omega 3

  • Je mange 147 kilos de poissons par an...

     

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    D'après ma consommation de poisson personnelle de la semaine qui vient de s'écouler et une extrapolation sur un an, j'arrive à 146 kilos 600 grammes par an ! C'est inouï, autant qu'un Inuit ! Et réjouissant si l'on en croit l'article qui suit. Seule préoccupation : le mercure qui s'accumule...

     

    Dans les années 1970, deux médecins danois se sont rendu compte que les populations du Groenland vivaient plus longtemps et développaient moins de maladies cardiovasculaires. Ceci serait dû à leur régime alimentaire. Les Inuit consomment effectivement très peu de viande et se nourrissent presque exclusivement de poisson. Ils absorbent 147 kg de poisson par personne et par an, contre 7 kg pour un Américain moyen, et encore moins pour un Européen !

     

    Or, les poissons, et en particulier les poissons gras tels que le saumon, le thon ou la sardine, sont très riches en oméga-3. Ces derniers sont des acides gras poly-insaturés et sont essentiels, car notre organisme ne peut pas les fabriquer. Les oméga-3, dont les deux principaux sont l’acide docosahexaénoïque (DHA) et l’acide eicosapentaénoïque (EPA), doivent donc nous être fournis par notre alimentation. L’huile de poisson en est une source riche.

     

    Les oméga-3 présentent différents effets bénéfiques sur notre santé. Par exemple, ils augmentent la plasticité des cellules et améliorent la transmission de l’influx nerveux. De nombreux travaux ont également mis en évidence une action anti-inflammatoire des oméga-3. Ils empêcheraient le système immunitaire, et en particulier les lymphocytes T, de faire preuve de zèle et d’endommager les tissus. Une étude récente, publiée dans Journal of Leukocyte Biology, a souligné un nouveau rôle de ces précieux acides gras, qui viendraient renforcer le système immunitaire.

     

    Pour leurs expériences, l’équipe de recherche de la Michigan State University aux États-Unis a utilisé deux groupes de souris. Pendant cinq semaines, un groupe a reçu de l’huile de poisson en complément alimentaire et pas l’autre. Les auteurs ont ensuite comparé des échantillons sanguins provenant de ces deux groupes. Ils ont montré que les souris ayant reçu de l’huile de poisson produisaient plus de lymphocytes B, c’est-à-dire de globules blancs spécialisés dans la production d’anticorps. Cette propriété des oméga-3 aiderait donc notre organisme à lutter contre les infections.

     

    Ainsi, les oméga-3 contenus dans l’huile de poisson auraient deux effets complémentaires sur notre système immunitaire. D’une part ils limiteraient l’hyperactivité des lymphocytes T afin d’éviter les risques d’inflammation, et d’autre part ils amélioreraient la production de lymphocytes B pour mieux lutter contre les infections. L’huile de poisson n’est pas un produit miracle mais cette étude montre qu’elle pourrait être un précieux allié de notre santé.

     

    L’huile de poisson jouerait également un rôle dans la prévention de nombreuses pathologies telles que les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, les maladies de peau et Alzheimer. Elle rendrait même plus intelligent et augmenterait l’espérance de vie ! Source : Agnès Roux sur Futura-Sciences.


     

     

  • Mangeons plus de poissons...

    Selon plusieurs études lors desquelles 200.000 mangeurs de poissons ont été suivis, il apparaît que les individus qui déclaraient manger du poisson une fois par semaine avaient significativement moins de risques de mourir de maladie coronarienne que ceux qui ne consommaient pas de poisson. Les effets bénéfiques augmentaient graduellement en fonction de la fréquence de la consommation. Ainsi, la mortalité par maladie coronarienne était réduite de 23 % chez les patients qui mangeaient du poisson deux à quatre fois par semaine, alors que la mortalité coronarienne était réduite de 38 % chez les patients qui mangeaient du poisson cinq fois par semaine et plus. Chaque augmentation de 20 g par jour de poisson a été associée à une réduction de 7 % du risque de mortalité coronarienne. En conclusion, mangeons davantage de poisson, surtout les poissons gras qui sont peu contaminés par le mercure, comme le saumon, le hareng et le maquereau. Et en plus, c'est tellement bon !