palais

  • Dégustation du lundi 284

    Encore un grand Clos ce lundi soir, dans le nouveau repère classé du plus barbu d'entre-nous, dont la table était nappée de carreaux rouges et blancs, comme il se doit.

    Mise en bouche : Bâtard-Montrachet 2000 en Grand Cru de Blain-Gagnard. Un vin à la robe ocre, au nez d'Overnoy et à la bouche oxydative de vin jaune sur des noix et des noisettes. Quand on su que ce n'était pas jurassique, on se replia sur un Chardonnay classique en vieux bourgogne dont beaucoup sont comme cela. Belle structure et côté crayeux en finale. Mais ce côté oxydé gâche un peu le plaisir.

    Second blanc : Un Bout de Chemin 2014 en Vin de France du Domaine PZ, de S. Przezdziecki. Je vous défie de prononcer ce nom, même à jeun ! Robe paille et nez sur les agrumes et les feuilles vertes, les fougères. En bouche, c'est rond, nordique, avec un peu d'amertume et un côté salin. Manque de fruit en finale, pas très vivant. On le trouve plus gras et plus riche qu'un Chablis. On évoque le Rhône et un Saint Joseph pour ce Chenin de Loire...

    Le rosé qui suivi, à la robe rubis clair, blairait bien. Un vrai nez de vin nature qui fouette. Heureusement, gros problème de piqûre en bouche. La présentation de cet Anglore italien sera pour une prochaine fois.

    Enfin les rouges, avec un Grands Echeveaux 2001 du Domaine de la Romanée-Conti à Vosne-Romanée en Côte d'Or. Bouteille n° 07237. Robe rubis foncé au disque marqué par l'évolution. Nez peu engageant. Par contre, en bouche, du Pinot à mourir, de la fraîcheur, de la jeunesse, un peu sévère ou austère, mais une longueur incroyable avec le fruit qui revient en fin de bouche. Tout en dentelle.

    Cava Amethystos 1999 Regional Red Wine of Drama, un vin grec, à la robe foncée et au nez propre, généreux, goudronné, pas confit. En bouche, c'est souple, frais et fin. Il y a de la puissance, mais elle est retenue par une belle fraîcheur. Notes de goudron et de cacao, belle acidité. Pour certains, excès de richesse, surmûr. Ils ont évidemment évoqué Bandol, mais ce n'en était pas un...

    Château Montrose 2004 en Saint-Estèphe. Robe noire, alcool au nez, sécheresse acceptable en bouche pour un bordelais. Serré, boisé, mais pas mal.

    Peyre Rose Clos des Cistes 1995 en Coteaux du Languedoc. Robe évoluée, sucrosité au nez puis des notes de lard grillé et d'olives. Bouche chaude, sud, classique, sur des notes de garrigue, de menthol et de cumin. Nous apprécions l'absence de notes boisées (élevage en cuves), mais c'est un peu grossier.

    La Reine des Bois 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine de la Mordorée. Robe noire et bouche un peu austère pour ce vin droit, précis, classique. Friand et vivacité pour certains, lourd et chaud pour d'autres.

    Cuvée de mon Aïeul 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine Pierre Usseglio & Fils. Robe foncée et nez frais, légèrement mentholé sur des fruits noirs. Fraîcheur et vivacité en bouche, puis ennuyeux et fatigant.

    Dixième et dernier flacon de la soirée : Château Châlon 2001 Vin de Garde du Domaine Macle Jura. Robe paille, nez tourbé, bouche très noix, très vin jaune ou Arbois, avec une belle générosité du fruit. Fort bon, mais en-dessous du Tissot dégusté dernièrement. 

    La suite des dégustations du Clos lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 275

    Nouvelle dégustation à l'aveugle au Clos ce lundi soir, avec un premier vin à la robe dorée et au nez de vin d'Arbois, mais plus doux que le dernier dégusté. Fumée en bouche, sur une belle acidité et une belle vivacité en finale. Mais Arbois, ce n'est point : Domaine de Chevalier Blanc 1989 en Pessac Léognan. On s'est royalement tous plantés sur ce vin. 70% de Sauvignon et 30% de Sémillon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe foncée et au remarquable nez, typé, grandiose, sur du fruit et du cèdre. La bouche est fort belle aussi, sur un Cabernet Franc bien mûr (Chinon ?). C'est fin, délicat, abouti, fondu et moelleux, sans planche à bois, sur des notes de fruits, de tomates, de tabac et de cuir. Très élégant : La Conseillante 1985 à Pomerol.

    Second rouge à la robe rubis foncé et au nez animal, sanguin, faisandé, tout en étant assez fin et discret, avec quelques notes d'herbes coupées. La bouche est très agréable sur un fruit croquant et de l'alcool, avec une belle acidité. C'est fluide, structuré, long et sur un bel élevage. Je pense à une Grenache, d'autres à une Syrah ou à une Côte rôtie bien nordique. Et on s'est à nouveau bien tous plantés : ni Rhône, ni Bandol, ni Provence, ni Bordeaux, mais un Pinot Noir 1990 ! Quelle jeunesse ! Nuits Saint-Georges Premier Cru "Les Saints Georges"1990 du Domaine Henry Couges.

    Le troisième vin, qui aurait dû passer avant, fait pâle mine : une robe noire, un beau nez de vin évolué, mais une bouche assez plate dans un millésime qui manque de maturité. Ce vin qui a quelques heures de vol est sur le déclin : Lafran Veyrolles 1987 à Bandol. Mais n'exagérons rien : on acheva quand même la bouteille. Et pour un Bandol de 28 ans, dans un petit millésime, c'est quand même pas mal.

    Rien à voir avec le rouge suivant, noir de robe, au nez étranger et chimique (je me comprends). La bouche est terriblement ronde et toujours chimique. C'est riche et sans plaisir. Pas terrible et pourtant, le meilleur rapport qualité prix mondial selon Robert Parker... Tres Picos Borsao Garnacha 2013. Avec 15° d'alcool.

    On acheva cette belle soirée sur un vin Jaune, à la robe dorée, au nez très sec sur de la noix et à la bouche très Sherry. Du caractère et de la richesse, sur un raisin bien mûr. Certains le trouvent plus traditionnel que le Tissot de la semaine passée, d'autres pas assez gourmand pour être un Ganevat. Vin Jaune 2006 "En Spois" de Bénédicte et Stéphane Tissot en Vin d'Arbois.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Qui vivra verra.

