012-2 La Sorga en Vin de Table achetée sur "Vins Etonnants".

    Septième et dernier flacon de la soirée, à la robe rubis foncé et au très beau nez. En bouche, un beau jus de fruits, une belle matière, des grains fins, mais ce n'est que du jus. Le Clos Neuf des Archambaults "L'Arpent du Mitan" 2005 en Touraine (Cabernet Franc).

    La suite des aventures du Clos en 2014. Bonnes fêtes à tous.

     

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  • Dégustation du lundi 215

    Une superbe dégustation du Clos, à 5, ce lundi soir. Un très grand Clos...

    Un premier vin à la robe paille claire et au nez fruité sur du melon vert. La bouche nous offre des agrumes, de l'acidité, de la fraîcheur et une belle minéralité. C'est riche, mature, sec et caillouteux : Cuvée Apoline 2011 du Domaine de la Chappe en Bourgogne Aligoté.

    Le second vin présente la même robe et une nez très aromatique sur des fleurs blanches. La bouche est fort belle, longue, parfumée et veloutée. On est tous dans le Sud, et c'est raté : Les Filles 2012 en Vin de Savoie de Gilles Berlioz. Cépage Roussanne. 

    On passe aux rouges avec un troisième flacon à la robe grenat et au nez de beau jus frais de raisins. La bouche est charnue, structurée et gourmande, sur un beau fruit (framboise/cassis). Les grains sont fins, sur une magnifique fraîcheur. Beau potentiel de garde pour ce Campagnès 2012 en Corbières de Maxime Magnon. Très belle bouteille en 100% Carignan.

    Quatrième flacon à la robe rubis et au nez vinaigré, un peu volatile (colle-scotch), assez interpellant. La bouche est troublante aussi : du fruit confituré, de la profondeur et de la fraîcheur, mais aussi un petit côté acétone. Les avis sont partagés pour ce La Soula 2011 Le Casot des Mailloles, une Grenache pure titrant 14°.

    Cinquième flacon, déjà, avec ce vin à la robe noire et au nez de bon vieux souvenir de vin nature et de réduction... En bouche, on est sur une Syrah, avec une belle trame de grains fins et du fruit : une très belle matière. La finale est hélas, moins terrible. Terre des Chardons 2009 Cuvée Discret.

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    La bouteille suivante présente elle aussi une robe noire. Avec le nez, on replonge 10 ans en arrière, en souvenir des vins que nous adorions à l'époque. La bouche est magnifique, équilibrée, ronde et longue. On est sur des fruits rouges, des épices et une lame d'acier. L'élevage est bien fondu dans la masse. On évoque un Châteauneuf-du-Pape pour ce Les Creisses 2011 en Vin de Pays d'Oc. Un vin acheté sur Vinatis, décrit comme le Chouchou des sommeliers, dégusté au Clos il y a quelques semaines et bouchonné. Remplacé gracieusement, comme le suivant d'ailleurs. Très belle bouteille.

    Septième flacon, à la robe noire et au superbe nez riche, dense, confituré sur des fruits rouges. La bouche est exubérante, mentholée et très (trop) riche. Il y a un fort beau fruit au départ, puis un peu de sécheresse : belle dureté mais élevage un peu sec : Armonio 2009 du Mas Neuf en Languedoc Roussillon de Luc Baudet et Louis Mitjavile. Un peu moins de Mitjavile et un peu plus de Rhodanien la prochaine fois ?

    On acheva cette grande soirée de dégustation à l'aveugle avec un magnifique flacon à la robe évoluée et au nez de vieux bordeaux pour moi : café, moka et fruits toujours présents. La bouche est fine et puissante à la fois, riche et très classe : rien à jeter, c'est juste abouti : Vega Sicilia "Unico" Cosecha 1967 (Bouteille 33007), un Vin Fin de Table (Vino Fino de Mesa) encore coté 96/100 par Parker en 2012...

    La suite des aventures du Clos, lundi prochain.

