ondes électro-magnétiques

  • Nocivité des ondes de la téléphonie mobile prouvée...

    La Commission Européenne a une nouvelle fois été très critiquée : "non-application du principe de précaution, recommandations obsolètes et ségrégation scientifique…" Telles sont les trois critiques majeures qui ont émergé de l’atelier organisé par les parlementaires Michèle Rivasi, Kriton Arsenis et Frédérique Ries, un atelier qui réunissait scientifiques, politiques, acteurs associatifs et citoyens  autour de la question de la téléphonie mobile. Avec l’appui des scientifiques présents, l’atelier -"Early warnings The case of Mobile phone & Head Tumors" (Signaux d’alerte précoces : le cas du téléphone mobile et des tumeurs cérébrales)- était d’abord l’occasion de rappeler, que   la nocivité des ondes de la téléphonie mobile, mais aussi des téléphones  sans fil , et du wifi, ne fait aujourd’hui plus de doute.

    Ainsi, le Dr. David Gee, de l’Agence Européenne pour l’Environnement, s'est étonné qu’à l’instar de ce qui s’est passé  pour l’amiante,  et alors qu’aucun scientifique ne conteste plus que l’ exposition  aux ondes électromagnétiques a des effets délétères sur les tissus du corps humain , la société semble toujours incapable de prendre les mesures adéquates pour protéger le public. 

    Le Dr. Lennart Hardell, Professeur au Département d’oncologie de l’hôpital Örebro en Suède, a présenté les résultats de ses études, qui portent sur plus de 4000 individus : le risque de tumeurs cérébrales malignes et de neuromes acoustiques liés à l’usage des mobiles ou téléphones sans fil DECT, augmente avec le temps de latence et le nombre d’heures de téléphonie cumulées. 

    « Nous sommes au-delà de la phase d'alerte concernant l'utilisation abusive de la téléphonie mobile », a-elle affirmé. »  Il serait donc grand temps selon elle que  la commission européenne informe le public et révise enfin les limites d’exposition qu’elle a fixées… en 1999 ! « A cette époque, de nombreux appareils sans fil (GSM, téléphone DECT ou wifi n’existaient pas encore », a renchéri l'eurodéputée libérale belge Frédérique Ries, elle-même auteur d’un rapport adopté à la quasi unanimité par le Parlement Européen en 2009 et visant à une reconnaissance officielle du risque sanitaire généré par une exposition chronique aux champs électromagnétiques.

    Le député belge Paul Lannoye a dénoncé ce retard qui  selon lui « ne rend guère service qu’à l’industrie de la téléphonie mobile ». Tandis que le Dr. David Gee a rappelé une étude de la revue  Environmental Health Perspectives montrant que les études financées par la téléphonie mobile tendent majoritairement, comme par hasard,  à établir qu’il n’y avait pas d’effet… 

    Les fameuses limites de 1999 devraient être revues prochainement, à la faveur d’un colloque international organisé les 16 et 17 novembre prochains…mais auquel, bizarrement, aucun des scientifiques indépendants à l'origine d'études établissant des dangers des champs électromagnétiques n’a été invité ! Ce que dénoncent les trois eurodéputés qui ont émis le souhait, avec la DGSanCo, que le comité revoie les modalités de recrutement des participants à ce colloque…. 

    Résumé d'un article de Clara Delpas publié sur Novethic.

  • GSM et disparition des abeilles...

    Les Indiens Sharma et Kumar l'ont fait tout simplement : ils ont installé deux téléphones portables dans une ruche... Les résultats époustouflants de leurs travaux scientifiques viennent d'être publiés dans la revue Current Science.

     Quelle était leur méthode ? Les deux téléphones GSM 900 ont été mis dans la ruche près des abeilles, et ensuite différents paramètres ont été mesurés. 

    Les colonies d'abeilles ont reçu 8,549 microwatts par centimètre carré d'ondes électromagnétiques de la téléphonie mobile, et ceci durant combien de temps, me direz-vous ?

    Deux fois par semaine de février à avril, les abeilles ont été soumises, deux fois durant ces deux jours-là, à une exposition ayant duré chacune 15 minutes.

    La surface du couvain a été mesurée, ainsi que l'activité de ponte de la reine, l'activité des butineuses, et la croissance de la colonie, tant dans les ruches contrôle que dans les ruches soumises aux téléphones portables.

    Et les résultats ? Catastrophiques !

    Dans les colonies irradiées et uniquement dans celles-ci (dans les colonies contrôle, on observe le contraire, une légère augmentation) :

       - l'activité de vol des abeilles a baissé durant l'exposition aux téléphones portables, puisque la sortie des butineuses de la ruche a baissé de 33 % (passant de 34,1 à 22,8 sorties par minute) ;

       - de plus, le retour à la ruche des butineuses a été perturbé (diminution de 22 %) ;

        - par ailleurs, la collecte de pollen par les abeilles butineuses a diminué de 27 %.

    Mais hélas, ce n'est pas fini :

        - les colonies irradiées ont vu leur nombre de cadres diminuer de 7 à 5, tandis que dans les ruches contrôles, ils ont augmenté, passant de 7 à 9 ;

        - la surface totale du couvain a diminué, dans les colonies irradiées, de quelque chose comme 75 % (passant de2866 à 760 centimètres carrés), tandis que dans les ruches contrôle, la surface de couvain était pratiquement stable (1975 versus 2073 centimètres carrés) ;

        - la surface dévolue au stockage du miel a été divisée par huit dans les colonies irradiées, passant de 3200 à 400 centimètres carrés ;

        - idem pour le stockage du pollen : diminution de 30 %.

    Quelle est la conclusion de cette étude ? Elle est for simple :

    Comportement_des_abeilles_Parkash_et_Kumar_2010_conclusion

    ... concevoir des stratégies non seulement pour sauver les abeilles, mais la vie des méfaits de ces champs électromagnétiques.

    Albert Einstein disait :"si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre, plus de pollinisation, plus d’herbe, plus d’animaux, plus d’hommes".

    Alors, GSM ou abeilles ? Car il va bientôt falloir choisir...