     

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  • Dégustation du lundi 270

    Dernière dégustation du Clos, au grand complet, avant les départs estivaux des uns puis des autres. 

    Un premier vin blanc de mise en bouche s'avéra bouchonné. Il fût remplacé illico-presto par un second, à la robe or et au nez de vin nature sur de la pomme et du cidre. En bouche, vivacité, fraîcheur sur des notes exotiques, d'agrumes et végétales (fenouil). C'est bon et long, très aromatique, et avec des notes de noix en finale. Excellent : Cour-Cheverny "La Porte Dorée" 2007 en Val de Loire du Domaine Philippe Tessier. Cépage : Romorantin.

    On passe aux vins rouges avec un premier flacon à la robe noire et au nez de vin nature (notes de réduction) sur du curry, avant que ne reviennent ces notes de coccinelles écrasées. La bouche est typée Cabernet pour certains (juste un beau jus pour moi), sans beaucoup d'alcool, ce qui nous dirige au nord. Belle matière granuleuse, mais une pointe d'amertume et de sécheresse en finale, qu'on aurait préférée plus fruitée et plus longue. On n'est pas en Cabernet, mais en Grolleau (ou Groslot) : Le Gros 2011 Anjou d'Agnès et René Mosse.

    Le rouge suivant est encore plus noir, mais avec une évolution du disque. Au nez, je suis le seul à Bordeaux, pendant que les autres se perdent en Rhône ou dans le Languedoc ou le Sud Ouest. La bouche est sur des notes réglissées, d'humus et de feuilles mortes, de goudron et de brûlé (vins italiens ou espagnols). C'est un peu cuit, sur du café et de la barrique, mais aussi mûr, fondu et fin, avec du fruité en fin de bouche, mais avec une petite sécheresse aussi. On est perdus, et encore plus quand on apprend qu'on est à Gevrey ! Qui c'est qui peut faire un truc ainsi ? Charmes-Chambertin Grand Cru 1999 de Bernard Dugat-Py, propriétaire à Gevrey Chambertin. Impossible de deviner le Pinot Noir !

    Le suivant présente un petit problème au nez et un gros problème en bouche. La loi des séries : bouchonné aussi. Je suis bien triste pour ce Trévallon 2003.

    Le vin suivant, à la robe foncée et au nez de vin nature sur le fruit présente une bouche boisée, austère, sèche, body-buildée, avec des notes d'élevage (sécheresse en finale), fatiguante. L'Equilibre 2011 Villa Symposia, en Grand Vin du Languedoc. On est sur de la Grenache, de la Syrah et du Carignan, en reconversion Bio.

    Le dernier vin de la soirée aurait mérité plus d'égards de notre part si nous ne nous étions sustentés de diverses charcuteries, terrines et fromages à ce moment précis... Robe foncée, bouche de Syrah/Cabernet qui nous a parue courte et diluée. Un vin à re-déguster sans manger : Trévallon 2004 en Vin de Pays des Bouches du Rhône. "Enfin au début de son apogée, ce millésime 2004 n’a rien perdu de son fruité savoureux (nez de framboise, de myrtille, de groseille qui évolue vers la figue), tandis que sa matière robuste et concentrée montre à présent des tanins tout en finesse et une longueur admirable. Un rouge impressionnant, sans concession, encore prêt à vous émouvoir sur les dix prochaines années." (Wine Advocate).

    La suite des aventures du Clos selon les présences durant cette période estivale qui débute sur une belle canicule. Bonnes vacances à tous.

     

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  • Dégustation du Clos 254

    Seconde dégustation de 2015 au Clos, à 4, ce lundi soir. Les fêtes sont passées et on revient à plus de normalité et moins d'abus. Avec un vin à la robe rubis très clair et au nez de framboise, puis de vieux bourgogne qui pinote. La bouche est légère et maigre en alcool, en matière et en fruits aussi. Mais le vin est propre et sans défaut : Le Clos de Rouge-Cloître 2013 Auderghem Belgique. C'était un petit millésime.

    Le second flacon présente une robe noire et un nez de beau fruit vif, avenant et engageant. En bouche, un mauvais rouge de Loire avec de l'élevage avec un petit côté Marionnet. Il y a un côté primeur, léger et plaisant, mais aussi des tannins embêtants : Le Rocher des Violettes 2012, Côt Vieilles Vignes en Touraine de Xavier Weisskopf.

    Le flacon suivant n'est pas mieux, avec sa robe noire évoluée, son nez peu commun et sa bouche d'acidité, de vieux fût, d'alcool, de fraîcheur, et de sécheresse en finale. Beaucoup trop astringent : Bucephale 2007 Xinomavro du Domaine Ligas en Macédoine, Grèce. En bio.

    On passe ensuite à un vin à la robe claire et au nez de vin nature. La bouche est nature aussi, et perlante. Ce que j'appelle un bon jus. Les autres raffolent : il balance bien, il se boit bien, on évoque le sud, Anglore, Meyer en Alsace, on lui trouve des notes pinotées, on évoque le Jura, la Savoie, la Bourgogne, avant d'arriver en Beaujolais : Régnié 2012 Beaujolais de Christian Ducroux en vin biologique (Demeter). Un vieux vigneron pur et dur depuis des lustres qui utilise son cheval dans les vignes. Ils ont adoré. Moi beaucoup moins... Chacun ses goûts !

    On termina la soirée avec un dernier flacon à la robe noire et au nez sanguin sur des fruits mûrs, quasi un melon au Porto. En bouche, c'est bon mais certains notent un excès de maîtrise. Beaucoup de fruits, d'alcool, de chocolat, de Kirsch, avec de la longueur et des tannins enrobés. Certains évoquent Trévallon ou Véga alors que je suis plutôt sur Châteauneuf. Belle matière, beau grain, alcool enrobé. C'est très beau. Réserve des Vieilles Vignes 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine Roger Perrin. La suite des aventures du Clos dans 2 semaines, un imprévu gastronomique empêchant votre chroniqueur préféré d'être présent lundi prochain au Clos.

