oligarchie

  • Nous ne vivons plus en démocratie...

    Ce sont les Grecs qui, il y a des lustres, ont inventé la démocratie : le pouvoir du peuple, par le peuple. Tout le monde, riches et pauvres, vieux et jeunes, y participait, donnait son avis, votait. Et on ne s'enrichissait pas quand on était au service de l'Etat.

    A côté de la démocratie, les Grecs avaient identifié 2 autres régimes politiques possibles : la dictature (un seul dirigeant décide de tout et l'impose à tous) et l'oligarchie (un groupe de personnes aisées discute et décide ce qu'il y a lieu d'imposer aux autres).

    Il n'y a pas si longtemps, en Europe, on se battait pour la démocratie, et on luttait contre la dictature ou le Communisme. Mais depuis la chute du mur de Berlin, puis de la chute de l'URSS, tout le monde occidental (ou presque), vit maintenant en démocratie. L'alternative au capitalisme a disparu.

    Et depuis lors, on assiste à une dangereuse et insidieuse dérive nos démocraties occidentales vers un régime oligarchique. Les intérêts publics, qui suivaient une autre logique que les intérêts économiques, la fonction publique qui avait d'autres intérêts que ceux des grands patrons, les fonctions publiques de l'Etat gérées par les pouvoirs publics qui étaient bien séparées du domaine privé : tout cela fout le camp...

    Dorénavant, les haut-fonctionnaires occupent des postes dans des multinationales et vice-versa : tout le monde se mélange. Et, inévitablement, ce n'est plus l'intérêt public qui prime, mais bien l'intérêt financier. On défend son propre intérêt. On se rencontre, entre hauts-fonctionnaires, grands patrons et médias, et on décide de ce que l'on va imposer et comment.

    Le peuple a beau ne pas être d'accord avec certaines décisions, certaines positions, certains choix : rien n'y fait, ils sont quand même imposés. Et quand ce n'est pas l'Etat lui-même qui l'impose, c'est la commission européenne qui le fait. Commission composée de commissaires non élus, aux salaires astronomiques et inavouables au commun des mortels, qui décide tout sans tenir compte de votre pauvre avis. Normal, ils sont copains comme cochons avec les grands patrons des multinationales (ils iront d'ailleurs y travailler après leur mandats  et continueront leur lobbiyng pour défendre des intérêts purement économiques et financiers).

    Vous ne voulez pas d'OGM ? Vous en aurez quand même, et fermez-la. Vous vous opposez à l'augmentation de la durée du travail ? Tant pis, car c'est voté. Vous croyez que les pesticides sont mauvais pour la santé ? Et bien on va encore voter un loi permettant de les utiliser. Vous êtes persuadé que le plastique est très nocif pour la santé ? Mêlez-vous de vos affaires, on vous dit que c'est bon ! 

    Et comme ce même groupe d'individus contrôle les médias, les informations qui paraissent sont celles qu'ils veulent bien faire paraître, celles qui ne nuisent pas à leurs intérêts financiers colossaux. Quant à la télévision, ils ont choisis de vous endormir avec des séries aussi connes les unes que les autres, avec des jeux stupides, et de l'info qui n'en est pas. On est bien loin des débats télévisés enflammés des années 70 ou chacun défendait sa position, sans censure aucune, ce qui provoquait des discussions animées dans tous les foyers, puis le lendemain au bureau ou entre amis, et qui avait l'énorme avantage de former les jeunes à la politique. Et puis, il y avait aussi tous ces reportages fort intéressants, disparus eux aussi du petit écran...

    Tout cela n'existe plus aujourd'hui. Les gens sont amorphes, endormis, se laissent faire et subissent ce qu'on leur impose, sans réagir... Pourtant, si nous voulons que nos démocraties ne deviennent pas une oligarchie mondiale, il va bien falloir se réveiller et nous faire entendre. Et heureusement qu'aujourd'hui, nous avons internet. C'est notre seul salut, jusqu'au jour où ils le censureront, puis nous le supprimeront.

    Essayez de lire le dernier livre d'Hervé Kempf, ou de visionner quelques interviews sur le net : vous comprendrez mieux ce qui se trame insidieusement sous votre nez. Et soyons attentifs et actifs. Terriens, il est temps d'agir...