  • Le Dîner des Vignerons de Bandol 2013

     

    IMGP7371.jpgCa, c'est de la dégustation ! Des dizaines de bouteilles de Bandol rouge, dans les millésimes 2011 à 2003. Et les bouteilles qui voyagent de table en table, afin que chacun puisse en goûter un maximum... C'était vendredi soir, au dîner des Vignerons de Bandol. Et ils étaient tous là, dans une incroyable ambiance de fête et de bonne humeur, en attendant de pouvoir fêter, 2 jours plus tard, la Fête du Millésime 2013 sur le  port et au Club Nautique. Les 3 lauréats de ce millésime sont Gros Noré, Souviou et Terrebrune qui pourront afficher "Longue Garde" sur leurs flacons 2013. Toutes mes félicitations à ces 3 domaines qui m'ont déjà procuré tellement de plaisirs ! Et à l'année prochaine, pour le millésime 2014, sans aucun doute !

  • Dégustation du lundi 214

    Juste le temps d'atterrir et hops, 214 ème dégustation du lundi au Clos, à 4. C'est un peu beaucoup après ce week-end passé à Bandol, mais soit, on ne vit qu'une fois...

    Premier vin à la robe claire et trouble et au nez de coing. La bouche est ample, puissante et longue, sur du miel, des agrumes et présente une belle acidité. On pense au Chenin et c'est du Sauvignon... La matière bien mûre et le fait que les lies ne sont pas filtrées font qu'il n'est pas fatiguant : Cheverny 2009 La Bodice du Domaine du Moulin, en Vin du Val de Loire d'Hervé Villemade.

    Le second flacon présente une robe foncée et un premier nez sur la fumée et la viande, avant de passer aux fruits. En bouche, une astringence assez présente et de la sécheresse dues aux rafles vertes. Et c'est juste : il s'agit d'une partie de cuvée vinifiée en grappes entières. Le fruit est là, mais dominé par l'astringence : Grappes entières 2011 en Anjou, d'Agnès et René Mosse. A attendre, que le fruit reprenne le dessus.

    Troisième bouteille de la soirée, à la robe rubis claire et au nez chaud et viandeux sur des fruits rouges. En bouche, un vin nature, sud, gourmand et mûr : Unlitro 2012 Costa Toscana Italie. Chouette bouteille d'un litre, achetée à La Gazetta, nouveau restaurant bruxellois.

    Dernière bouteille, à la robe foncée et au nez classique et épicé. En bouche, des notes empyreumatiques (mot important en oenologie et qui recouvre les arômes de brûlé, séché, grillé tels que le chocolat, le café, le caramel, le pain grillé, la fumée et le goudron) de café. C'est propre, avec de la fraîcheur, mais un peu court : Mathilda 2011 Victoria Shiraz Domaine Tournon South Australia, un vin de M. Chapoutier.

    Prochaine dégustation, lundi prochain, à 5, avec notre photographe...

  • Bandol demain... un vieux rêve.

    Heureux ! Cela faisait des années, même plus, que je souhaitais participer à la Fête du Millésime à Bandol, et cette fois-ci, mon rêve se réalise : j'y serai !

    Le Bandol rouge et moi, c'est une longue histoire d'amour qui a débuté il y a bien longtemps quand, lors d'une séjour professionnel à Nice, j'ai découvert en déjeunant sur une plage un Moulin des Costes du Domaine Bunan qui m'a plus que séduit.

    Il n'en fallu pas plus pour que je me rende illico-presto à La Part des Anges, en acheter quelques flacons. Olivier Labarde, le patron, me fit partager sa passion pour ces grands vins, qui quand ils sont bus au bon moment, peuvent vous procurer un plaisir proche du nirvana. C'est ainsi que j'ai découvert et acheté mes premiers Terrebrune, Lafran Veyrolles Longue Garde, Pibarnon et autres La Tour du Bon, Cuvée Saint-Féréol.

    C'est à ce moment aussi que j'ai commencé à délaisser les  grands Bordeaux, rendus imbuvables par le changement de vinification (osmose inverse et boisé pour plaire à Parker), et rendus inaccessibles par une hausse fulgurante des prix. J'avais désormais bien plus de plaisir à boire un bon Bandol qu'un soi-disant très bon Bordeaux.

    Je me rappellerai toute ma vie ce Terrebrune 1993 dégusté à l'Epuisette à Marseille : magnifique, parfait, 100% de plaisir. Mais il y a aussi La Bégude, Gros-Noré, JP Gaussen, Tempiers, Pradeaux et beaucoup d'autres...

    Ma cave, composée à l'époque de 95% de Bordeaux Grands Crus Classés est aujourd'hui composée de 60% de Bandols, 35% de Côtes du Rhône et 5% de vins du Languedoc. Plus une seule bouteille de Bordeaux, un vin qui désormais me semble manquer de fruits, trop boisé, asséchant en finale. Plaisir zéro, à quelques rares exceptions près.