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  • Dégustation du lundi 236

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    Avec 24 heures de retard, le compte-rendu de la dernière dégustation du Clos avant les vacances, à 3, avec 5 flacons dont un blanc. Un blanc à la robe claire et au nez de calcaire et de pierre de fusil. En bouche, un côté riche et gras, bien balancé par un côté salin. Une bouche minérale et gourmande sur une pâte de fruits confite de citron et quelques notes de coing, de mangue et de pomme bien mûres. Foudre à Canon 2010 Arbois-Pupillin du Domaine de La Borde (savagnin). On était tombé, il y a quelques semaines sur un 2011 bouchonné.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis foncé et au nez réduit à mort, qui, après aération, nous offre un nez plus agréable de Syrah/Carignan. En bouche, une fort belle matière, une belle richesse, et un vin qui est délicat, aérien, léger et frais, malgré ses 14,5° ! Les derniers états d'âme du Mas Jullien en 2011, Terrasses du Larzac. C'est la petite cuvée du Mas Jullien, et c'est vraiment très bon.

    Le troisième flacon nous présente une robe grenadine foncée et un nez de ferme, qui pourrait bien être un bon Pinot noir...  En bouche, on voit trop les défauts par rapport à la précédente : il aurait fallu la déguster avant. Il y a de la douceur, une petite gourmandise, un peu de sécheresse en finale : c'est gentil, mais pas un grand vin. On est dans le même domaine que le premier vin dégusté : Ploussard 2012 Côte de Feule en Arbois Pupillin de Julien Mareschal.

    La quatrième bouteille, à la robe claire également, est un vin trop travaillé et trop barriqué. C'est un Bourgogne militaire, à l'ancienne. Le vin va se tasser, sur un fruit non préservé. On n'est pas fan : Champ Lalot 2012 Givry 1er Cru du Domaine Masse Père & Fils.

    On acheva cette dégustation par un vin de vacances, avec ses arômes de violettes, d'olives et de garrigue. C'est vraiment atypique et génial, avec un beau fruit mûr, de l'alcool de prunes, mais aussi de la fraîcheur et un côté salin apporté par la grande bleue toute proche. La Courtade 2009 Domaine de la Courtade Côtes de Provence. On est sur l'île de Porquerolles et cela se sent et se goûte. Un délice estival. Bonnes vacances à toutes et tous.

  • Dégustation du lundi 235

    Dégustation du Clos à 4 ce lundi soir, notre 5ème luron ayant enfin retrouvé la terre ferme, et même un rude terre à terre avec sa marmaille, son épouse s'étant envolée à son tour, à l'étranger.

    Premier vin, blanc, à la robe paille et au nez boisé, riche et beurré. La bouche est fort acide, poivrée et boisée sur du citron et un côté beurré qui nous conduit vers un Chardonnay. Mais nous ne sommes pas en Bourgogne : Chardonnay 2011 Côte de Caillot en Arbois Pupillin du Domaine de la Borde de Julien Mareschal en vin nature.

    On passe aux vins rouges avec un vin à la robe noire et au nez sur des notes évolutives assez agréables et un côté vert. La bouche est concentrée et tannique, sur du poivron vert. On pense à un cabernet de Loire. Anjou ? Chinon ? Non, Saumur : Clos Cristal Batifolle 2010 en Saumur Champigny. On est en Cabernet Franc pour cette bouteille de Denis.

    On poursuit, avec un vin à la robe foncée et au disque un peu évolué. Le nez, très beau, est sur le café, le cacao, et un côté animal. Par contre, en bouche, on est plutôt sur de l'alcool, de la sucrosité et un côté sud qui fatiguent : Clos de l'Oratoire des Papes 2009 en Châteauneuf-du-Pape. 14°5 pour cette bouteille de Goldy.

    Quatrième flacon, à la robe noire, avec un cépage teinturier qui laisse des traces rouges sur le verre. Nez moins plaisant que lors de la dernière dégustation de ce vin. Bouche trop puissante (15°) sur de l'alcool et du sucre, mais par contre, aucun boisé et un fruit croquant : Es d'Aqui Red is Dead 2012 "Adieu Youri" en Vin de France (Corbières) de Jean-Louis Pinto. On est sur un Carignan de 40 ans, planté à 300 mètres d'altitude, en vin nature pour cette bouteille de Yannick.

    Le dernier vin rouge de la soirée présente une robe noire et un nez sur des pruneaux, de la torréfaction, un soupçon de noyaux de cerises, des fruits noirs et du menthol. En bouche, une belle matière et une belle concentration, plus complexe que le précédent, avec un élevage mentholé recherchant la fraîcheur. Saint Sauveur 2010 de l’Abbaye de Lérins IGP Vin de Pays de Méditerranée. On est sur de vieilles vignes de Syrah.

    On termina cette dernière dégustation au Clos avant les vacances avec un vin à la robe orangée et au nez classique sans être explosif. Belle matière en bouche, avec un beau côté huileux, une belle onctuosité, sans être écoeurant. Texture remarquable, belle fraîcheur et aucun excès pour ce Château Sigala-Rabaud 1990 1er Cru Classé en Sauternes.

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    Peut-être une dernière dégustation du Clos lundi prochain chez moi, sinon, au retour des vacances. 

  • Dégustation du lundi 228

    Reprise des dégustations à l'aveugle du Clos ce lundi soir, à 4, après cette période de congés et de longs week ends.

    Un vin blanc ce soir, à la robe si claire qu'on penserait boire de l'eau. Le nez est sur les agrumes et la bouche sur du pamplemousse et du citron vert, avec un peu de gras qui s'étend et tapisse la bouche entière. On ne le trouve pas très complexe et on le note moins bien que lors de la dernière fois (dégustation 210) : Rubaiyat Kôshu Sur Lie 2011 MaruFuji Winery Japon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au nez de vin nature très prononcé, sur de la fraise et du cassis. La bouche est légèrement pétillante, gourmande, débordante de fruits. Une belle surprise pour ce Teillery Organic Wine en Cabernet Sauvignon 2013 de la Maipo Valley au Chili. Un vin importé et distribué par Delhaize.  On est vraiment surpris par la qualité de ce vin with a long and clean finish (élevage) sans sulfites.

