oiseaux

  • Derniers petits plaisirs de la terrasse...

    Bien que les prochains jours s'annoncent beaux, secs et doux, rien n'y fait : l'hiver approche à grands pas, bien que le mois de novembre puisse encore nous réserver de belles surprises...

    C'est donc avec une certaine nostalgie que j'ai fait le tour de la terrasse. J'y ai découvert les dernières framboises, délicieuses comme en plein été.

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    Une des dernières fraises de mes fraisiers "Charlotte" retombants. Ils sont normalement productifs jusqu'aux premières gelées...

     

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    Les dernières figues d'automne, bien mûres, ne demandent qu'à être cueillies sous peine de faire le régal des oiseaux et dernières guêpes égarées. Les figues de l'été prochain sont déjà là...

     

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    Et les dernières roses éclosent également et parfument ce lieu un peu sauvage dans lequel j'aime me ressourcer de temps à autre. Quelques pots, quelques plantes, quelques fleurs et c'est tout un micro-monde qui s'installe sur votre terrasse, pour votre plus grand bonheur.

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  • Avec le retour du froid, ils sont tous revenus...

    Quel plaisir hier matin d'observer tous ces oiseaux venus se nourrir sur ma terrasse. Atterrissage de fortune sur le sol gelé, déplacements maladroits à la recherche de nourriture, dérapages incontrôlés et querelles entre espèces, tout cela est fort amusant.

    Le rouge-gorge de l'hiver passé est à nouveau présent et il essaye de s'imposer face aux nombreuses mésanges. Un couple de moineaux et trois merles sont également de la partie, ainsi qu'un couple de geais bleus. Tout ce petit monde déjeunant ensemble. Les geais, habituellement très craintifs, ne se cachent plus et dévorent leurs arachides à 2 mètres de moi. Il manque juste le couple de tourterelles.

    Il faut avouer que j'ai pensé à eux : arachides, boules de graisse, et graines diverses sont en libre service. Et cela marche très bien. Il va d'ailleurs falloir veiller au renouvellement des stocks !

    De plus, j'ai inauguré un nouveau câble chauffant posé hier en-dessous des 14 pots de plantes principaux de la terrasse. Ce câble empêche le pot de toucher le sol gelé, et en plus, dégage 20 watts au mètre, ce qui devrait maintenir les plantes hors gel. Du moins je l'espère... La vie de mes plantes extérieures tient désormais à un fil : en cas de black-out, elles meurent !

    Bref, après la très froide nuit que nous venons de passer, pensez à alimenter les oiseaux de votre quartier ! Et pas d'eau : l'oiseau qui s'y baignerait gèlerait instantanément !

  • Une semaine de temps glacial...

    Et voilà, l'hiver arrive. La semaine prochaine sera très froide, avec des gelées nocturnes généralisées. Il est donc plus que temps de protéger vos plantes en pots extérieurs, si ce n'est déjà fait. Plastique bulles autour des pots et voiles d'hivernage sur vos plantes fragiles, car les gelées seront sévères.

    Les oliviers, bambous, lauriers et autres figuiers supportent de légers gels, mais périssent s'il est plus sévère et persiste, ce qui sera le cas.

    N'oubliez pas les oiseaux de nos jardins et terrasses, en leur offrant des boules de graisse et quelques graines. Si le gel est persistant, ne leur donnez pas d'eau : ils risqueraient de geler en prenant un bain !

    Quant au Noël blanc, ce ne sera pas pour cette année : les températures seront à la hausse dès le 22 décembre. Et puis, comme il paraît que la planète se réchauffe, il n'y a plus de raison d'attendre un Noël blanc. C'est plutôt un Noël en maillot que l'on devrait attendre...

  • Ecosystèmes en danger...

    Le phytoplancton est parti le premier. Parce que les eaux de la mer du Nord s'étaient réchauffées d'un petit degré, ces micro-organismes marins ont subitement migré vers des fonds plus rigoureux. Le zooplancton l'a suivi. Et puis dans leurs sillages, on a vu s'en aller le lançon, ce "poisson-fourrage" fin et longiligne dont se nourrissent les gros poissons et les oiseaux marins… Parmi les vastes colonies de mouettes tridactyles, de guillemots et de pingouins, de sternes et de fous de Bassan qui peuplent les côtes britanniques, souffla un vent de panique. Les oiseaux, poussant de plus en plus loin leur maigre pêche, perdirent leurs forces. Pénurie alimentaire, échec de la reproduction, révoltes de la faim… La désolation fit place à l'effroi : goélands et labbes – ces superprédateurs incapables de pêcher eux-mêmes –, se mirent en colère et, affamés, se jetèrent sur les œufs, les poussins, et même sur ces maudites mouettes qui rentraient bredouilles. Guerre et famine… Un jour de 2004, quand les ornithologues écossais revinrent sur la falaise qu'ils étudiaient, il n'y avait plus d'oiseaux. Après ce que les ornithologues Britanniques ont rapporté, on s'attendait à ce que cela se produise en Bretagne. Déjà l'an passé, tous les signaux ont viré au rouge : la reproduction des oiseaux a été catastrophique. Et dans le même temps les pêcheurs nous racontaient qu'ils ne trouvaient plus de lançons (qui leur servent d'appâts) dans la panse de la raie ou du lieu qui d'habitude en dégorge… Et, aujourd'hui, on dénombre 3 fois moins d'oiseaux sur les sites de reproduction protégés. Ce qui est vrai pour les oiseaux l'est également pour les hommes. L'appauvrissement des ressources de la mer touche les uns comme les autres. Pour ceux qui s'inquiéteraient de savoir quelles sont les conséquences du réchauffement climatique, les oiseaux – qu'ils soient marins, migrateurs ou hibernants – sont un indicateur riche d'enseignements quant à la rapidité des évolutions en cours. Le phytoplancton est parti le premier, puis le lançon, puis les cormorans… Et puis qui ? Un simple degré d'augmentation de la température et c'est tout un écosystème qui s'effondre. Et, juste pour rappel, nous faisons, nous aussi, partie de l'écosystème...