    Je participerai donc à cette grande fête dimanche à Bandol, mais, cerise sur le gâteau et énorme privilège, je participerai également au Dîner des Vignerons de Bandol ce vendredi soir, lors duquel des dizaines de Bandols des années 2011 à 2003 seront servis, pour notre plus grand plaisir à tous. Un fameux week-end qui s'annonce fort bien...

     

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  • Dégustation du lundi 213

    Nous revoilà, à 3 sans les 2 fermiers, pour une nouvelle dégustation du Clos. Nous avons pressé le Merlot et mis la vendange 2013 (Pinot et Merlot) en tourille : 15 litres de nectar pourpre qui donneront 30 bouteilles de 50cl... Quand on vous dit que la production de ce petit Clos bruxellois est confidentielle...

    On attaqua ensuite la dégustation avec 2 vins : Nowat 2009 en Côtes de Provence, du négociant Dupéré Barrera. Un vin rubis foncé, au nez avenant et franc et à la bouche fruitée sur une belle matière. On a envie de se re-servir et de vider la bouteille, tranquille. C'est à lui également qu'on doit le Bandol Cuvée India 2009 que je déguste ce soir. Elu négociant de l'année en 2010 par la RVF, pas pour rien.

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    Le second vin de la dégustation présente une robe beaucoup plus claire et un nez typique de vin nature, avec un côté poivré prononcé. Je pense donc à une syrah, bien que cela pinote en bouche... Un autre est dans le Jura, alors qu'on est en Loire... Pas facile, ces vins nature, qui se ressemblent et cachent leur origine. Le Verre des Poètes en Vin de France. Millésime inconnu (lot 0011-1). Cépage : Pineau d'Aunis.

    On passa ensuite à la dégustation de 3 millésimes du Clos de Rouge-Cloître : 2005 (sans défaut, style bourgogne 1970, à la texture agréable mais prématurément vieux), 2002: (chaud, mais se boit. Style bordeaux des années 70), et un millésime inconnu et raté, sur la noix. Heureusement, il nous reste du 2009, impeccable. Et bientôt, le 2013 ! La suite, lundi prochain, à 5.

  • Bon Bon ** à Bruxelles...

    Grand moment pour Le Clos, hier soir, réuni chez Bon Bon pour fêter cette deuxième étoile attribuée le jour même par le vénérable guide Michelin.

    Les mises en bouche défilèrent, précises, justes et créatives. Comme cette gaufre de Bruxelles à l'anguille fumée, extraordinaire, ou encore celle-ci...

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    Langoustine bretonne et caviar Per Sé, en carpaccio, crème de ciboulette et purée d'avocat. D'une fraîcheur époustouflante et d'une finesse de goût incroyable.

     

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    Truffe blanche d'Alba, Raviole de jaune d'oeuf, topinambour. Des parfums enivrants et une association parfaite.

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    Sandre de Hollande, vin rouge, pommes de terre fumée et cannelloni d'ail des ours.

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    Saint Pierre de St Guénolé, à la bière blanche du Hainaut, risotto, chicon. Un énorme et magnifique Saint Pierre, présenté cuit par le chef lui-même à table, un risotto à la blanche succulent et des tranches de chicons caramélisés : un régal.

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    Chevreuil de nos Ardennes, Poivrade, poire, salsifis et frégola. Que je n'ai pas goûté. Pas végétarien pour rien...

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    Chariot de fromages au lait cru pour certains, préparation de parmesan au whisky pour les autres.

    Chocolat Jivara en déclinaison. Un savoureux régal.

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    Mignardises : à choisir selon vos envies parmi des dizaines, faites maison pour la plupart. Du grand art.

    Bref un grand moment de gastronomie, de plaisir, de cuisine de haut vol, aux associations subtiles et maîtrisées, avec des produits de saison d'une qualité et d'une fraîcheur inouies, à la cuisson parfaite et juste : que du bonheur ! Nous souhaitons beaucoup de persévérance à Christophe et son équipe, qui ont bien mérité cette deuxième étoile, et qui devront maintenant oeuvrer à accéder au rang suprême de triple étoilé, en se surpassant.

    J'aborderai les vins dégustés dès réception de la liste.

     

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