    Le troisième flacon présente une robe aussi noire que le précédent et un nez mûr et confituré. Hélas, en bouche, on est sur un vin fort extrait avec une finale  de soupe de chêne vanillé... Et quand on le re-goûte, c'est comme si on léchait la table en bois sur une longueur de 2 mètres quarante ! Tout le contraire du précédent. Les Hauteurs, Prélude 2009 en Côtes Catalanes de Dominique Hauvette à Tarerach. Fort déçus par la vigneronne renommée, mais laissons lui le temps d'apprivoiser le Carignan. Long et pas clean du tout finish...

    Le quatrième vin présente une robe grenat foncée, un peu évoluée et un nez complexe plus ancien, plus terreux et plus sanguin. La bouche est racée, complexe, intéressante avec des tannins encore présents en finale. Très belle jeunesse vu l'évolution de la robe, et belle fraîcheur pour ce La Brûlade 2005 du Domaine de La Bégude en Bandol. Vin produit à 2.000 bouteilles sur certains millésimes seulement.

    On termina la dégustation de ce lundi avec un dernier flacon à la robe foncée et au nez sur des fruits noirs, des prunes et un côté animal. Belle fraîcheur en bouche et une finale sur des fruits rouges et des épices douces. Nous sommes agréablement surpris par ce second vin acheté au Delhaize : Les Pentes Douces 2010 du Château La Coste en Coteaux d'Aix-en-Provence. Syrah 40%, Grenache 40% et Cabernet Sauvignon 20%.

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain, désormais à 5. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 214

    Juste le temps d'atterrir et hops, 214 ème dégustation du lundi au Clos, à 4. C'est un peu beaucoup après ce week-end passé à Bandol, mais soit, on ne vit qu'une fois...

    Premier vin à la robe claire et trouble et au nez de coing. La bouche est ample, puissante et longue, sur du miel, des agrumes et présente une belle acidité. On pense au Chenin et c'est du Sauvignon... La matière bien mûre et le fait que les lies ne sont pas filtrées font qu'il n'est pas fatiguant : Cheverny 2009 La Bodice du Domaine du Moulin, en Vin du Val de Loire d'Hervé Villemade.

    Le second flacon présente une robe foncée et un premier nez sur la fumée et la viande, avant de passer aux fruits. En bouche, une astringence assez présente et de la sécheresse dues aux rafles vertes. Et c'est juste : il s'agit d'une partie de cuvée vinifiée en grappes entières. Le fruit est là, mais dominé par l'astringence : Grappes entières 2011 en Anjou, d'Agnès et René Mosse. A attendre, que le fruit reprenne le dessus.

    Troisième bouteille de la soirée, à la robe rubis claire et au nez chaud et viandeux sur des fruits rouges. En bouche, un vin nature, sud, gourmand et mûr : Unlitro 2012 Costa Toscana Italie. Chouette bouteille d'un litre, achetée à La Gazetta, nouveau restaurant bruxellois.

    Dernière bouteille, à la robe foncée et au nez classique et épicé. En bouche, des notes empyreumatiques (mot important en oenologie et qui recouvre les arômes de brûlé, séché, grillé tels que le chocolat, le café, le caramel, le pain grillé, la fumée et le goudron) de café. C'est propre, avec de la fraîcheur, mais un peu court : Mathilda 2011 Victoria Shiraz Domaine Tournon South Australia, un vin de M. Chapoutier.

    Prochaine dégustation, lundi prochain, à 5, avec notre photographe...

  • Dégustation du lundi 205...

    Et voilà, bientôt la rentrée, y compris pour le Clos, qui sera au grand complet dès lundi prochain. En attendant, une première dégustation de reprise, à 5.

    Le premier vin dégusté à l'aveugle présente une robe légère, et un nez assez discret d'alcool et de chaleur. En bouche, un bon petit vin, malgré une température de service beaucoup trop élevée, qui fait ressortir l'alcool, la sucrosité et le côté chaud d'un vin manquant de construction. Réserve du Père Maurice Pinot Noir de Salquenen 2010 en AOC Valais.

    Le second vin, Les Calcinaires 2008 de Gauby s'avéra tout à fait bouchonné. Dommage.

    Heureusement, le troisième vin répond à nos attentes : robe foncée, très beau nez et, en bouche, une fort belle matière bien mûre, ronde et souple, lactée et gourmande, sur un vrai fruit. Des fruits noirs mûrs, mais pas confits, ni cuits, et de beaux tannins. Domaine Gauby (un hasard) 2009 en Vieilles Vignes, Côtes de Roussillon Villages. Il titre 14,5° et on ne les sent pas grâce à sa fort belle fraîcheur.

    Déjà la dernière bouteille de la soirée, à la robe encore plus claire que la première, et au nez sur des petits fruits croquants. En bouche, les mêmes petits fruits croquants. C'est fort sympathique et agréable : Poulsard Vieilles Vignes 2011 en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot dans le Jura.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, pour la reprise officielle.

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  • Dégustation du lundi 184

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    Encore quelques fort beaux flacons dégustés à l'aveugle ce lundi soir, à 4, en attendant patte folle dont l'état s'améliore, et qui devrait bientôt pouvoir ré-utiliser sa voiture pour nous rejoindre.

    Mise en bouche avec un vin à la robe rubis et au nez de Bordeaux très jeune et technique. En bouche, c'est boisé, torréfié, flatteur sur des notes d'épices et de poivre, mûr mais pas concentré, mais pas très racé, ni fort terroir. On pense à un 2007 ou 2008, et c'est un 2009 : L'Enclos Saint Louis 2009 en Canon Fronsac.

    On poursuit avec un vin à la robe fort évoluée et au nez poivré. En bouche, c'est un peu passé, pour ne pas dire tout à fait dépassé. Il n'y a plus rien dans ce Volnay Brouillards 1er Cru 1989 de Jessiaume Père & Fils à Santenay.

    Après ces 2 moments d'égarement, on passe enfin aux choses sérieuses et plaisantes avec un vin à la robe foncée et au nez méditerranéen, bien mûr, sur une belle envolée d'olives noires. Un nez attrayant, accompli, abouti dans lequel on perçoit la chair et la délicatesse dans les nuances fruitées. En bouche, c'est concentré mais pas sur-extrait, c'est équilibré, harmonieux avec une belle longueur et une belle acidité. Certains pensent à un Muntada de Gauby, à un grand Languedoc, fait par un grand faiseur. Vino Montessu 2006 IGT Isola dei Nurachi en Sardaigne. Carignan 60%, Syrah 10%, Cabernet Franc 10%, Cabernet sauvignon 10% et Merlot 10%. 

