oxydatif

  • Dégustation du lundi (75)

    Et voilà que reprennent nos dégustations du lundi, à 5, avec pour thème ce soir : le Jura. Le premier vin, à la robe jaune pâle, offre un nez frais de zestes de pamplemousse. En bouche, un vin sec, minéral, limpide, tendu avec une bonne acidité et une belle longueur, typée Chardonnay. Arbois Chardonnay 2007 vinifié par Stéphane Tissot. Le second vin présente la même robe, sur un nez plus épais, plus mature, plus chaud et légèrement oxydatif, avec un côté crayeux. La bouche, proche du premier, sur du Chardonnay également, est plus acide et plus mordante. "En Barberon" 2006, Côtes de Jura, de Stéphane Tissot. Troisième flacon, même robe jaune pâle, et un nez frais sur des notes plus sucrées d'abricot et d'oranges. La bouche, moins nette et limpide, visqueuse, présente une finale plus classique et moins agréable. Il manque la nervosité et la complexité des 2 vins précédents : Arbois Traminer 2007 de Stéphane Tissot, toujours lui ! Un vin plus mou dans lequel on ne reconnaît pas le vigneron des 2 premières bouteilles...  Le quatrième vin, à la robe jaune un peu plus soutenu, présente un nez oxydatif, de chèvre frais et de poires blanches non sucrées. La bouche correspond au nez, avec de la puissance et du gras, et une interminable longueur, toute en vivacité. Arbois Pupillin 1998 de Pierre Overnoy en 50cl. Cinquième et dernier vin de la dégustation de ce soir, à la robe orangée, sur un superbe nez oxydatif empaillé. En bouche, de la paille, du sucre, et un côté Château Chalon avec toute sa complexité. Et un magnifique retour, en fin de bouche, de vin jaune du Jura. Vin de paille 2004, Côtes du Jura, de Julien Labet, en 50cl. Jacques Perrin écrivait de cette bouteille que "cet assemblage de Savagnin (20%), de Chardonnay (70%) et de Pulsard (10%) est d'un équilibre, d'une profondeur et d'une précision admirables. Bref, il flirte avec l'idéal, c'est tout dire... Un modèle pour tous les vins de paille jurassiens." La suite lundi prochain.