    Déception avec la quatrième bouteille, à la robe dorée et au nez très discret. La bouche, gentille, mais peu expressive, sans longueur et avec un côté perlant, nous fait parler d'un vin fantomatique. Et le déguster 2 heures plus tard n'arrangea rien : il s'aplatit encore ! Arbois Pupillin 2010 de Pierre Overnoy, dans le Jura. Déception.

    Retour au plaisir avec les 3 derniers flacons : un cinquième vin à la robe foncée et au disque évolué présentant un très beau nez profond, viandé, sanguin et de sous-bois, avec un côté Merlot. On pense à un grand Bordeaux ou à un Véga Sicilia. En bouche, c'est riche et chaud mais sur une belle fraîcheur. L'attaque est magnifique sur des fruits rouges et des tannins fondus, la finale un peu moins bien pour certains, avec un côté poussiéreux. Les Forts de Latour 1990 en Pauillac. Encore très jeune pour son âge (on était en 96, 98 et 2003) et avec une belle longueur. Pas mal du tout pour un second vin vendu 20 euro à l'époque et 250 aujourd'hui...

    Sixième flacon à la robe noire plus jeune, mais au disque également évolué, sur un nez de cacao. En bouche, un côté mou et surcuit par rapport au précédent qui avait plus de fraîcheur. Mais on l'aime, avec son côté animal et cuir dignes d'un millésime rond et chaud. Il y a aussi une saveur particulière dans ce vin avec ses saveurs lardées, beurre au caramel salé, viande laquée : Cos d'Estournel 1990 en Grand Cru Classé à Saint Estèphe. La maxime "Semper Fidelis" est valable jusqu'en 1990. Après, on oublie. Plus rien à voir...

    On termine cette belle soirée avec un septième flacon à la robe dorée et au nez de vin jaune sur un peu de sécheresse. En bouche, un côté vineux avec de la richesse : ce n'est pas le côté vin jaune qui ressort. Ganevat ? Tissot ? On se demande. Il y a la maturité du raisin, sans la sécheresse qu'on trouvait dans le nez. C'est très beau : Vin Jaune "Sous la Roche" 2003 de Jean-François Ganevat. Un Savagnin élevé pendant 8 ans ! 

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, avec un premier Noël. Puis un second. Puis un troisième...

  • Dégustation du lundi 183

    Super dégustation à 4 ce lundi soir au Clos : deux blancs, quatre rouges, et le dernier Camembert fermier au lait cru au programme !

    Premier flacon à la robe claire et au nez de vin libre, sur du Chardonnay pour certains. En bouche, on passe en Alsace, avec beaucoup d'acidité et de minéralité. C'est un bon jus, au bon goût et à la bonne texture, mais c'est assez basique et manque de complexité. C'est droit et léger, mais immédiat et facile : Riesling Terroir d'Alsace 2010 en Vin sec du Domaine Zind-Humbrecht, en biodynamie.

    Second flacon, à la robe plus foncée et au nez de beurre rance et oxydé. Tellement perturbant qu'on a peur de le boire... En bouche, c'est la même chose, avec, en plus, une finale mentholée sur du cacao. Soit ce vin n'est pas protégé du tout, soit c'est vieux. Et si c'est vieux, c'est mort : Criots-Bâtards-Montrachet 2002 en Grand cru de Blain-Gagnard. Une catastrophe !

    On attaque les rouges, avec un premier vin à la robe noire et au très beau nez. La bouche est musicale, sur de la vivacité et de la nervosité : il y a de la finesse et une belle longueur qui titille les papilles. C'est mûr et ensoleillé sans être assommant, sur des petits fruits rouges bien enrobés, avec une belle acidité, sans agressivité. Un bel italien bien fait : Conterno Barbera d'Elba 2007 Cascina Francia en Piémont de Giacommo Conterno di Giovanni Conterno (décédé en 2003). Très belle bouteille, malgré ses 15°. Et fort belle étiquette.

    Quatrième bouteille, à la robe rubis, au disque évolué. Je ne me souviens plus du nez, assez discret, me semble-t-il, mais la bouche nous porte sur un Bourgogne nature ou un Côtes du Rhône. On est sur une structure soyeuse à la bourguignonne, malgré une finale problématique sur un vieux carton mouillé... Domaine de la Grange des Pères 2004, en Vin de pays de l'Hérault. Domaine repris par un Kiné ayant changé d'activité et ayant fait ses classes chez Coche-Dury, Gérard Chave et Eloi Durrbach avant de se lancer. Quelle belle école...

    Cinquième flacon de la soirée, à la robe foncée au contour évolué. Le nez, plaisant, est bordelais et assez boisé. Hélas, en bouche, c'est beaucoup moins plaisant : plus on en boit, plus on est sur de la planche à bois ! Il y a certes des tannins serrés et de la fraîcheur en bouche, mais le bois tue tout : Château Pavie 1998 1er Grand Cru classé à Saint Emilion.

    Le dernier flacon présente une robe plus claire, et un fort beau nez. Une très belle bouche, avec de la sucrosité, de l'alcool, mais aussi de la fraîcheur, sur une belle longueur, sans boisé, ni sécheresse. C'est riche, fondu et persistant : Domaine de Trévallon 1988 en Coteaux d'Aix en Provence. Fort belle bouteille !

    Après quoi, nous eûmes droit à un magnifique plateau de fromages au lait cru, où figurait le dernier véritable Camembert Fermier au Lait Cru français, fabriqué à Camembert par Durand La Héronnière. Un vieux Monsieur, seul, avec sa petite centaine de vaches, et faisant tout lui même. Il faut que je prévienne Slow Food et qu'on préserve absolument cette production, décimée par Lactalis et autre multinationale agro-alimentaire. D'ailleurs, je vous laisse : c'est vraiment urgent ! 

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  • Dégustation du lundi 151

    Nouvelle dégustation à l'aveugle, à 4, ce lundi soir, avec pour mise en bouche 2 blancs à la robe claire, servis en même temps.

    Le premier présente un nez beurré sur des agrumes, mais un peu délavé, tandis que le second, assez proche, est plus riche, plus complexe, avec des notes fumées. En bouche, le premier s'avère plaisant, avec une bonne acidité, sur des agrumes. Le second présente une bouche plus structurée et complexe, avec de la netteté et de la finesse, sur une belle acidité. Nous étions en Chablis Premier Cru "Montée de Tonnerre" 2004 et "Chapelot" 2004 du Domaine François Raveneau.

    Troisième blanc, à la robe un peu plus foncée et au nez d'hydrocarbures (riesling ?). La bouche est particulière, amusante mais pas renversante : on ne retrouve pas la vivacité du riesling, il y a trop de sucre résiduel et c'est mollasson, sans le côté pulpeux : Clos Ste Hune Riesling 2004 de F.E. Trimbach en Alsace. Grosse déception pour cet onéreux flacon qui manque de race et de vivacité...

    On passe enfin aux rouges. A l'oreille, on est en biodynamie (Pschiiit). La robe est rubis mousseuse et le nez présente un beau jus biodynamique, avec un peu de réduction, sur des fruits compotés poivrés. En bouche, je suis sur un jus de raisin jeune et poivré. Certes un beau jus, mais du jus, qui rappelle le gamay. Syrah 2010 d'Hervé Souhaut en Vin de Pays de l'Ardèche, dont les 11,5° nous ont amenés au nord, alors qu'on était dans le sud...

    Dernière bouteille de la soirée avec un vin à la robe foncée et au fort beau nez de fruits noirs mûrs, de cuir et de fumée. En bouche, c'est riche et dense avec de la matière (l'opposé du précédent). Une belle attaque sur la finesse avec une belle fraîcheur, puis les épices et l'olive noire qui subsistent, exubérantes,  sur une interminable finale. C'est très bon, très riche, très puissant et trop jeune : Terrebrune 2007 Cuvée Grande Tradition, en Bandol.

    La suite des aventures lundi prochain à 5 pour un double anniversaire.

  • Dégustation du lundi (85)

    Ce soir, après avoir posé les filets sur le vignoble et les baies mûres, Pomerol et St Emilion comme thème, pour cette dégustation quasi à l'aveugle, à 5. Première bouteille, à la robe à peine évoluée, et au nez boisé et vanillé, avec du cèdre, et un peu de fraises ou de framboises au début. La bouche est simple, ronde, sympa avec un peu de verdeur en finale. 2002? St Emilion ? Car c'est travaillé, mais il manque quelque chose : la bouche est trop courte, par rapport au nez. C'est un vin de plaine, c'est du Troplong Mondot : Château Troplong Mondot 2002, Grand Cru Classé en Saint Emilion. Décevant.

    Seconde bouteille, à la robe plus évoluée et au nez plus discret. La bouche est plus fruitée, mais avec une grande astringence en finale. Beaucoup de sécheresse. c'est la caricature du Bordeaux qu'on n'aime plus, travaillé d'un côté mais pas mûr de l'autre : Château Troplong Mondot 1995.

    Troisième bouteille : nez plus complexe, et en bouche, une bonne acidité, bonne vivacité, concentré, raisins mûrs par rapport aux 2 premiers vins. Confit en bouche, liqueur de cerises, sans le boisé ni la sécheresse des 2 premiers. C'est bon et cela se boit facilement : La Petite Eglise 2005 en Pomerol (second vin de l'Eglise Clinet). Surprenant.

    On change de registre avec la quatrième bouteille, servie un peu trop tempérée. Robe évoluée et magnifique nez d'Amarone. Beaucoup de plaisir au nez... En bouche, un côté laiteux, du raisin mûr, de la fraîcheur et un peu de barrique. C'est flatteur, racoleur, comme un flacon de Channei. La Croix de Peyrolie 2002 de Caroline Bouquet en Lussac St Emilion. 14°5, avec du bouquet mais du cosmétique : 2002 ne goûte pas cela...

    Dernier flacon de ce lundi : Robe légère, nez pur de poivron farci au fromage et au piment pour certains, un légume qu'on coupe dans une salade pour moi, sans triche. Il y a un côté Cabernet, mais aussi un côté Pinot noir poivré. "Le Vin tout Simplement" 2005 de Bernard Van Berg, vigneron à Meursault. Production : 2 à 3.000 bouteilles. Un pur bonheur. La suite, lundi prochain avec les vins naturels, c'est-à-dire sans souffre, donc sans mal de tête... Qui vivra verra.

  • Le Chablis de Jacquinot...

    J'ai ouvert samedi ma dernière bouteille de Chablis Premier Cru "Vaucopin" 2000 de Jacquinot à Chichée. Avec une grande émotion car c'est une famille de vignerons que j'ai appris à connaître, et chez qui je suis allé m'approvisionner chaque année, en remontant de la Côte d'Azur, en rentrant de la montagne, ou plus simplement, en allant rendre visite à Isabelle qui habite la région. Le père Jacquinot est un géant, aux mains impressionnantes. C'est lui qui fait déguster le petit Chablis, le Chablis et le Premier Cru dans le caveau, tandis que ses enfants ont pris la relève dans les vignes. Les prix défient toute concurrence par rapport à ceux vendus 3 km plus loin dans le village touristique de Chablis. Mais ce qui m'a surtout attiré chez lui, c'est la qualité. Ses vins n'ont rien à envier aux plus grands noms du Chablisien, et surpassent souvent les plus grands domaines en dégustation à l'aveugle. Le nez de ce 2000 est magnifique, minéral, fruité, plein. La bouche, opulente, présente une superbe palette aromatique minérale et une fraîcheur d'agrumes sur une finale persistante : magnifique ! Un vrai régal, un pur bonheur. Chapeau bas, Monsieur Jacquinot, pour cet amour du travail bien fait.

  • Dégustation du lundi (61)

    Belle dégustation à 5, ce lundi, sur le thème du "Grand Cru" noté sur l'étiquette. Le premier vin dégusté, avec sa robe rubis évoluée, présenta un nez noble de vieux pinot. La bouche, fluide, manquait de fondu et de finesse, sur un fruit trop discret : Clos Vougeot 1998, Grand Cru, du Domaine Amiot Servelle. Le second, malgré sa fort belle robe, était bouchonné : La Romanée Grand Cru 1986 de Bouchard Père & Fils (bouteille n° 02407), du Monopole du Domaine du Château de Vosne Romanée. Dommage. La troisième, avec sa robe noire et son nez vanillé et fruité, offrit une bonne bouche sur un fort beau fruit, mais avec un manque d'acidité. On lui reprocha également de zigzaguer avant de revenir, en finale, sur quelque chose de plus structuré : Château Duhart-Milon 2005, Grand Cru Classé en Pauillac, des Domaines Barons de Rothschild (Lafite). Le quatrième, avec un nez plus boisé que le précédent, s'annonçait comme un bordeaux plus classique. De la matière, avec une belle acidité, et une belle longueur assez vive, sur des fruits mûrs et de la complexité : Château Beau-Séjour Bécot 2003, en Saint Emilion Grand Cru Classé. Le cinquième et dernier flacon de la soirée présenta un nez ouvert sur des fruits très mûrs, mais avec un petit défaut (liégeux ou cabernet franc vert ou poivron vert flapi ou nuage de poussières selon les 4 dégustateurs ayant du nez ce soir). La bouche, croquante sur des fruits, s'avéra naturelle et fort belle : Château Cheval blanc 1999, 1er Grand Cru classé en Saint Emilion. Notons que le défaut décelé du nez est peut-être dû aux vendanges précipitées et anticipées suite au passage d'une mini-tornade de grêle, qui endommagea les grappes cette année-là... Lundi prochain, relâche de Pâques. Rendez-vous, pour la prochaine dégustation, le lundi 31 pour fêter naturellement un anniversaire sans CO2.

  • Dégustation du lundi (54)

    Très intéressante dégustation à 3 ce lundi soir, sur le thème de la Côte de Nuits. On attaqua avec un Charmes-Chambertin 1996 Grand Cru de Pierre Bourée et Fils (assez léger, gentil pour une bouteille de 12 ans d'âge, mais avec un manque de caractère), pour poursuivre avec un Morey Saint Denis 1er Cru "Aux Charmes" 2005 du Domaine de Pierre Amiot et Fils, de Jean-Louis et Didier Amiot (avec un très beau nez sur le fruit, pas trop travaillé, ni boisé et avec beaucoup de finesse). Vînt ensuite un Domaine des Perdrix 2003, Nuits St Georges 1er Cru "Aux Perdrix" Quasi Monopole de B. et C. Devillard (belle concentration due au millésime 2003, le plus chaud après 1947,, vinifié par un gars qui sait faire du pinard : cela aurait pu être un Louis Jadot ou un Bouchard Père et fils. Très belle bouteille.). Et on termina cette dégustation sur un La Tâche 1998, Monopole, de la Société Civile de la Romanée-Conti (bouteille n° 05757), cotée 93/100 par Parker. Très bon pour 98, assez évolué, mais qui passe bien après le 2003. Un beau nez assez puissant, et une gentille bouche qui incite à ne plus trop le laisser en cave. Moralité : buvons les Bourgognes jeunes, parce que plus on les attend, plus cela s'avère compliqué et souvent décevant... Lundi prochain, dégustation surprise, anniversaire oblige...

  • Dégustation du lundi (52)

    Et voilà : reprise de nos dégustations hebdomadaires ce lundi soir, après un long break bien mérité. Petite dégustation à 4 avec un Château d'Epiré 2004 en Savennières (Anjou), gourmand et sans défaut, un Pommard 2002 de Blain Gagnard, en finesse mais avec une finale fort dérangeante, et un Casa De Santar Reserva 2003 Dâo (Portugal)avec une belle acidité et une belle fraîcheur, mais rien de plus. Aucun de ces 3 vins ne nous permit de prendre notre pied. Par contre, on s'est retrouvé et c'est le principal ! L'absent grippé du jour nous concocte un programme pour les dégustations à venir : ce sera plus sérieux dès lundi prochain. Ceci me laisse le temps d'aborder le tout récent déjeuner intime organisé pour les 97 ans de notre ami Walter, au cours duquel furent dégustés 2 bouteilles de Champagne Besserat de Bellefond Cuvée des Moines (subtil), 2 autres de Chassagne Montrachet 2003 de Daniel Baudrand (gentil), une Impériale (6 litres) de Mouton Rotschild 1985 (fort plaisant, mais inférieur au 1986) et un Yquem 1911 (date de naissance de Walter) superbe nez mais sec en bouche, pour finir avec une Mandarine Napoléon X0 au goût trop prononcé de Cognac. Deviendrais-je difficile ? Je commence à me le demander...

  • Dégustation du lundi (44)

    Encore un lundi de réussi. Après avoir retirer les lies du pinot pour la seconde fois, et l'avoir enfin protégé par l'ajout de 0,4 grammes de sulfites, on vendangea le reste des raisins, qu'on pressa immédiatement pour obtenir un vin blanc ou rosé léger, on verra bien... On attaqua alors la dégustation qui se résuma à 3 flacons, vu l'heure tardive. Le premier, sur un beau nez au fruité très net de fraises et de framboises, s'avéra un peu trop fluide en bouche, bien que sans défauts. Agréable sans plus, et pourtant, considéré comme le meilleur vin tchèque: un Valvin Dominium, Frankovka,Pozdni Sber 2003, Vinné Sklepy Valtice. On passa à tout autre chose avec les 2 vins suivants, à la robe noire. Je leur ai trouvé un nez "chimique" à tous les 2 (donc hors France), avec une certaine parenté ou ressemblance, bien que le second paraissait plus âgé. Le second avait un très beau nez avec des notes animales évoluées, mais une finale moins complexe que le premier. Il s'agissait en fait de 2 bouteilles assez onéreuses, cotées 91 à 94 par Parker : un Ridge 1995, California, Monte Bello titrant 12°5, et un Dominus 1995 de la Napa Valley de Christian Moeix, titrant 14°. Lundi prochain, on nettoie le chai et on déguste des Syrah jamais dégustées au Clos, histoire de découvrir le monde.

  • Dégustation du lundi (39)

    Un bon petit lundi soir à 5, lors duquel nous avons protégé le vignoble et les grappes mûres par la pose d'un filet, en attendant les vendanges. Quelques grappes attaquées par la pourriture grise ont été éliminées. Pourvu que les autres restent saines... On attaqua avec un Künstler 2005 Hocheim Hölle Rheingau, un Riesling allemand frais et sympathique pour une mise en bouche. On poursuivi la dégustation avec un Pinot noir 2005 de Gérard Schueller en Alsace, au nez typique de vin naturel qui a besoin de s'oxygéner, et à la bouche gentille. Le suivant fût une déception : Un Cos d'Estournel 1998 en Saint Estephe. Normal quand on sait que Bruno Prats vinifia, avec succès, les vins du domaine de 1970 à 1997, et que le suisse qui racheta le château ne fît rien de bon avant 2004, date à laquelle il rappela le fils de Prats... On continua avec un Solanes 2003, Priorat. Un vin espagnol au nez fort boisé et éthéré et à la bouche de bonbon chimique : pas terrible non plus... On eût ensuite droit à un vin au nez complexe, avec de la grenache, que personne n'a pu deviner : un Château Vignelaure 1971, en Coteaux d'Aix en Provence de Brunet à Rian dans le Var (bouteille n° 119.726 sur 146.000). On dégusta ensuite un Uroulat 2005, Jurançon de Charles Hours à Monein, qui s'avéra vraiment bien fait et fort agréable, avant de terminer sur un second Künstlem 2003 Hölle Riesling Auslesse, composé de raisins plus mûrs que le premier vin dégusté, pétroleux et plus long en bouche. La semaine prochaine, dégustation de tomates oubliées et Mozzarella di Buffala, accompagnées de vins italiens. Tout un programme pour fêter la fin de l'été. Quel été ?

  • Dégustation du lundi (33)

    Bonne petite réunion à 4, ce soir, d'abord pour s'assurer que le vignoble se portait bien, ce qui est le cas, et ensuite, pour retrouver le plaisir de nos petites dégustations hebdomadaires. On attaqua, après un bon rognage des ceps, un Montrachet 1999 Grand Cru de Vincent Girardin à Santenay : un vin huileux et dense, au nez floral discret (peut-être servi trop frais), et à la bouche fort maîtrisée, quasi blindée, se terminant sur une finale d'agrumes. Suivi un vin jamais dégusté, avec un beau nez de fruits mûrs, de pruneaux et de pétrole, et avec une bouche fraîche et chaude à la fois, avec de l'alcool : un Nebbiolo 2001 Private Reserve L.A. Cetto du Mexique. Etonnant. Vînt pour suivre un autre breuvage au nez plus complexe, plus boisé aussi, avec un côté viandé en bouche, s'ajoutant au fruit : un Alion Bodegas y Vinedos Cosecha 1999 du Ribera del Douro. Peut-être dommage de le boire si jeune, car encore monolithique. On acheva cette agréable dégustation par un Moss Wood, Glenmore Vineyard, Margaret River 2001, un cabernet sauvignon australien renommé, au très beau nez riche, délicat et complexe, et avec une bouche explosive. C'est un vin qui évolue très bien dans le temps, et qui se complexifie, d'où sa cote de 93/100 chez Parker. La suite lundi prochain, après les élections...

  • Dégustation du lundi (31)

    Pour tout avouer, on continua de célébrer l'événement au Clos quelques jours plus tard, lors de notre dégustation hebdomadaire à 5, et ce malgré une sévère attaque de Mildiou dans le vignoble, non encore traitée comme il se devrait... On débuta par un Ex Voto blanc 2001 Ermitage de E. Guigal, qui manquait de fruits et de rondeur, et présentait un début d'oxydation. On passa un échelon plus haut, avec un beau Bâtard Montrachet Grand Cru 98, d'Etienne Sauzet à Puligny-Montrachet, bien qu'à l'aveugle, le Chardonnay s'avéra difficile à découvrir. Un très beau Château Duffau-Lagarrosse 2003 en 1er Grand Cru Classé en Saint Emilion ouvrit la route à un Gevrey-Chambertin 1er Cru 2004 du Domaine Denis Mortet, très beau lui aussi, vinifié à l'ancienne. Vînt ensuite un Pichon Comtesse 98 en Pauillac, avec une belle structure aboutie, et du cabernet franc assez présent. Il fût surpassé par un Château Troplong Mondot 1989, Grand Cru en Saint Emilion, qui s'avéra encore plus complet et plus fin ! On acheva la dégustation par 2 bêtes de courses : un Véga Sicilia "Unico" Cosecha 1990, Ribera del Douro (bouteille n° 40.913) et un Dow's Port Vintage 94 : "autant d'alcool avec un fruité aussi intense, cela ne peut être qu'un Porto d'au moins 15 ans d'âge". Un grand Vintage ! Lundi prochain, c'est à dire demain, traitement du Mildiou en priorité, et dégustation bien méritée après l'effort...

  • Dégustation du lundi (25)

    Très belle dégustation de Pessac-Léognan rouges lundi au Clos. On débuta par un Smith Haut Lafite 2003 (nez de tabac, velouté et soyeux, avec de beaux fruits mûrs, mais aussi avec un peu de verdeur, un petit côté rustre en bouche, et surtout un manque d'acidité), suivi de son grand frère en 1996 (hélas bouchonné), pour passer sur un Château Les Carmes Haut-Brion en 2003 (au nez moins expressif que le premier vin dégusté, avec un côté soyeux et une fort belle élégance, mais aussi un peu d'astringence). On dégusta ensuite un Château Haut-Brion 1997 (au nez de vieux vin, avec de l'alcool, sur des notes de fruits noirs et de pain grillé, mais un peu dilué). Le Bahans de Château Haut -Brion 1995 qui suivi s'avéra lui aussi bouchonné ! Décidément, pas de chance ce lundi ! Heureusement, il y avait des réserves.... On passa donc au Domaine de Chevalier 2000 (lui aussi avec un beau nez de tabac, une belle longueur et chaud, mais trop extrait et trop technique pour certains d'entre nous, avec un boisé trop présent et un terroir dénaturé). Arriva alors un très beau La Mission Haut-Brion 1993 (avec un superbe nez de grand vin, de la noblesse et de la classe : un vrai Pessac de Pessac ! Magnifique). On attaqua ensuite La Mission Haut-Brion 1995 (avec une matière très noble et une superbe longueur, et des fruits qui s'éternisent au palais : très belle bouteille aussi !). Et on acheva ce fort beau lundi par un superbe Domaine de Chevalier 1989, qui fût à la hauteur de ce que l'on pouvait attendre de ce domaine, un de mes favoris depuis de nombreuses années. La semaine prochaine, on s'attaque au Loire rouge, en cabernet franc ou en cabernet sauvignon. Je vous tiens au courant...